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Élections Québec 2018

Notre couverture des élections au Québec

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Le grand jour arrive à grands pas, le 1er octobre prochain les Québecois seront appelés aux urnes pour élire leurs prochains députés, et on connaîtra dans la foulée le nouveau premier ministre du Québec. Qui du Parti Libéral du Québec (PLQ), de la Coalition Avenir Québec (CAQ) , du Parti Québecois (PQ) ou de Québec Solidaire (QS) l’emportera ?

La question de la diversité semble être cette année un des enjeux forts de cette campagne électorale, c’est pourquoi nous allons offrir une tribune à chaque candidat qui représente une forme de diversité lors ces élections.

Tous les candidats reliés à la diversité ont été contactés ou sont en voit de l’être pour répondre à nos questions. Chaque jour nous allons vous présenter une ou plusieurs entrevue(s) de candidat.

Si certains n’apparaissent pas sur notre plateforme, c’est qu’ils n’ont pas retourné nos demandes d’entrevues ou bien ont refusé nos demandes.

Média D s’engage à un traitement le plus juste, équitable et neutre possible entre tous les candidats et tous les partis politiques.

Élections Québec 2018

« La diversité est une richesse pour le Québec » – Entrevue avec Marwah Rizqy

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Entrevue en 5 questions avec Marwah Rizqy, candidate dans la circonscription de Saint-Laurent pour le Parti Libéral du Québec (PLQ).

1 – En quoi votre parcours fait de vous une bonne candidat e?

Mon parcours professionnel comprend des expériences variées au sein d’entreprises locales et multinationales. Depuis plusieurs années, je me consacre à l’enseignement et à la recherche à titre de professeure et co-directrice de programme en fiscalité à l’Université de Sherbrooke.

J’ai également publié divers ouvrages en plus de commenter plusieurs enjeux fiscaux d’actualité pour différents médias. J’ai également mis sur pied une clinique d’impôts qui vise à enseigner aux gens à produire eux-mêmes leur déclaration de revenus.

2 – Quelle est votre définition de la « Diversité » ?

Québécois, c’est notre façon d’être Canadiens, et il est important de s’assurer qu’aucune personne ne subisse de discrimination basée sur son apparence, son sexe, son nom ou son origine. Nous sommes tous égaux, et nous sommes tous Québécois !

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3 – Quel est le dossier ou l’enjeu le plus important pour vous ?

L’équité fiscale est mon principal cheval de bataille depuis plusieurs années

La justice fiscale va de pair avec la justice sociale et la justice économique. Pour moi, il est important que les multinationales qui font des profits au Québec paient leurs impôts au Québec comme n’importe quelle entreprise québécoise.

Je travaillerai en ce sens au sein d’un gouvernement PLQ et à l’Assemblée nationale en poursuivant la lutte contre les paradis fiscaux et en modernisant nos lois fiscales.

4 – Quelle place occupe la diversité aujourd’hui dans la société, et particulièrement en politique ?

Les enjeux liés à l’immigration et la diversité occupe une place importante dans la campagne jusqu’à maintenant. Au Parti libéral du Québec, nous croyons que la diversité est une richesse pour le Québec et que nous devons plus que jamais maintenir ou augmenter le nombre de nouveaux arrivants pour combler nos besoins en main d’œuvre et relever le défi démographique.

Nous avons par ailleurs annoncé de nouveaux investissements pour mieux accompagner les immigrants et assurer qu’ils obtiennent tous les outils et le soutien nécessaires pour bien réussir leur intégration ici au Québec, sans faire peser sur eux une menace d’expulsion comme M. Legault veut le faire avec son test des valeurs arbitraire.

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5 – Comment et qu’est ce qui pourrait être amélioré pour une meilleure inclusion et intégration de la diversité au Québec ? 

Pour assurer une véritable inclusion et une meilleure intégration des personnes issues de l’immigration, il faut présenter une vision d’ambition et d’ouverture. 

Malgré les défis qui restent nombreux, grâce au leadership de Philippe Couillard nous voyons maintenant le taux de chômage des personnes issues de l’immigration chuter rapidement. Le PLQ a un plan crédible et ambitieux pour relever le défi de la pénurie de main d’œuvre grâce à la formation et l’immigration. Les propositions de la CAQ et du PQ en matière d’immigration ne tiennent simplement pas la route et risquent de freiner l’élan économique du Québec.

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« La diversité, ça se vit, ça se voit et ça prend plusieurs visages » – 5 questions à Florent Tanlet

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Entrevue en 5 questions avec Florent Tanlet, candidat dans la circonscription de Taschereau pour le Parti Libéral du Québec (PLQ).

1 – En quoi votre parcours fait de vous un bon candidat ?

J’oeuvre en cabinet politique au provincial et au municipal depuis 8 ans et j’ai une riche expérience de terrain et des gens de ma circonscription comme professionnel, pour avoir travaillé notamment à Salut-Bonjour weekend et au Festival d’été de Québec

Je suis également très investi dans ma communauté, autant auprès des groupes d’aide LGBTQ+ que des groupes communautaires et de quartiers. Je suis sensible au sort des jeunes, des immigrants, mais également auprès des personnes en situation de vulnérabilité.

Je suis proche des gens et un rassembleur naturel

2 – Quelle est votre définition de la « Diversité » ?

La diversité, ça se vit, ça se voit et ça prend plusieurs visages. Plus on affirme cette diversité, plus elle devient un élément naturel qui favorise l’acceptation et le partage d’une richesse.

Je me suis toujours inspiré de cette pensée du philosophe, scientifique et sociologue Edgar Morin : « Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »

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3 – Quel est le dossier ou l’enjeu le plus important pour vous ?

C’est de trouver une solution à la pénurie de main-d’œuvre et de mettre au travail plus facilement les jeunes et les immigrants en particulier, qui vivent souvent des freins à l’emploi : reconnaissance des acquis, discrimination, etc.

C’est aussi de valoriser la formation professionnelle et technique, car il y a un manque criant de main-d’œuvre dans ces champs d’activités, et malheureusement encore, des préjugés rattachés à ceux-ci.

Pour les entreprises, il faut réduire les délais d’attente pour favoriser une intégration beaucoup plus rapide des immigrants au travail.

4 – Quelle place occupe la diversité aujourd’hui dans la société, et particulièrement en politique ?

Il y a certes, dans tous les domaines, plus de visages de personnes issues de minorités visibles ou pas, que nous pouvons identifier aujourd’hui comme des modèles positifs. Il faut s’en réjouir. Je crois que l’école québécoise, qui se veut inclusive, a fait un bon travail en ce sens, mais il reste encore à faire.

Personnellement, on reconnaît mon accent français et je suis ouvertement gai. J’affirme mon identité depuis toujours et je me sens bien accueilli.

Je suis conscient toutefois que ce n’est pas la même chose pour tous. C’est pourquoi des médias comme le vôtre existent encore.

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5 – Comment et qu’est ce qui pourrait être amélioré pour une meilleure inclusion et intégration de la diversité au Québec ? 

L’Éducation et l’emploi sont deux clefs essentielles. L’Éducation, car elle facilite l’acceptation de l’autre et permet un contact très jeune à ce qui nous est différent. L’école québécoise doit poursuivre son travail en ce sens.

L’emploi, car un accès facilité à l’emploi, absent de discrimination, assure une intégration à une vie sociale et économique pleine et entière. Pour y arriver, il faut faire plus pour la reconnaissance des diplômes étrangers, favoriser également l’apprentissage du français, y compris en entreprise, faciliter l’accès aux emplois, notamment dans la fonction publique qui se doit de donner l’exemple.

Voici autant de mesures favorables à l’inclusion et à l’intégration.

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« J’ai envie de changer la réalité des personnes issues de l’immigration » – 5 questions à Rabah Moulla

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Entrevue en 5 questions avec Rabah Moulla, candidat dans la circonscription de Chomedey pour Québec Solidaire (QS).

1 – En quoi votre parcours fait de vous un bon candidat ?

Cela fait trente ans que je milite pour la justice sociale, les libertés démocratiques, les droits des femmes et des minorités et pour la solidarité entre les peuples du monde. À mon arrivée au Québec il y a 12 ans, je n’avais pas tardé à m’impliquer dans la vie politique québécoise. Je suis allé m’exprimer devant la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Dès 2008, j’ai commencé à fréquenter les milieux progressistes. Je participais régulièrement aux cercles citoyens organisés notamment autour des enjeux du programme de QS, que j’ai officiellement rejoint en 2010.

Durant mes années Québec (2006-2015), j’ai participé à de nombreuses manifestations et luttes sociales (Solidarité avec le printemps arabe, Printemps érable, Solidarité avec Gaza, Solidarité avec Radio-Canada, Mouvement des profs, Marche contre la charte des valeurs du PQ…). J’ai aussi été, pendant des années, membre du comité de formation régional de QS et au niveau national, membre de la commission Intégration.

Depuis mon installation à Laval, je m’intéresse à l’intégration des immigrantes et des immigrants.

Je veux contribuer à améliorer les conditions de reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger, lutter contre les discriminations dont les immigrants peuvent être victimes.

Je veux également contribuer à rapprocher ces derniers de la Majorité pour un meilleur vivre ensemble. En mars 2017, après la tuerie de Sainte-FOY, avec des amis d’obédiences diverses, nous avons lancé un appel aux partis politiques pour s’entendre, sans partisannerie, sur les questions de laïcité et des accommodements comme ils avaient pu le faire sur le projet de loi « Mourir dans la dignité ». Notre appel avait été signé par des centaines de personnes de divers horizons et notamment par Gerard Bouchard, commissaire de la Commission Bouchard-Taylor.

Vous aurez sans doute compris les raisons pour lesquelles j’ai décidé de me présenter aux élections et particulièrement à Chomedey où la majorité de la population est issue de l’immigration (première et deuxième génération). Parce que je connais tous les dossiers liés à l’immigration, à la pauvreté et aux inégalités sociales, que je suis une personne engagée en politique depuis longtemps et que j’ai à cœur la défense du bien commun, des services publics et du vivre ensemble, je pense être un bon candidat. Bref, mon parcours est balisé par des valeurs que Québec solidaire a érigé en programme politique et en proposition de projet de société !

2 – Quelle est votre définition de la « Diversité » ?

La diversité est un concept qui renvoie à celui de l’inclusion. Ce qui me fait penser à une réflexion de Victor Hugo comme quoi « le propre de la solidarité, c’est de ne point admettre d’exclusion ». Aussi, à Québec solidaire, l’inclusion est le socle de toutes nos propositions !

La diversité, c’est la liberté de vivre toutes les mixités possibles. Dans le quotidien de toutes et tous, c’est d’avoir la possibilité d’aller manger indien, un bon couscous ou une poutine dans le même quartier où l’on habite. La diversité, c’est de rentrer le soir chez soi et de trouver dans son sous-sol son fils ou sa fille s’amuser avec ses amis, une québécoise de souche, un jeune d’origine colombienne et un autre d’origine haïtienne… La diversité, c’est, dans un défilé de la fierté, de découvrir des personnes d’origines diverses, y compris de pays où l’homosexualité est encore punie par la loi.

La diversité, c’est aussi de regarder la télévision et de constater que les personnes qui y défilent ressemblent à celles qu’on rencontre tous les jours en allant faire son épicerie ou en montant dans un autobus; c’est de regarder des films québécois et de voir des personnages joués par des Noirs, des Latinos, des Asiatiques. C’est d’apprendre que dans les Conseils d’administration des entreprises, il n’y a pas uniquement des hommes blancs. La diversité, c’est également une mixité sociale qui assure aux personnes économiquement défavorisées la fréquentation des mêmes écoles, cégeps ou universités que les plus fortunés de notre société.

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3 – Quel est le dossier ou l’enjeu le plus important pour vous ?

Il y en a plusieurs, mais à Chomedey, j’ai envie de contribuer à changer la réalité des personnes issues de l’immigration. Cela passe par l’amélioration de leurs conditions de vie et de leurs représentations dans les organismes et les centres de décision. Dans le paysage médiatique et culturel du Québec, aussi.

Je m’engage à lutter contre la pauvreté et à ce titre, malgré la conjoncture économique favorable, il faut admettre qu’il y a plusieurs ilots de pauvreté à Chomedey. En plus, je veux déconstruire le mythe qui fait du parti libéral, le parti des immigrants, rien n’est plus faux. Et il faut comprendre que ces enjeux sont liés, car les libéraux considèrent les personnes issues de l’immigration comme une clientèle captive.

4 – Quelle place occupe la diversité aujourd’hui dans la société, et particulièrement en politique ?

Si vous circulez dans les quartiers de Chomedey, de Laval ou de Montréal, la diversité est partout. À tel point qu’une personne comme moi, qui a grandi à l’étranger, se sent vite appartenir à la société d’accueil qu’est le Québec.

En politique, s’il est positif de constater le grand nombre de candidatures issues des minorités visibles ou sexuelles, force est de constater que beaucoup d’entre-elles ne siégeront pas à l’Assemblée nationale, car elles ne sont pas habituellement placées dans des circonscriptions gagnables. Mais c’est un début !

Par ailleurs, on constate que le Parti libéral qui prétend être le parti qui protège le mieux les minorités, ne fait pas grand-chose pour améliorer leurs conditions de vie, ni pour juguler les préjugés dont ils sont encore l’objet. Cela fait plus de dix ans que les questions des signes religieux et des accommodements raisonnables reviennent dans les campagnes électorales… cela parce que les gouvernements libéraux successifs n’ont pas agi.

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5 – En terminant, comment et qu’est ce qui pourrait être amélioré pour une meilleure inclusion et intégration de la diversité au Québec ? 

Il y a au Québec, depuis l’an 2000, une loi dite loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics qui les oblige d’atteindre, au niveau de leurs effectifs et selon les corps d’emplois, une représentation pour cinq groupes de la population, incluant les minorités visibles et ethniques.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est chargée de vérifier les dispositions prises par ces organismes pour atteindre leurs cibles. En 2016, et à Montréal, seuls deux organismes publics les ont atteintes, la STM et l’hôpital juif. Le gouvernement n’a pas agi !

Pire, en 2017, on apprenait par Amir Khadir que les personnes issues de minorités visibles constituent moins de 2 % des 400 à 500 nominations faites par le Conseil exécutif. À Québec solidaire, nous proposons d’élargir le champ d’application de cette loi aux organismes parapublics et de donner plus de pouvoir à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Nous proposons aussi d’appliquer un taux d’embauche strict de 25% de personnes issues des minorités visibles et ethniques, à tout le secteur public, jusqu’à l’atteinte de la cible de 18% de représentativité des minorités ethnoculturelles. 

Nous proposons également de doubler les budgets dédiés aux missions de francisation et d’intégration du personnel de gouvernement. Par ailleurs, les médias, les arts et la culture devraient s’ouvrir davantage et représenter la diversité de notre population québécoise. Ces propositions sont un moyen pour établir une équité et renforcer le sentiment d’appartenance à la société québécoise des minorités culturelles et ethniques. C’est ainsi qu’on évitera, à l’avenir, les polémiques telles que celles vécues cet été autour des spectacles SLAV et Kanata de Robert Lepage.

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