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Le petit Ariel Kouakou toujours introuvable, depuis le 12 mars

Ariel est porté disparu depuis le 12 mars.

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Le petit garçon de dix ans, Ariel Jeffrey Kouakou, manque toujours à l’appel depuis presque deux semaines maintenant. Les recherches n’ont toujours rien donné, alors que le SVPM a annoncé cette semaine privilégier la thèse de l’accident.

Une veillée aux chandelles s’est tenue hier soir à sa mémoire dans une église locale du quartier Ahuntsic-Cartierville. Près de 200 personnes avaient fait le déplacement pour adresser quelques mots à la famille du jeune garçon.

Malgré une piste de l’accident dans la Rivière des Prairies privilégiée par le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), la famille continue de croire qu’il s’agit d’un enlèvement et propose une rançon en l’échange de son petit garçon.

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Le Bâtiment 7 : une autonomie collective en émergence

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Après des années de lutte, de militantisme et de réflexions collectives ; le bâtiment 7 a officiellement ouvert ses portes début mai. Derrière les murs en briques rouges de cet ancien vestige ferroviaire, laissé longtemps à l’abandon, émerge une communauté libertaire, dynamisée par les habitants de Pointe Sainte Charles. Visite de ce lieu emblématique du quartier, devenu un symbole de l’initiative citoyenne.

Construit par le CN dans les années 20, l’immense entrepôt a traversé les décennies, témoin de l’histoire industrielle de Montréal. En 2005, la compagnie ferroviaire cède pour 1$ le terrain à un promoteur immobilier, le groupe Mach. Il projette d’y installer un centre de foires internationales, ainsi qu’un casino.

C’est alors qu’un mouvement de résistance se dessine sous l’initiative du collectif « 7 à nous ». Le collectif, fondé pour soutenir la population de Pointe Saint Charles dans cette lutte citoyenne milite pendant plus de 10 ans pour l’acquisition du lieu et sa réhabilitation par et pour les habitants du quartier.

Le combat citoyen porte ses fruits et le groupe immobilier finit par céder gratuitement le bâtiment au milieu communautaire. Une belle victoire populaire qui marque le début d’une grande aventure.

Le bâtiment 7, un lieu de rassemblement alternatif

Situé à l’extrémité du quartier de pointe saint Charles, à l’angle de la rue Le Ber et de la Congrégation, le bâtiment 7 ne passe pas inaperçu. Sous un soleil généreux, sa façade ocre semble se détacher du décor et la terrasse qui l’entoure donne envie de s’approprier le lieu pour une après-midi et plus. Des bruits de travaux, de la musique et des résonances viennent agrémenter mes premiers pas aux abords de la bâtisse. J’y croise des gens qui bricolent ; des tables à poncer, de la peinture encore fraîche, des chaises disparates et un frigo communautaire. Une manière simple de mettre à disposition des denrées alimentaires pour la communauté et d’éveiller le sens du partage.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

A l’entrée, une immense pièce lumineuse, avec livres à disposition et coin farniente.

A gauche, un plan du bâtiment. Ateliers de sérigraphie, de bois, espace de coworking, atelier de mécanique, épicerie, micro brasserie et bien d’autres projets se sont fait une place dans cet impressionnant espace de vie.

Je fais la connaissance de Guillaume Allyson qui s’occupe de l’atelier d’impression numérique. Il m’explique être un « utilisateur responsable ». Le principe ? Moyennant des frais mensuels, il utilise l’atelier numérique lorsqu’il le souhaite et gère son fonctionnement. A la différence d’un « utilisateur ponctuel », qui paye à l’heure. « Le modèle de revenu est large, l’entretien est partagé, chaque groupe donne de ses heures pour les différentes tâches et les utilisateurs responsables assurent les frais fixes de la bâtisse. » me renseigne Guillaume. L’accessibilité est au coeur du projet et la flexibilité de ce modèle économique permet à tout le monde d’en profiter. On poursuit la visite avec l’atelier de bois.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

L’odeur du pin se mêle au bruit des machines et l’ambiance est propice à la confection. On y croise Elisabeth Drouin, ébéniste et utilisateur responsable de l’atelier. De grands pans de bois, coupés à l’identique et assemblés s’empilent le long de la pièce. C’est un premier projet pour les jardins collectifs de Pointe Saint Charles et les ruelles vertes. « Je suis travailleuse autonome et cet atelier me permet de gérer mes activités professionnelles tout en travaillant sur d’autres projets avec le bâtiment 7. » explique Elisabeth.

A l’avenir des formations seront organisées, notamment sur l’utilisation des machines. Pour l’heure, novices ou expérimentés, peuvent venir travailler le bois dans cet espace d’entraide et de création.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

En face, l’atelier de mécanique. Même principe et liberté d’utilisation.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

Plus loin s’installe doucement la Brasserie « Les Sans Tavernes », une micro brasserie artisanale. Elle rejoint l’épicerie « Le Détour », une supérette autogérée à but non lucratif.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

Ici, en échange de 3 heures de bénévolat par mois, les habitants du quartier auront accès à des prix réduits sur des produits, sains et variés. Le détour participe ainsi au développement d’un réseau alimentaire local et souhaite à terme envisager des moyens d’échanges non marchands ; toujours dans l’optique de faire du bâtiment 7 une fabrique d’autonomie collective.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

Au deuxième étage, un grand espace de coworking, un atelier de sérigraphie, un atelier de peinture, loué par l’école d’art de Pointe Saint Charles, la coop des jeunes du quartier, un atelier de céramique et d’impression numérique, dévoilé par Guillaume.

« Ici les prix sont compétitifs, le matériel performant et l’idée c’est aussi d’échanger nos savoirs. »

En redescendant, Guillaume me présente Gabrielle, en pleine rénovation de tables pour la terrasse. Gabrielle Guérin est présidente du conseil d’administration du collectif 7 à nous et membre fondatrice de la brasserie « les Sans Tavernes ». Militante du projet depuis plusieurs années elle est témoin de la métamorphose du bâtiment et de la ferveur des habitants pour ce lieu si particulier. « Tous les groupes communautaires du coin se sont réunis pour penser le projet, pour le faire évoluer et éviter de tomber dans les pièges de la gentrification du quartier » m’explique t-elle en m’offrant un café au soleil.

« Le bâtiment 7 c’est un lieu qui rassemble, où tout est possible. »

Une quasi autonomie et des projets en devenir

Avec un système d’économie circulaire, le bâtiment 7 prône une consommation responsable et s’engage à générer des circuits courts avec le moins d’intermédiaires possibles entre le producteur et le consommateur. L’épicerie « Le Détour » illustre bien les contours de ce modèle économique.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

Le bâtiment 7 se veut aussi porteur d’emplois, « chacun peut trouver quoi faire ici, le bâtiment 7 peut donner toutes sortes d’expériences et à terme on aimerait offrir des emplois sans hiérarchie, avec un même pied d’égalité. » me confie Gabrielle.

Elle m’accompagne pour une découverte de l’espace extérieur. Gabrielle me montre les futurs jardins collectifs et l’espace dédié aux serres. Même s’il faut se projeter on imagine parfaitement de beaux potagers et des fleurs prendre racine au bon milieu de ce terrain encore en friche.

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Crédit photo : Clémentine Mollier

« Dans quelques temps on aimerait aussi avoir des chevaux et d’autres animaux. On construira aussi des logements, et puis ici, il y aura d’ici 2020, un pôle famille, incluant un CPE et une maison de naissance. » ajoute Gabrielle, le sourire aux lèvres.

Le bâtiment 7 né d’une volonté collective, d’une victoire populaire sur l’appétence du profit a tout pour devenir le moteur d’une réelle transformation sociale. La machine est en marche, les projets bouillonnent et Pointe Saint Charles sera peut être l’exemple de la ville de demain ; une ville portée par la force du collectif.

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« Black Cop » : bientôt au cinéma

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La vedette de Trailer Park Boys, Cory Bowles, passe d’acteur à auteur. « Ce n’est pas facile d’être un policier noir. Votre communauté ne vous fait pas confiance, vos collègues sont prudents autour de vous et tout le monde assume que vous détestez N.W.A. ». Un film à voir absolument le 1er juin au cinéma Cinéplex.

Cory Bowles, la majorité des personnes le connaisse pour son rôle de Cory dans la série Trailer Park Boys, avec son personnage toujours plus idiot et gaffeur à chaque épisode. Ce personnage est loin d’être une représentation de sa personnalité. On sait qu’il est capable de jouer, mais qui savait qu’il avait les étoffes d’un auteur réalisateur.

En effet, l’acteur de 44 ans né à Montréal, mais élevé en Nouvelle-Écosse, travaille depuis un bon moment sur son film à micro budget Black Cop. Inspiré des tensions raciales et des accidents où des policiers blancs ont abattu des civils noirs non armés, il nous arrive avec une satire psychodramatique politique de 90 minutes tournée à Halifax en seulement 12 jours. 

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La vedette de Trailer Park Boys nous raconte les difficultés rencontrées par un policier noir. Il doit vivre avec le manque de confiance de sa population et la prudence de ses collègues à son égard. Étant déjà déchiré entre faire son travail et suivre ses convictions, des circonstances le pousseront jusqu’à ses limites. Son identité remise en jeu, tout est en place pour un maelström de vengeance et de justice. Cette satire met de l’avant les tensions raciales, l’application de la loi et l’utilisation des médias sociaux.

On retrouve dans ce film Ronnie Rowe Jr. qui incarne le personnage principal Black Cop, Sophia Walker dans le rôle d’une police recrue et Sébastien Labelle qui joue le policier blanc. Bowles admet que les critiques ont été majoritairement positives aux États-Unis durant la tournée des festivals, on dit du film qu’il apporte son éventail d’émotions, allant jusqu’à un sentiment interne de rage pour certaines personnes.  

Black Cop sera bientôt au cinéma, mais avant d’en arriver là, le film a fait une longue tournée des festivals en Amérique du Nord et en Europe.

Sur un total de 27 participations de festivals, Cory Bowles et son film remporteront 8 prix, dont celui de Meilleur directeur de l’Atlantique (Atlantic International Film Festival) et Excellence dans l’art cinématographique (Tallgrass Film Festival).   

C’est durant cette tournée des festivals que les droits seront achetés aux États-Unis par Samuel Goldwyn Films et au Canada par Northern Banner basé à Toronto. Tout naturellement, l’auteur se dit très excité de ces nouvelles unions et a vraiment hâte de partager sa création avec une audience plus large.

Black Cop sera au Cinéma le 1er juin à travers les grandes villes du Canada. Les représentations auront lieu dans les Cinéplex de Montréal, Toronto, Vancouver, Calgary, Winnipeg et Halifax. De plus, si vous êtes trop pressé, il est présentement disponible sur plusieurs plateformes tel que Itunes pour l’achat et la location. 

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Québec veut autoriser les universités à augmenter les droits de scolarité pour étudiants étrangers non-francophones

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Le gouvernement du Québec a présenté la semaine passée de nouvelles mesures concernant l’enseignement supérieur au Québec, qui s’inscrivent dans le plan quinquennal mis sur pied en vertu des mandats stratégiques entre Québec et les universités.

Le gouvernement du Québec souhaite désormais autoriser les universités à augmenter les frais de scolarité pour les étudiants étrangers non francophones, à l’exemption donc des étudiants français et belges qui bénéficient d’une entente spéciale.

De plus, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a également annoncé une aide supplémentaire de 1,5 milliard de dollars pour les universités québécoises sur la période 2022-2023, en vue d’accueillir davantage d’étudiants étrangers.

Une aide directe de 22,8 millions de dollars sera d’ailleurs entièrement consacrée aux établissements francophones du Québec, pour permettre d’accueillir environ 2500 nouveaux étudiants étrangers.

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