Poésie

L’instant poésie du dimanche

Il y a la mélancolie

Ne pas savoir ce qui vaux

D’où c’est parti, où ça va

Et respirer dans la bouche des autres

La brume mortifie les vitraux

Chaque psaume à Dieu invente ses régions d’enfer

Et si rien ni personne n’agonise

Dans ce monde miroir

Qui a une valeur sûre tant que la lumière reste ouverte ?

Ton corps hanté d’écumes mange leur chair

Marque au fer coloré la matière grise

D’hologrammes sauvages que vous appelez liberté


Dans quarante ans

Respirer sera au même pied que la parole

De plus en plus urgent, mais toujours criblé de taxes

La saveur de la nuit déféquera certains cauchemars

L’avenir toujours plus impossible

Impose la caresse d’une tolérance absolue

 

Dans quarante ans

On jeûne au fond du désert

Seuls au creux de nos sarcophages

Recouvert de silences mouvants

À soixante dix étages sous le niveau de la terre

Sous les pierres du Styx

Où on ne parle qu’à ses espoirs

Scarabée mangeurs de chair

 

Dans quarante ans

L’utopie locale par césarienne porteur d’avenirs avortés

Nous accommoderons les autres à l’aveugle

Naîtrons leurs visages, leurs bouches et leurs langues

Déjà en voix d’extinction

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