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GFENDR, l’application qui met en relation travailleuses du sexe et clients

Lancée il y a quelques semaines par des développeurs Québécois, Gfendr se veut être une application de mise en relation entre les travailleuses du sexe et les clients et ainsi éviter les violences et mauvaises rencontres mais crée toute une polémique. 

L’application se définit comme « un outil technologique aux travailleuses du sexe pour rendre leurs échanges et leurs rencontres avec les clients plus sécuritaires. L’application fournit un espace discret pour annoncer les services, échanger par chat avec les clients et fixer les termes de la rencontre ».

L’application fonctionne à la manière de Tinder, une application de rencontre plus traditionnelle et très populaire chez les jeunes.

La mise en relation entre clients et travailleuses se fera en fonction des critères de recherche du client et des services offerts par la travailleuse.

Sur le profil de chaque travailleuse, plusieurs caractéristiques sont présentes comme la taille, le poids, les services offerts, les origines, l’âge ou encore des photos.

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En permettant aux utilisatrices, les travailleuses du sexe, de noter leurs clients sur plusieurs points et laisser des commentaires, les développeurs de l’application soutiennent que cela permettra d’éviter les mauvaises rencontres en filtrant les clients.

Le service est totalement gratuit et confidentiel, puisqu’aucunes données de géolocalisation ne seront enregistrées par l’application.

Polémique 

Depuis la mise en ligne de cette application sur le marché, plusieurs personnes et organismes sortent de leur silence pour dénoncer ce qu’ils appellent « une promotion de la prostitution » et rappellent les lois canadiennes en vigueur.

La cofondatrice de GFENDR, Mélissa Desrochers s’est défendue de cette attaque et a souligné qu’ils « essaient de naviguer à travers les lois qui sont en place au Canada ».

Certains soulignent également le fait qu’une notation émisse une seule fois n’est pas révélatrice du comportement permanent d’une personne. De plus, des organismes souhaiteraient également mettre en place une option sur l’application qui permettrait aux travailleuses du sexe d’obtenir des ressources pour sortir de ce milieu.

L’application revendique déjà plus de 1000 utilisateurs à ce jour, dont 622 travailleuses du sexe et 316 clients. La criminalisation de la sollicitation et de la publicisation des services sexuels par la Cour suprême en 2014 a forcé plusieurs travailleuses à utiliser les réseaux sociaux pour approcher les clients.

Actualités

Tinder lance une pétition pour des emojis de couples mixtes

La fameuse application de rencontre Tinder a lancé la semaine passée une campagne mondiale pour la création d’émojis de couples mixtes, vous savez ces petits objets, symboles et bonhommes que nous avons sur nos claviers de téléphone. 

Ce projet se déclinera en une pétition et une vaste campagne d’affichage en France pour promouvoir la création d’emojis avec deux personnes d’origine différentes.

« Alors que les emojis permettant de représenter des personnes de toutes origines et des couples de même sexe sont devenus une réalité en 2015, un groupe de personnes n’est toujours pas représenté dans les emojis: les couples mixtes » souligne l’application dans un communiqué.

Tinder a également mis en ligne une vidéo de promotion.

 

L’application qui revendique 50 millions de clients à travers le monde, souligne que la demande doit être acheminée au consortium Unicode (Silicon Valley) puisque c’est là que l’on décide des nouveaux symboles et les standardise. Ce processus peut prendre jusqu’à deux ans le temps de les tester sur divers appareils.

Pour rappel, Tinder est très engagé dans la diversité, puisque l’année dernière déjà l’application militait « pour un monde digital plus inclusif et plus représentatif » au travers de son initiative « More gender », qui a permis à ses utilisateurs de choisir parmi une quarantaine de possibilités pour définir leur genre.

Selon une étude du début de l’année 2018 réalisée par Morar HPI, aux États-Unis ce sont 79% des utilisateurs de l’application qui ont eu un rendez-vous avec une personne d’une origine différente contre 62% de non-utilisateurs.

Portrait

Portrait d’Anthony Omenya, qui lance une application musique Afro et Caribéenne

Né en France d’origine congolaise, Anthony Omenya est passionné par l’entrepreneuriat et le monde artistique. A tout juste 28 ans, il lance à la fin du mois de février l’application Moko, pour mettre en avant la musique afro et caribéenne. Portrait d’un passionné.

Après des études en France en marketing, Anthony débarque à Montréal en 2010 pour poursuivre des études en économie à l’Université de Montréal.

Il avait déjà lancé une petite affaire en France, avec vente de vêtements et production musicale, axée vraiment sur le divertissement.

En développant la production musicale, il rencontre pleins d’artistes et personnes du show-business. Mais rapidement la frustration autour de la musique et du comportement des gens de ce milieu se fait sentir.

Il décide alors de se tourner vers la technologie, en développant une plateforme autour du sport pour réunir toutes les personnes au monde autour des matchs, et communiquer rapidement. Plus d’un an après sa création, il est approché par un investisseur attiré par la créativité du projet. Mais finalement le projet tombe à l’eau.

La fibre entrepreunariale plus forte que tout

Issue d’une véritable famille entrepreneuriale, ses deux parents sont entrepreneurs également, il cultive aujourd’hui à son tour la fibre entrepreneurariale.

Après une petite pause et réflexion, il réalise en navigant sur YouTube qu’il y a pleins d’artistes, dont notamment des artistes africains, qui font des vidéos mais qui manquent de visibilité et de mise en avant.

Il se dit alors, pourquoi pas créer une plateforme où il n’y aurait que ça ? Réunir du Coupé-décalé, du Zouk, du Dancehall et autre.

Africa Moko prend alors naissance suite à cette idée. Il rencontre à nouveau pleins d’artistes, comme Maître Gims, Youssoupha, Mokobé… pour montrer son projet.

Il souhaite réunir dans son application d’un côté les artistes en développant leurs visibilité et leur marketing, et de l’autre les utilisateurs qui retrouvent toutes les tendances connues et moins connues de la musique Afro et Caribéenne.

Lors d’une campagne de socio-financement, un investisseur le contacte pour investir un gros montant dans le projet. Mais finalement, l’investisseur ne verse pas les fonds en temps et lieu.

Moko

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Il décide tout de même de ne pas se décourager et de poursuivre le projet qui devient alors, Moko. Anthony veut mettre en avant les artistes sur le plan international en rejoignant le maximum de personne possible.

L’application sera officiellement lancée le 27 février prochain au Canada et aux États-Unis, avant de voir le jour plus tard en Europe. Loin d’être une application communautaire, Moko se veut plutôt être universelle, à la fois en français et en anglais.

« On veut rendre accessible cette musique qui est très riche au niveau de la culture, mais encore mal représentée aujourd’hui »

Au programme dans l’application : vidéoclips et musique, tendance et divers contenus. Deux versions seront ainsi proposées, la première simple et gratuite, et la deuxième plus élaborée et payante avec des exclusivités.

Le potentiel est grand pour cette plateforme qui pourrait notamment aider les artistes plus européens à developper leur audience et leur marché en Amérique du Nord. Ce qui à terme pourrait leur permettre de remplir des salles de concert.

Comme le souligne Anthony, aujourd’hui les vrais revenus des artistes, ce sont véritablement les concerts, d’où l’importance de fidéliser et de se faire connaitre du grand public.

MHD et Maître Gims en autre seront de la partie dans l’application Moko, ainsi que d’autres exclusivités avec des artistes.

Marché africain : un potentiel énorme

L’Afrique est un marché très puissant, où l’on peut rejoindre des milliers de personnes. L’avantage de Moko et de son créateur, c’est l’appartenance à cette communauté.

« Mets ta valeur en avant, les gens ils vont te suivre »

Avec son expérience, il a appris à rester focus. « Quand tu commences à trop penser à autre chose tu es perdu. La plupart des gens veulent faire trop de choses, mais reste focus comme ça tu développe ton projet ».

Il souligne également le manque de diversité dans les entrepreneurs et souhaiterais pourquoi pas un jour devenir un ange pour investir dans de nouveaux projets et soutenir la relève.

Dans l’entrepreneuriat il y a beaucoup d’obstacles à surmonter, il faut être très solide et savoir bien s’entourer. L’important réside aussi dans l’équipe, il est essentiel de s’entourer de partenaires qui croient en toi. Des gens qui sont là pour toi, pour t’encourager et ne pas te mettre des bâtons dans les roues.

Avec Moko, Anthony souhaite installer une nouvelle tendance et espère devenir une référence dans les prochaines années et diversifier l’offre présente après le lancement. L’application sera disponible en téléchargement gratuit dès le 27 février 2018.