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Découvrez les 15 membres de la Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations

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La Mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé hier la création d’une Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations en nommant 15 membres qui y siégeront. On vous les présente.

Myrlande Pierre, Présidente du comité aviseur

Sociologue, chercheuse au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de la Faculté des sciences sociales de l’UQAM, Myrlande Pierre a plus de 15 années d’expérience au sein d’institutions publiques, parapubliques :

· élaboration, analyse et mise en œuvre de politiques publiques.

· élaboration de stratégies institutionnelles / organisationnelles.

Madame Pierre a par ailleurs effectué des travaux sur la représentation politique des minorités ethnoculturelles pour le compte du Conseil des relations interculturelles du gouvernement du Québec.

Reconnue pour son expertise, elle est régulièrement invitée à de nombreuses conférences à l’échelle nationale et internationale (La Haye, 2017; Lille, 2017; Nagoya-Japon, 2016; Port-au-Prince, 2015; Milan, 2014; Rabat, 2013; Copenhague, 2009; Lisbonne, 2006; Genève, 2003, etc.) sur des thématiques liées à l’intégration socioéconomique des minorités ethnoculturelles et racisées. Elle a plusieurs publications à son actif.

Elle est récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour son engagement dans la lutte contre les discriminations en vue d’une pleine intégration et participation des minorités ethnoculturelles et racisées à la vie démocratique.

Bochra Manaï

Bochra Manaï est chercheuse et chargée de cours. Diplômée en études urbaines de l’INRS-UCS, sa thèse de doctorat porte sur la spatialisation des Maghrébins à Montréal et sur la mise en visibilité de cette ethnicité dans l’espace urbain montréalais.

Ses intérêts de recherche portent sur l’ethnicité, l’immigration et sur la cohabitation dans l’espace de la ville. Sa recherche postdoctorale porte sur la question de la radicalisation au Québec, en France et en Tunisie. Bochra Manaï a contribué à de nombreux ouvrages dont récemment Vivre Ensemble à Montréal, épreuves et convivialités.

Militante et citoyenne engagée, elle est aussi cofondatrice de l’entreprise sociale « Espace Nodal », vice-présidente de l’Institut Silk Road. Elle siège sur le conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés, la Table de concertation sur le racisme systémique.

Shahad Salman

Shahad Salman est membre du Barreau du Québec depuis 2010 et conseillère juridique chez Aligo Innovation s.e.c. Shahad Salman contribue grandement au dialogue public sur les questions d’actualité, les droits de la personne et le leadership des femmes. Elle chérit son rôle de citoyenne en faisant du bénévolat dans différentes organisations civiles publiques et locales, contribuant ainsi à améliorer la gouvernance organisationnelle et l’impact social.

Elle siège au Comité sur le profi lage racial et social du SPVM. De plus, après s’être impliquée au sein du Jeune Barreau de Montréal pendant quelques années, elle est actuellement membre du Comité sur les droits de la personne du Barreau du Québec et présidente du Comité sur la diversité ethnoculturelle du Barreau de Montréal.

Elle siège aussi en tant que membre juriste au Comité d’éthique de la recherche de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Elle est aussi membre du Comité sur les droits de la personne du Musée de l’Holocauste de Montréal. En 2016, elle a été sélectionnée pour faire partie du Réseau jeunes femmes leaders des Cravates Roses, une initiative soutenue par Concertation Montréal. Elle est actuellement membre du Groupe des Trente, un groupe de jeunes issus de la diversité qui se distinguent par leur leadership et implication au sein des conseils d’administration.

Will Prosper

Fondateur et porte-parole du mouvement citoyen Montréal-Nord Républik (MNR), qui a comme objectif de rassembler la communauté sur des enjeux socio- économiques, culturels et politiques, Will Prosper travaille très activement sur la question du profilage racial.

Will Prosper à autrefois étudié en philosophie à l’Université Concordia avant de se joindre à la GRC. Après quelques années, il a ensuite quitté la GRC pour poursuivre son métier d’aujourd’hui, celui de documentariste. Deux de ses réalisations ont d’ailleurs été diffusées sur les ondes de Canal D.

Marie-Ève Bordeleau

Me Marie-Ève L. Bordeleau est d’origine crie, membre de la bande de Waswanipi. Elle détient un baccalauréat en droit de l’Université Laval et a été admise au Barreau du Québec en 2007. En 2005, elle a travaillé comme juriste bénévole au sein d’un organisme non gouvernemental, The Pacific Center for Public Integrity, aux îles Fidji, avec les communautés autochtones locales. De 2006 à 2011, elle a pratiqué comme avocate chezMorin et Murdoch Avocats, principalement dans le cadre de dossiers en droit autochtone, ainsi qu’à titre de conseillère juridique et de secrétaire corporative pour différentes organisations autochtones.

De 2011 à 2013, Me Bordeleau a été responsable du dossier justice et sécurité publique chez Femmes Autochtones du Québec.

En 2012, Me Bordeleau a participé au programme de formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, pour les peuples autochtones. Dans le cadre de ce programme, elle a également participé à des sessions de formation avec d’autres agences des Nations Unies, le BIT, l’OMPI et l’UNESCO, entre autres.

Me Bordeleau s’intéresse particulièrement à la justice alternative. En 2013, elle a suivi une formation en justice réparatrice offerte par l’Université de Sherbrooke ainsi qu’une formation en médiation civile, commerciale et du travail offerte par le Barreau du Québec.

Me Bordeleau est également cofondatrice de la Clinique de médiation mobile pour communautés autochtones. Jusqu’à récemment, elle pratiquait le droit à partir de son bureau situé à Kahnawake, Québec. Depuis janvier 2018, elle est commissaire aux relations avec les Peuples autochtones pour la Ville de Montréal.

Marie-Pier Boisvert

Marie-Pier Boisvert est la directrice générale du Conseil Québécois LGBT, référence centrale au Québec en matière de défense des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans au Québec. Afin de s’assurer que toutes les diversités sexuelles et de genre soient reconnues, le Conseil cherche à consolider les droits des personnes LGBT au Québec, en plus de militer pour les droits à acquérir. Le CQ-LGBT s’assure également que les politiques et lignes directrices de la province sont adaptées aux réalités des communautés LGBTQ +.

Mme Boisvert est consultante pour divers ministères québécois et canadiens sur les questions de diversité sexuelle et de genre, et est cochercheuse dans le projet SAVIE-LGBTQ de la Chaire de recherche sur l’homophobie. Elle est également co-chair pour le Canada au sein de ILGA-North America. Elle a été formatrice et intervenante au GRIS Estrie ainsi qu’au GRIS Montréal, et elle a cofondé la fierté LGBT de Sherbrooke en 2013.

Elle détient une maîtrise en littérature de l’Université de Sherbrooke où elle a exploré la représentation du polyamour dans la littérature québécoise, et a publié son premier roman, Au 5e, en 2017.

Elle a donné plusieurs conférences dans le cadre de son travail et de ses études, notamment à Sherbrooke, Montréal, Ottawa, Halifax et Berkeley (Californie).

Paul Evra

Ancien coordonateur du programme jeunesse de la Maison d’Haïti et membre du conseil d’administration de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), M. Evra possède une vaste expérience dans le domaine des relations publiques, des communications communautaires, ainsi qu’une belle feuille de route au niveau social, sportif et communautaire.

Paul Evra fut le plus jeune commissaire scolaire élu à la CSDM, un poste qu’il a occupé pendant sept ans tout en œuvrant pour la Maison d’Haïti. Depuis 2015, il siège à titre de membre du conseil d’administration de la CSDM. Animé par les enjeux touchant les jeunes des quartiers, Paul Evra est devenu récemment directeur du Centre Lasallien de St-Michel.

Dès 2005, il a entraîné différentes équipes sportives et a su veiller à la réalisation d’opérations de fi nancement dans le cadre du programme de persévérance scolaire par le sport. Il soutient depuis 2012 la mission « Déjeuner pour apprendre » et défend des valeurs d’équité et d’excellence et contribue à sensibiliser de jeunes professionnels à la philanthropie. Depuis 2015, il fait partie du conseil d’administration de la Fondation Hassoun Camara, qui se concentre sur l’approvisionnement en eau courante et la fourniture de matériel scolaire en Afrique de l’Ouest. En 2017, Paul s’est appliqué à faire une réelle différence à titre de directeur général de la Fondation Didier Drogba, qui agit dans des objectifs de santé, d’éducation et d’autonomisation des populations d’Afrique.

Odile Joannette

D’origine innue et québécoise, Odile Joannette est directrice des partenariats et des communications à la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec. Elle a contribué activement à la création du RÉSEAU pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal.

Elle siège aujourd’hui au comité exécutif du RÉSEAU et représente aussi l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador au comité directeur. Odile Joannette siège au conseil consultatif de l’Ordre de Montréal.

Marie Turcotte

Marie Turcotte est directrice générale d’Ex aequo, a été membre du c.a. de la STM pendant 16 ans et a contribué aux politiques en accessibilité universelle de la Ville de Montréal et de la STM.

Diplômée en travail social, elle œuvre en organisation communautaire tout en contribuant au développement urbanistique ou du transport dans la perspective de l’accessibilité universelle. Pragmatique et connaissant très bien les rouages municipaux, sa grande contribution pour Montréal est aussi assortie de nombreuses reconnaissances telles que le Prix Blanche-Lemco-Van-Ginkel remis par l’Ordre des urbanistes du Québec (2013), le Prix Guy Chartrand remis par Transport (2000), le Prix du Conseil des Canadiens avec défi ciences (2006) et le Prix Gilles Cousineau (2000) remis par Centraide.

Déterminée à faire des milieux inclusifs, elle a souvent fait valoir que les besoins des personnes en situation de handicap étaient des « révélateurs des besoins ressentis par l’ensemble de la communauté ». Elle a souvent réussi à asseoir à la même table des personnes, des usagères et des usagers et des décideuses et des décideurs afi n de trouver des solutions durables.

Ces dernières années, elle a conseillé pour de grands projets, a servi dans des comités de la Ville ou lors d’un concours de Design Montréal en plus de coordonner le développement et la dispense de la formation du personnel électoral sur les questions d’accessibilité universelle.

May Chiu

Médiatrice familiale, Me Chiu pratique le droit de la famille exclusivement depuis 2008. Membre du Barreau du Québec depuis 1996, elle a déjà travaillé comme avocate en droit d’immigration et elle a une grande expérience dans le milieu communautaire, surtout dans les domaines d’intégration et de la lutte contre les discriminations. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts et d’un baccalauréat en droit.

Me Chiu a une grande expérience dans les milieux interculturels et elle parle le mandarin, le cantonais, l’anglais et le français.

Myrna Lashley

Dre Myrna Lashley est diplômée de l’Université McGill et la première doyenne adjointe noire du Collège John Abbott. Professeure au département de psychiatrie de McGill et chercheuse à l’Institut Lady Davis de Montréal, elle est reconnue comme une autorité en psychologie culturelle et agit à titre de consultante, tant au pays qu’à l’international, pour des instituts, dont certains sont liés à la justice et à la sécurité.

Elle a été enseignante et consultante pour des communautés des Premières Nations, formatrice interculturelle pour le Comité des griefs étudiants du secrétariat de l’Université McGill, directrice de la Fondation canadienne des relations raciales, membre du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales de la Communauté urbaine de Montréal, présidente de la Table ronde transculturelle sur la sécurité (2008-2017), vice-présidente du comité de l’École nationale de police du Québec (2004 à 2017), membre du Comité expert en matière de profilage racial du Service de police de la Ville de Montréal, membre du Comité-conseil sur l’organisation d’une consultation sur le racisme et la discrimination systémique et l’auteur de deux manuels d’entraînement sur les enjeux interculturels en milieu de travail.

Elle a été récompensée par de nombreux prix, dont le prix Femme de mérite de l’Association culturelle Playmas de Montréal en 2015, la médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II en 2012, un prix des Amis du Centre Simon Wiesenthal pour les Études sur l’Holocauste en 2006, le prix Martin Luther King Legacy en 2004 ainsi que le prix du mérite de la Kahnawake Survival School en 1995. Actuellement, ses recherches portent sur l’intersectionnalité de la culture, du terrorisme et de la sécurité nationale.

Elle est également consule honoraire de la Barbade à Montréal.

Queen KA

Queen KA est une artiste de Spoken word (poésie à l’oral). Avec Blaise Borboën-Léonard elle a créé en 2010 son premier spectacle Délîrïüm. L’année suivante, Stéphane Leclerc s’est rajouté à l’équipe pour la création de Ceci n’est pas du Slam. En 2014, elle sort son premier album Les Éclats Dépareillés avec la collaboration musicale de Yann Perreau, Jorane, Marie-Jo Thério ainsi que Dj Champion. En février 2015, elle crée Chrysalides mise en scène par Yann Perreau qu’elle présente un peu partout depuis. Elle est aussi collaboratrice à Radio-Canada, entre autres à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Elle vient de publier sous son vrai nom Elkahna Talbi son premier recueil de poésie Moi, figuier sous la neige. chez Mémoire d’encrier.

Karla Etienne

Karla Etienne s’est initiée à la danse d’Afrique de l’Ouest, puis à la technique de la danse développée par Zab Maboungou. Après quelques années, elle fera partie des interprètes de la compagnie (Mozongi, Lwáza, Montréal by Night). Elle a suivi plusieurs ateliers (chant vibratoire avec Maud Robart, Body resonance avec Yumiko Yoshioka, etc.), obtenu une maîtrise en sciences de l’environnement et travaillé au sein d’organismes environnementaux.

En 2003, elle décide de se consacrer à la danse et devient adjointe à la direction artistique de Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata. Elle coordonne également le Programme d’entraînement et de formation artistique et professionnel en danse africaine (PEFAPDA). Première diplômée du programme, Karla enseigne la danse au studio de Nyata Nyata depuis plusieurs années.

Elle est appelée régulièrement à faire partie des jurys et comités de réflexion aux Conseil des Arts du Canada et Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle a été vice-présidente du conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse. Karla est, depuis 2012, membre du conseil d’administration ainsi que présidente du comité d’évaluation en danse du Conseil des arts de Montréal.

Joshua Wolfe

Né et élevé à Montréal, Joshua Wolfe est diplômé de l’Université de Princeton où il s’est spécialisé en études du Moyen-Orient. Il vient d’une famille d’origines mixtes établie à Montréal depuis plusieurs générations.

Il s’est donné comme défi de voir les choses à travers une lentille différente, et ce faisant a compris que chaque fois qu’il s’agit de conflits, il est essentiel de comprendre les deux côtés afin de progresser et de trouver une solution, c’est pourquoi il a vécu en Palestine.

De retour à Montréal en 2008, il a travaillé pendant plusieurs années en tant que conseiller politique et, plus récemment, il a travaillé sur les relations gouvernementales au sein du Centre des relations juives et israéliennes.

Ses études et son travail ont exposé Joshua à des cultures étendues et à des horizons différents du sien qu’il a fini par apprécier énormément. L’un des éléments centraux sur lesquels il a travaillé est la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes, en particulier en créant des espaces de rencontres entre jeunes des communautés juives et jeunes des communautés racisées.

Kerlande Mibel

Kerlande Mibel a démarré et dirige Zwart communication, une agence de communication qui se spécialise dans le marketing des diversités. Elle a fondé cette agence parce qu’elle croit dans la richesse que représente la diversité pour l’épanouissement de la société. Elle s’intéresse dans les questions de développement économique, développement international, l’égalité femme homme et l’innovation sociale. Depuis 2008, elle enseigne les programmes de « Lancement d’une entreprise (plan d’affaires) et Vente‐conseil » pour plusieurs commissions scolaires. Elle donne aussi des formations en Haïti auprès des agriculteurs et autres entrepreneurs pour le compte d’organisations internationales comme Root Capital. Elle est la présidente fondatrice du Forum économique international des Noirs qui se veut un laboratoire d’innovation économique afin d’accélérer la création de la richesse des communautés noires.

Auparavant, elle a été conseillère politique au cabinet du maire de Montréal pour les dossiers de développement social, économie sociale et jeunesse. Elle a œuvré pendant 10 ans en développement économique, employabilité et entrepreneuriat féminin. Elle était responsable de maintenir et développer les relations avec les différents partenaires stratégiques des organisations pour lesquelles elle travaillait. Elle a, entre autres, créé et géré des programmes de marketing pour les entrepreneures et fait la promotion de l’entrepreneuriat féminin auprès des décideurs montréalais. À titre de professionnelle en développement économique, Kerlande Mibel a été l’instigatrice du Défi de l’entrepreneuriat au féminin de Montréal, des journées de l’entrepreneuriat féminin des professionnels en développement économique et a contribué à la création de Femmessor Montréal. Elle a été chroniqueuse au canal Argent à l’émission PME en action ainsi que blogueuse au Huffington Post et à Infopresse.

Engagée, elle a siégé au conseil exécutif national d’un parti majeur au Québec; réalisé deux mandats à la présidence de la Jeune Chambre de commerce haïtienne; effectué deux mandats au CA du Regroupement des Jeunes chambres de commerce du Québec et du CECI. Elle a été également membre du Forum jeunesse de l’île de Montréal et du comité femme de la Conférence régionale des élus de Montréal. Membre-fondatrice, elle a fait partie du comité de coordination de Grahn-Monde.

Actuellement, elle est administratrice au conseil d’administration de la Fondation de l’Office municipal d’habitation de Montréal et de Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (Big Brothers Big Sisters of Canada). Kerlande Mibel fait actuellement un MBA spécialisé en développement économique à l’Université du Cap-Breton.

Elle est titulaire d’un diplôme de 2e cycle (DESS) en gestion des organisations de l’Université Laval, après avoir complété un baccalauréat en communication à l’UQAM.

Kerlande Mibel parle trois langues et est née en Haïti.

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Enchâsser la situation familiale à la Charte des Droits et Liberté

« Le Québec demeure la seule province du Canada à ne pas protéger la situation de famille dans sa législation portant sur les droits de la personne »

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Voyant à l’intérêt des parents ayant un conflit d’horaire comme employés, la Commission des droits de la personne du Québec a déposé un mémoire, lors des consultations sur le projet de loi 176, qui modifie la Loi sur les normes du travail, dans lequel elle a demandé que la situation familiale soit intégrée à la Charte des droits et libertés du Québec, comme motif de discrimination prohibé.

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Le mémoire déposé le 28 mai 2018 reproche au projet de loi 176 de ne pas aller assez loin en autorisant seulement les congés pour des raisons d’extrême nécessité, telle qu’une maladie grave, un suicide, une disparition, ou un acte criminel causant des sévices physiques à un enfant ou à un proche aidé.

« Ces évènements peuvent pour la plupart être qualifiés de rares et sont susceptibles de survenir de façon plus exceptionnelle dans la vie de la personne qui travaille », a plaidé la Commission.

Or, la Commission a revendiqué que la Charte des droits et libertés du Québec tient compte des obligations parentales quotidiennes et des besoins d’adaptation des parents pour l’éducation et la garde de leurs enfants; et, qu’elle les intègre comme motifs de discrimination à l’article n°10 de la Charte.

L’article n°10 fait déjà état des motifs de discrimination suivants : « la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap. » La dernière modification à la Charte des droits et libertés du Québec concernait l’ajout de l’identité ou de l’expression de genre.

« Un grand nombre de personnes sont confrontées quotidiennement à des difficultés à concilier les exigences professionnelles avec leurs responsabilités parentales ou familiales, rappelle le mémoire de la Commission. L’inadéquation, voire l’absence de mesures de conciliation travail-famille, peuvent contribuer à maintenir les préjudices que certains groupes de personnes subissent dans la prise en charge des besoins de proches nécessitant des soins. »

Modifier les normes du travail

Le projet de loi 176 modifiant la Loi sur les normes du travail augmentent le nombre de semaines d’absence autorisées aux salariés, dans le cas où leur présence est requise auprès d’un enfant ou d’un parent dans des cas graves; et, de plus, elle élargit ces congés à toute personne auprès de laquelle le salarié joue le rôle de proche aidant, qui n’aura plus besoin d’être un membre de la parenté pour être reconnu.

Dans le cas d’une maladie grave, par exemple, les 12 semaines actuelles grimpent à 16 semaines pour les adultes, et à 36 semaines pour les enfants mineurs, un gain significatif pour les parents d’enfants malades.

La nouvelle loi fait aussi passer l’absence prolongée tolérée de 52 à 104 semaines, dans le cas où l’enfant est atteint d’une maladie potentiellement mortelle, attestée par un certificat médical, ou s’il a subi un préjudice corporel grave d’un acte criminel, ou encore en cas par exemple d’alerte AMBER où l’enfant d’un salarié est porté disparu. Pour une autre personne qu’un mineur, le congé est de 27 semaines.

Cour d’appel du Québec

Par contre, une décision de la Cour d’appel du Québec, dans l’affaire Beauchesne, édicte que le fait de ne pas être en mesure d’assumer les horaires d’un travail, même pour des raisons parentales, ne constitue ni un motif de discrimination de la part d’un employeur ni une enfreinte à la Loi sur les normes du travail.

Beauchesne travaillait pour les cols bleus de Montréal, et après que l’employeur l’eut écartée de la titularisation en fonction supérieure en raison de ses restrictions permanentes, elle a demandé à son syndicat de déposer un grief, mais le syndicat a refusé sa demande. Elle a donc déposé une plainte en vertu de l’article n° 47.2 du Code du travail, contre le syndicat, pour « avoir contrevenu à son devoir de représentation en négociant une entente discriminatoire ». Le syndicat avait conclu une entente avec l’employeur consistant à mettre en place des mesures pour accélérer et faciliter la titularisation dans certaines fonctions, et précisant qu’en seraient exclues les personnes qui ont des contraintes permanentes.

Néanmoins, le jugement de la Cour a statué que pour qu’elle y reconnût de la discrimination, cela eût pris la présence « d’une distinction, d’une exclusion ou d’une préférence résultant de l’un des motifs énoncés à l’article n° 10. » Beauchesne a tenté d’invoquer le handicap et le moyen de pallier ce handicap, étant donné qu’elle s’occupait d’un enfant handicapé, mais les juges ont balayé du revers de la main cet argument en mentionnant que Beauchesne n’était pas handicapée.

« En outre, elle n’est pas exclue parce qu’elle est parent, mais en raison de sa non-disponibilité pour occuper la fonction durant tous les quarts de travail », ont fait valoir les trois juges de la Cour d’appel du Québec, les honorables André Rochon, Marie St-Pierre et Dominique Bélanger.

Cour d’appel fédérale

Le paradoxe, c’est que la Cour d’appel fédérale a rendu deux jugements qui font jurisprudence, dans les affaires Jonhstone et Seeley, et qui reconnaissent que le motif de discrimination basé sur la situation parentale contrevient à la Charte des droits de la personne du Canada. Depuis, à la Commission des droits de la personne du Canada, les commissaires reçoivent de plus en plus de plaintes pour des motifs familiaux. En tout, ces plaintes représentent plus de 12 % des plaintes reçues en 2017, pour un total de 1380 requêtes.

Dans l’affaire Johnstone contre le Canada, Fiona Johnstone, une douanière de l’Agence des services frontaliers du Canada, travaillant à l’aéroport de Toronto, a porté plainte contre l’Agence pour qu’elle eût refusé de lui accorder un horaire adapté à ses obligations parentales. Selon la convention collective, en vue d’assurer la continuité des activités de l’aéroport, les horaires des agents sont rotatifs et de durée imprévisible. Johnston n’arrivait pas à trouver un service de garde pour que ses enfants eussent une place adaptée à son horaire de travail.

L’employeur a donc exigé qu’elle devienne une employée à temps partiel, avec les pertes d’avantages qui s’ensuivent, ce que la Cour d’appel a condamné. « La politique non écrite de l’Agence des services frontaliers du Canada de refuser d’accorder un horaire régulier et stable, à temps plein, aux employés qui invoquent un motif fondé sur leur situation familiale, relativement à la garde d’enfants, est discriminatoire au sens des articles 7 et 10 de la Loi canadienne sur les droits de la personne; l’employeur aurait pu accommoder la plaignante », mentionnent les juges de la Cour d’appel du Canada.

Ce faisant les juges ont accueilli la partie la plus importante de la décision de première instance, le Tribunal des droits de la personne du Canada; également, la Cour d’appel du Canada a maintenu la décision de la Cour fédérale de rejeter la demande de révision judiciaire. Selon la Cour fédérale, l’établissement prima facie d’une situation de discrimination a été jugé raisonnablement par le Tribunal. La Cour d’appel a de plus ordonné que l’employeur rende à Johnstone le salaire et les avantages perdus, n’ayant pas travaillé à temps plein, qu’il paye 15 000 $ de préjudices moraux, en plus des 20 000 $ en indemnité spéciale.

Enfin, les juges de la Cour d’appel ont invité à une interprétation plus large de l’article n°2 de la Loi sur la Charte des droits de la personne du Canada : « Une telle interprétation requiert une approche qui inclut les circonstances reliées à la famille, comme les obligations relatives aux soins de l’enfant. Plus particulièrement, le motif de la situation de famille inclut les obligations parentales qui engagent la responsabilité légale du parent à l’égard de son enfant, telles que celles reliées à la garde, à l’éducation et aux soins de l’enfant, tout en excluant les choix personnels d’activités », ont précisé les juges d’appel de l’affaire Johnstone.

Forte de cette jurisprudence, la Commission des droits de la personne du Québec a appelé par son mémoire la Commission de l’économie et du travail à corriger le tir.

« Il faut souligner que le Québec demeure la seule province du Canada à ne pas protéger la situation de famille dans sa législation portant sur les droits de la personne. Les autres provinces ou territoires du Canada ainsi que la législation fédérale prescrivent une interdiction de discriminer pour ce motif, formulé comme l’état familial ou la situation de famille. »

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Le parcours atypique de Mr. Touma, de la Syrie au Québec

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Le Canada a accueilli un nombre important de réfugiés et d’immigrants syriens entre la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016. Le gouvernement Trudeau attendait près de 25 000 réfugiés, il en a finalement accueilli près de 30 000 en date du mois d’août 2016.

Ceux-ci venaient de la Jordanie, de la Turquie et du Liban. Cette vague d’immigration est causée par la guerre civile qui dure depuis 2011. Je me suis entretenue avec Mr. Touma, père de quatre enfants, pour connaître son histoire et avoir son point de vue.

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La Syrie est située au Proche-Orient

Touma a grandi dans la ville de Qamishli en Syrie avec ses parents, ses trois sœurs et ses quatre frères. Il a complété ses études secondaires avant d’être obligatoirement guidé vers le chemin de l’armée pendant quatre ans.

À son retour, il a voyagé à Alep où toute sa famille a pris la charge d’un hôtel pendant une durée de trois ans. Il a ensuite changé de profession pour faire l’acquisition d’une entreprise de broderie. Il est retourné quelques temps à Qamishli pour se marier, mais c’est à Alep que ses enfants sont nés et ont vécu toute leur vie jusqu’à ce que le conflit éclate.

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Conflit en Syrie

Touma a eu peur pour sa famille et, pour veiller à sa sécurité, ils ont pris la fuite vers Qamishli en attendant de prendre une décision pour leur futur.

Il a finalement décidé de quitter le pays pour se rendre au Canada puisqu’il avait déjà plusieurs membres de sa famille qui y vivaient. Son frère a envoyé un formulaire pour immigrer au Canada. Il s’agissait d’un parrainage d’église. Il a attendu que le gouvernement canadien les convoque à Beyrouth au Liban pour passer une entrevue.

Une fois celle-ci réussie, la famille a pu voyager, sauf deux de ses filles qui n’ont pas trouvé de place à bord de l’avion. Elles ont passé une vingtaine de jours de plus au Liban. Le reste de la famille a atterri sur le sol canadien le 12 janvier 2016 tandis que les filles sont arrivées le 26 janvier.

Tout était bien organisé à leur arrivée à Montréal. Effectivement, selon le site d’Urgences Québec, les employés de l’aéroport leur disaient où se diriger et quoi faire. Une fois les immigrants arrivés à l’aéroport Montréal-Trudeau, les immigrants/réfugiés ont suivi des procédures prévues d’immigration et de sécurité. Ils ont eu droit à une aire de repos, une salle d’allaitement et des rafraîchissements. Ils ont ensuite été conduits vers un centre de bienvenue à proximité de l’aéroport où ils ont reçu plusieurs services.

Pour ce qui est du départ, les personnes parrainées ont quitté en compagnie de leur groupe parrain. Ces groupes parrains aident donc les réfugiés à s’installer et à s’intégrer dans la société québécoise. Effectivement, la sœur et le frère de Mr. Touma l’ont accueilli à l’aéroport. Il a vécu avec sa sœur le temps de trouver un appartement.

Défi : parler français

Trouver un appartement n’a pas été le plus grand défi pour lui. La langue a été difficile surtout pour les plus âgés comme lui, un homme dans la cinquantaine.

Ils ne peuvent pas retourner à l’école alors ils ne peuvent pas pratiquer un métier. La communication avec les préposés des hôpitaux, des magasins et tout autre centre est difficile.

Il souhaite que les employés du gouvernement soient multiculturels et puissent discuter avec eux dans sa langue au cas où ses enfants ne soient pas en mesure de le suivre dans ses déplacements. Malgré le fait qu’il ait tenté d’apprendre les fondements de la langue française, il n’a pas été en mesure de tout retenir après 10 mois.

Par contre, il est fier que ses enfants aient appris la langue française et qu’ils aient pu persévérer pour retourner aux études, car souvent les équivalences ne sont pas reconnues et il faut tout reprendre à zéro.

Son but ultime est qu’ils puissent compléter leurs études et qu’ils puissent travailler dans leur domaine et ce, dans un milieu de vie paisible et sécuritaire.

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L’employabilité des immigrants augmente au Québec, et dépasse celle des natifs

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Des données de l’Institut de la statistique du Québec relèvent que pour la période 2006-2017, la situation de l’emploi pour les personnes immigrantes au Québec s’est nettement améliorée. 

On peut ainsi observer une croissance de 480 000 emplois au Québec pour la période donnée (soit de 2006 à 2017), dont près de 250 000 emplois comblés par des personnes immigrantes.

La présence totale de la population immigrante sur le marché du travail est ainsi passée de 11% en 2006, contre près de 16% en 2017.

« On voit que la croissance de l’emploi est plus forte chez les personnes immigrantes », a tenu à souligner Marc-André Demers, analyste à l’Institut, lors d’une entrevue avec La Presse Canadienne. Il a également souligné que désormais la croissance de l’emploi est plus rapide chez les personnes immigrantes que pour les personnes nées au Canada.

Une croissance de l’emploi, autant chez les hommes immigrants (124 100), que chez les femmes immigrantes (126 100).

Des secteurs d’activités plus concernés que d’autres

Durant cette longue période de croissance d’emploi, des écarts se sont toutefois creusés et la situation n’est pas égale dans les différents secteurs d’activités. Ainsi, la plus forte croissance de l’emploi a été marquée dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale, qui représentent au total 50 100 emplois.

Par la suite, on retrouve le transport et l’entreposage (31 000 emplois), le commerce (24 600 emplois), les services professionnels, scientifiques et techniques (23 200 emplois), les administrations publiques (21 900 emplois), et enfin finances, assurances, immobilier et location (20 600 emplois).

Enfin, c’est majoritairement dans la grande région de Montréal que cette croissance est la plus marquée : on compte désormais 196 700 emplois sur 250 000 emplois qui sont occupés par des personnes immigrantes, soit près de 80% environ.

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