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40% des élèves secondaires handicapés sortent sans diplômes et sans qualifications

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La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a publié une étude systémique dans laquelle elle lance un cri d’alarme à l’ensemble du réseau social québécois, concernant principalement les élèves en situation d’handicap.

Les résultats montrent qu’il reste encore beaucoup de travail à faire dans l’organisation des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA).

« Les 200 000 élèves HDAA du Québec méritent nettement mieux que de quitter le secondaire, sans diplôme ni qualification pour 40 % d’entre eux, une situation qui ne s’est pas améliorée dans les 20 dernières années ».

L’étude dévoile les conditions de scolarisation des élèves HDAA dans l’ensemble du réseau préscolaire, primaire et secondaire public du Québec.

Depuis 20 ans, on constate une augmentation des élèves HDAA, dont la proportion a doublé dans le système scolaire québécois, puisque aujourd’hui 1 élève sur 5 est identifié comme HDAA.

« Au terme de notre analyse, nous constatons que d’importants changements sont nécessaires pour assurer le respect du droit à l’égalité des élèves HDAA, tel que garanti par la Charte des droits et libertés de la personne » a déclaré le président par intérim de la Commission, Philippe-André Tessier.

La Commission a recueilli et analysé les témoignages de près de 150 acteurs du réseau scolaire. Tous expriment un essoufflement généralisé du personnel des commissions face aux obligations qu’exigent les élèves HDAA. De même que les parents, qui doivent faire face aux difficultés et se sentent peu informés par le milieu scolaire.

La Commission réclame plus de moyen et souligne que l’impulsion doit partir du ministère et être portée à tous les niveaux de décision, jusqu’à l’enseignant dans sa classe.

22 recommandations sont émisses dans ce rapport.

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Montréal aura une consultation publique sur le racisme et les discriminations systémiques

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Ça y est Balarama Holness a rempli son pari de récolter plus de 15 000 signatures dans une pétition, pour forcer la ville de Montréal à tenir une consultation publique sur le racisme et les discriminations systémiques. 

L’ancien candidat de Projet Montréal avait lancé une pétition depuis plusieurs mois, qui au terme de son dépôt le 27 juillet dernier, comptait au moins 16 700 signatures validées.

Balarama Holness a annoncé la bonne nouvelle ce matin, au travers de sa page Facebook.

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Par conséquent, la Ville de Montreal sera désormais forcée de tenir une telle consultation publique. Le comité exécutif devra déterminer lors de la prochaine séance l’instance qui devra se charger de cette consultation publique.

Revoir notre entrevue avec Balarama Holness :

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Et Haïti ?

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La situation reste très instable en Haïti, à tel point que le gouvernement canadien a décidé de fermer son ambassade sur place en juillet dernier. Une telle mesure n’avait été prise auparavant que lors des circonstances exceptionnelles survenues avec les catastrophes naturelles en 2008, 2009 et 2010.

Il recommande d’ailleurs aux ressortissants canadiens de faire preuve d’une grande prudence en se rendant en Haïti. Le gouvernement évoque sur son site officiel un “taux de criminalité élevé en différents endroits du pays”, dont Port-au-Prince, la capitale, fait partie.

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Au début du mois de juillet, le gouvernement haïtien a annoncé une forte hausse des prix du pétrole, une mesure qui a provoqué le courroux de la population et déclenché des émeutes sur l’île. Les manifestations ont poussé le premier ministre à présenter sa démission au président haïtien Jovenel Moïse. Cependant, cette mesure n’a pas suffi à calmer la population qui continue à réclamer la démission du président haïtien.

Depuis le tremblement de terre de 2010, le taux de criminalité a grimpé en flèche à Haïti et les politiques sont régulièrement accusés par la population d’être impliqués dans des systèmes de corruption. Malgré les aides internationales reçues, le pays n’a toujours pas réussi à se remettre de la catastrophe.

Un article publié récemment rapportait que les accidents routiers sont beaucoup plus fréquents ces derniers temps. On aurait dénombré 86 personnes décédées du 29 juin au 28 juillet dernier, ce qui, à titre d’exemple, est trois fois plus important que pour le Québec avec à peu près la même densité de population.

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Cette situation précaire pousse de nombreux Haïtiens à quitter leur pays chaque année, la plupart du temps pour se rendre aux États-Unis ou au Canada. Selon le dernier recensement disponible, ce serait plus de 50 000 Haïtiens qui sont arrivés au Canada en 2016.

Et leur nombre risque encore d’augmenter. En effet, le président américain Donald Trump a décidé en novembre dernier d’abroger le statut spécial accordé aux Haïtiens qui les protégeaient de l’expulsion, comme il l’avait fait pour les habitants du Nicaragua un peu plus tôt, suscitant de la même manière de nombreuses contestations aux États-Unis. 

Mais les Haïtiens qui immigrent au Canada n’y seront pas forcément plus à l’abri. Le moratoire supprimé depuis 2014 les contraints de retourner dans leur pays d’origine si leurs demandes légales entreprises au Canada ne sont pas acceptées. Ce moratoire avait été mis en place pour empêcher les Haïtiens n’ayant pas de statut légal au Canada d’être renvoyés en Haïti, car le gouvernement fédéral considérait que la situation dans le pays était trop dangereuse.

C’était d’ailleurs l’objet d’une manifestation organisée par l’organisme humanitaire Solidarité sans Frontière dans le centre-ville de Montréal. Ses organisateurs réclament un moratoire à effet immédiat pour les Haïtiens et déplorent la poursuite des déportations alors que de manière parallèle, le gouvernement recommande à ses ressortissants de faire preuve de prudence en se rendant sur l’île. Bien qu’il soit compliqué pour les pays occidentaux de répondre à cette demande en matière d’immigration, il est clair que ces personnes ne devraient pas être renvoyées dans un pays qui n’est pas stable et dans lequel leur vie est en danger.

De l’espoir pour la suite ?

L’immigration est un sujet important au Canada. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé en juin dernier un budget supplémentaire de 50 millions de dollars pour aider les provinces à mieux gérer les demandes. Une somme importante, dont 36 millions seront destinés au gouvernement provincial québécois.

Le ministre de l’Immigration, David Heurtel, a qualifié ce chiffre de plus que raisonnable étant donné qu’environ 50% des demandes en matière d’immigration sont traitées au Québec. Espérons que ces aides vont permettre d’améliorer la situation de vie de ces “peuples en exil” qui sont de plus en plus nombreux à venir se réfugier au Canada ces dernières années.

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La maltraitance des Autochtones est infreinable

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Les Autochtones appartiennent à l’un des trois peuples, soit les Algonquiens, les Iroquoiens ou les Inuits répartis en 55 communautés et ayant chacune leur propre langue de communication. En date de 2016, la population totale échelonnait les 180 000 habitants répartis dans la province du Québec. Cela représente 2,3% de la population québécoise. Ils restent cependant maltraités malgré leur importance significative dans la création et dans le développement du Canada.  

En effet, les Autochtones et les Français ont, pendant longtemps, établis des relations commerciales surtout en ce qui a trait à la traite de fourrure. Le roi de France jurait de défendre et de protéger la liberté des Autochtones du moment où ils acceptaient de devenir citoyens français et de se faire baptiser. Ils ne pouvaient donc pas être soumis à l’esclavage. 

Par contre, les Britanniques, en concurrence avec les Français, voulaient assurer l’assimilation des autochtones. Pour ce faire, ceux-ci ont été sédentarisés et recadrés sur des terres réservées à leur usage personnel servant à contrôler ce peuple caractérisé comme étant des « sauvages ».

La supériorité du peuple colonial se fait alors ressentir annonçant le début du processus de dépréciation et d’érosion du peuple indien qui perdure jusqu’à aujourd’hui en 2018.

Effectivement, tranquillement la toile de la discrimination systématique vécue par les autochtones s’est tissée jusqu’à en venir aux nombreux cas de négligence vécus, entre autres, par les femmes autochtones du Québec.

Par exemple, Maina Aculiak, une femme inuite de l’arrondissement Côte-des-Neiges a récemment été portée disparue après avoir été arrêtée par les autorités policières alors qu’elle sortait en état d’ébriété pour se procurer de la bière. En quittant, les policiers lui ont offert un billet d’autobus pour retourner à l’hôpital où elle résidait. Il faut aussi prendre en considération qu’elle ne maitrise ni le français ni l’anglais et souffre de problèmes de santé mentale. Sachant ceci, personne n’a offert de l’aider.

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La même situation se répète chez plusieurs autres femmes autochtones qui sont violentées et tuées sans aucune intervention de la part du système judiciaire.

Pour remédier à ce problème d’envergure et rarement adressé, le gouvernement Trudeau propose une solution. Selon le site de Radio-Canada, il a lancé un processus de consultation auprès des Autochtones et des autres Canadiens afin de déterminer les modalités de son cadre de reconnaissance et de mise en œuvre des droits.

Mme Bennett, ministre des relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord a stipulé qu’elle débutait un dialogue difficile sur la vérité de l’histoire du Canada, des siècles de pratiques colonialistes qui ont nié les droits inhérents des peuples autochtones.  

La ministre de l’environnement, Catherine McKenna a déposé un projet de loi stipulant que dorénavant les Autochtones devront être consultés pour toute planification de projet énergique.

Outre cette décision, les droits et liberté des Autochtones ne sont pas reconnus d’un point de vue social ou économique. Il reste du chemin à faire avant que les Premières Nations soient considérées comme des êtres humains aussi importants que le reste des Québécois.

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