Les voix LGBT du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord sortent du silence | Média D
Restons connectés

Actualités

Les voix LGBT du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sortent du silence

« Lutter contre les mythes et briser l’isolement »

Publié il y a

le

Souvent stigmatisés, intimidés voire soumis à la peine de mort dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, les activistes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) sortent de leur silence et osent défier certains États répressifs.

L’organisme Human Rights Watch, en partenariat avec la Fondation arabe pour les libertés et l’égalité, vient de publier un rapport intitulé « L’audace face à l’adversité : Activisme en faveur des droits LGBT au Moyen-Orien et en Afrique du Nord » dans lequel des activistes racontent leurs histoires.

De plus, une série de vidéos a été mise en ligne afin de lutter contre les mythes, contrecarrer l’isolement de nombreuses personnes LGBT et envoyer des messages de soutien et d’encouragement.

« Nous ne voulons plus de cette image qui nous pose en simples victimes »

« Nous voulons parler de la réalité, de la violence, mais aussi [montrer ce qui est] positif » souligne Zoheir, un activiste algérien.

Au total ce sont 34 activistes de 16 pays arabophones du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont participé à ce projet. Les activistes encouragent notamment les jeunes LGBT à se défendre.

Capture d’écran 2018-04-24 à 13.18.00.png

Rima, une femme bisexuelle du Liban, s’adresse directement aux femmes bisexuelles et lesbiennes de la région quand elle déclare : « Des personnalités religieuses, le gouvernement ou vos parents – tous veulent avoir leur mot à dire sur ce que vous faites avec ce que vous avez entre les jambes. Ce que je veux vous dire, c’est que ce n’est pas leur problème, que votre corps, vos désirs, vos idées sont à vous, et à vous seuls. S’ils n’aiment pas ce que vous êtes, ils ont tort ».

Situation difficile 

Human Rights Watch souligne également dans son rapport la difficile et critique situation qui persiste aujourd’hui encore pour les personnes LGBT dans toute cette région du monde.

« La criminalisation du comportement homosexuel et de la non-conformité de genre, les arrestations arbitraires et les mauvais traitements, le manque de reconnaissance des personnes transgenres, la violence, les restrictions à la liberté d’expression et d’association, le rejet de la famille ou encore la stigmatisation sociale » font encore parties du quotidien pour ces personnes, rappelle l’organisme.

« Je suis un être humain comme les autres et j’ai des droits. Je vais défendre ces droits », explique Ahmed, un homosexuel libyen.

Ce rapport reconnaît les violations graves et omniprésentes des droits humains qui affectent les personnes LGBT dans la majeure partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ces violations vont des exécutions extrajudiciaires aux arrestations collectives, en passant par la censure du discours pro-LGBT.

Développement du mouvement 

L’organisme espère qu’à travers ces vidéos l’ouverture d’esprit triomphera et la cause avancera. Mais déjà aux quatre coins de cette région, les activistes LGBT s’organisent et ce malgré les menaces et la répression persistance de certains États.

À Oman par exemple, un activiste a décrit comment ses amis et lui ont commencé à petite échelle, en organisant des « fêtes pour que les homosexuels se rencontrent et travaillent en réseau dans un espace sûr, et pour qu’à l’avenir ils puissent s’entraider ».

Au Koweït, un activiste a formé des personnes LGBT à la sécurité numérique, en allant travailler chez elles. En Jordanie, des activistes se servent du théâtre et d’autres formes artistiques pour sensibiliser non seulement les communautés LGBT mais aussi, dans certains cas, le grand public, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

Actualités

Montréal aura une consultation publique sur le racisme et les discriminations systémiques

Published

on

Ça y est Balarama Holness a rempli son pari de récolter plus de 15 000 signatures dans une pétition, pour forcer la ville de Montréal à tenir une consultation publique sur le racisme et les discriminations systémiques. 

L’ancien candidat de Projet Montréal avait lancé une pétition depuis plusieurs mois, qui au terme de son dépôt le 27 juillet dernier, comptait au moins 16 700 signatures validées.

Balarama Holness a annoncé la bonne nouvelle ce matin, au travers de sa page Facebook.

image1.png

Par conséquent, la Ville de Montreal sera désormais forcée de tenir une telle consultation publique. Le comité exécutif devra déterminer lors de la prochaine séance l’instance qui devra se charger de cette consultation publique.

Revoir notre entrevue avec Balarama Holness :

Continuer à lire

Actualités

Et Haïti ?

Published

on

La situation reste très instable en Haïti, à tel point que le gouvernement canadien a décidé de fermer son ambassade sur place en juillet dernier. Une telle mesure n’avait été prise auparavant que lors des circonstances exceptionnelles survenues avec les catastrophes naturelles en 2008, 2009 et 2010.

Il recommande d’ailleurs aux ressortissants canadiens de faire preuve d’une grande prudence en se rendant en Haïti. Le gouvernement évoque sur son site officiel un “taux de criminalité élevé en différents endroits du pays”, dont Port-au-Prince, la capitale, fait partie.

people-3127600_960_720

Au début du mois de juillet, le gouvernement haïtien a annoncé une forte hausse des prix du pétrole, une mesure qui a provoqué le courroux de la population et déclenché des émeutes sur l’île. Les manifestations ont poussé le premier ministre à présenter sa démission au président haïtien Jovenel Moïse. Cependant, cette mesure n’a pas suffi à calmer la population qui continue à réclamer la démission du président haïtien.

Depuis le tremblement de terre de 2010, le taux de criminalité a grimpé en flèche à Haïti et les politiques sont régulièrement accusés par la population d’être impliqués dans des systèmes de corruption. Malgré les aides internationales reçues, le pays n’a toujours pas réussi à se remettre de la catastrophe.

Un article publié récemment rapportait que les accidents routiers sont beaucoup plus fréquents ces derniers temps. On aurait dénombré 86 personnes décédées du 29 juin au 28 juillet dernier, ce qui, à titre d’exemple, est trois fois plus important que pour le Québec avec à peu près la même densité de population.

haiti-79643_960_720

Cette situation précaire pousse de nombreux Haïtiens à quitter leur pays chaque année, la plupart du temps pour se rendre aux États-Unis ou au Canada. Selon le dernier recensement disponible, ce serait plus de 50 000 Haïtiens qui sont arrivés au Canada en 2016.

Et leur nombre risque encore d’augmenter. En effet, le président américain Donald Trump a décidé en novembre dernier d’abroger le statut spécial accordé aux Haïtiens qui les protégeaient de l’expulsion, comme il l’avait fait pour les habitants du Nicaragua un peu plus tôt, suscitant de la même manière de nombreuses contestations aux États-Unis. 

Mais les Haïtiens qui immigrent au Canada n’y seront pas forcément plus à l’abri. Le moratoire supprimé depuis 2014 les contraints de retourner dans leur pays d’origine si leurs demandes légales entreprises au Canada ne sont pas acceptées. Ce moratoire avait été mis en place pour empêcher les Haïtiens n’ayant pas de statut légal au Canada d’être renvoyés en Haïti, car le gouvernement fédéral considérait que la situation dans le pays était trop dangereuse.

C’était d’ailleurs l’objet d’une manifestation organisée par l’organisme humanitaire Solidarité sans Frontière dans le centre-ville de Montréal. Ses organisateurs réclament un moratoire à effet immédiat pour les Haïtiens et déplorent la poursuite des déportations alors que de manière parallèle, le gouvernement recommande à ses ressortissants de faire preuve de prudence en se rendant sur l’île. Bien qu’il soit compliqué pour les pays occidentaux de répondre à cette demande en matière d’immigration, il est clair que ces personnes ne devraient pas être renvoyées dans un pays qui n’est pas stable et dans lequel leur vie est en danger.

De l’espoir pour la suite ?

L’immigration est un sujet important au Canada. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé en juin dernier un budget supplémentaire de 50 millions de dollars pour aider les provinces à mieux gérer les demandes. Une somme importante, dont 36 millions seront destinés au gouvernement provincial québécois.

Le ministre de l’Immigration, David Heurtel, a qualifié ce chiffre de plus que raisonnable étant donné qu’environ 50% des demandes en matière d’immigration sont traitées au Québec. Espérons que ces aides vont permettre d’améliorer la situation de vie de ces “peuples en exil” qui sont de plus en plus nombreux à venir se réfugier au Canada ces dernières années.

Continuer à lire

Actualités

La maltraitance des Autochtones est infreinable

Published

on

Les Autochtones appartiennent à l’un des trois peuples, soit les Algonquiens, les Iroquoiens ou les Inuits répartis en 55 communautés et ayant chacune leur propre langue de communication. En date de 2016, la population totale échelonnait les 180 000 habitants répartis dans la province du Québec. Cela représente 2,3% de la population québécoise. Ils restent cependant maltraités malgré leur importance significative dans la création et dans le développement du Canada.  

En effet, les Autochtones et les Français ont, pendant longtemps, établis des relations commerciales surtout en ce qui a trait à la traite de fourrure. Le roi de France jurait de défendre et de protéger la liberté des Autochtones du moment où ils acceptaient de devenir citoyens français et de se faire baptiser. Ils ne pouvaient donc pas être soumis à l’esclavage. 

Par contre, les Britanniques, en concurrence avec les Français, voulaient assurer l’assimilation des autochtones. Pour ce faire, ceux-ci ont été sédentarisés et recadrés sur des terres réservées à leur usage personnel servant à contrôler ce peuple caractérisé comme étant des « sauvages ».

La supériorité du peuple colonial se fait alors ressentir annonçant le début du processus de dépréciation et d’érosion du peuple indien qui perdure jusqu’à aujourd’hui en 2018.

Effectivement, tranquillement la toile de la discrimination systématique vécue par les autochtones s’est tissée jusqu’à en venir aux nombreux cas de négligence vécus, entre autres, par les femmes autochtones du Québec.

Par exemple, Maina Aculiak, une femme inuite de l’arrondissement Côte-des-Neiges a récemment été portée disparue après avoir été arrêtée par les autorités policières alors qu’elle sortait en état d’ébriété pour se procurer de la bière. En quittant, les policiers lui ont offert un billet d’autobus pour retourner à l’hôpital où elle résidait. Il faut aussi prendre en considération qu’elle ne maitrise ni le français ni l’anglais et souffre de problèmes de santé mentale. Sachant ceci, personne n’a offert de l’aider.

PC_111207_bo4dk_premieres-nations-saskatchewan_sn635

La même situation se répète chez plusieurs autres femmes autochtones qui sont violentées et tuées sans aucune intervention de la part du système judiciaire.

Pour remédier à ce problème d’envergure et rarement adressé, le gouvernement Trudeau propose une solution. Selon le site de Radio-Canada, il a lancé un processus de consultation auprès des Autochtones et des autres Canadiens afin de déterminer les modalités de son cadre de reconnaissance et de mise en œuvre des droits.

Mme Bennett, ministre des relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord a stipulé qu’elle débutait un dialogue difficile sur la vérité de l’histoire du Canada, des siècles de pratiques colonialistes qui ont nié les droits inhérents des peuples autochtones.  

La ministre de l’environnement, Catherine McKenna a déposé un projet de loi stipulant que dorénavant les Autochtones devront être consultés pour toute planification de projet énergique.

Outre cette décision, les droits et liberté des Autochtones ne sont pas reconnus d’un point de vue social ou économique. Il reste du chemin à faire avant que les Premières Nations soient considérées comme des êtres humains aussi importants que le reste des Québécois.

Continuer à lire
Publicité
Publicité
Publicité

Facebook

Publicité

Infolettre

Le meilleur de nos articles à chaque semaine

POPULAIRES