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Faut-il créer une journée contre l’islamophobie au Canada ?

Quelques jours avant les commémorations entourant le premier anniversaire de la tuerie dans une mosquée à Québec, le débat est relancé sur la création ou non d’une journée contre l’islamophobie au pays. 

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Quelques jours avant les commémorations entourant le premier anniversaire de la tuerie dans une mosquée à Québec, le débat est relancé sur la création ou non d’une journée contre l’islamophobie au pays. 

 

Tuerie de Québec : 1 an après 

Presque un an jour pour jour après la tuerie dans une mosquée à Québec, qui avait coûté la vie à 6 musulmans et fait de nombreux blessés, la tension est toujours palpable et les questions demeurent. Le coupable, lui, Alexandre Bissonnette, doit subir son procès en mars prochain.

L’attentat meurtrier avait entraîné tout un débat autour des questions identitaires dans notre société et se poursuit aujourd’hui encore.

En février 2017 déjà , une première demande avait été déposée auprès d’Ottawa, appuyée notamment par Haroun Bouazzi, de l’Association des musulmans et arabes pour la laïcité au Québec, pour demander l’instauration d’une journée nationale contre l’islamophobie, sans retour.

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Cérémonie funéraire suite à la tuerie

Demande du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC)

Quelques jours avant les commémorations du premier anniversaire de l’attentat, le CNMC a envoyé vendredi dernier une lettre ouverte à Justin Trudeau pour demander la création d’une journée de commémoration et de lutte contre l’islamophobie au pays le 29 janvier.

Appuyé par de nombreuses organisations musulmanes canadiennes, le Conseil souligne qu’avec « la montée des groupes extrémistes qui continue de poser une menace à la sécurité des institutions et des congrégations musulmanes canadiennes, il est crucial que nos dirigeants s’opposent fermement contre l’islamophobie et les agents de sectarisme qui cherchent à provoquer une division haineuse entre les Canadiens et les citoyens musulmans. »

 

« Avec l’arrivée du premier anniversaire, le CNMC croit qu’un tel geste posé par le gouvernement permettrait aux Canadiens de ne pas oublier les victimes des attaques et au public de mieux comprendre les risques associés à la haine, au sectarisme et à l’islamophobie »

Voici la lettre envoyée au premier ministre

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Source : National Council Of Canadian Muslims

 

La loi M-103 à l’été 2017

Face à un débat public animé suite à la tuerie, Ottawa a l’été dernier adopté la motion 103 contre l’islamophobie, pour faire suite à « un climat de haine et peur […] qui s’installe dans la population ».

Le but de cette motion présentée par la députée Iqra Khalid est de « condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques ».

Des opposants 

Plusieurs personnes se sont étonnées de voir apparaître cette loi, tout comme la création d’une telle journée.

Pourquoi l’islamophobie, et pas l’antisémitisme ou la christianophobie se questionnent plusieurs canadiens en s’appuyant sur des données de Statistiques Canada qui montrent que les premières victimes de crimes racistes au Canada sont les Noirs et non les Arabes.

De même, que les Juifs sont au premier rang pour les crimes motivés par la haine d’une religion au Canada.

Journée contre l’islamophobie : et ailleurs ? 

Les américains ont déjà leurs journées contre l’islamophonie et la suprématie blanche qui se tiennent chaque année les 4 et 5 février. En France aussi, la journée du 10 décembre est consacrée contre l’islamophobie, tout comme l’Europe le 21 septembre.

Face aux amalgames et aux débats qui se poursuivent dans notre société (comme la loi sur la neutralité religieuse et les services offerts à visage découvert), l’instauration d’une journée contre l’islamophobie apparaît comme essentielle aux organismes et personnes de confessions musulmanes à qui nous avons parlé pour cet article.

Lutter contre les amalgames est important, et cette journée pourrait être l’occasion d’en apprendre plus pour éviter de tout mélanger dans un débat afexcié. Le premier ministre Justin Trudeau devrait réagir dans les prochains jours, et nous devrions avoir plus de détails à savoir si cette journée verra le jour ou non d’ici le 29 janvier prochain.

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Québec veut autoriser les universités à augmenter les droits de scolarité pour étudiants étrangers non-francophones

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Le gouvernement du Québec a présenté la semaine passée de nouvelles mesures concernant l’enseignement supérieur au Québec, qui s’inscrivent dans le plan quinquennal mis sur pied en vertu des mandats stratégiques entre Québec et les universités.

Le gouvernement du Québec souhaite désormais autoriser les universités à augmenter les frais de scolarité pour les étudiants étrangers non francophones, à l’exemption donc des étudiants français et belges qui bénéficient d’une entente spéciale.

De plus, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a également annoncé une aide supplémentaire de 1,5 milliard de dollars pour les universités québécoises sur la période 2022-2023, en vue d’accueillir davantage d’étudiants étrangers.

Une aide directe de 22,8 millions de dollars sera d’ailleurs entièrement consacrée aux établissements francophones du Québec, pour permettre d’accueillir environ 2500 nouveaux étudiants étrangers.

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Baisse du taux de chômage chez les immigrants au Québec

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Le taux de chômage chez les immigrants au Québec continu de baisser ces dernières années, il est ainsi passé de 12,4% en 2011 à 8,7% pour 2017. Malgré des chiffres encourageants, ce taux reste nettement plus élevé que pour les personnes nées au Québec.

Le vieillissement de la population et les nombreux départs à la retraite sont des raisons pour lesquelles, le Québec a besoin de main d’oeuvre étrangère ce qui passe notamment par l’immigration.

Malgré des discriminations à l’embauche qui persistent, notamment chez les personnes immigrantes originaires du Maghreb, les immigrants ont un large avantage sur le marché du travail au Québec.

Le taux de chômage chez les immigrants originaires du Maghreb est passé de 17,3% les années précédentes, à 11,5% en 2017.

Au delà des chiffres, les experts soulignent que la difficulté de reconnaissance d’expériences et de diplômes étrangers au Québec participent à maintenir un taux de chômage élevé chez les populations immigrantes.

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Visite guidée du Musée des beaux-arts de Montréal

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Visite guidée des nouvelles expositions au Musée des beaux-arts de Montréal. 

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