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Découvrez les 15 membres de la Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations

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La Mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé hier la création d’une Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations en nommant 15 membres qui y siégeront. On vous les présente.

Myrlande Pierre, Présidente du comité aviseur

Sociologue, chercheuse au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de la Faculté des sciences sociales de l’UQAM, Myrlande Pierre a plus de 15 années d’expérience au sein d’institutions publiques, parapubliques :

· élaboration, analyse et mise en œuvre de politiques publiques.

· élaboration de stratégies institutionnelles / organisationnelles.

Madame Pierre a par ailleurs effectué des travaux sur la représentation politique des minorités ethnoculturelles pour le compte du Conseil des relations interculturelles du gouvernement du Québec.

Reconnue pour son expertise, elle est régulièrement invitée à de nombreuses conférences à l’échelle nationale et internationale (La Haye, 2017; Lille, 2017; Nagoya-Japon, 2016; Port-au-Prince, 2015; Milan, 2014; Rabat, 2013; Copenhague, 2009; Lisbonne, 2006; Genève, 2003, etc.) sur des thématiques liées à l’intégration socioéconomique des minorités ethnoculturelles et racisées. Elle a plusieurs publications à son actif.

Elle est récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour son engagement dans la lutte contre les discriminations en vue d’une pleine intégration et participation des minorités ethnoculturelles et racisées à la vie démocratique.

Bochra Manaï

Bochra Manaï est chercheuse et chargée de cours. Diplômée en études urbaines de l’INRS-UCS, sa thèse de doctorat porte sur la spatialisation des Maghrébins à Montréal et sur la mise en visibilité de cette ethnicité dans l’espace urbain montréalais.

Ses intérêts de recherche portent sur l’ethnicité, l’immigration et sur la cohabitation dans l’espace de la ville. Sa recherche postdoctorale porte sur la question de la radicalisation au Québec, en France et en Tunisie. Bochra Manaï a contribué à de nombreux ouvrages dont récemment Vivre Ensemble à Montréal, épreuves et convivialités.

Militante et citoyenne engagée, elle est aussi cofondatrice de l’entreprise sociale « Espace Nodal », vice-présidente de l’Institut Silk Road. Elle siège sur le conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés, la Table de concertation sur le racisme systémique.

Shahad Salman

Shahad Salman est membre du Barreau du Québec depuis 2010 et conseillère juridique chez Aligo Innovation s.e.c. Shahad Salman contribue grandement au dialogue public sur les questions d’actualité, les droits de la personne et le leadership des femmes. Elle chérit son rôle de citoyenne en faisant du bénévolat dans différentes organisations civiles publiques et locales, contribuant ainsi à améliorer la gouvernance organisationnelle et l’impact social.

Elle siège au Comité sur le profi lage racial et social du SPVM. De plus, après s’être impliquée au sein du Jeune Barreau de Montréal pendant quelques années, elle est actuellement membre du Comité sur les droits de la personne du Barreau du Québec et présidente du Comité sur la diversité ethnoculturelle du Barreau de Montréal.

Elle siège aussi en tant que membre juriste au Comité d’éthique de la recherche de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Elle est aussi membre du Comité sur les droits de la personne du Musée de l’Holocauste de Montréal. En 2016, elle a été sélectionnée pour faire partie du Réseau jeunes femmes leaders des Cravates Roses, une initiative soutenue par Concertation Montréal. Elle est actuellement membre du Groupe des Trente, un groupe de jeunes issus de la diversité qui se distinguent par leur leadership et implication au sein des conseils d’administration.

Will Prosper

Fondateur et porte-parole du mouvement citoyen Montréal-Nord Républik (MNR), qui a comme objectif de rassembler la communauté sur des enjeux socio- économiques, culturels et politiques, Will Prosper travaille très activement sur la question du profilage racial.

Will Prosper à autrefois étudié en philosophie à l’Université Concordia avant de se joindre à la GRC. Après quelques années, il a ensuite quitté la GRC pour poursuivre son métier d’aujourd’hui, celui de documentariste. Deux de ses réalisations ont d’ailleurs été diffusées sur les ondes de Canal D.

Marie-Ève Bordeleau

Me Marie-Ève L. Bordeleau est d’origine crie, membre de la bande de Waswanipi. Elle détient un baccalauréat en droit de l’Université Laval et a été admise au Barreau du Québec en 2007. En 2005, elle a travaillé comme juriste bénévole au sein d’un organisme non gouvernemental, The Pacific Center for Public Integrity, aux îles Fidji, avec les communautés autochtones locales. De 2006 à 2011, elle a pratiqué comme avocate chezMorin et Murdoch Avocats, principalement dans le cadre de dossiers en droit autochtone, ainsi qu’à titre de conseillère juridique et de secrétaire corporative pour différentes organisations autochtones.

De 2011 à 2013, Me Bordeleau a été responsable du dossier justice et sécurité publique chez Femmes Autochtones du Québec.

En 2012, Me Bordeleau a participé au programme de formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, pour les peuples autochtones. Dans le cadre de ce programme, elle a également participé à des sessions de formation avec d’autres agences des Nations Unies, le BIT, l’OMPI et l’UNESCO, entre autres.

Me Bordeleau s’intéresse particulièrement à la justice alternative. En 2013, elle a suivi une formation en justice réparatrice offerte par l’Université de Sherbrooke ainsi qu’une formation en médiation civile, commerciale et du travail offerte par le Barreau du Québec.

Me Bordeleau est également cofondatrice de la Clinique de médiation mobile pour communautés autochtones. Jusqu’à récemment, elle pratiquait le droit à partir de son bureau situé à Kahnawake, Québec. Depuis janvier 2018, elle est commissaire aux relations avec les Peuples autochtones pour la Ville de Montréal.

Marie-Pier Boisvert

Marie-Pier Boisvert est la directrice générale du Conseil Québécois LGBT, référence centrale au Québec en matière de défense des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans au Québec. Afin de s’assurer que toutes les diversités sexuelles et de genre soient reconnues, le Conseil cherche à consolider les droits des personnes LGBT au Québec, en plus de militer pour les droits à acquérir. Le CQ-LGBT s’assure également que les politiques et lignes directrices de la province sont adaptées aux réalités des communautés LGBTQ +.

Mme Boisvert est consultante pour divers ministères québécois et canadiens sur les questions de diversité sexuelle et de genre, et est cochercheuse dans le projet SAVIE-LGBTQ de la Chaire de recherche sur l’homophobie. Elle est également co-chair pour le Canada au sein de ILGA-North America. Elle a été formatrice et intervenante au GRIS Estrie ainsi qu’au GRIS Montréal, et elle a cofondé la fierté LGBT de Sherbrooke en 2013.

Elle détient une maîtrise en littérature de l’Université de Sherbrooke où elle a exploré la représentation du polyamour dans la littérature québécoise, et a publié son premier roman, Au 5e, en 2017.

Elle a donné plusieurs conférences dans le cadre de son travail et de ses études, notamment à Sherbrooke, Montréal, Ottawa, Halifax et Berkeley (Californie).

Paul Evra

Ancien coordonateur du programme jeunesse de la Maison d’Haïti et membre du conseil d’administration de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), M. Evra possède une vaste expérience dans le domaine des relations publiques, des communications communautaires, ainsi qu’une belle feuille de route au niveau social, sportif et communautaire.

Paul Evra fut le plus jeune commissaire scolaire élu à la CSDM, un poste qu’il a occupé pendant sept ans tout en œuvrant pour la Maison d’Haïti. Depuis 2015, il siège à titre de membre du conseil d’administration de la CSDM. Animé par les enjeux touchant les jeunes des quartiers, Paul Evra est devenu récemment directeur du Centre Lasallien de St-Michel.

Dès 2005, il a entraîné différentes équipes sportives et a su veiller à la réalisation d’opérations de fi nancement dans le cadre du programme de persévérance scolaire par le sport. Il soutient depuis 2012 la mission « Déjeuner pour apprendre » et défend des valeurs d’équité et d’excellence et contribue à sensibiliser de jeunes professionnels à la philanthropie. Depuis 2015, il fait partie du conseil d’administration de la Fondation Hassoun Camara, qui se concentre sur l’approvisionnement en eau courante et la fourniture de matériel scolaire en Afrique de l’Ouest. En 2017, Paul s’est appliqué à faire une réelle différence à titre de directeur général de la Fondation Didier Drogba, qui agit dans des objectifs de santé, d’éducation et d’autonomisation des populations d’Afrique.

Odile Joannette

D’origine innue et québécoise, Odile Joannette est directrice des partenariats et des communications à la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec. Elle a contribué activement à la création du RÉSEAU pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal.

Elle siège aujourd’hui au comité exécutif du RÉSEAU et représente aussi l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador au comité directeur. Odile Joannette siège au conseil consultatif de l’Ordre de Montréal.

Marie Turcotte

Marie Turcotte est directrice générale d’Ex aequo, a été membre du c.a. de la STM pendant 16 ans et a contribué aux politiques en accessibilité universelle de la Ville de Montréal et de la STM.

Diplômée en travail social, elle œuvre en organisation communautaire tout en contribuant au développement urbanistique ou du transport dans la perspective de l’accessibilité universelle. Pragmatique et connaissant très bien les rouages municipaux, sa grande contribution pour Montréal est aussi assortie de nombreuses reconnaissances telles que le Prix Blanche-Lemco-Van-Ginkel remis par l’Ordre des urbanistes du Québec (2013), le Prix Guy Chartrand remis par Transport (2000), le Prix du Conseil des Canadiens avec défi ciences (2006) et le Prix Gilles Cousineau (2000) remis par Centraide.

Déterminée à faire des milieux inclusifs, elle a souvent fait valoir que les besoins des personnes en situation de handicap étaient des « révélateurs des besoins ressentis par l’ensemble de la communauté ». Elle a souvent réussi à asseoir à la même table des personnes, des usagères et des usagers et des décideuses et des décideurs afi n de trouver des solutions durables.

Ces dernières années, elle a conseillé pour de grands projets, a servi dans des comités de la Ville ou lors d’un concours de Design Montréal en plus de coordonner le développement et la dispense de la formation du personnel électoral sur les questions d’accessibilité universelle.

May Chiu

Médiatrice familiale, Me Chiu pratique le droit de la famille exclusivement depuis 2008. Membre du Barreau du Québec depuis 1996, elle a déjà travaillé comme avocate en droit d’immigration et elle a une grande expérience dans le milieu communautaire, surtout dans les domaines d’intégration et de la lutte contre les discriminations. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts et d’un baccalauréat en droit.

Me Chiu a une grande expérience dans les milieux interculturels et elle parle le mandarin, le cantonais, l’anglais et le français.

Myrna Lashley

Dre Myrna Lashley est diplômée de l’Université McGill et la première doyenne adjointe noire du Collège John Abbott. Professeure au département de psychiatrie de McGill et chercheuse à l’Institut Lady Davis de Montréal, elle est reconnue comme une autorité en psychologie culturelle et agit à titre de consultante, tant au pays qu’à l’international, pour des instituts, dont certains sont liés à la justice et à la sécurité.

Elle a été enseignante et consultante pour des communautés des Premières Nations, formatrice interculturelle pour le Comité des griefs étudiants du secrétariat de l’Université McGill, directrice de la Fondation canadienne des relations raciales, membre du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales de la Communauté urbaine de Montréal, présidente de la Table ronde transculturelle sur la sécurité (2008-2017), vice-présidente du comité de l’École nationale de police du Québec (2004 à 2017), membre du Comité expert en matière de profilage racial du Service de police de la Ville de Montréal, membre du Comité-conseil sur l’organisation d’une consultation sur le racisme et la discrimination systémique et l’auteur de deux manuels d’entraînement sur les enjeux interculturels en milieu de travail.

Elle a été récompensée par de nombreux prix, dont le prix Femme de mérite de l’Association culturelle Playmas de Montréal en 2015, la médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II en 2012, un prix des Amis du Centre Simon Wiesenthal pour les Études sur l’Holocauste en 2006, le prix Martin Luther King Legacy en 2004 ainsi que le prix du mérite de la Kahnawake Survival School en 1995. Actuellement, ses recherches portent sur l’intersectionnalité de la culture, du terrorisme et de la sécurité nationale.

Elle est également consule honoraire de la Barbade à Montréal.

Queen KA

Queen KA est une artiste de Spoken word (poésie à l’oral). Avec Blaise Borboën-Léonard elle a créé en 2010 son premier spectacle Délîrïüm. L’année suivante, Stéphane Leclerc s’est rajouté à l’équipe pour la création de Ceci n’est pas du Slam. En 2014, elle sort son premier album Les Éclats Dépareillés avec la collaboration musicale de Yann Perreau, Jorane, Marie-Jo Thério ainsi que Dj Champion. En février 2015, elle crée Chrysalides mise en scène par Yann Perreau qu’elle présente un peu partout depuis. Elle est aussi collaboratrice à Radio-Canada, entre autres à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Elle vient de publier sous son vrai nom Elkahna Talbi son premier recueil de poésie Moi, figuier sous la neige. chez Mémoire d’encrier.

Karla Etienne

Karla Etienne s’est initiée à la danse d’Afrique de l’Ouest, puis à la technique de la danse développée par Zab Maboungou. Après quelques années, elle fera partie des interprètes de la compagnie (Mozongi, Lwáza, Montréal by Night). Elle a suivi plusieurs ateliers (chant vibratoire avec Maud Robart, Body resonance avec Yumiko Yoshioka, etc.), obtenu une maîtrise en sciences de l’environnement et travaillé au sein d’organismes environnementaux.

En 2003, elle décide de se consacrer à la danse et devient adjointe à la direction artistique de Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata. Elle coordonne également le Programme d’entraînement et de formation artistique et professionnel en danse africaine (PEFAPDA). Première diplômée du programme, Karla enseigne la danse au studio de Nyata Nyata depuis plusieurs années.

Elle est appelée régulièrement à faire partie des jurys et comités de réflexion aux Conseil des Arts du Canada et Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle a été vice-présidente du conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse. Karla est, depuis 2012, membre du conseil d’administration ainsi que présidente du comité d’évaluation en danse du Conseil des arts de Montréal.

Joshua Wolfe

Né et élevé à Montréal, Joshua Wolfe est diplômé de l’Université de Princeton où il s’est spécialisé en études du Moyen-Orient. Il vient d’une famille d’origines mixtes établie à Montréal depuis plusieurs générations.

Il s’est donné comme défi de voir les choses à travers une lentille différente, et ce faisant a compris que chaque fois qu’il s’agit de conflits, il est essentiel de comprendre les deux côtés afin de progresser et de trouver une solution, c’est pourquoi il a vécu en Palestine.

De retour à Montréal en 2008, il a travaillé pendant plusieurs années en tant que conseiller politique et, plus récemment, il a travaillé sur les relations gouvernementales au sein du Centre des relations juives et israéliennes.

Ses études et son travail ont exposé Joshua à des cultures étendues et à des horizons différents du sien qu’il a fini par apprécier énormément. L’un des éléments centraux sur lesquels il a travaillé est la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes, en particulier en créant des espaces de rencontres entre jeunes des communautés juives et jeunes des communautés racisées.

Kerlande Mibel

Kerlande Mibel a démarré et dirige Zwart communication, une agence de communication qui se spécialise dans le marketing des diversités. Elle a fondé cette agence parce qu’elle croit dans la richesse que représente la diversité pour l’épanouissement de la société. Elle s’intéresse dans les questions de développement économique, développement international, l’égalité femme homme et l’innovation sociale. Depuis 2008, elle enseigne les programmes de « Lancement d’une entreprise (plan d’affaires) et Vente‐conseil » pour plusieurs commissions scolaires. Elle donne aussi des formations en Haïti auprès des agriculteurs et autres entrepreneurs pour le compte d’organisations internationales comme Root Capital. Elle est la présidente fondatrice du Forum économique international des Noirs qui se veut un laboratoire d’innovation économique afin d’accélérer la création de la richesse des communautés noires.

Auparavant, elle a été conseillère politique au cabinet du maire de Montréal pour les dossiers de développement social, économie sociale et jeunesse. Elle a œuvré pendant 10 ans en développement économique, employabilité et entrepreneuriat féminin. Elle était responsable de maintenir et développer les relations avec les différents partenaires stratégiques des organisations pour lesquelles elle travaillait. Elle a, entre autres, créé et géré des programmes de marketing pour les entrepreneures et fait la promotion de l’entrepreneuriat féminin auprès des décideurs montréalais. À titre de professionnelle en développement économique, Kerlande Mibel a été l’instigatrice du Défi de l’entrepreneuriat au féminin de Montréal, des journées de l’entrepreneuriat féminin des professionnels en développement économique et a contribué à la création de Femmessor Montréal. Elle a été chroniqueuse au canal Argent à l’émission PME en action ainsi que blogueuse au Huffington Post et à Infopresse.

Engagée, elle a siégé au conseil exécutif national d’un parti majeur au Québec; réalisé deux mandats à la présidence de la Jeune Chambre de commerce haïtienne; effectué deux mandats au CA du Regroupement des Jeunes chambres de commerce du Québec et du CECI. Elle a été également membre du Forum jeunesse de l’île de Montréal et du comité femme de la Conférence régionale des élus de Montréal. Membre-fondatrice, elle a fait partie du comité de coordination de Grahn-Monde.

Actuellement, elle est administratrice au conseil d’administration de la Fondation de l’Office municipal d’habitation de Montréal et de Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (Big Brothers Big Sisters of Canada). Kerlande Mibel fait actuellement un MBA spécialisé en développement économique à l’Université du Cap-Breton.

Elle est titulaire d’un diplôme de 2e cycle (DESS) en gestion des organisations de l’Université Laval, après avoir complété un baccalauréat en communication à l’UQAM.

Kerlande Mibel parle trois langues et est née en Haïti.

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« Crazy Rich Asians » en tête du box-office nord-américain

Briser les stéréotypes sur les Asiatiques dans le cinéma hollywoodien

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À Hollywood, il y a peu de films mettant en vedette des acteurs asiatiques. Avec une distribution composée 100% de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien.

Crazy Rich Asians est un long métrage adapté du livre du même nom, écrit par Kevin Kwan, un romancier singapourien-américain. Également, ce livre est traduit en français sous le titre Singapour millionnaire (2013) mais le long métrage lui-même n’est pas traduit dans la langue de Molière. 

Cette comédie romantique occupe toujours la tête du box-office en Amérique du Nord depuis la fin de semaine fériée de la Fête du Travail, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations publiés dimanche. En effet, depuis sa sortie, le mercredi 15 août 2018, c’est-à-dire, il y a trois semaines,  il a récolté 117 millions de dollars.

Poster

Synopsis

Dans Crazy Rich Asians, Rachel Chu (Constance Wu), New-Yorkaise d’origine chinoise et professeure d’économie à l’université NYU, accepte de rendre visite à la famille de son petit ami, Nick Young (Henry Golding), à Singapour.

Pensant que le jeune homme est issu de la « classe moyenne ». Elle y découvre que Nick est l’héritier d’une famille de promoteurs immobiliers d’origine chinoise parmi les plus « follement » riches d’Asie (d’où le titre Crazy Rich Asians). La jeune femme se trouve donc confrontée à un environnement, dont elle ne sait pas tout.

Représentation cinématographique des Asiatiques en Occident

« Plus qu’une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d’immigrants asiatiques en Occident », soutiennent la comédienne Alice Tran, Québécoise d’origine vietnamienne et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum, Québécoise d’origine laotienne.

De plus, Crazy Rich Asians est le premier film d’un studio hollywoodien porté par des acteurs d’ascendance asiatique depuis la projection de The Joy Luck Club, une production beaucoup plus modeste, d’il y a 25 ans.

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], […] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Par contre, elle montre qu’il y a quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait parfois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais qu’écoutait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération comme elle.

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Le film permet de briser les stéréotypes que l’Occident attribue aux Asiatiques dans le cinéma : ils sont souvent stéréotypés en tant que docteurs, type intello (surtout en informatique) en passant par maître de kung-fu, de karaté comme dans les films portant sur les thèmes d’action et d’arts martiaux à la Jackie Chan, à la Bruce Lee ou à la Jet Li ou encore, on leur colle à des rôles de méchants dans les films de guerre. De même qu’ils ne jouent pas souvent les rôles des personnages principaux, mais plutôt secondaires ou mineurs.

Il faut faire attention que le film ne peint pas les Asiatiques comme étant communautaire. Le film dépeint l’opposition entre les Asiatiques élevés en Occident et les Asiatiques élevés en Asie. Les gens perçoivent souvent les Asiatiques comme étant communautaires, mais en fait, c’est à cause des barrières linguistiques et des barrières culturelles.

Par exemple, la première génération des Asiatiques en Amérique du Nord, ne parle pas la langue du pays d’accueil ce qui constitue un défi à l’intégration tandis que la deuxième génération des Asiatiques, c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s en Amérique du Nord de parents immigrants, parlent la langue du pays d’accueil en plus de la langue de leur parent (parfois, non).

Puis, il y a la ressemblance culturelle et les valeurs culturelles qui font que les Asiatiques se regroupent en communauté. Tout cela laisse croire que les Asiatiques sont fermés, ce qui n’est pas le cas des Asiatiques de deuxième et troisième génération qui sont pleinement intégrés et sont biculturels (vivre asiatique à la maison et vivre à la nord-américaine à l’extérieur). D’ailleurs, on les appelle les « bananes » (Jaune de l’extérieur, mais Blanc de l’intérieur).

Bref, le long métrage aborde des thèmes touchant l’amour, la famille, les classes sociales et les valeurs traditionnelles culturelles.

Renverser le blanchiment dans le cinéma hollywoodien

À Hollywood, le fait de choisir des acteurs d’ascendance asiatique pour jouer des personnages qui le sont aussi n’allait pas de soi. Or, le romancier Kevin Kwan a dit avoir refusé une première adaptation dans laquelle Rachel Chu aurait été blanche.

D’après une étude de l’université californienne USC Annenberg, parmi 100 films, il y en a 44 qui ont produit les meilleures recettes en 2016 aux États-Unis où ils n’avaient aucun personnage d’origine asiatique.

Cependant, le « blanchiment » (whitewashing en anglais), concept appliqué à la tendance hollywoodienne de distribuer les rôles des minorités visibles à des acteurs Blancs, ne passe plus aussi bien aujourd’hui. Effectivement, une série de polémiques récentes en témoigne.

Par exemple, la décision de donner à Scarlett Johansson, le rôle de l’héroïne de Ghost in the Shell (2017), un personnage a priori asiatique, a provoqué des mouvements de protestation d’une ampleur inédite. Ce fut le même cas pour Tilda Swinton, choisie pour jouer l’Ancien dans Docteur Strange (2016).

« J’espère que dans 10 ans, nous repenserons à ce moment et nous aurons oublié. Une distribution entièrement asiatique ? C’était un sujet ? », a expliqué le réalisateur Jon M. Chu lors d’une entrevue à la chaîne CBS, diffusée mercredi.

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Le cinéaste ne cache pas s’être mis une gigantesque pression pour ne pas décevoir, cherchant les bons accents, l’exactitude des références culturelles et la musique adaptée.

« Vous sentez que votre film est plus que pour vous-même. […] Nous sommes au début d’un voyage, et je crois que [ce film] en ouvre la porte. », confirme Jon M. Chu

La comédienne d’origine chinoise et malaisienne Michelle Yeoh, qui incarne la mère de Nick Young dans le film, a déjà obtenu de premiers rôles à Hollywood. Pourtant, « cette fois, c’est différent, parce que le moment est venu pour nous », a-t-elle expliqué lors d’une interview au site Build.

Plusieurs ont en tête un autre tournant qu’a pris Hollywood cette année avec le film Panthère noire (Black Panther), superproduction où le héros et la plupart des personnages sont Noirs.

« Il est temps que nous soyons représentés » au cinéma et à la télévision, a continué Michelle Yeoh, héroïne de Tigre et dragon (2000). « Regardez autour de nous. Nous sommes une culture très variée. Les Asiatiques, les Afro-Américains, nous appartenons à l’ADN de cette société ici aux États-Unis. »

La communauté asiatique du Québec n’a pas assez de voix

À l’image de Panthère noire, qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec ?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là ? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir essayé de recruter des personnes asiatiques dans le cadre de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. […] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, […] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

Mais, reste qu’avec ce film, cela donne une fierté aux Nord-Américains d’ascendance asiatique et une éternelle reconnaissance.

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La place des athlètes transgenres

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Certains se demandent si les athlètes transgenres ont des avantages par rapport à ceux qui sont cisgenres, surtout lorsque la transition s’effectue d’homme vers femme. Quelles sont les normes sportives régissant les athlètes pour maintenir des performances équitables ?

Le Comité International Olympique (CIO) organise les Jeux Olympiques (JO) et fixe les normes applicables à l’événement. Selon ces derniers, les règles suivantes assurent l’équité dans la compétition :

  • L’opération de changement de sexe n’est pas obligatoire;
  • L’athlète doit s’identifier comme femme et ne pas revenir sur sa décision dans les quatre années qui suivent;
  • Le taux de testostérone de l’athlète doit être inférieur à cinq nanomoles (unité qui mesure une quantité de matière) par litre de sang un an avant la compétition et le rester pendant les JO.

Ces recommandations ont été formulées par Joanna Harper, une physicienne transgenre, qui a étudié les performances sportives d’athlètes ayant fait leur transition. Son intérêt pour ses recherches provient de sa propre expérience après avoir remarqué une diminution de 12% dans son rendement à la suite des traitements hormonaux.

Ses études concluent que les athlètes transgenres n’ont pas d’avantage physique en comparaison avec les autres, la plupart des athlètes se retrouvant même dans la moyenne du groupe observé. Elle affirme que le maintien des habiletés physiques, par exemple, est difficile lors de la transition. Joanna assure que ces normes sont nécessaires au bon fonctionnement des JO bien qu’elles puissent être restrictives.

Les recommandations peuvent néanmoins nuire à certains athlètes, comme la sprinteuse Dutee Chand qui s’est fait disqualifier d’une compétition à cause de son taux de testostérone naturellement plus élevé que la moyenne. L’athlète a pu obtenir ses prix en 2016 après la controverse.  

En 2017, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport publie un document intitulé Créer des environnements inclusifs pour les participants transgenres dans le sport canadien. La publication propose des comportements à adopter pour favoriser l’intégration des athlètes transgenres et énumère des recommandations, comme le CIO, pour l’acceptation de ces athlètes dans les équipes sportives.  

Aucun athlète transgenre n’a participé aux JO pour l’instant même si l’organisation se dit ouverte à les accueillir. Plusieurs femmes espèrent pouvoir aller aux JO de Tokyo en 2020 telles que Tia Thompson, Tifanny Abreu et Laurel Hubbard. Ces athlètes participent déjà à des compétitions dans leur pays respectif, mais leur candidature reste à être approuvée par le CIO.

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Lancement de la 13ème édition du World Press Photo Montréal

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Hier soir se tenait au Marché Bonsecours le vernissage de la 13ème édition du World Press Photo, un évènement dont le succès grandit d’années en années. Cette année encore, une riche et diversifiée exposition. 

Au rez-de-chaussée on retrouve la fameuse exposition internationale, World Press Photo 2018, où l’on peut découvrir 150 images des quatre coins du monde reliées à un évènement fort de l’actualité. Ce sont en fait les 150 images lauréates de l’année 2017 qui sont reparties en 8 catégories, prises par 42 photographes dans 22 pays différents.

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On dit souvent qu’une image vaut mille mots, cela se confirme une nouvelle fois dans cette exposition, où chaque image nous surprend un peu plus et pousse notre réflexion sur le monde qui nous entoure.

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On retrouve de nombreuses situations, bien souvent marquées par des événements d’actualité lourds, comme les attentats du pont de Westminster à Londres, l’exode de milliers de réfugiés rohingyas au Myanmar, la lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud, la production humaine croissante de déchets au Nigeria…

A l’étage on retrouve un espace fort intéressant, Après-Coup, consacré à l’après tuerie dans la Grande Mosquée de Québec. Une collection d’images et de portraits faite par le photographe Alexandre Champagne.

Très touché par la tragédie de janvier 2017 à Québec, le photographe avait lancé une campagne de sociofinancement, qui avait permis de récolter plus de 40 000 dollars en seulement quelques jours.

Des jeunes en situation précaire ont également participé à un projet, Photos Dans la rue, et ont capté des moments de leur quotidien et des portraits dans la rue. Fréquentant l’organisme Dans la rue, ils ont en collaboration des photographes Alexandre Lepage et Alejandra Ariza ainsi que de la psychologue Monica Mandujano mis sur pied ce projet.

On souligne également la 7ème édition de l’exposition d’Oxfam Québec, Regards, qui met en lumière 45 ans de réalisations auprès des femmes, et principalement dans leur lutte pour l’égalité à travers le monde.

L’exposition est ouverture en continue jusqu’au 30 septembre prochain, dans le Vieux-Montréal.

 

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