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L’exigence de l’anglais complique l’intégration des immigrants francophones

Le taux de chômage chez les immigrants francophones est 40% supérieur à celui des immigrants anglophones (2016).

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Beaucoup d’immigrants francophones choisissent le Québec comme terre d’accueil au Canada car au premier abord la dominance du français devrait faciliter leur intégration. Mais la réalité est bien différente à leur arrivée, nous en avons rencontré plusieurs d’entre eux. 

Aux quatre coins de la province, et encore plus à Montréal, plusieurs immigrants francophones ont des difficultés à intégrer le marché du travail et à trouver un travail qui demande dans bien des cas une maîtrise, de partielle à totale, de l’anglais.

Nous avons parlé avec Charly, un immigrant originaire du Congo installé depuis deux ans à Montréal. Il regrette que le gouvernement ne l’ai pas prévenu lors de ses démarches d’immigration de la nécessité de savoir parler anglais pour trouver un travail.

Informaticien d’origine, impossible pour lui de trouver un emploi ici sans maîtriser l’anglais. Après plusieurs mois de recherche qui se sont avérés négatifs, il a décidé d’enchaîner les petits boulots, entre chaîne de restauration rapide, fast-food, ou encore livraison à domicile qu’il alterne en fonction de ses besoins financiers.

Il économise pour prendre quelques cours d’anglais, et surtout faire une équivalence de son diplôme étranger, qui n’est souvent pas reconnu au Québec.

Nous avons rencontré également Laure, une française à Montréal depuis moins d’une année. Avec un bagage en administration en France, elle aussi a dû mal à trouver un emploi qualifié et stable à Montréal, même si elle a quelques notions de l’anglais.

Pour elle, la différence de culture avec notamment la proximité des États-Unis, le grand nombre de personnes anglophones, ou encore l’accessibilité facile à du contenu en anglais au Québec sont autant de raisons qui selon elle avantages les Québécois à mieux manier l’anglais.

Le taux de chômage chez les immigrants francophones est 40% supérieur à celui des immigrants anglophones, en 2016 au Québec.

Face à cette situation, il y a ceux qui se résignent et décident d’abandonner leur carrière en travaillent n’importe où, ce qui rentrent dans leurs pays d’origine, ceux qui essayent de trouver des solutions et ceux qui s’exilent en région.

Les régions plébiscitées 

On le sait, ce ne sont pas les mêmes réalités à Montréal qu’au coeur des régions du Québec. Et pour beaucoup, l’avenir se dessine dans les régions, bien loin des grands centre-villes et de l’agitation quotidienne.

Le gouvernement du Québec met d’ailleurs tout en place pour attirer les immigrants en région. On pense notamment à son plan d’aide au démarrage pour les entrepreneurs qui s’installent en région, Entreprendre en région, lancé il y a quelques semaines avec la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal.

Les régions du Québec bénéficient d’un fort potentiel économique, et de nombreux emplois y sont également vacants. De plus en plus, il semble que l’intégration en région pour des immigrations francophones qui ont de la difficulté à s’intégrer est une solution de plus en plus envisagée.

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« Crazy Rich Asians » en tête du box-office nord-américain

Briser les stéréotypes sur les Asiatiques dans le cinéma hollywoodien

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À Hollywood, il y a peu de films mettant en vedette des acteurs asiatiques. Avec une distribution composée 100% de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien.

Crazy Rich Asians est un long métrage adapté du livre du même nom, écrit par Kevin Kwan, un romancier singapourien-américain. Également, ce livre est traduit en français sous le titre Singapour millionnaire (2013) mais le long métrage lui-même n’est pas traduit dans la langue de Molière. 

Cette comédie romantique occupe toujours la tête du box-office en Amérique du Nord depuis la fin de semaine fériée de la Fête du Travail, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations publiés dimanche. En effet, depuis sa sortie, le mercredi 15 août 2018, c’est-à-dire, il y a trois semaines,  il a récolté 117 millions de dollars.

Poster

Synopsis

Dans Crazy Rich Asians, Rachel Chu (Constance Wu), New-Yorkaise d’origine chinoise et professeure d’économie à l’université NYU, accepte de rendre visite à la famille de son petit ami, Nick Young (Henry Golding), à Singapour.

Pensant que le jeune homme est issu de la « classe moyenne ». Elle y découvre que Nick est l’héritier d’une famille de promoteurs immobiliers d’origine chinoise parmi les plus « follement » riches d’Asie (d’où le titre Crazy Rich Asians). La jeune femme se trouve donc confrontée à un environnement, dont elle ne sait pas tout.

Représentation cinématographique des Asiatiques en Occident

« Plus qu’une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d’immigrants asiatiques en Occident », soutiennent la comédienne Alice Tran, Québécoise d’origine vietnamienne et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum, Québécoise d’origine laotienne.

De plus, Crazy Rich Asians est le premier film d’un studio hollywoodien porté par des acteurs d’ascendance asiatique depuis la projection de The Joy Luck Club, une production beaucoup plus modeste, d’il y a 25 ans.

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], […] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Par contre, elle montre qu’il y a quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait parfois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais qu’écoutait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération comme elle.

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Le film permet de briser les stéréotypes que l’Occident attribue aux Asiatiques dans le cinéma : ils sont souvent stéréotypés en tant que docteurs, type intello (surtout en informatique) en passant par maître de kung-fu, de karaté comme dans les films portant sur les thèmes d’action et d’arts martiaux à la Jackie Chan, à la Bruce Lee ou à la Jet Li ou encore, on leur colle à des rôles de méchants dans les films de guerre. De même qu’ils ne jouent pas souvent les rôles des personnages principaux, mais plutôt secondaires ou mineurs.

Il faut faire attention que le film ne peint pas les Asiatiques comme étant communautaire. Le film dépeint l’opposition entre les Asiatiques élevés en Occident et les Asiatiques élevés en Asie. Les gens perçoivent souvent les Asiatiques comme étant communautaires, mais en fait, c’est à cause des barrières linguistiques et des barrières culturelles.

Par exemple, la première génération des Asiatiques en Amérique du Nord, ne parle pas la langue du pays d’accueil ce qui constitue un défi à l’intégration tandis que la deuxième génération des Asiatiques, c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s en Amérique du Nord de parents immigrants, parlent la langue du pays d’accueil en plus de la langue de leur parent (parfois, non).

Puis, il y a la ressemblance culturelle et les valeurs culturelles qui font que les Asiatiques se regroupent en communauté. Tout cela laisse croire que les Asiatiques sont fermés, ce qui n’est pas le cas des Asiatiques de deuxième et troisième génération qui sont pleinement intégrés et sont biculturels (vivre asiatique à la maison et vivre à la nord-américaine à l’extérieur). D’ailleurs, on les appelle les « bananes » (Jaune de l’extérieur, mais Blanc de l’intérieur).

Bref, le long métrage aborde des thèmes touchant l’amour, la famille, les classes sociales et les valeurs traditionnelles culturelles.

Renverser le blanchiment dans le cinéma hollywoodien

À Hollywood, le fait de choisir des acteurs d’ascendance asiatique pour jouer des personnages qui le sont aussi n’allait pas de soi. Or, le romancier Kevin Kwan a dit avoir refusé une première adaptation dans laquelle Rachel Chu aurait été blanche.

D’après une étude de l’université californienne USC Annenberg, parmi 100 films, il y en a 44 qui ont produit les meilleures recettes en 2016 aux États-Unis où ils n’avaient aucun personnage d’origine asiatique.

Cependant, le « blanchiment » (whitewashing en anglais), concept appliqué à la tendance hollywoodienne de distribuer les rôles des minorités visibles à des acteurs Blancs, ne passe plus aussi bien aujourd’hui. Effectivement, une série de polémiques récentes en témoigne.

Par exemple, la décision de donner à Scarlett Johansson, le rôle de l’héroïne de Ghost in the Shell (2017), un personnage a priori asiatique, a provoqué des mouvements de protestation d’une ampleur inédite. Ce fut le même cas pour Tilda Swinton, choisie pour jouer l’Ancien dans Docteur Strange (2016).

« J’espère que dans 10 ans, nous repenserons à ce moment et nous aurons oublié. Une distribution entièrement asiatique ? C’était un sujet ? », a expliqué le réalisateur Jon M. Chu lors d’une entrevue à la chaîne CBS, diffusée mercredi.

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Le cinéaste ne cache pas s’être mis une gigantesque pression pour ne pas décevoir, cherchant les bons accents, l’exactitude des références culturelles et la musique adaptée.

« Vous sentez que votre film est plus que pour vous-même. […] Nous sommes au début d’un voyage, et je crois que [ce film] en ouvre la porte. », confirme Jon M. Chu

La comédienne d’origine chinoise et malaisienne Michelle Yeoh, qui incarne la mère de Nick Young dans le film, a déjà obtenu de premiers rôles à Hollywood. Pourtant, « cette fois, c’est différent, parce que le moment est venu pour nous », a-t-elle expliqué lors d’une interview au site Build.

Plusieurs ont en tête un autre tournant qu’a pris Hollywood cette année avec le film Panthère noire (Black Panther), superproduction où le héros et la plupart des personnages sont Noirs.

« Il est temps que nous soyons représentés » au cinéma et à la télévision, a continué Michelle Yeoh, héroïne de Tigre et dragon (2000). « Regardez autour de nous. Nous sommes une culture très variée. Les Asiatiques, les Afro-Américains, nous appartenons à l’ADN de cette société ici aux États-Unis. »

La communauté asiatique du Québec n’a pas assez de voix

À l’image de Panthère noire, qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec ?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là ? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir essayé de recruter des personnes asiatiques dans le cadre de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. […] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, […] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

Mais, reste qu’avec ce film, cela donne une fierté aux Nord-Américains d’ascendance asiatique et une éternelle reconnaissance.

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La place des athlètes transgenres

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Certains se demandent si les athlètes transgenres ont des avantages par rapport à ceux qui sont cisgenres, surtout lorsque la transition s’effectue d’homme vers femme. Quelles sont les normes sportives régissant les athlètes pour maintenir des performances équitables ?

Le Comité International Olympique (CIO) organise les Jeux Olympiques (JO) et fixe les normes applicables à l’événement. Selon ces derniers, les règles suivantes assurent l’équité dans la compétition :

  • L’opération de changement de sexe n’est pas obligatoire;
  • L’athlète doit s’identifier comme femme et ne pas revenir sur sa décision dans les quatre années qui suivent;
  • Le taux de testostérone de l’athlète doit être inférieur à cinq nanomoles (unité qui mesure une quantité de matière) par litre de sang un an avant la compétition et le rester pendant les JO.

Ces recommandations ont été formulées par Joanna Harper, une physicienne transgenre, qui a étudié les performances sportives d’athlètes ayant fait leur transition. Son intérêt pour ses recherches provient de sa propre expérience après avoir remarqué une diminution de 12% dans son rendement à la suite des traitements hormonaux.

Ses études concluent que les athlètes transgenres n’ont pas d’avantage physique en comparaison avec les autres, la plupart des athlètes se retrouvant même dans la moyenne du groupe observé. Elle affirme que le maintien des habiletés physiques, par exemple, est difficile lors de la transition. Joanna assure que ces normes sont nécessaires au bon fonctionnement des JO bien qu’elles puissent être restrictives.

Les recommandations peuvent néanmoins nuire à certains athlètes, comme la sprinteuse Dutee Chand qui s’est fait disqualifier d’une compétition à cause de son taux de testostérone naturellement plus élevé que la moyenne. L’athlète a pu obtenir ses prix en 2016 après la controverse.  

En 2017, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport publie un document intitulé Créer des environnements inclusifs pour les participants transgenres dans le sport canadien. La publication propose des comportements à adopter pour favoriser l’intégration des athlètes transgenres et énumère des recommandations, comme le CIO, pour l’acceptation de ces athlètes dans les équipes sportives.  

Aucun athlète transgenre n’a participé aux JO pour l’instant même si l’organisation se dit ouverte à les accueillir. Plusieurs femmes espèrent pouvoir aller aux JO de Tokyo en 2020 telles que Tia Thompson, Tifanny Abreu et Laurel Hubbard. Ces athlètes participent déjà à des compétitions dans leur pays respectif, mais leur candidature reste à être approuvée par le CIO.

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Lancement de la 13ème édition du World Press Photo Montréal

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Hier soir se tenait au Marché Bonsecours le vernissage de la 13ème édition du World Press Photo, un évènement dont le succès grandit d’années en années. Cette année encore, une riche et diversifiée exposition. 

Au rez-de-chaussée on retrouve la fameuse exposition internationale, World Press Photo 2018, où l’on peut découvrir 150 images des quatre coins du monde reliées à un évènement fort de l’actualité. Ce sont en fait les 150 images lauréates de l’année 2017 qui sont reparties en 8 catégories, prises par 42 photographes dans 22 pays différents.

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On dit souvent qu’une image vaut mille mots, cela se confirme une nouvelle fois dans cette exposition, où chaque image nous surprend un peu plus et pousse notre réflexion sur le monde qui nous entoure.

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On retrouve de nombreuses situations, bien souvent marquées par des événements d’actualité lourds, comme les attentats du pont de Westminster à Londres, l’exode de milliers de réfugiés rohingyas au Myanmar, la lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud, la production humaine croissante de déchets au Nigeria…

A l’étage on retrouve un espace fort intéressant, Après-Coup, consacré à l’après tuerie dans la Grande Mosquée de Québec. Une collection d’images et de portraits faite par le photographe Alexandre Champagne.

Très touché par la tragédie de janvier 2017 à Québec, le photographe avait lancé une campagne de sociofinancement, qui avait permis de récolter plus de 40 000 dollars en seulement quelques jours.

Des jeunes en situation précaire ont également participé à un projet, Photos Dans la rue, et ont capté des moments de leur quotidien et des portraits dans la rue. Fréquentant l’organisme Dans la rue, ils ont en collaboration des photographes Alexandre Lepage et Alejandra Ariza ainsi que de la psychologue Monica Mandujano mis sur pied ce projet.

On souligne également la 7ème édition de l’exposition d’Oxfam Québec, Regards, qui met en lumière 45 ans de réalisations auprès des femmes, et principalement dans leur lutte pour l’égalité à travers le monde.

L’exposition est ouverture en continue jusqu’au 30 septembre prochain, dans le Vieux-Montréal.

 

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