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Poésie

Les poèmes de Vincent Poirier

Notre poète et essayiste nous propose un peu de légèreté en ce dimanche.

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Dans les creux forestiers nous avons fait le vœu

rêver un réel d’argile et d’agrume

un lointain dur à collectionner

peut-être certains manquent d’ambitions

les rêves grossissent et pondent différentes couleurs

un brin de folie ne tient qu’à un fil corrosif

chaque pilule nous pousse loin du vert

toujours dans ces nuances de gris

de colère urbaine

saveur carbonique des astres disparus

l’odeur de la retombée radioactive

cet érotisme se droguant à l’acte manqué

le nerf nous pèse par perte de définitions

l’asile n’est plus pour les malades

laissez-les partir, gambader à droit et à gauche

respectez leur non-maladie

quelque chose inclassable pourrit sur les lèvres de chaque mot

on y enferme désormais ceux qui soignent

bientôt le vert sera trop controversé

aucun droit d’en faire usage à Noël

chaque offense explosera en boîte plastique

puis jetée à la décharge

pour nous apprendre à oublier le besoin d’oxygène

alors que nous étouffons, ordures parmi les ordures

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Poésie

Réflexion de Vincent Poirier

Notre essayiste a repris sa plume

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12 Mai 2017

Tu sautais sur les vapeurs enrêvés

un petit pas pour toi hors des cendres et des vices

âpres réels pour tes saveurs imaginaires

prête pour le grand voyage d’Alice

tous les jours tu danses sur le clavier

moi, pour la consoler je lui disais

vos cauchemars gargarisent mon pays des merveilles

 

18 Mai

L’échange de nos nuages pluvieux grugent les sols fertiles

tu viens ici dans le confort d’une retombée nucléaire

peut-être chacun a son royaume geôlier

avec ces roses piquantes et quelques idoles bandés

nos génies nous bousolent vers les champs Élysées

 

23 Mai

Ton heure arrivée

l’oiseau blanc fend l’air à coup de gaz

tout ce vide te tiendra compagnie

heureuse d’enfin devenir quelqu’un

parmi les mausolées en gratte-ciel

et ces plèbes d’atomes nécrosés

 

25 Mai

J’attendrai de tes nouvelles tous les ans

tu étais presque arrivée, déjà l’une des nôtres sans avoir toucher le sol

le sortilège que jette les papiers signés et les cartes d’identités

Tu es atterri beaucoup trop tard, je ne te reconnaissais plus

pays imaginaire rencontre les lois de la gravité et les tumeurs des moteurs

une part de toi est restée là-bas, endormie sous les horizons

l’autre, ton ombre persiste en chaque moi

souffle vibre au sein de tes lettres au creux de ma boîte solitaire

cisaille chaque jour un peu plus tes paroles en poussière

aucune gravité ne te retient en moi

 

25 Mai 2047

Lorsque je ne serai plus ma propre étrangeté

sur une terre d’amour empoisonné

moins à perdre que les modistes de l’oubli

une tendance vers l’heureux nulle part

je viendrai te rendre une dernière visite

réussir ce voyage que tu n’as jamais pu

ces premiers mots tendres que tu n’entendras pas

rien de nouveau sous le soleil, hormis des chimères

nos rêves enterrés

avec le passé de Mai

 

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Poésie

L’instant poésie du dimanche

Notre poète et essayiste nous propose un peu de légèreté en ce dimanche.

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Il y a la mélancolie

Ne pas savoir ce qui vaux

D’où c’est parti, où ça va

Et respirer dans la bouche des autres

La brume mortifie les vitraux

Chaque psaume à Dieu invente ses régions d’enfer

Et si rien ni personne n’agonise

Dans ce monde miroir

Qui a une valeur sûre tant que la lumière reste ouverte ?

Ton corps hanté d’écumes mange leur chair

Marque au fer coloré la matière grise

D’hologrammes sauvages que vous appelez liberté


Dans quarante ans

Respirer sera au même pied que la parole

De plus en plus urgent, mais toujours criblé de taxes

La saveur de la nuit déféquera certains cauchemars

L’avenir toujours plus impossible

Impose la caresse d’une tolérance absolue

 

Dans quarante ans

On jeûne au fond du désert

Seuls au creux de nos sarcophages

Recouvert de silences mouvants

À soixante dix étages sous le niveau de la terre

Sous les pierres du Styx

Où on ne parle qu’à ses espoirs

Scarabée mangeurs de chair

 

Dans quarante ans

L’utopie locale par césarienne porteur d’avenirs avortés

Nous accommoderons les autres à l’aveugle

Naîtrons leurs visages, leurs bouches et leurs langues

Déjà en voix d’extinction

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