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Thérèse Roussin, une battante au service de sa communauté

Thérèse Roussin, une battante qui a la foi et qui a tant œuvré pour sa communauté de Saint-Georges de Beauce en Chaudière-Appalaches qu’elle aurait pu donner sa chemise avant même de reprendre son souffle. Ainsi, depuis 1997, elle a écouté pendant plus de 800 heures des gens endeuillés de Saint-Georges et les alentours auprès de sa paroisse et du curé de l’époque, monsieur Laval Bolduc.

« On ne peut contrôler l’incontrôlable, on n’a que le devoir de changer le monde à notre façon »

En quelques mots, la philosophie de Thérèse Roussin, une femme de 73 ans qui a souffert dès ses 3 ans d’un dangereux virus propagé par l’œsophage et les amygdales appelé Poliomyélite, virus qui s’était, notamment, répandu en épidémie dans les années 50 en Amérique du Nord.

Malgré les séquelles engendrées par le syndrome rare de post-polio, c’est-à-dire une dégénérescence neuromusculaire amenant beaucoup de faiblesse musculaire, de douleur et de fatigue extrême, syndrome dont elle est atteinte depuis qu’elle a souffert de la Polio, elle ne s’est jamais laissé abattre !

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Diplômée en enseignement de l’anglais et bachelière en théologie, Thérèse, auprès de son défunt mari Lionel Roussin enseignant en mathématiques, a réussi à élever 3 enfants tout en enseignant de 1966 à 1980 à l’école Monseigneur-Beaudoin de Saint-Georges de Beauce, école modulaire pour la clientèle adulte.

Et ça ne s’est pas arrêté là ! Malgré une carrière florissante, son altruisme affamé voulait davantage aider son prochain sans nécessairement avoir de retour d’argent. C’est pourquoi, au bout de quelques rencontres avec monsieur Laval, elle a fini par fonder, en 1997, le premier service spirituel d’accompagnement des deuils en Beauce.

À coup de rencontres d’une heure pour amener la personne endeuillée à se confier pour « sortir le trop plein d’émotions », comme elle me le disait si bien, elle donnait tout son temps à son prochain sans récolter un véritable salaire (une maigre compensation monétaire de la part de l’Église) ! Seulement de sentir qu’elle avait pu faire la différence dans le parcours d’une pauvre âme faisait son gagne-pain.

Elle y a œuvré plus qu’à temps plein 10 ans de sa vie. Curieuse et amoureuse du savoir, elle donnait son oreille attentive entre deux livres qu’elle dévorait avec passion et un voyage à Vancouver en 2005 et deux en Australie en 2006 et 2008. Le vent de liberté que lui procurait ce genre d’évasion la grisait. Elle avait d’ailleurs fait son premier voyage au bras de son mari dans les années 60 à Atlantic City, d’où le besoin de voyager était né !

Mélanie, une de ses filles, a suivi ses traces en suivant ses études jusqu’au bout… et jusqu’au bout du monde ! C’était le cas de le dire. Elle termine actuellement un doctorat en Australie. Thérèse représentait pour elle un modèle de vie.

Résiliente et courageuse de nature, Thérèse ne s’arrêtait pas à ce que ses médecins lui disaient pour freiner ses ardeurs ou la cloitrer dans une chaise roulante. Il y a encore 3 ans de ça, elle se déplaçait un peu partout dans la ville de Saint-Georges avec comme seul véhicule : ses pieds. Maintenant, un peu plus endolorie, elle ne peut plus se lancer dans de tels pèlerinages, mais toujours appréciée par sa communauté pour son don de soi, elle reçoit encore à l’occasion chez elle la visite de gens endeuillés pour les écouter et les épauler alors qu’elle-même est visiblement en train de vivre un deuil intérieur, le deuil de son autonomie.

Toutefois, elle ne se laisse pas encore décourager ! Thérèse Roussin est d’une compagnie exceptionnelle et n’arrêtera jamais de voyager à travers un bon livre, ses fidèles amis. Elle me racontait que, quand elle était toute petite, elle se cachait même de sa mère pour lire les livres du prix littéraire que son père, secrétaire général à la Commission scolaire Beauce-Etchemin dans les années 60, rapportait à la maison.

Thérèse est un modèle du moment présent, car elle m’a avoué, à la fin de notre dernière rencontre, qu’elle réussissait à « survivre » malgré la douleur et les contraintes de son corps grâce à sa vision optimiste de la vie du « au jour le jour », et ce, sans perdre espoir du lendemain, car il ne sert à rien de vouloir changer l’inchangeable.

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Vers un droit de vote pour les immigrants lors des élections municipales à Montréal ?

C’est l’une des neuf recommandations d’un rapport du Conseil Interculturel de Montréal (CIM) déposé à la Ville de Montréal il y a quelques jours, dans lequel le Conseil souhaite que tous les résidents de la métropole, peu importe leur statut, puissent voter lors des élections municipales.

« En ayant ce droit de vote acquis, les communautés multiculturelles participeraient d’autant plus à la vie politique, économique et sociale de la métropole »

Le Conseil, dont le mandat est d’aider la ville à mieux intégrer les personnes issues de la diversité, s’est attardé longuement sur les limites auxquelles font face les immigrants en matière de participation citoyenne.

« Considérant l’augmentation du ratio de résident.e.s permanent.e.s et résident.e.s temporaires depuis le milieu des années 2000 […] il est important d’interroger les déterminants de leur appartenance à la ville et leurs modalités de participation pour envisager des manières concrètes et actuelles d’encourager celle-ci ».

Ainsi, l’organisme souhaite que la Ville de Montréal donne le droit de vote à tout le monde lors des scrutins municipaux, un droit qui est pour l’heure réservé uniquement aux citoyens canadiens.

Vers une consultation publique ?

Le Conseil suggère de mettre sur pied une consultation publique pour prendre le poul de la population montréalaise. Du côté de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, on indique prendre au sérieux ce rapport mais se laisser un peu de temps avant de le commenter.

Pour rappel, la mairesse de Montréal et son parti, Projet Montréal, avait fait de l’idée d’élargir le statut d’électeur une de ses mesures en campagne électorale, et proposait d’offrir à chaque personne immigrante demeurant depuis plus de 12 mois sur le territoire de Montréal un droit de votre lors des élections municipales.

Parmi les autres recommandations on retrouve par exemple l’instauration de budgets participatifs dans les arrondissements, l’instauration de parrainages professionnels entre élus et personnes issues de la diversité, ou encore l’établissement d’une clause d’impact diversité.

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Le Québec met en place un processus pour faciliter la reconnaissance des compétences des immigrants

Le Québec vient de lancer aujourd’hui une plateforme en ligne, Qualifications Québec, qui permet aux nouveaux et futurs immigrants de faciliter la reconnaissance des qualifications acquises hors de la province. 

Accessible gratuitement partout dans le monde, la plateforme accessible au www.qualificationsquebec.com a plusieurs objectifs :

  • Faciliter la reconnaissance des compétences par les établissements du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur, les ordres professionnels et les autres organismes de réglementation;
  • Promouvoir des services de reconnaissance des compétences;
  • Proposer des formations et des outils d’intervention aux personnes engagées dans le domaine de la reconnaissance des compétences;
  • Mettre en place des équipes d’intervention, en concertation avec d’autres partenaires concernés, qui pourront proposer des solutions aux problèmes ponctuels pouvant se présenter dans la reconnaissance des compétences.

« Le site s’enrichira progressivement pour, à terme, présenter 500 métiers et professions, en français et en anglais, incluant les conditions d’exercice, les ressources disponibles dans les différentes régions de même qu’une quantité importante d’information utile sur le marché du travail au Québec, le système d’éducation et le système professionnel, entre autres » souligne le gouvernement du Québec.

Exemple ci-dessous pour lors d’une recherche pour un emploi d’ingénieur civil :

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Une aide précieuse pour les immigrants, puisqu’au travers de cette plateforme toutes les informations concernant une profession sont rassemblées ici, permettant au mieux de guider le nouvel arrivant et faciliter son intégration sur le marché du travail.

Qualifications Québec remplace Qualifications Montréal, dont le mandat a été élargi à l’ensemble de la province du Québec, et découle d’un investissement de 5 M$ sur 5 ans du gouvernement du Québec, dans son Plan économique du Québec 2017.

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Québec Solidaire veut que le langage des signes devienne une langue officielle

Après avoir annoncé la première candidate non-voyante de l’histoire des élections au Québec en début de semaine, Québec Solidaire (QS) s’engage à adopter une Loi sur l’accessibilité universelle et à reconnaitre la langue des signes comme une langue officielle s’il accède au pouvoir le 1er octobre prochain.

L’annonce a été faite cette semaine par le porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, et fait partie des engagements de QS concernant l’inclusion des personnes handicapées.

« La langue des signes québécoise (LSQ), c’est une langue québécoise, qui est typiquement québécoise et unique au Québec. Sa reconnaissance comme langue officielle permet de reconnaître cette dimension-là de la culture québécoise » a expliqué le porte-parole de QS.

L’accessibilité des lieux, de même qu’un accès aux services de santé, d’éducation et de justice pour les personnes handicapés sont d’autres mesures du programme de Québec Solidaire.

« En matière d’inclusion au marché du travail, il ne faut pas se le cacher, actuellement, beaucoup de personnes en situation de handicap, même diplômées, ont de la difficulté à s’intégrer au marché du travail alors qu’elles veulent contribuer à la société québécoise ».

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49% des Canadiens veulent accueillir moins d’immigrants au pays

Un sondage de la firme Angus Reid publié en début de semaine, montre que près d’un Canadien sur deux voudrait voir les seuils d’immigration baisser, du jamais vu depuis 40 ans. 

Pas moins de 49% des Canadiens sondés par ce sondage, estiment que la cible de 310 000 nouveaux arrivants fixée pour l’année 2018 au Canada est trop élevée.

Il s’agit ici d’un pourcentage le plus important depuis 1995 (45%), et du jamais vu depuis près de 40 ans selon la firme qui a comparé ces résultats avec d’autres remontant à 1975.

Seulement 31% des répondants au sondage jugent que le seuil du gouvernement fédéral est bon, et 6% estiment qu’il est trop bas.

Plusieurs explications 

Selon plusieurs spécialistes, la crise migratoire internationale, les milliers de demandeurs d’asile à la frontière, les différents réfugiés ou encore la crainte face à une possible menace terroriste, seraient autant de raisons qui expliqueraient les résultats de ce sondage.

Le ministère de l’Immigration, Ahmed Hussen, a défendu ses seuils d’immigration, en affirmant que «pour faire face aux changements démographiques et à la pénurie de main-d’œuvre» ces quotas d’immigration sont essentiels pour le Canada.

Pour rappel, le Canada a annoncé à l’automne dernier qu’il comptait accueillir dans les prochaines années un nombre record d’immigrants. Les seuils d’immigration s’élèveront jusqu’à 340 000 en 2020, ce qui représente seulement un peu moins de 1% de la population canadienne.