Maîtrise du français : faut-il s’inquiéter de l’état de la langue au Québec ? | Média D
Restons connectés

Actualités

Maîtrise du français : faut-il s’inquiéter de l’état de la langue au Québec ?

Publié il y a

le

Lundi, un sondage Léger nous apprenait que près des trois quarts des Québécois considèrent que la maîtrise du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec. Bien que cette statistique puisse sembler étonnante venant d’une société aussi diversifiée, elle nous révèle que la défense de la langue demeure encore aujourd’hui un enjeu très important.

Il faut dire que l’insécurité linguistique des Québécois ne date pas d’hier; le statut minoritaire du français dans son contexte nord-américain fait en sorte que la langue doit être encadrée et protégée par certaines mesures particulières, comme la loi 101, qui imposait déjà l’apprentissage du français pour les nouveaux arrivants. Or, ceci ne suffirait plus selon la majorité de la population. Mais d’où provient cette inquiétude générale ? Que peut-on dire de l’état réel de la langue française au Québec ?

La diglossie québécoise

En partant, rappelons que la situation linguistique au Québec est plutôt particulière. En société, deux systèmes coexistent; le français standard et vernaculaire. Bien que ce soit le premier que l’on enseigne et qu’on utilise dans les communications formelles, c’est plutôt le deuxième qui est employé de manière quotidienne par la majorité des gens.

C’est ce qu’on appelle le phénomène de diglossie, où deux formes d’une même langue sont en concurrence dans même territoire.

Or, bien qu’il soit perçu comme « inférieur », le français vernaculaire serait celui auquel s’identifie la plupart des Québécois. Pour certains linguistes, celui-ci représente une «variété nationale de français» ou un «français régionalisé», qui comprend des mots de niveaux familiers et standards, mais aussi des anglicismes.

Certains croient aussi qu’il existe ce qu’on appelle un « français québécois standard », qui renvoie à la norme orale et écrite. Or, ce modèle n’a jamais été officiellement définit, il s’agit plutôt d’une référence à géométrie variable.

La question du bilinguisme 

Au phénomène de diglossie s’ajoute celui du bilinguisme. Ceci est attribuable, entre autres, à l’augmentation de la population immigrante, dont certains membres utilisent l’anglais comme langue de travail.

Le Québec représenterait maintenant la province la plus bilingue au Canada, où le français et l’anglais constituent les langues de convergence.

Au quotidien, certaines personnes passent d’une langue à une autre dans la même conversation, voire dans la même phrase. C’est ce qu’on appelle le code-switching ou alternance codique, un phénomène où plusieurs systèmes grammaticaux se juxtaposent dans un même échange verbal. Ceci sert surtout à combler certains manques; le manque de compétence de la langue, mais aussi celui d’équivalents lexicaux.

Si certains y voient un appauvrissement de la langue, d’autres s’en servent ouvertement comme moyen d’expression. C’est ce que font les défenseurs du franglais, une forme de français anglicisé, autant du côté de la grammaire que du vocabulaire. Depuis les dernières années, cette nouvelle réalité a été affirmée sur la scène musicale, littéraire et même transposée au cinéma. Les manifestations artistiques du franglais ont rapidement déclenché un débat médiatique à propos de la langue, relançant l’idée que le français était en voie d’extinction au Québec.

L’inquiétude populaire 

Selon le journaliste Michel C. Auger, le recul du français ferait partie des 25 mythes à déboulonner en politique québécoise, qui serait véhiculé, entre autres, par les médias.

Dans son ouvrage, il souligne que 94.5% des québécois sont capables d’entretenir une conversation en français, et que la francisation des immigrants est une réussite. Il démystifie l’idée que l’immigration nuirait à la survie de la société francophone en ajoutant que la deuxième génération aurait même aidé à franciser la première.

Ainsi, l’état du français au Québec ne serait pas en déclin, mais plutôt en évolution; et c’est peut-être cet aspect qui suscite tant d’inquiétudes au sein de la population. Or, ces transformations ne sont pas uniquement dues aux changements démographiques; l’absence de norme unique permet aux locuteurs de jouer avec la langue, qui est devenue le reflet d’une société hétérogène et riche. Bien qu’on peine à définir exactement ce qu’est le français québécois, nous constatons qu’il s’agit d’une valeur commune que l’on tient à préserver. Si on veut y arriver, peut-être vaudrait-il mieux apprendre à composer avec les nouvelles réalités plutôt que de résister au changement.

Actualités

Marché de Nuit Asiatique à Montréal : un grand festival de bouffe asiatique au Vieux-Port

Published

on

Il n’est pas étonnant de constater que chaque été à Montréal on y trouve divers festivals que ce soit divertissant, enrichissant ou gourmand tels que le Festival International de Jazz, le Festival Mural, le Festival Juste pour rire, Bouffons! MTL!, le Grand PoutineFest, le Festival Orientalys, etc.

Mais, les festivités sont loin d’être terminés pour ceux et celles qui sont gourmand(e)s, car en cette deuxième année consécutive, FoodfestMTL nous présente le plus grand Marché de Nuit Asiatique à Montréal où cuisine de rue, performances, jeux et beaucoup de soleil sont au rendez-vous!

Fusion culinaire des quatre coins de l’Asie

Plus de 60 restaurants se joindront sur un plus grand site et c’est la bonne occasion pour ceux qui sont moins familiers d’explorer la cuisine asiatique sous forme de cuisine de rue en provenance des pays d’Asie, dont Hong Kong, Taiwan, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Sri Lanka, le Viêtnam, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et les Philippines. Tous les mets sont cuisinés par nos restaurants asiatiques montréalais préférés.

IMG_20170826_184925IMG_20170826_193433

Idéalement, ce sera l’occasion de manger ce que vous appréciez ou même de voir des nouveautés et sortir de votre zone de confort.

Durant la fin de semaine, il y aura des artistes, des performances ainsi que des jeux pour petits et grands, tout cela permettra de réunir familles et amis.

Où et quand ?

Ce marché de nuit fut une véritable réussite lors de la première édition, c’est-à-dire, l’année passée, au Village au Pied-du-Courant, à l’est du pont Jacques-Cartier. Cette année, le concept de grand marché de nourriture asiatique est localisé dans une place différente afin de recevoir le plus de foodies. En effet, ce sera à l’ouest du pont Jacques-Cartier, plus spécifiquement au quai de l’Horloge, dans le Vieux-Port, que le marché se tiendra à ces dates suivantes : 17 août de 17h à 23h et 18 et 19 août de 11h à 23h.

Prix des plats

Les prix de la nourriture varient entre 3$-5$ avec des plats « premium » qui varient autour de 7-8$ et bien entendu, l’admission est gratuite.

Espérons que cet article ne vous fait pas trop saliver… bref, bon appétit à tous si vous allez au Marché de Nuit Asiatique à Montréal !

Continuer à lire

Actualités

Coup d’envoi de l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu

Published

on

Hier avant lieu l’ouverture de la 35ème édition de plus grand rassemblement de ballons au Canada à St-Jean-sur-Richelieu, où plus de 100 montgolfières ont pris leurs premiers envols dans le ciel pour offrir aux spectateurs venus nombreux un moment magique.

IMG_1584IMG_1587

IMG_1595

Le festival qui accueille chaque année près de 350 000 visiteurs chaque année, propose cette année encore une large panoplie de montgolfières dans des formes bien spéciales et des thèmes différents.

IMG_1617

Les envolées de montgolfières ont lieu chaque matin à 6h et chaque soir à 18h, si les conditions météorologiques le permettent. Il est également possible de faire une envolée.

IMG_1620

Le festival accueille également de nombreuses activités sur le site, dont de nombreux concerts sur la scène principale, Simple Plan était là pour l’ouverture hier, et des attractions pour les enfants.

IMG_1594IMG_1582

A ne pas manquer aussi les nuits magiques, qui à la tombée de la nuit permettent d’observer les montgolfières éclairées comme des lanternes chinoises.

IMG_1634

L’international de montgolfières prends part à St-Jean-sur-Richelieu du 11 au 19 août.

Continuer à lire

Actualités

Surconsommation et mauvaise gestion

Published

on

Le Canada doit s’améliorer sur la récupération et le compostage, mais aussi sur la redistribution des surplus. Certaines régions du monde visent la perfection et pourraient nous en apprendre beaucoup. Mais ces changements demanderont du temps et de l’argent.

Lorsque l’on pense à des déchets, notre première image est quelque chose d’inutilisable, d’impropre à la consommation et on ne parle pas de l’odeur qui peut venir avec. Les mouvements de recyclage et de compostage ont ébranlé les habitudes de consommation que nous avions. Pas parce que c’était de nouvelles découvertes, mais il fallait simplement se faire rappeler l’existence de ces concepts.   

Malgré les efforts mis par notre pays et ses habitants, nous en avons beaucoup à apprendre, tout comme plusieurs pays dans le monde d’ailleurs. Il y a tout de même certains leaders dans l’industrie de la récupération et du compostage, on peut penser à l’Allemagne ou à la ville de San Francisco par exemple. La gestion des déchets est un défi plus grand qu’on peut le penser, mais c’est loin d’être impossible à améliorer.

On apprenait récemment que les ressources de l’année 2018 seraient bientôt épuisées et qu’une pénurie d’adrénaline auto-injectable (EpiPen) est à prévoir. Ce sont des effets directs de la surconsommation sur la plupart de la planète.

En effet, nous surconsommons et la partie que nous semblons oublier est le coût de chaque produit de consommation. Un prix cher, mais non pas monétaire. Le milieu agricole demande une grande quantité de ressources naturelles pour chaque fruit, légume et animal, il faut avoir en tête le cycle de vie de ces derniers. Pensez à tout ce qui est utilisé sur la ferme pour les rendre à maturation, les nombreux transports et les transformations qui leur permettront de terminer dans vos maisons. Eh bien, les produits industriels vivent un trajet semblable.

Cette surconsommation vient avec un abus des ressources naturelles. Ainsi, nos dépotoirs sont composés de déchets organiques, papiers, plastiques, verres, métaux et autres. Ceux-ci proviennent des consommateurs, mais aussi beaucoup des industries. Chaque déchet a coûté cher à produire et cette dépense est maintenant perdue.

compactor-681543_960_720

Malgré nos bons efforts de mettre nos déchets récupérables et compostables dans les bons bacs, le Canada ne récupère qu’approximativement 25% de ce qui se retrouve dans ces bacs, les restes seront donc enfouis ou incinérés avec les autres détritus. La moyenne Européenne est de 50% de récupération, autrement dit, ils font deux fois mieux que nous.

D’après la Chambre des communes de 2016, le Canada gaspillerait 6.3 millions de tonnes de denrées alimentaires annuellement, ce qui équivaut à 183 kilogrammes par personne (183 kg/p). Elle estime ainsi une perte de 107 milliards de dollars en 2014 due à ce type de gaspillage.

La province championne de la récupération et du traitement de la matière organique est l’Île-du-Prince-Édouard. En 2014, ils ont acheminé 429 kg/p dans les centres de tri et de compostage. Ils sont suivis par la Colombie-Britannique avec 358 kg/p. La moyenne nationale est de 255 kg/p, on constate donc qu’il domine et de loin le reste du pays.

Lors d’études sur les pays produisant le plus de déchets, on en arrive à la conclusion que, plus la région est développée, plus elle produira de déchets puisque sa consommation augmente avec sa richesse. Il y a tout de même certaines exceptions à cette règle.

En 2007, la France a détruit 185 kg/p. comparativement à 720 kg/p. au Canada en 2012.  On voit que la France met plus d’efforts dans la gestion des détritus que nous, mais que dire de l’Allemagne. En 2004, ils produisirent 104 kg/p. comparée à 3 kg/p. en 2007. C’est tout simplement énorme et incroyable comme travail de leur part.   

Comment ont-ils fait ?  

Ils ont appliqué une politique de gestion des déchets stricte. Le but premier étant de ne pas produire de détritus. Grâce à un tri sélectif et au recyclage, ils sont en mesure de garder en circulation certains produits, car le cycle de vie de ces derniers est pris en compte dans cette politique. L’Allemagne vise 2020 sans déchets et croit que c’est un objectif qui est atteignable.

Nos voisins les Américains nous ressemblent beaucoup au niveau de la gestion de déchets. Approximativement 34% des détritus sont récupérés dans le pays entier, ce qui est un peu mieux qu’ici. Malgré cela, la ville de San Francisco rappelle à tous que cette gestion est de niveau municipal et qu’il y a moyen que chaque ville fasse sa part et améliore sa façon de faire.  

Dans cette ville, 80% des déchets sont récupérés ou compostés et ils ont aussi comme objectif d’arriver en 2020 avec un taux de 100%. Elle vise encore plus haut en planifiant atteindre 100% d’énergie renouvelable d’ici 2030. Selon Robert Reed, propriétaire de la plateforme « Recovery » à San Francisco, recycler crée dix fois plus d’emploi que les sites d’incinération et d’enfouissement.

6052670245_e590be4d73_o

Ces régions qui ont une bonne gestion sont conscientisées et donc c’est un travail d’équipe entre l’État, les entreprises et le peuple. La redistribution de nourriture et produit utile vers les plus démunies est supportée par beaucoup d’organismes et de mouvements humanitaires.  

Un exemple est le site web « foodsharing.de » (en allemand seulement) qui permet tant au citoyen qu’aux entreprises d’y afficher leur surplus. Il y a aussi des frigidaires où les gens peuvent y déposer et prendre de la nourriture selon leurs besoins dans certains quartiers. Ce projet est devenu si imposant qu’il est maintenant en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

Ce genre de mouvement a trouvé écho à plusieurs endroits dont ici. Des organismes comme la Table de concertation sur la faim et le développement social de l’Outaouais qui a créé l’Escouade Ani-Gaspillage Alimentaire ayant pour but de redistribuer les invendus afin de lutter contre la faim ont vu jour. Ces derniers offrent autant des formations que des activités ayant comme objectif de réduire la consommation et aider les démunis.

Un tel frigidaire communautaire a aussi vu le jour dans le quartier Rosemont de Montréal, le projet se nomme « frigo des ratons ». Le marché Jean-Talon s’est aussi créé un plan de récupération des invendus pour la redistribution, c’est environ 200 tonnes qui seront récupérées annuellement.  

Ce ne sont que quelques petits exemples qui démontrent l’influence des pays leaders sur ceux qui tirent de la patte comme nous. Oui, notre gouvernement a beaucoup à faire pour nous rendre au niveau des Allemands, mais l’implication de la population sera obligatoire pour instiguer les mouvements et encourager les autres à faire pareil.

Continuer à lire
Publicité
Publicité
Publicité

Facebook

Publicité

Infolettre

Le meilleur de nos articles à chaque semaine

POPULAIRES