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Entrevue

Pourquoi j’ai quitté Montréal pour m’installer en région avec ma famille

« On va vivre ici pour une meilleure qualité de vie pour les enfants »

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Meilleure qualité de vie, opportunités professionnelles ou environnement sécuritaire sont autant d’attraits qui poussent de plus en plus d’immigrants à se diriger vers les régions du Québec, en grande pénurie de main d’oeuvre ces derniers mois. Mohammed Hicham Louridi, originaire du Maroc, est l’un d’entre eux. Il a quitté Montréal en 2016 avec femme et enfants direction Saint-Georges de Beauce, dans la région de Chaudière-Appalaches.

Au Québec, plus de 1,3 million d’emplois seront à pourvoir d’ici 10 ans, dont plus d’un million en région, à l’extérieur de Montréal.

Face à cette situation de pénurie de main d’oeuvre, les entreprises se tournent de plus en plus vers l’immigration. On estime que plus de 20 % de ces postes pourraient être comblés par des personnes issues de l’immigration.

Le Ministère de l’Immigration réalise en ce moment une grande campagne « Ensemble, nous sommes le Québec », en vue de favoriser l’immigration en région au Québec.

Hicham a fait partie de cette campagne de promotion.

Arrivés en mars 2015 au Québec avec sa femme et ses deux enfants, ils sont en possession de la résidente permanente qu’ils ont obtenu après 5 ans d’attente au Maroc.

Installés à Montréal pendant une année, rapidement le quotidien devient stressant et le manque d’opportunités professionnelles et de contrats se fait sentir.

« J’ai eu beaucoup de difficultés à Montréal, je n’ai pas réussi à trouver de travail, malgré les nombreux CV que j’envoyais aux grandes entreprises, je n’avais jamais de réponse ».

Professeur en électronique pendant plus de 15 ans au Maroc, Hicham rencontre des obstacles lorsqu’il souhaite enseigner ou faire un stage, puisqu’il devrait au préalable refaire son diplôme.

Il décide alors de se rapprocher d’un organisme qui aide à la recherche emploi, où il suit une formation de trois mois, qui va lui permettre de se rendre en Beauce, sélectionné lors de l’événement « La Beauce embauche », organisé par l’organisme.

Plan B : en région 

Après avoir visité la région et passé des entrevues, une opportunité professionnelle se présente à lui, qu’il accepte sans hésitation. Obligé de revenir quelques mois à Montréal, pour ne pas avoir pu céder le bail, finalement il retrouvera un emploi à Saint-Georges de Beauce par la suite.

A 50 ans il travaille aujourd’hui comme opérateur de production sur des machines à outils numériques chez Tactic.

« Moi et ma femme, on étaient déterminés, on avait un objectif »

Leur intégration et installation s’est extrêmement bien passée, les gens ont été très accueillants avec la nouvelle famille, et aucun acte de racisme ne s’est encore manifesté.

Même chose pour leurs deux enfants qui se sont vite intégrés, forts d’avoir appris le français lors d’écoles d’été à Montréal.

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Hicham et sa famille

 

Conseils pour futurs immigrants

Il conseille pour les futurs immigrants de bien se renseigner avant de partir, mais surtout d’aller visiter en personne avant de prendre une décision.

« Le seul conseil que je peux donner, surtout aux personnes avec des enfants, c’est d’aller en région, dans n’importe quelle région » explique t-il.

Enfin de ne pas oublier de consacrer beaucoup d’efforts et de temps à la recherche d’emploi et de se rapprocher d’organismes qui oeuvrent dans la régionalisation ou l’aide en recherche d’emploi.

L’avenir continue de se dessiner pour eux à Saint-Georges de Beauce, où leurs enfants pourront aller prochainement à l’université dans la région.

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Entrevue avec Riadh Marouani, originaire de la Tunisie qui a immigré à Montréal depuis quelques mois.

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« N’aie pas peur, OSE ! » : Entrevue avec les fondatrices du Salon International de la femme noire

« C’est le moment où l’on unis nos voix, et on avance ensemble » Dorothy Rhau

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Samedi 02 juin prochain se tiendra à la Place Bonaventure la première édition du Salon International de la femme noire, qui offrira une large gamme d’activités placées sous le rassemblement, de l’intégration et la bonne humeur. À la tête de cet évènement 5 femmes inspirées et inspirantes.

Le salon veut mettre de l’avant les femmes noires et métissées qui ont participé aux changements de la société et montrer que l’on a besoin de ces femmes là plus que jamais aujourd’hui. Entourer la réussite est également une des missions du Salon, dont le slogan est « N’aie pas peur, OSE ! ».

L’idée est venue de Dorothy Rhau en 2016, lors d’une frustration de la sous-réprésentation au niveau des produits en se rendant à un Jean Coutu à Rivière-des-Prairies. « Je trouvais ça inconcevable que l’on ne retrouve pas nos produits, alors que chaque jour on va à Jean Coutu » raconte-elle.

« Combien de femmes brillent encore dans l’ombre »

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Les organisatrices

Toutes les cinq ont un parcours différent mais les mêmes objectifs au travers de cet événement qui au-delà d’être un salon, se veut être « un mouvement féministe, paritaire et inclusif ».

  • Joeline Jean-Claude, formation en biologie et en enseignement, elle est aussi directrice de l’entreprise de cosmétiques Mary Kay. « Permettre aux jeunes filles d’avoir une vision plus élargie de l’avenir, et se dire qu »il y a de place pour elles dans la société ».
  • Lovely Fleurmé, notaire de formation en immobilier et droit de la personne. « Le but du salon : faire connaitre l’histoire de la femme au peuple, on veut montrer qu’on a une belle communauté et souligner que le parcours des entrepreneurs noires est différent »
  • Catherine Kamtchueng, biologiste de formation et dans le domaine pharmaceutique. « Je trouve qu’avec l’histoire que j’ai, et le background, je n’ai pas le droit de rester là et de rien faire ».
  • Dorothy Rhau, bagage en Ressources Humaines et humoriste. « Il ne faut pas oublier que les femmes racisées, vivent un autre complexe, le racisme ou les discriminations ».
  • Christelle Mokoko, formation en finances, fondatrice des ateliers Place aux femmes. « Donner un petit peu plus de place aux femmes, qui sont déjà brimées parce qu’elles sont femmes ».

Au Québec en 2011, 1 personne sur 10 étaient issue d’une minorité visible, dont la population noire représentait le plus grand nombre. Parmi eux, 52,1% sont des femmes.

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Des quotas de la diversité pour l’équité ?

Mise en pratique aux États-Unis et en France sous forme de discrimination positive, les quotas de la diversité sont basés sur le même principes que les quotas paritaires hommes/femmes, mais qu’en pensent-elles ?

« On y sera obligé à un moment donné, pour que la société comprenne qu’il y a des personnes de différentes origines et qu’ils font les mêmes études et qu’ils ont le même cerveau que les autres » souligne Catherine.

« Je ne suis pas d’accord avec les quotas, parce que je pense que l’on embauche la compétence, pas la couleur » explique elle Christelle.

Représentativité et place des Femmes noires

Toutes s’accordent à dire que la représentativité des femmes noires dans les médias ou la société restent encore très marginales et souvent stéréotypée.

« Beaucoup de femmes ont des histoires à raconter, comment elles ont commencé leurs business notamment. Je veux que l’histoire soit racontée au travers de mes yeux, et non pas que quelqu’un d’autre la raconte comme bon lui semble », déclare Joanie.

« On veut laisser aux générations suivantes des modèles » renchérit Dorothy.

Les discriminations, le racisme, ou encore le profilage racial sont encore bien présents dans notre société, bien souvent ce que l’on appelle des micro-agressions.

Dorothy nous explique comment cela se traduit : « Quand tu arrives quelque part on te regarde sans arrêt, les gens tirent leurs sacoches, quand tu arrives on traverse le trottoir, quand tu arrives dans un quartier, tu es suspect… »

Souvent ces micro-agressions sont verbales également : « Tu es belle pour une noire », « Tu t’exprimes bien pour une noire », « tu parles bien français pour une noire ».

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Au programme du salon : conférences, exposants, discutions, rencontres, ateliers, dégustation, ou encore performances artistiques.

L’événement est ouvert à toutes et tous en permettant de comprendre et de rencontrer des femmes afro-québécoises et afro-canadiennes.

Les billets sont disponibles ici : https://internationalblackwomenexpo.tix123.com

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