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Portrait de Rose Napoleon, communicatrice dans l’âme

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Crédit photo : Manouchka Lacherier

A seulement 26 ans, Rose Napoleon a déjà un avenir promoteur. Originaire de Montréal-Nord, elle a lancé il y a un an un podcast pour mettre en avant la diversité du Québec, et connait depuis un grand succès.

Rose a depuis toujours été animée par la communication, elle adorait parler déjà à l’école où elle été envoyée en retenu pour bavardage.

Sa philosophie : « Tu te couches avec le doute, mais tu te réveilles avec l’espoir »

 

On pourrait qualifier son parcours d’atypique, elle se voit comme une révolutionnaire qui agit sur des coups de tête. Animée par les arts et la musique, elle décide à la suite de son cégep de se diriger vers la musique classique.

Finalement, elle se réorientera vers la cuisine avec une formation de l’ITHQ qui lui permettra de voyager aux Bahamas en autre pour faire de la cuisine et où elle a l’occasion de rencontrer des centaines de personnes. Mais la cuisine est un monde difficile, et elle se heurte rapidement à des horaires compliqués, la pénurie d’emplois et d’argent.

Elle entre alors en réflexion, sur soi et sur son avenir. Elle se rend compte que la communication, et sa passion pour l’écriture sont plus fortes que tout.

Quand elle avait huit ans, elle écrivait un journal à la main, le journal « La Presse de Rose », où elle parlait de divers sujets dont celui d’un américain qui étais mis en prison à tord dans les années 1990. Elle se rappelle avoir été révoltée et avoir écris en gros titre « Injustice, c’est pas normal d’enfermer quelqu’un pour rien ».

Bref, la communication l’anime à tous les plans. Elle adore mettre de l’avant les gens, et c’est pour cela qu’elle a décidé à la rentrée prochaine d’entreprendre des études en communication.

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Entre temps elle a fondé au début de l’année 2017 un podcast, L’heure du Punch, où elle propose pendant 30 minutes à chaque deux semaines de mettre en avant une personne issue de la diversité, dans la bonne humeur et avec un petit cocktail bien sûr !

« L’heure du Punch est parti d’un constat, celui que beaucoup de personnes au sein de la communauté haïtienne ne croit pas en elles-mêmes »

 

La famille et les médias québécois également engendrent cette situation selon elle, car ils demandent l’avis à des personnes non-racisés sur des enjeux qui concernent directement la communauté haïtienne, et la représentativité à l’écran est très faible ou très stéréotypée.

L’idée d’un Podcast lui est venu des États-Unis, où ils sont très populaires. Sans préparation spécifique, ni fameux Business plan, elle se lance et créé sa compagnie en une semaine top chrono.

Aujourd’hui, un an plus tard, et 20 podcasts plus tard, elle veut s’ouvrir sur d’autres horizons, développer un média à part entière. Toute une équipe travaille à ses côtés.

Sans expérience radio, une fluidité et une aisance se dégagent pourtant de ses podcasts, très agréables à écouter.

Depuis toujours l’envie de créer et de changer les choses font parties d’elle. Elle envisageait de créer une entreprise depuis plusieurs années, mais ne voulait pas vendre n’importe quel produit, alors elle a attendu avant de se lancer.

Puis finalement, le modèle lui est venu et elle a pensé immédiatement au Punch aux fruits dans les fêtes haïtiennes, un moment où l’on se retrouve pour prendre du plaisir mais également aborder des enjeux de fonds.

Elle souligne le manque de représentativité de la communauté haïtienne à la télévision québécoise, et le fait que ce soit toujours les mêmes acteurs/actrices de la diversité.

« Le profilage racial ça suffit ! »

Rose regrette le manque de modèle dans la société québécoise, même si aujourd’hui on voit quelques figures émergentes à l’image de Dorothy Alexandre, Présidente du Conseil des Montréalais, ou Mélissa François, journaliste à Radio-Canada.

Il y a bien du racisme au Québec, elle raconte une anecdote lorsqu’elle était plus jeune, en se rendant à une pizzeria avec ses cousins, où ils se sont faits traités de « rapaces » sans aucunes raisons.

Seule noire dans les classes primaires, elle sentait déjà cette différence, mais aujourd’hui c’est plus facile, en tout cas les gens osent moins souligner cette différence.

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Crédit photo : Nicolas Debrosse

Média de contenu pour mettre en avant les futurs leaders de la communauté noire, elle essaye au travers de son Podcast de rassembler des personnes qui font briller la communauté, et qu’on ne met pas avant dans les médias plus traditionnels.

« On pose un regard critique sur la communauté, on ne parle pas que positifs, mais également du négatif pour essayer de trouver des solutions »

L’heure du Punch s’adresse à tous, pour réfléchir sur notre société ou découvrir des personnes émergentes. Véritable leader, elle reçoit beaucoup de messages de personnes pour la remercier de son travail, et de son influence positive.

Les prochains mois seront chargés pour Rose qui veut diversifier le contenu de se plateforme. Pleine d’énergies et d’ondes positives, nul doute que l’on a pas fini d’entendre Rose Napoleon dans les prochaines années.

 

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Portrait de Bruno Costa, influenceur sur Instagram

« Aujourd’hui dans notre société, avoir des followers et des likes c’est signe de cool attitude, d’être branché »

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À 29 ans, Bruno Costa, alias the_french_One sur Instragram, compte déjà plus de 134 000 abonnés sur le fameux réseau social d’images. Originaire de Marseille en France, il su bâtir une stratégie pour en faire un vrai business. 

C’est en 2016 qu’il commence véritablement à poster des photos de look sur Instagram, voulant suivre la tendance du moment. De fil en aiguille, ses abonnés augmentent et des marques commencent à lui envoyer des produits gratuitement jusqu’au jour où son premier contrat est arrivé avec une marque pour un post.

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Avec des études en commerce, publicité, communication et marketing, il partait clairement avec des avantages considérables pour établir une stratégie payante sur les réseaux sociaux.

« C’est beaucoup d’argent facile à faire »

Suivi à 70% par des hommes et à 30% par des femmes, Bruno a une communauté très engagée et très jeune.

Face à l’appât du gain, plusieurs personnes acheté des faux abonnés pour prétendre à une notoriété. Il est facile de les déceler, en regardant le taux d’engagement, soit le nombre de j’aimes et de commentaires sur les publications, qui doivent être entre 5% à 10% du nombre total d’abonnés.

Lui, jure qu’il n’a jamais acheté de faux abonnés.

Algorithme 

Instagram reste une plateforme imprévisible, où les revenus sont très aléatoires. Depuis une dizaine de mois, Instragram a modifié son algorithme, ce qui s’est traduit par une perte de 50% environ des likes sur les publications. Le but est d’inciter les utilisateurs à payer sur le réseaux social pour être plus visibles.

« Avant quand je postais quelque chose, cela apparaissait directement dans le fil d’actualité de mes abonnés. Mais maintenant ce qui apparaît est uniquement ce qui est considéré comme un centre d’intérêt pour l’utilisateur, et tu dois avoir au moins aimé 10 photos de la personne pour voir les nouvelles publications sur ta page d’accueil ».

Pour contourner ce nouvel algorithme, des groupes Whatapps se sont développés. Ainsi, on partage dans ces groupes privés d’influenceurs, ses nouvelles publications qui vont être aimés et commentés par les autres membres, et vice-versa lorsqu’ils publieront du nouveau contenu.

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Crédit photo : Moirée Visuals

Sa force est clairement d’allier plusieurs domaines, tant dans la mode où il aborde plusieurs styles de vêtements que dans le contenu qu’il propose.

« J’arrive à ne pas attirer que des marques de protéines ou de mode, et je pense que c’est ça qui intéresse les marques. Il y a peu d’influenceur homme diversifié au Québec, où beaucoup d’influenceur, sont uniquement des sportifs ou des femmes ».

Stratégie

En anglais ou en français, le matin ou le soir, choisir les bons hashtags, bref toute une stratégie à adopter avant chaque publication. Les règles de base sont la qualité des photos et la régularité des publications, selon lui.

« La plupart des marques font en sorte aujourd’hui que l’influenceur puisse choisir le produit qu’il va mettre en avant dans ses publications. Je préfère mettre mon look en avant, que mon corps, mais je le fais parfois parce que c’est ce que me demande mes abonnés »

Sa communauté est très diversifiée, d’un océan à l’autre, puisqu’il est suivi majoritairement au Canada, aux États-Unis et en France.

Un véritable business

Le nombre de contrat varie d’un mois à l’autre, et généralement il y en a plus au printemps/été, que dans l’hiver qui est une période plus calme.

« Je charge 500$ par publication, et bien souvent les marques prennent plusieurs publications »

Ses modèles sont Mariano Di Vaio, pionnier des influenceurs, ou encore Marc Fitt, bien connu au Canada.

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Crédit photo : Moirée Visuals

Vendre du rêve

On lui demande souvent conseil, parfois sur des ruptures, ou sur des décisions à prendre. Son contenu fait parfois rêver, inspire d’autre fois ses abonnés qui rêvent d’un mode de vie occidental par exemple.

« Pour moi influenceur ce n’est pas un métier, mais un extra »

« Quand tu regardes Instagram, tu as l’impression que tout le monde est beau, que tout le monde voyage, que tout le monde à la vie parfaite. Je comprends que ça puisse être difficile pour les personnes qui ne sont pas épanouies dans leur travail. Je trouve que c’est comme à l’époque où l’on mettait des filles parfaites en une des magazines »

L’important est de faire la part des choses, et de savoir prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux.

« Il faut garder à l’esprit que tout n’est pas naturel sur les réseaux sociaux. Qui aujourd’hui ne poste pas de photos sans filtre ? »

La suite ?

Ces dernières semaines, il diversifie ses activités, avec un blog en ligne, une chaîne YouTube où il propose des vidéos thématiques et il est également en train de développer sa propre entreprise, dans le domaine du marketing et des communications.

« Les marques sont encore un peu frileuses au Canada quand il s’agit de mettre de l’argent sur les réseaux sociaux ou sur des influenceurs. Mais si on compare le coût d’une campagne à télé ou à la radio versus un influenceur, le coût est beaucoup moins cher et les retombées plus grandes, car on peut cibler la campagne ».

Il voudrait ainsi aider les compagnies et les marques à développer leur stratégie numérique.

« C’est important de se créer un réseau, pour l’utiliser plus tard »

Comme tout est éphémère, il anticipe et pense à l’avenir. Il utilise et se créer un réseau pour bâtir un avenir sécure. Il est également passion d’astronomie, et aspire un jour pourquoi pas à une implication en politique.

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Entrevue

Pourquoi j’ai quitté Montréal pour m’installer en région avec ma famille

« On va vivre ici pour une meilleure qualité de vie pour les enfants »

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Meilleure qualité de vie, opportunités professionnelles ou environnement sécuritaire sont autant d’attraits qui poussent de plus en plus d’immigrants à se diriger vers les régions du Québec, en grande pénurie de main d’oeuvre ces derniers mois. Mohammed Hicham Louridi, originaire du Maroc, est l’un d’entre eux. Il a quitté Montréal en 2016 avec femme et enfants direction Saint-Georges de Beauce, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Au Québec, plus de 1,3 million d’emplois seront à pourvoir d’ici 10 ans, dont plus d’un million en région, à l’extérieur de Montréal.

Face à cette situation de pénurie de main d’oeuvre, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’immigration. On estime que plus de 20 % de ces postes pourraient être comblés par des personnes issues de l’immigration.

Le Ministère de l’Immigration réalise en ce moment une grande campagne « Ensemble, nous sommes le Québec », en vue de favoriser l’immigration en région au Québec.

Hicham a fait partie de cette campagne de promotion.

Arrivés en mars 2015 au Québec avec sa femme et ses deux enfants, ils sont en possession de la résidente permanente qu’ils ont obtenu après 5 ans d’attente au Maroc.

Installés à Montréal pendant une année, rapidement le quotidien devient stressant et le manque d’opportunités professionnelles et de contrats se fait sentir.

« J’ai eu beaucoup de difficultés à Montréal, je n’ai pas réussi à trouver de travail, malgré les nombreux CV que j’envoyais aux grandes entreprises, je n’avais jamais de réponse ».

Professeur en électronique pendant plus de 15 ans au Maroc, Hicham rencontre des obstacles lorsqu’il souhaite enseigner ou faire un stage, puisqu’il devrait au préalable refaire son diplôme.

Il décide alors de se rapprocher d’un organisme qui aide à la recherche emploi, où il suit une formation de trois mois, qui va lui permettre de se rendre en Beauce, sélectionné lors de l’événement « La Beauce embauche », organisé par l’organisme.

Plan B : en région 

Après avoir visité la région et passé des entrevues, une opportunité professionnelle se présente à lui, qu’il accepte sans hésitation. Obligé de revenir quelques mois à Montréal, pour ne pas avoir pu céder le bail, finalement il retrouvera un emploi à Saint-Georges de Beauce par la suite.

A 50 ans il travaille aujourd’hui comme opérateur de production sur des machines à outils numériques chez Tactic.

« Moi et ma femme, on étaient déterminés, on avait un objectif »

Leur intégration et installation s’est extrêmement bien passée, les gens ont été très accueillants avec la nouvelle famille, et aucun acte de racisme ne s’est encore manifesté.

Même chose pour leurs deux enfants qui se sont vite intégrés, forts d’avoir appris le français lors d’écoles d’été à Montréal.

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Hicham et sa famille

 

Conseils pour futurs immigrants

Il conseille pour les futurs immigrants de bien se renseigner avant de partir, mais surtout d’aller visiter en personne avant de prendre une décision.

« Le seul conseil que je peux donner, surtout aux personnes avec des enfants, c’est d’aller en région, dans n’importe quelle région » explique t-il.

Enfin de ne pas oublier de consacrer beaucoup d’efforts et de temps à la recherche d’emploi et de se rapprocher d’organismes qui oeuvrent dans la régionalisation ou l’aide en recherche d’emploi.

L’avenir continue de se dessiner pour eux à Saint-Georges de Beauce, où leurs enfants pourront aller prochainement à l’université dans la région.

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Portrait

Portrait de Aaron Esteban, artiste aux multiples facettes

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Né à Montréal, d’origine latino-arabe, salvadorienne et égyptienne, Aaron Esteban vient tout juste de sortir son nouveau single « Dont Mind If I Dance » qui cartonne et s’annonce déjà comme le tube de l’été. Rencontre avec le chanteur qui a pleins de projets.

Déjà plus de 10 ans de carrière derrière lui et de nombreux singles déjà sortis, peut être avait vous déjà entendu I love Your Mmm Mmm, qui a tourné en boucle l’été dernier.

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Extrait du vidéoclip « I love Your Mmm Mmm »

Depuis, il vole de ses propres ailes puisqu’il gère de A à Z tous ses nouveaux projets, et mélange à la fois anglais, espagnol et français dans ses titres. « Aujourd’hui j’ai 100% le contrôle de mon image, de ce que je veux dire, ce que je veux faire passer comme message » confie-il.

« Plus ton rêve est grand, plus ta récompense sera grande »

Son nouveau titre Dont Mind If I Dance lui ressemble beaucoup plus, c’est peut-être le single qui lui correspond le plus depuis le début de sa carrière et les retours sont très positifs à date.

Ses sources d’inspirations sont multiples, allant de Michael Jackson à Justin Timberlake en passant par Jennifer Lopez. « Elle a ouvert des portes aux latinos, ça a été la première à avoir un contrat de millions de dollars, en menant une carrière artiste dans la musique, actrice et entrepreneuse, je la respecte beaucoup ! » explique-t-il.

Les réalités d’artiste

Du fait de ne pas chanter en français, il est plus difficile pour Aaron de percer dans le marché québécois en tant qu’artiste anglophone. « Je trouve qu’il y a beaucoup de talents qui meurent avec le temps, où qui vont aux États-Unis ou à Toronto pour développer leur art ».

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Il parle aussi de l’industrie, un monde qu’il considère à part, où il est difficile de faire sa place. « C’est définitivement une élite à Montréal, je me sens vraiment chanceux d’avoir des contacts » soutient-il.

Souvent beaucoup de jeunes artistes en démarrage recherchent de l’attention à n’importe quel prix, il reconnaît avec beaucoup de franchise s’être perdu au début de sa carrière, ce n’était pas le message qu’il voulait véhiculé dans ces chansons. Mais depuis les choses ont changé, notamment avec son dernier single, sur lequel il a travaillé de nombreux mois.

Il est également acteur et a monté sa compagnie de web-marketing, qui l’aide à développer sa propre marque.

« Je fais de la musique pour changer des vies, inspirer et donner de la confiance aux personnes »

Beaucoup de diversité est présente dans les artistes au Québec certes, mais bien souvent ils restent méconnus du grand public, ou sous représentés dans les Galas. Aaron pensent que c’est aux artistes de faire leur place, et de ne pas attendre qu’on leur ouvre leur porte. « Je pense que Montréal a beaucoup à apprendre de Toronto, qui est unie derrière ses artistes » ajoute t-il.

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Il recommande de tous s’unir ensemble pour pousser les portes.

Projets futurs : à l’international ?

Si tous ses plans fonctionnent, il devrait d’ici l’année prochaine partir pour Los Angeles, en Californie, pour de nouveaux projets artistiques, et ainsi franchir une nouvelle étape de sa carrière à l’international.

« Je sens que j’ai ma place là-bas »

Une envie de sortir de sa zone de confort et de renouveau l’ont poussé à avoir cette envie d’exporter son talent au-delà des frontières. On a pas fini d’entendre parler d’Aaron Esteban dans les prochaines années. D’ici là son dernier single, Don’t Mind If I Dance, est disponible depuis le 28 mai dernier.

 

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