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Portrait d’Anthony Omenya, qui lance une application musique Afro et Caribéenne

« Un africain qui aime sa culture, c’est beaucoup plus puissant que n’importe qui »

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Né en France d’origine congolaise, Anthony Omenya est passionné par l’entrepreneuriat et le monde artistique. A tout juste 28 ans, il lance à la fin du mois de février l’application Moko, pour mettre en avant la musique afro et caribéenne. Portrait d’un passionné.

Après des études en France en marketing, Anthony débarque à Montréal en 2010 pour poursuivre des études en économie à l’Université de Montréal.

Il avait déjà lancé une petite affaire en France, avec vente de vêtements et production musicale, axée vraiment sur le divertissement.

En développant la production musicale, il rencontre pleins d’artistes et personnes du show-business. Mais rapidement la frustration autour de la musique et du comportement des gens de ce milieu se fait sentir.

Il décide alors de se tourner vers la technologie, en développant une plateforme autour du sport pour réunir toutes les personnes au monde autour des matchs, et communiquer rapidement. Plus d’un an après sa création, il est approché par un investisseur attiré par la créativité du projet. Mais finalement le projet tombe à l’eau.

La fibre entrepreunariale plus forte que tout

Issue d’une véritable famille entrepreneuriale, ses deux parents sont entrepreneurs également, il cultive aujourd’hui à son tour la fibre entrepreneurariale.

Après une petite pause et réflexion, il réalise en navigant sur YouTube qu’il y a pleins d’artistes, dont notamment des artistes africains, qui font des vidéos mais qui manquent de visibilité et de mise en avant.

Il se dit alors, pourquoi pas créer une plateforme où il n’y aurait que ça ? Réunir du Coupé-décalé, du Zouk, du Dancehall et autre.

Africa Moko prend alors naissance suite à cette idée. Il rencontre à nouveau pleins d’artistes, comme Maître Gims, Youssoupha, Mokobé… pour montrer son projet.

Il souhaite réunir dans son application d’un côté les artistes en développant leurs visibilité et leur marketing, et de l’autre les utilisateurs qui retrouvent toutes les tendances connues et moins connues de la musique Afro et Caribéenne.

Lors d’une campagne de socio-financement, un investisseur le contacte pour investir un gros montant dans le projet. Mais finalement, l’investisseur ne verse pas les fonds en temps et lieu.

Moko

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Il décide tout de même de ne pas se décourager et de poursuivre le projet qui devient alors, Moko. Anthony veut mettre en avant les artistes sur le plan international en rejoignant le maximum de personne possible.

L’application sera officiellement lancée le 27 février prochain au Canada et aux États-Unis, avant de voir le jour plus tard en Europe. Loin d’être une application communautaire, Moko se veut plutôt être universelle, à la fois en français et en anglais.

« On veut rendre accessible cette musique qui est très riche au niveau de la culture, mais encore mal représentée aujourd’hui »

Au programme dans l’application : vidéoclips et musique, tendance et divers contenus. Deux versions seront ainsi proposées, la première simple et gratuite, et la deuxième plus élaborée et payante avec des exclusivités.

Le potentiel est grand pour cette plateforme qui pourrait notamment aider les artistes plus européens à developper leur audience et leur marché en Amérique du Nord. Ce qui à terme pourrait leur permettre de remplir des salles de concert.

Comme le souligne Anthony, aujourd’hui les vrais revenus des artistes, ce sont véritablement les concerts, d’où l’importance de fidéliser et de se faire connaitre du grand public.

MHD et Maître Gims en autre seront de la partie dans l’application Moko, ainsi que d’autres exclusivités avec des artistes.

Marché africain : un potentiel énorme

L’Afrique est un marché très puissant, où l’on peut rejoindre des milliers de personnes. L’avantage de Moko et de son créateur, c’est l’appartenance à cette communauté.

« Mets ta valeur en avant, les gens ils vont te suivre »

Avec son expérience, il a appris à rester focus. « Quand tu commences à trop penser à autre chose tu es perdu. La plupart des gens veulent faire trop de choses, mais reste focus comme ça tu développe ton projet ».

Il souligne également le manque de diversité dans les entrepreneurs et souhaiterais pourquoi pas un jour devenir un ange pour investir dans de nouveaux projets et soutenir la relève.

Dans l’entrepreneuriat il y a beaucoup d’obstacles à surmonter, il faut être très solide et savoir bien s’entourer. L’important réside aussi dans l’équipe, il est essentiel de s’entourer de partenaires qui croient en toi. Des gens qui sont là pour toi, pour t’encourager et ne pas te mettre des bâtons dans les roues.

Avec Moko, Anthony souhaite installer une nouvelle tendance et espère devenir une référence dans les prochaines années et diversifier l’offre présente après le lancement. L’application sera disponible en téléchargement gratuit dès le 27 février 2018.

Entrevue

Pourquoi j’ai quitté Montréal pour m’installer en région avec ma famille

« On va vivre ici pour une meilleure qualité de vie pour les enfants »

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Meilleure qualité de vie, opportunités professionnelles ou environnement sécuritaire sont autant d’attraits qui poussent de plus en plus d’immigrants à se diriger vers les régions du Québec, en grande pénurie de main d’oeuvre ces derniers mois. Mohammed Hicham Louridi, originaire du Maroc, est l’un d’entre eux. Il a quitté Montréal en 2016 avec femme et enfants direction Saint-Georges de Beauce, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Au Québec, plus de 1,3 million d’emplois seront à pourvoir d’ici 10 ans, dont plus d’un million en région, à l’extérieur de Montréal.

Face à cette situation de pénurie de main d’oeuvre, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’immigration. On estime que plus de 20 % de ces postes pourraient être comblés par des personnes issues de l’immigration.

Le Ministère de l’Immigration réalise en ce moment une grande campagne « Ensemble, nous sommes le Québec », en vue de favoriser l’immigration en région au Québec.

Hicham a fait partie de cette campagne de promotion.

Arrivés en mars 2015 au Québec avec sa femme et ses deux enfants, ils sont en possession de la résidente permanente qu’ils ont obtenu après 5 ans d’attente au Maroc.

Installés à Montréal pendant une année, rapidement le quotidien devient stressant et le manque d’opportunités professionnelles et de contrats se fait sentir.

« J’ai eu beaucoup de difficultés à Montréal, je n’ai pas réussi à trouver de travail, malgré les nombreux CV que j’envoyais aux grandes entreprises, je n’avais jamais de réponse ».

Professeur en électronique pendant plus de 15 ans au Maroc, Hicham rencontre des obstacles lorsqu’il souhaite enseigner ou faire un stage, puisqu’il devrait au préalable refaire son diplôme.

Il décide alors de se rapprocher d’un organisme qui aide à la recherche emploi, où il suit une formation de trois mois, qui va lui permettre de se rendre en Beauce, sélectionné lors de l’événement « La Beauce embauche », organisé par l’organisme.

Plan B : en région 

Après avoir visité la région et passé des entrevues, une opportunité professionnelle se présente à lui, qu’il accepte sans hésitation. Obligé de revenir quelques mois à Montréal, pour ne pas avoir pu céder le bail, finalement il retrouvera un emploi à Saint-Georges de Beauce par la suite.

A 50 ans il travaille aujourd’hui comme opérateur de production sur des machines à outils numériques chez Tactic.

« Moi et ma femme, on étaient déterminés, on avait un objectif »

Leur intégration et installation s’est extrêmement bien passée, les gens ont été très accueillants avec la nouvelle famille, et aucun acte de racisme ne s’est encore manifesté.

Même chose pour leurs deux enfants qui se sont vite intégrés, forts d’avoir appris le français lors d’écoles d’été à Montréal.

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Hicham et sa famille

 

Conseils pour futurs immigrants

Il conseille pour les futurs immigrants de bien se renseigner avant de partir, mais surtout d’aller visiter en personne avant de prendre une décision.

« Le seul conseil que je peux donner, surtout aux personnes avec des enfants, c’est d’aller en région, dans n’importe quelle région » explique t-il.

Enfin de ne pas oublier de consacrer beaucoup d’efforts et de temps à la recherche d’emploi et de se rapprocher d’organismes qui oeuvrent dans la régionalisation ou l’aide en recherche d’emploi.

L’avenir continue de se dessiner pour eux à Saint-Georges de Beauce, où leurs enfants pourront aller prochainement à l’université dans la région.

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Portrait

Portrait de Aaron Esteban, artiste aux multiples facettes

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Né à Montréal, d’origine latino-arabe, salvadorienne et égyptienne, Aaron Esteban vient tout juste de sortir son nouveau single « Dont Mind If I Dance » qui cartonne et s’annonce déjà comme le tube de l’été. Rencontre avec le chanteur qui a pleins de projets.

Déjà plus de 10 ans de carrière derrière lui et de nombreux singles déjà sortis, peut être avait vous déjà entendu I love Your Mmm Mmm, qui a tourné en boucle l’été dernier.

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Extrait du vidéoclip « I love Your Mmm Mmm »

Depuis, il vole de ses propres ailes puisqu’il gère de A à Z tous ses nouveaux projets, et mélange à la fois anglais, espagnol et français dans ses titres. « Aujourd’hui j’ai 100% le contrôle de mon image, de ce que je veux dire, ce que je veux faire passer comme message » confie-il.

« Plus ton rêve est grand, plus ta récompense sera grande »

Son nouveau titre Dont Mind If I Dance lui ressemble beaucoup plus, c’est peut-être le single qui lui correspond le plus depuis le début de sa carrière et les retours sont très positifs à date.

Ses sources d’inspirations sont multiples, allant de Michael Jackson à Justin Timberlake en passant par Jennifer Lopez. « Elle a ouvert des portes aux latinos, ça a été la première à avoir un contrat de millions de dollars, en menant une carrière artiste dans la musique, actrice et entrepreneuse, je la respecte beaucoup ! » explique-t-il.

Les réalités d’artiste

Du fait de ne pas chanter en français, il est plus difficile pour Aaron de percer dans le marché québécois en tant qu’artiste anglophone. « Je trouve qu’il y a beaucoup de talents qui meurent avec le temps, où qui vont aux États-Unis ou à Toronto pour développer leur art ».

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Il parle aussi de l’industrie, un monde qu’il considère à part, où il est difficile de faire sa place. « C’est définitivement une élite à Montréal, je me sens vraiment chanceux d’avoir des contacts » soutient-il.

Souvent beaucoup de jeunes artistes en démarrage recherchent de l’attention à n’importe quel prix, il reconnaît avec beaucoup de franchise s’être perdu au début de sa carrière, ce n’était pas le message qu’il voulait véhiculé dans ces chansons. Mais depuis les choses ont changé, notamment avec son dernier single, sur lequel il a travaillé de nombreux mois.

Il est également acteur et a monté sa compagnie de web-marketing, qui l’aide à développer sa propre marque.

« Je fais de la musique pour changer des vies, inspirer et donner de la confiance aux personnes »

Beaucoup de diversité est présente dans les artistes au Québec certes, mais bien souvent ils restent méconnus du grand public, ou sous représentés dans les Galas. Aaron pensent que c’est aux artistes de faire leur place, et de ne pas attendre qu’on leur ouvre leur porte. « Je pense que Montréal a beaucoup à apprendre de Toronto, qui est unie derrière ses artistes » ajoute t-il.

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Il recommande de tous s’unir ensemble pour pousser les portes.

Projets futurs : à l’international ?

Si tous ses plans fonctionnent, il devrait d’ici l’année prochaine partir pour Los Angeles, en Californie, pour de nouveaux projets artistiques, et ainsi franchir une nouvelle étape de sa carrière à l’international.

« Je sens que j’ai ma place là-bas »

Une envie de sortir de sa zone de confort et de renouveau l’ont poussé à avoir cette envie d’exporter son talent au-delà des frontières. On a pas fini d’entendre parler d’Aaron Esteban dans les prochaines années. D’ici là son dernier single, Don’t Mind If I Dance, est disponible depuis le 28 mai dernier.

 

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Portrait

Portrait de Marie-Vincent Katshingu : Fondatrice d’Admirable Cosmetics

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Rencontre avec une femme passionnée

Lors d’une séance photo j’ai fait la rencontre de Marie-Vincent Katshingu, la fondatrice de la gamme Admirable Cosmetics, cette mère de famille a décidé de lancer son entreprise après avoir obtenu son Bac en mathématiques avec une spécialisation en actuariat à l’Université de Montréal en 2003.  Étant passionnée par le maquillage elle change de métier pour se concentrer sur ce qu’elle exalte : « J’ai toujours porté du maquillage et aimé maquiller les autres mais, je n’avais pas encore découvert que j’avais la capacité ou la passion du maquillage, mais maintenant je sais que c’est ce que je veux faire et que je vais suivre. »

Marie-Vincent Katshingu et Jean Pascal

Marie-Vincent Katshingu et Jean Pascal

Motivation : Créer sa marque

Le changement est survenu lorsqu’elle a été insatisfaite d’une gamme qu’elle n’arrive pas à trouver sur le marché, elle préfère alors créer sa propre marque afin de pouvoir satisfaire ses besoins et des besoins des femmes noires qui l’entoure. Elle va suivre des cours de maquillage afin de pouvoir connaître ce qu’elle veut comme produit.

Également, elle apprend à faire la pose de cils, mais elle se spécialise comme elle l’indique sur le visage : « J’ai commencé à chercher un laboratoire avec lequel on a pu commencer à écrire des formules pour le rouge à lèvre, font de teint et tout le reste qui est sur notre gamme qui correspond aux besoins des femmes noires. » Elle lance alors sa gamme Admirable Cosmetics l’an dernier.

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Son inspiration

Ce qui l’a motivé à faire ce changement et devenir entrepreneur ce sont ses enfants. Mère de trois enfants dont deux filles, elle veut faire comprendre à ses enfants que tout est possible et qu’ils peuvent être leur propre patron dans ce qui les passionne : « Je voulais qu’elles puissent me regarder et dire qu’elles sont fières de leur mère, mais aussi inspirées par elle. » Elle voulait suivre son rêve.

Presentation du maquillage

Crédit Photo : Ismaël Coly

Soirée de lancement

Le 5 mai, elle a fait une soirée de lancement. Il y avait beaucoup de personnes présentes pour l’occasion. Il y a eu un défilé, une séance de maquillage, présentation de ses produits et un invité surprise : Jean Pascal.

Défilé de Mode

Crédit Photo : Ismaël Coly

Le milieu du maquillage : difficile de trouver sa place

Sachant que ce milieu est une compétition, elle comprend qu’il est dur de trouver sa place. « Je viens de créer mon produit selon la technologie d’aujourd’hui et selon les besoins de la femme noire, nos produits ont été créés à prime abord pour la femme noire pour répondre au besoin de la peau, de la pigmentation de la femme noire. »  

Mannequin Zoha

Crédit Photo : Ivan Jodonowksy – Styliste : Naomie Souffrant –       
Mannequin : Zoha

Ses produits sont pour toutes les peaux, pâle, foncée, peau grasse, peau sèche… Elle précise que sa gamme permet de satisfaire celles qui ont tendance à vouloir bien paraître sur leur photo. Effectivement, elle a fait de nombreux essais que ce soit durant des séances photos, ou plateaux de télévision.

Elle est une femme passionnée, elle a un talent, elle est aimable et sa gamme se vend à des prix raisonnables. On souhaite du succès à Admirable Cosmetics !

Ika de Jong

Crédit Photo :  Ismaël Coly – Artiste : Ika de Jong

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