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Entrevue avec Romain Chauvet, Fondateur de Média D

Officiellement lancé au début de l’année 2018, nous vous proposons ici une entrevue avec le fondateur de la plateforme Média D, Romain Chauvet, pour en comprendre les enjeux et la vision. 

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Crédit photo : Romain Chauvet

Officiellement lancée au début de l’année 2018, nous vous proposons ici une entrevue avec le fondateur de la plateforme Média D, Romain Chauvet, pour en comprendre les enjeux et la vision avant sa mise en ligne.

Rédaction : Pouvez-vous nous dire en quelques mots qui êtes-vous ?

Romain Chauvet (RC) : Je suis diplômé en communication de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). J’ai principalement collaboré en tant que journaliste pour des radios comme CHOQ.ca, Radio CIBL Montréal 101,5 FM, ou encore CHAI 101,9 FM. On a pu lire mes articles sur diverses plateformes comme les magazines Horizons Économiques et Tic Art Toc, ou encore sur Opportunités.co par exemple. Et puis depuis plusieurs saisons je collabore et anime l’émission d’actualités et d’affaires publiques Fraîchement Pressé sur les ondes de MAtv, une production de la Télévision des Basses-Laurentides, chaque semaine.

Rédaction : Pourquoi et comment vous est venu l’idée de créer Média D ?

RC: Moi-même issu de la diversité, d’origine française de l’Ile de la Réunion, je trouvais que malheureusement on ne donne pas assez souvent la parole à toutes les minorités visibles ou non-visibles au Québec, comparement au reste du Canada ou aux États-Unis par exemple. Alors que paradoxalement nous vivons dans une société très cosmopolite et plurielle. Après réflexions, hésitations et consultations, je me suis donc dit qu’il était temps de donner une tribune à toutes ces personnes là, j’ai alors réfléchi à une manière de le faire, et c’est ainsi qu’est né mon petit « bébé » comme je le surnomme, Média D, « D » pour diversité.

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Rédaction : Justement qu’est-ce que vous entendez par « diversité » ?

RC: C’est une très bonne question, dont il est difficile de répondre en quelques mots ! Je pense qu’aujourd’hui on ne peut pas parler d’une seule diversité, mais plutôt d’une diversité qui a de multiples visages. La définition est très large, on parle ici des minorités visibles et non-visibles, donc ça englobe à la fois les autochtones en passant par toutes les personnes immigrantes ou de double citoyenneté par exemple sans oublier les personnes vivants avec un handicap. Je pense aussi aux personnes de confessions religieuses différentes ou encore à des catégories de population plus particulières qui sont en minorités.

« Je pense que ça prends aussi des modèles, pour donner de l’espoir à toutes ces personnes de la diversité »

Rédaction : Alors comment vont se décliner les activités de la plateforme ?

RC: Avant toute chose, je pense qu’il est bon de mentionner et de préciser que nous ne voulons pas être un média activiste ou avec des revendications. On va seulement proposer du contenu journalistique en lien avec la diversité.

Sur le contenu justement, je mise grandement sur le « Portrait de la semaine » où chaque semaine on va mettre en lumière le parcours d’une personne issue de la diversité qui a accompli quelque chose. Ça peut être un sportif, un entrepreneur, un politique… Bref, quelqu’un d’inspirant et d’inspiré, parce que je pense que ça prend aussi des modèles, pour donner de l’espoir à toutes ces personnes de la diversité, de continuer à avancer et à croire en leurs rêves !

Il y aura également de l’actualité, de la politique, des reportages, des entrevues, des vidéos, et également des opinions, des tribunes de certaines personnes qui viendront nous proposer un point de vue sur une question ou un fait d’actualité en particulier.

Rédaction : Donc ça veut dire qu’il est plus difficile pour une personne issue de la diversité de réussir ?

RC: Certainement ! Il y a de nombreux défis à relever quand on est issu de la diversité, et bien entendu on doit travailler encore plus fort qu’une personne lambda. La diversité est un enjeu important de notre société, nous en prenons de plus en plus conscience, ce sont des questions qui s’immisceront sans doute dans le débat public en vue des prochaines élections au Québec qui approchent à grands pas.

 

Lancement officiel janvier 2018 ! 

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Meilleure qualité de vie, opportunités professionnelles ou environnement sécuritaire sont autant d’attraits qui poussent de plus en plus d’immigrants à se diriger vers les régions du Québec, en grande pénurie de main d’oeuvre ces derniers mois. Mohammed Hicham Louridi, originaire du Maroc, est l’un d’entre eux. Il a quitté Montréal en 2016 avec femme et enfants direction Saint-Georges de Beauce, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Au Québec, plus de 1,3 million d’emplois seront à pourvoir d’ici 10 ans, dont plus d’un million en région, à l’extérieur de Montréal.

Face à cette situation de pénurie de main d’oeuvre, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’immigration. On estime que plus de 20 % de ces postes pourraient être comblés par des personnes issues de l’immigration.

Le Ministère de l’Immigration réalise en ce moment une grande campagne « Ensemble, nous sommes le Québec », en vue de favoriser l’immigration en région au Québec.

Hicham a fait partie de cette campagne de promotion.

Arrivés en mars 2015 au Québec avec sa femme et ses deux enfants, ils sont en possession de la résidente permanente qu’ils ont obtenu après 5 ans d’attente au Maroc.

Installés à Montréal pendant une année, rapidement le quotidien devient stressant et le manque d’opportunités professionnelles et de contrats se fait sentir.

« J’ai eu beaucoup de difficultés à Montréal, je n’ai pas réussi à trouver de travail, malgré les nombreux CV que j’envoyais aux grandes entreprises, je n’avais jamais de réponse ».

Professeur en électronique pendant plus de 15 ans au Maroc, Hicham rencontre des obstacles lorsqu’il souhaite enseigner ou faire un stage, puisqu’il devrait au préalable refaire son diplôme.

Il décide alors de se rapprocher d’un organisme qui aide à la recherche emploi, où il suit une formation de trois mois, qui va lui permettre de se rendre en Beauce, sélectionné lors de l’événement « La Beauce embauche », organisé par l’organisme.

Plan B : en région 

Après avoir visité la région et passé des entrevues, une opportunité professionnelle se présente à lui, qu’il accepte sans hésitation. Obligé de revenir quelques mois à Montréal, pour ne pas avoir pu céder le bail, finalement il retrouvera un emploi à Saint-Georges de Beauce par la suite.

A 50 ans il travaille aujourd’hui comme opérateur de production sur des machines à outils numériques chez Tactic.

« Moi et ma femme, on étaient déterminés, on avait un objectif »

Leur intégration et installation s’est extrêmement bien passée, les gens ont été très accueillants avec la nouvelle famille, et aucun acte de racisme ne s’est encore manifesté.

Même chose pour leurs deux enfants qui se sont vite intégrés, forts d’avoir appris le français lors d’écoles d’été à Montréal.

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Hicham et sa famille

 

Conseils pour futurs immigrants

Il conseille pour les futurs immigrants de bien se renseigner avant de partir, mais surtout d’aller visiter en personne avant de prendre une décision.

« Le seul conseil que je peux donner, surtout aux personnes avec des enfants, c’est d’aller en région, dans n’importe quelle région » explique t-il.

Enfin de ne pas oublier de consacrer beaucoup d’efforts et de temps à la recherche d’emploi et de se rapprocher d’organismes qui oeuvrent dans la régionalisation ou l’aide en recherche d’emploi.

L’avenir continue de se dessiner pour eux à Saint-Georges de Beauce, où leurs enfants pourront aller prochainement à l’université dans la région.

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