Actualités

Pourquoi ne peut-on pas parler de « race humaine » ?

Malgré ce qu’on peut entendre en politique ou dans les médias, le concept de « race » ne fonctionne pas lorsqu’il est appliqué à l’être humain. Pourquoi ?

La notion de « race » existe belle et bien chez les animaux, comme les chiens ou les chats. Ce terme s’emploie lorsqu’il y a une sélection et un croisement volontaire entre deux individus d’une espèce en vue d’entreprendre un élevage.

Élargir ce concept à l’être humain est donc impossible parce que la nature ne s’y adonne pas

Aucune base scientifique n’est en mesure d’appuyer l’idée de la « race » chez l’Homme. Tous les êtres humains possèdent un patrimoine d’environ 3 milliards de gènes. Ces derniers se mélangent et se combinent de façon différente d’une génération à l’autre, c’est-à-dire qu’il y a constamment de nouvelles associations génétiques. Les traits physiques, comme la couleur de la peau et la taille, ne représentent que des éléments négligeables qui peuvent, au plus, marquer le milieu d’origine de certains groupes porteurs de ces particularités. Ces traits seraient apparus il y a quelques dizaines de milliers d’années, ce qui constitue un phénomène très récent dans le domaine génétique.

bonding-1985863_1920

L’anthropologue Ashley Montagu est le premier à discréditer le concept des « races » en 1942. Selon lui, les divers groupes d’humains ne présentent pas de différence génétique entre eux, mais plutôt des différences sociales. Par exemple, Christian Coiffier, un ethnologue qui a travaillé avec les Papous de la Nouvelle-Guinée, raconte comment il y aurait « quatre types de blancs » d’après leur structure sociale : « Les gens comme eux, les blancs-roses comme les Australiens, les blancs-jaunes comme les Asiatiques, les blancs-blancs, comme les Européens et les blancs-noirs, comme les Afro-Américains ».

Plus tard, en 1972, Richard Lewontin appuie la thèse de Montagu, à la suite d’une expérience sur les protéines contenues dans le sang. Lewontin démontre que les variations observées relèvent surtout de différences individuelles au sein d’un même groupe ethnique. Il affirme ainsi qu’il y a 85% de fluctuation lorsqu’on compare des individus d’un même groupe, mais seulement 15% si l’on en confronte un avec les autres.

En somme, les différences génétiques ne sont pas assez considérables pour soutenir le concept des « races » humaines. Selon les théories les mieux fondées sur l’origine de l’Homme, tous les êtres humains viennent de l’Afrique. Nous appartenons tous, au final, à l’espèce de l’Homo sapiens.

Pour poursuivre la lecture :

https://www.20minutes.fr/sciences/1700111-20151001-race-blanche-non-sens-yeux-science

https://www.jim.fr/medecin/jimplus/e-docs/certaines_recherches_scientifiques_devraient_elles_rester_taboues__171440/document_jim_plus.phtml

https://www.nytimes.com/2018/03/23/opinion/sunday/genetics-race.html

https://fr.vikidia.org/wiki/Race

http://www.laviedesidees.fr/La-race-parlons-en.html

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s