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Portrait de Leslie Mbimbi, jeune entrepreneuse inspirante et pleine d’énergie

D’origine franco-congolaise, Leslie Mbimbi est une jeune femme entrepreneuse et inspirante pour la communauté. Rencontre avec celle qui a plus d’une corde à son arc à seulement 26 ans. 

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D’origine franco-congolaise, Leslie Mbimbi est une jeune femme entrepreneuse et inspirante pour la communauté. Rencontre avec celle qui a plus d’une corde à son arc à seulement 26 ans. 

Après avoir effectué des études en Angleterre à Manchester, et ne voulant pas retourner en France, Leslie décide finalement de se tourner vers le Canada et plus précisément vers Montréal pour continuer son parcours.

Elle complète ainsi une maitrise en Gestion Internationale à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avec brio. Mais après avoir travaillé dans différents postes de bureau, avec des horaires fixes de 9h le matin à 5h l’après-midi, elle réfléchi de plus en plus à une manière de travailler différemment.

Sa philosophie : « Un jour à la fois »

C’est finalement après plus d’un an de réflexion et d’hésitation, qu’elle décide au début de l’année 2017 de se lancer en affaire.

Elle fait beaucoup de réseautage, consulte de nombreuses personnes, et participe à des événements entrepreunarials et en lien avec les startups pour s’assurer de la validité de son projet.

Elle décide donc de mettre sa créativité et ses idées au service de son entreprise, One Vision Tour, qui offre tout un service complet et sur mesure aux étudiants étrangers qui souhaitent venir étudier au Québec.

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Presque un an jour pour jour après le démarrage de son projet, tout va bien pour la jeune entrepreneuse pour qui les contrats ont explosé ces derniers mois.

Elle souhaite désormais pour la nouvelle année, démarcher encore plus de clients, mais également mettre en place des missions en se rendant directement dans les pays de ses clients potentiels pour leur présenter ses services.

A son arrivée au Québec, en 2013, elle nous confie avoir vécu tout un choc culturel. « Ici on est beaucoup plus proche de la culture américaine, que de la culture française ou européenne. L’adaptation passe par l’écoute, et surtout les non-dits ».

Elle se considère plutôt chanceuse d’avoir vécu une bonne expérience en tant qu’immigrante au Québec. Cette expatriation lui a permis de se forger une force de caractère infaillible pour affronter les montagnes russes de la vie et que l’entrepreunariat apporte.

Au delà des services qu’elle propose, elle assure un véritable suivi avec ses anciens clients avec lesquels bien souvent elle tisse des affinités amicales.

« Il est important de ne pas s’oublier et de prendre soin de soi »

Le conseil qu’elle donne à toutes les personnes est le suivant : s’avoir s’entourer d’énergies et de personnes positives pour réussir !

En discutant avec elle, on se rend très vite compte qu’elle a beaucoup de recul sur toutes les choses de la vie. Dans un monde de plus en plus axé sur l’immédiateté, on oublie souvent les priorités me dit-elle.

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Le recul, elle le puise notamment dans sa passion : la danse !

En effet, depuis plusieurs années elle donne des cours de Zumba et de Fitness très régulièrement, notamment au travers de l’UQAM. Cela lui permet de se changer les idées, rencontrer beaucoup de monde et évacuer tout le stress lié à son business.

L’année 2018 risque d’être importante pour l’expansion de son entreprise puisque les clients n’ont cessé d’augmenter ces derniers mois. Sélectionnée par l’incubateur HEC elle va également pouvoir bénéficier de plusieurs stagiaires qui vont l’aider à développer encore plus sa marque.

Rêveuse mais les pieds bien sur terre, elle ne sait pas où elle sera d’ici 5 ans. Peut-être se tournera t’elle plus vers l’animation de conférence ou vers une autre destination de rêve avec laquelle elle peut combiner son travail à distance ? A suivre !

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Portrait de Sandra J. Mathieu, artiste engagée

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Scénariste, réalisatrice et productrice, Sandra J. Mathieu touche à tout dans ses différents projets avec un maître mot celui d’apporter un vent de fraicheur et de diversité dans l’espace médiatique au Québec. 

Née à Montréal de parents haïtiens, elle est aujourd’hui à la tête de la websérie Reine qui cartonne sur le web.

Après des études en production télévisuelle et en cinématographie, c’est lors d’une discussion avec son amie Rachel que le projet prend forme, celui de mettre en avant des personnages et des histoires qui leur ressemble.

« Il faut beaucoup de passion et de patience »

Un an plus tard, le résultat est là ! Financée par ses propres moyens, la websérie dont le premier épisode est déjà sorti connait un véritable engouement.

Tout un défi pour ce projet dans lequel elle souhaitait proposer du contenu différent, mais en mettant une femme noire en avant. Il a fallu trouver les acteurs, les lieux de tournage, bref tout organiser de A à Z.

« On avait le désir de voir des choses à l’écran qui nous représente, c’est ce qui nous a inspiré »

Rachel et Sandra trouvaient qu’il y avait un manque de diversité, notamment dans les émissions francophones de télévision où les personnes noires occupent des rôles secondaires ou stéréotypés comme des gangsters par exemple.

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La première saison comporte quatre épisodes, dans lesquels on suit chaque fois un personnage principal dans son quotidien et dans les enjeux qu’il vit au quotidien. On découvre la journaliste Iris, la comptable Nadia, ainsi que Carmen et Raphaëlle. Quatre femmes noires et métis millennials.

Depuis le lancement du projet le mois dernier, qui a connu un vif succès, les messages positifs ne cessent d’affluer pour encourager le projet et témoigner que ces situations existent bien.

« C’est pas à quelqu’un de nous donner notre place, mais c’est à nous d’aller chercher notre place, et de montrer ce qu’on est capable de faire »

Au déjà d’une simple websérie, Reine amène toute une réflexion sur la question de l’identité, de la place de la diversité et de la valorisation des métiers artistiques tant par la société que par l’entourage.

Maya Angelou aux États-Unis ou encore Nadine Alcindor au Québec sont deux modèles qui inspirent grandement Sandra.

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De plus en plus, la société devient métissée et mélangée, mais il reste beaucoup de travail à faire encore selon elle. Elle me parle également du problème du coloriste au sein des communautés, dont la communauté haïtienne notamment où on est mieux vu si l’on est métis plutôt que noir par exemple. Une situation que l’on retrouve également dans les communautés latines.

Elle avait déjà réalisé un court métrage Je l’aime à mort qui abordait la question des violences conjugales envers les femmes, un autre sujet tabou et dont on n’entends pas assez parler.

Sa mission aujourd’hui encore plus qu’hier c’est de donner une voix aux personnes à qui on ne laisse pas forcément la parole. « Je ne peux pas concevoir qu’en 2018 on est encore à débattre sur le fait qu’il ne faut pas employer le terme nègre ou faire des blackface, je trouve ça aberrant ». Quand tu es une femme noire, tu dois encore plus faire tes preuves, tu as une échelle de plus à monter, me dit elle.

Une deuxième saison en déjà en cours de préparation déjà, en espérant obtenir des subventions pour soutenir le projet.

Elle souhaite à l’avenir diversifier son projet, en se tournant pourquoi pas vers d’autres communautés culturelles par exemple et continuer à faire passer son message au travers de l’art. Ah oui, et aussi elle attend son deuxième enfant !

 

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Les Tibétains, des montagnes de sagesse au Québec

Hayat Said nous proposera chaque fois un portait aux milles nuances. Focus sur la communauté Tibétaine du Québec.

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On nous a toujours dit que les montagnes ne se déplaçaient pas. Pourtant, des montagnes de sagesse sont venues compléter les chaînes montagneuses du Québec, dans les années 1970.

C’est tout particulièrement en 1971 que les premiers tibétains, alors réfugiés politiques, arrivent au Canada. Ils furent installés en Ontario, en Alberta et au Québec. Aujourd’hui, on dénombre 120 tibétains au Québec et environ 6000 au Canada. C’est une communauté non-visible et très discrète que l’on a tendance à confondre avec les minorités visibles asiatiques, telles que la communauté chinoise ou vietnamienne.

Mais alors d’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Que représentent-ils ?

Pays de sommets vertigineux et de hauts plateaux, le Tibet, affectueusement surnommé « Pays des neiges », fascine depuis longtemps l’occident. Qui d’entre nous n’a jamais entendu parler du Dalaï Lama ? Chef spirituel du bouddhisme tibétain qui a su mener, avec pondération et pacifisme, un combat pour empêcher la destruction de la culture tibétaine.

En 1959, la Chine toujours communiste, réprima une rébellion et le Dalaï Lama suivi par plus de 100 000 tibétains prirent le chemin de l’exil, en Inde.

Tout commença en 1949, lorsque la Chine communiste, dirigée par Mao, décida de reconquérir ce qu’elle considérait comme ses frontières naturelles ; décrétant que le Tibet était une province chinoise du nom de Xiang. S’en suivit alors une destruction massive du patrimoine tibétain. Monastères et livres sacrés furent brûlés. La Chine interdit la pratique du bouddhisme tibétain et imposa sa langue. Ceux qui se révoltaient contre cette invasion été tués, ceux qui s’y pliés mourraient, au mieux, des suites des grandes famines meurtrières qui se succédèrent.

Aujourd’hui le Tibet n’existe qu’au travers de ses provinces centrales, qui constituent la région autonome du Tibet. Le reste des terres ont été intégrées aux provinces chinoises.

Lhassa, capitale sacrée du Tibet, est aujourd’hui divisée en deux. À l’Est, ville chinoise et à l’Ouest vieille ville tibétaine datant du VIIème siècle. Cette dernière veille jalousement aux derniers vestiges du patrimoine tibétain. On y trouve le temple sacré du Jokhang qui renferme les nombreux mystères du bouddhisme tibétain.

Le Gouvernement tibétain, fondé par l’initiative du Dalaï Lama, est toujours en exil en Inde, à Dharmsala. Le Dalaï Lama quant à lui a prit sa retraite politique en 2011, mais cela ne l’empêche pas de sillonner le monde pour enjoindre ses disciples à mener un combat empreint de pacifisme. Il fait également la promotion des traditions tibétaines qui tendent à disparaître sous la pression chinoise.

Jeunes artistes tibétains, Lhassa me manque

Mais alors qu’en est-il de ces tibétains et tibétaines qui ont dû quitter leurs hautes plaines pour échapper aux répressions de la Chine de Mao ?

Mr K., porte-parole de la communauté tibétaine du Québec, nous révèle les perceptions, pleines de sensibilités, qu’ont les tibétains sur la vie au Québec.

Lorsque je lui demande qu’elle est la majeure différence entre son peuple d’origine et les Québécois, il m’avoue (après plusieurs secondes de réflexion) qu’aucune ne lui vient à l’esprit. Au contraire, pour lui, les québécois se révèlent être des personnes aimantes, toujours prêtes à rendre service comme les tibétains. Il ajoute également que ce qui plaît le plus aux tibétains, c’est la simplicité des québécois.

« Si tu ne peux pas aider une personne, ne lui crée pas de problèmes. » voilà ce que me répond Mr K. quand je lui demande quel est l’enseignement le plus important donné par le Dalaï Lama. Il complète en mentionnant que la non-violence est également l’un des principes de base du bouddhisme tibétain.

Il aperçoit, d’un oeil objectif, les Tibétains comme peu ambitieux. Selon lui, c’est parce que ce sont des personnes qui se contentent de peu et qui accordent beaucoup d’importance au bonheur présent sans se soucier du futur.

Mr K., même s’il est loin des montagnes secrètes de son pays, a décidé de se battre pour la pérennité de sa culture. C’est pourquoi il a ouvert, il y a une semaine, un restaurant qui met à l’honneur les plats traditionnels tibétains. C’est à Montréal, dans le plateau Mont-Royal, au 4050 Rue de Bullion, dans le restaurant nostalgiquement appelé Sur le plateau du Tibet que vous pourriez goûter le « thuktpa » qu’il confectionne lui-même. Il serait ravi de répondre à vos questions concernant sa communauté.

 

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Thukpa, soupe traditionelle de nouilles 

Les tibétains, qui se caractérisent eux-mêmes de « Tibequois » (pour ceux et celles né(e)s au Québec) sont de nature très discrète. Ils ont leur façon à eux de mener leur combat, notamment en faisant la promotion de leurs traditions aux quatre coins du monde. Et il s’avère que c’est la plus belle des manières de le gagner, car le Tibet a toujours captivé même si ses contrées pratiquement inaccessibles renferment de nombreux mystères.

C’est sur une belle note de fin, prononcée par Mr K. dans sa langue natale, que se termine cet article sur la communauté tibétaine du Québec : « Me tsama la gawu shiya, di genchenbu rai », « Nous devrions tous nous aimer les uns-les autres malgré nos différences ».

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Portrait d’Anthony Omenya, qui lance une application musique Afro et Caribéenne

« Un africain qui aime sa culture, c’est beaucoup plus puissant que n’importe qui »

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Né en France d’origine congolaise, Anthony Omenya est passionné par l’entrepreneuriat et le monde artistique. A tout juste 28 ans, il lance à la fin du mois de février l’application Moko, pour mettre en avant la musique afro et caribéenne. Portrait d’un passionné.

Après des études en France en marketing, Anthony débarque à Montréal en 2010 pour poursuivre des études en économie à l’Université de Montréal.

Il avait déjà lancé une petite affaire en France, avec vente de vêtements et production musicale, axée vraiment sur le divertissement.

En développant la production musicale, il rencontre pleins d’artistes et personnes du show-business. Mais rapidement la frustration autour de la musique et du comportement des gens de ce milieu se fait sentir.

Il décide alors de se tourner vers la technologie, en développant une plateforme autour du sport pour réunir toutes les personnes au monde autour des matchs, et communiquer rapidement. Plus d’un an après sa création, il est approché par un investisseur attiré par la créativité du projet. Mais finalement le projet tombe à l’eau.

La fibre entrepreunariale plus forte que tout

Issue d’une véritable famille entrepreneuriale, ses deux parents sont entrepreneurs également, il cultive aujourd’hui à son tour la fibre entrepreneurariale.

Après une petite pause et réflexion, il réalise en navigant sur YouTube qu’il y a pleins d’artistes, dont notamment des artistes africains, qui font des vidéos mais qui manquent de visibilité et de mise en avant.

Il se dit alors, pourquoi pas créer une plateforme où il n’y aurait que ça ? Réunir du Coupé-décalé, du Zouk, du Dancehall et autre.

Africa Moko prend alors naissance suite à cette idée. Il rencontre à nouveau pleins d’artistes, comme Maître Gims, Youssoupha, Mokobé… pour montrer son projet.

Il souhaite réunir dans son application d’un côté les artistes en développant leurs visibilité et leur marketing, et de l’autre les utilisateurs qui retrouvent toutes les tendances connues et moins connues de la musique Afro et Caribéenne.

Lors d’une campagne de socio-financement, un investisseur le contacte pour investir un gros montant dans le projet. Mais finalement, l’investisseur ne verse pas les fonds en temps et lieu.

Moko

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Il décide tout de même de ne pas se décourager et de poursuivre le projet qui devient alors, Moko. Anthony veut mettre en avant les artistes sur le plan international en rejoignant le maximum de personne possible.

L’application sera officiellement lancée le 27 février prochain au Canada et aux États-Unis, avant de voir le jour plus tard en Europe. Loin d’être une application communautaire, Moko se veut plutôt être universelle, à la fois en français et en anglais.

« On veut rendre accessible cette musique qui est très riche au niveau de la culture, mais encore mal représentée aujourd’hui »

Au programme dans l’application : vidéoclips et musique, tendance et divers contenus. Deux versions seront ainsi proposées, la première simple et gratuite, et la deuxième plus élaborée et payante avec des exclusivités.

Le potentiel est grand pour cette plateforme qui pourrait notamment aider les artistes plus européens à developper leur audience et leur marché en Amérique du Nord. Ce qui à terme pourrait leur permettre de remplir des salles de concert.

Comme le souligne Anthony, aujourd’hui les vrais revenus des artistes, ce sont véritablement les concerts, d’où l’importance de fidéliser et de se faire connaitre du grand public.

MHD et Maître Gims en autre seront de la partie dans l’application Moko, ainsi que d’autres exclusivités avec des artistes.

Marché africain : un potentiel énorme

L’Afrique est un marché très puissant, où l’on peut rejoindre des milliers de personnes. L’avantage de Moko et de son créateur, c’est l’appartenance à cette communauté.

« Mets ta valeur en avant, les gens ils vont te suivre »

Avec son expérience, il a appris à rester focus. « Quand tu commences à trop penser à autre chose tu es perdu. La plupart des gens veulent faire trop de choses, mais reste focus comme ça tu développe ton projet ».

Il souligne également le manque de diversité dans les entrepreneurs et souhaiterais pourquoi pas un jour devenir un ange pour investir dans de nouveaux projets et soutenir la relève.

Dans l’entrepreneuriat il y a beaucoup d’obstacles à surmonter, il faut être très solide et savoir bien s’entourer. L’important réside aussi dans l’équipe, il est essentiel de s’entourer de partenaires qui croient en toi. Des gens qui sont là pour toi, pour t’encourager et ne pas te mettre des bâtons dans les roues.

Avec Moko, Anthony souhaite installer une nouvelle tendance et espère devenir une référence dans les prochaines années et diversifier l’offre présente après le lancement. L’application sera disponible en téléchargement gratuit dès le 27 février 2018.

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