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Polémique autour du port du turban et du hijab au SPVM

Le débat sur la tenue vestimentaire des policiers de la Ville de Montréal continue de faire débat au sein de la population, des partis politiques et même jusqu’aux bancs de l’Assemblée Nationale. Il n’en fallait pas plus pour créer une polémique. 

Après une suggestion d’un conseiller qui préconisait d’autoriser le port d’un turban ou d’un hijab au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la mairesse Valérie Plante s’était alors montrée ouverte à une telle proposition hier, et demandant au SPVM de l’inclure dans son dossier de recherche sur l’inclusion des minorités dans son corps policier.

Les trois partis de l’opposition officielle ont tour à tour hier exprimé leur désaccord à cette mesure. François Legault de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a rappelé que la commission Bouchard-Taylor a recommandé il y a 10 ans d’interdire le port de signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité, comme les juges et encore les policiers.

Il a ensuite ajouté qu’il y a « un devoir de la part du premier ministre de dire : il y a 1100 municipalités au Québec, est-ce qu’on va commencer à laisser le choix, partout au Québec, sur quand même un signal fort qui regarde des choix qu’on a faits ?».

Même constat pour la porte-parole du Parti Québécois (PQ) en matière de diversité, Agnès Maltais qui a affirmé « qu’à part le Parti libéral, tout le monde s’est rallié autour de l’idée que les personnes en situation d’autorité ne devraient pas porter des signes religieux ».

Québec Solidaire (QS) s’est également rallié à cette position, lui qui est souvent proche du parti de Mme Plante.

Philippe Couillard réagit

Le premier Ministre du Québec, Philippe Couillard, a été amené aujourd’hui à réagir sur la question également, et pour lui pas question d’intervenir dans ce dossier.

« Le meilleur endroit où ces décisions se prennent, c’est au niveau des corps de police des municipalités, a-t-il déclaré. Je vois que Mme Plante et son chef de police sont là-dessus, j’ai entièrement confiance en leur jugement ».

Il a également mis en garde contre « le repli identitaire », en affirmant que c’est aux policiers de décider s’ils appliquent une telle politique ou non.

En terminant, rappelons que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déjà autorisé le port de certains signes religieux, de même que la police de plusieurs grandes villes canadiennes comme Toronto. Ces expériences ont été un succès, a indiqué le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, aujourd’hui.

 

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