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« Crazy Rich Asians » en tête du box-office nord-américain

À Hollywood, il y a peu de films mettant en vedette des acteurs asiatiques. Avec une distribution composée 100% de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien.

Crazy Rich Asians est un long métrage adapté du livre du même nom, écrit par Kevin Kwan, un romancier singapourien-américain. Également, ce livre est traduit en français sous le titre Singapour millionnaire (2013) mais le long métrage lui-même n’est pas traduit dans la langue de Molière. 

Cette comédie romantique occupe toujours la tête du box-office en Amérique du Nord depuis la fin de semaine fériée de la Fête du Travail, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations publiés dimanche. En effet, depuis sa sortie, le mercredi 15 août 2018, c’est-à-dire, il y a trois semaines,  il a récolté 117 millions de dollars.

Poster

Synopsis

Dans Crazy Rich Asians, Rachel Chu (Constance Wu), New-Yorkaise d’origine chinoise et professeure d’économie à l’université NYU, accepte de rendre visite à la famille de son petit ami, Nick Young (Henry Golding), à Singapour.

Pensant que le jeune homme est issu de la « classe moyenne ». Elle y découvre que Nick est l’héritier d’une famille de promoteurs immobiliers d’origine chinoise parmi les plus « follement » riches d’Asie (d’où le titre Crazy Rich Asians). La jeune femme se trouve donc confrontée à un environnement, dont elle ne sait pas tout.

Représentation cinématographique des Asiatiques en Occident

« Plus qu’une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d’immigrants asiatiques en Occident », soutiennent la comédienne Alice Tran, Québécoise d’origine vietnamienne et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum, Québécoise d’origine laotienne.

De plus, Crazy Rich Asians est le premier film d’un studio hollywoodien porté par des acteurs d’ascendance asiatique depuis la projection de The Joy Luck Club, une production beaucoup plus modeste, d’il y a 25 ans.

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], […] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Par contre, elle montre qu’il y a quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait parfois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais qu’écoutait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération comme elle.

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Le film permet de briser les stéréotypes que l’Occident attribue aux Asiatiques dans le cinéma : ils sont souvent stéréotypés en tant que docteurs, type intello (surtout en informatique) en passant par maître de kung-fu, de karaté comme dans les films portant sur les thèmes d’action et d’arts martiaux à la Jackie Chan, à la Bruce Lee ou à la Jet Li ou encore, on leur colle à des rôles de méchants dans les films de guerre. De même qu’ils ne jouent pas souvent les rôles des personnages principaux, mais plutôt secondaires ou mineurs.

Il faut faire attention que le film ne peint pas les Asiatiques comme étant communautaire. Le film dépeint l’opposition entre les Asiatiques élevés en Occident et les Asiatiques élevés en Asie. Les gens perçoivent souvent les Asiatiques comme étant communautaires, mais en fait, c’est à cause des barrières linguistiques et des barrières culturelles.

Par exemple, la première génération des Asiatiques en Amérique du Nord, ne parle pas la langue du pays d’accueil ce qui constitue un défi à l’intégration tandis que la deuxième génération des Asiatiques, c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s en Amérique du Nord de parents immigrants, parlent la langue du pays d’accueil en plus de la langue de leur parent (parfois, non).

Puis, il y a la ressemblance culturelle et les valeurs culturelles qui font que les Asiatiques se regroupent en communauté. Tout cela laisse croire que les Asiatiques sont fermés, ce qui n’est pas le cas des Asiatiques de deuxième et troisième génération qui sont pleinement intégrés et sont biculturels (vivre asiatique à la maison et vivre à la nord-américaine à l’extérieur). D’ailleurs, on les appelle les « bananes » (Jaune de l’extérieur, mais Blanc de l’intérieur).

Bref, le long métrage aborde des thèmes touchant l’amour, la famille, les classes sociales et les valeurs traditionnelles culturelles.

Renverser le blanchiment dans le cinéma hollywoodien

À Hollywood, le fait de choisir des acteurs d’ascendance asiatique pour jouer des personnages qui le sont aussi n’allait pas de soi. Or, le romancier Kevin Kwan a dit avoir refusé une première adaptation dans laquelle Rachel Chu aurait été blanche.

D’après une étude de l’université californienne USC Annenberg, parmi 100 films, il y en a 44 qui ont produit les meilleures recettes en 2016 aux États-Unis où ils n’avaient aucun personnage d’origine asiatique.

Cependant, le « blanchiment » (whitewashing en anglais), concept appliqué à la tendance hollywoodienne de distribuer les rôles des minorités visibles à des acteurs Blancs, ne passe plus aussi bien aujourd’hui. Effectivement, une série de polémiques récentes en témoigne.

Par exemple, la décision de donner à Scarlett Johansson, le rôle de l’héroïne de Ghost in the Shell (2017), un personnage a priori asiatique, a provoqué des mouvements de protestation d’une ampleur inédite. Ce fut le même cas pour Tilda Swinton, choisie pour jouer l’Ancien dans Docteur Strange (2016).

« J’espère que dans 10 ans, nous repenserons à ce moment et nous aurons oublié. Une distribution entièrement asiatique ? C’était un sujet ? », a expliqué le réalisateur Jon M. Chu lors d’une entrevue à la chaîne CBS, diffusée mercredi.

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Le cinéaste ne cache pas s’être mis une gigantesque pression pour ne pas décevoir, cherchant les bons accents, l’exactitude des références culturelles et la musique adaptée.

« Vous sentez que votre film est plus que pour vous-même. […] Nous sommes au début d’un voyage, et je crois que [ce film] en ouvre la porte. », confirme Jon M. Chu

La comédienne d’origine chinoise et malaisienne Michelle Yeoh, qui incarne la mère de Nick Young dans le film, a déjà obtenu de premiers rôles à Hollywood. Pourtant, « cette fois, c’est différent, parce que le moment est venu pour nous », a-t-elle expliqué lors d’une interview au site Build.

Plusieurs ont en tête un autre tournant qu’a pris Hollywood cette année avec le film Panthère noire (Black Panther), superproduction où le héros et la plupart des personnages sont Noirs.

« Il est temps que nous soyons représentés » au cinéma et à la télévision, a continué Michelle Yeoh, héroïne de Tigre et dragon (2000). « Regardez autour de nous. Nous sommes une culture très variée. Les Asiatiques, les Afro-Américains, nous appartenons à l’ADN de cette société ici aux États-Unis. »

La communauté asiatique du Québec n’a pas assez de voix

À l’image de Panthère noire, qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec ?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là ? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir essayé de recruter des personnes asiatiques dans le cadre de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. […] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, […] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

Mais, reste qu’avec ce film, cela donne une fierté aux Nord-Américains d’ascendance asiatique et une éternelle reconnaissance.

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Marché de Nuit Asiatique à Montréal : un grand festival de bouffe asiatique au Vieux-Port

Il n’est pas étonnant de constater que chaque été à Montréal on y trouve divers festivals que ce soit divertissant, enrichissant ou gourmand tels que le Festival International de Jazz, le Festival Mural, le Festival Juste pour rire, Bouffons! MTL!, le Grand PoutineFest, le Festival Orientalys, etc.

Mais, les festivités sont loin d’être terminés pour ceux et celles qui sont gourmand(e)s, car en cette deuxième année consécutive, FoodfestMTL nous présente le plus grand Marché de Nuit Asiatique à Montréal où cuisine de rue, performances, jeux et beaucoup de soleil sont au rendez-vous!

Fusion culinaire des quatre coins de l’Asie

Plus de 60 restaurants se joindront sur un plus grand site et c’est la bonne occasion pour ceux qui sont moins familiers d’explorer la cuisine asiatique sous forme de cuisine de rue en provenance des pays d’Asie, dont Hong Kong, Taiwan, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Sri Lanka, le Viêtnam, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et les Philippines. Tous les mets sont cuisinés par nos restaurants asiatiques montréalais préférés.

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Idéalement, ce sera l’occasion de manger ce que vous appréciez ou même de voir des nouveautés et sortir de votre zone de confort.

Durant la fin de semaine, il y aura des artistes, des performances ainsi que des jeux pour petits et grands, tout cela permettra de réunir familles et amis.

Où et quand ?

Ce marché de nuit fut une véritable réussite lors de la première édition, c’est-à-dire, l’année passée, au Village au Pied-du-Courant, à l’est du pont Jacques-Cartier. Cette année, le concept de grand marché de nourriture asiatique est localisé dans une place différente afin de recevoir le plus de foodies. En effet, ce sera à l’ouest du pont Jacques-Cartier, plus spécifiquement au quai de l’Horloge, dans le Vieux-Port, que le marché se tiendra à ces dates suivantes : 17 août de 17h à 23h et 18 et 19 août de 11h à 23h.

Prix des plats

Les prix de la nourriture varient entre 3$-5$ avec des plats « premium » qui varient autour de 7-8$ et bien entendu, l’admission est gratuite.

Espérons que cet article ne vous fait pas trop saliver… bref, bon appétit à tous si vous allez au Marché de Nuit Asiatique à Montréal !

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Au Canada, on rêve de grandeur ?

Au Canada, on vit en grand. La population bénéficie des plus grandes maisons au monde, rien de moins pour l’un des plus grands pays. Des changements de mentalités et d’habitudes de vie semblent pourtant avoir un certain effet sur cette vision de grandeur. Un effet qui pourrait être plus positif qu’on ne peut le croire.

Positionnement du Canada

La plupart d’entre nous savent que le plus grand pays du monde est la Russie et ses grandes zones inhabitées. Le Canada est dans une situation semblable et profite de la deuxième position. La troisième place du podium est gardée par nos voisins, les États-Unis. Et enfin, la quatrième place est occupée par le pays le plus peuplé, il s’agit bel et bien de la Chine.

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On constate que la grandeur du pays n’impacte pas le nombre d’habitants, la Chine étant la plus peuplée loin devant la Russie, qui elle, est loin de nous en 9ème position face à notre 36ème position.  

Des régions aussi distantes les unes des autres viennent avec des cultures et des modes de vie différents

Bien sûr, nous et nos voisins du pays de l’aigle à tête blanche sommes semblables sur plusieurs points. Effectivement, l’Amérique du Nord aime voir grand.

Cette vision de grandeur se fait sentir dans plusieurs marchés, ce qui place respectivement les États-Unis et le Canada en deuxième et troisième position dans la grosseur des habitations moyennes sur la planète Terre. Les leaders, pouvant en surprendre plus d’un, sont les Australiens avec des logements ayant en moyenne 610 mètres cubes (m3). Ici, nos domiciles ont en moyennes 545 m3.

Avec une population plus petite dans un si grand pays, nos grosses maisons ne sont pas aussi pleines que certaines, voire, plusieurs régions du monde et donc, nous bénéficions d’une moyenne de 188 m3 d’espace par personne à l’intérieur de nos habitations.  Ceci nous place en deuxième position au classement.  

Aussi plaisant que cela puisse sembler d’avoir beaucoup d’espace dans un domicile, il est important de noter que beaucoup d’espace vient aussi avec plus de dépense. Une telle habitation est plus coûteuse en termes d’entretien et de dépense d’énergie pour chauffer et climatiser.

Nous sommes portés à oublier, mais le corps humain dégage de la chaleur et aide à réchauffer notre logement, certains parents ont remarqué la différence sur leur compte Hydro le jour où leurs enfants ont quitté la maison. Dans la tête de certains entrepreneurs, une habitation idéale est un domicile capable de rester à un minimum de 16°C simplement par le transfert d’énergie du corps humain, pour cela il faudrait des constructions plus isolées et parfaitement étanches.

Les plus petits logements à Hong Kong 

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Les plus petits logements au monde – Architecture China Repulse Bay Asia – Hong Kong

Aujourd’hui, les Canadiens vont vers de plus petites maisons. D’après une étude faite par Point2Home, malgré notre grosseur moyenne de 545 m3, la vision d’une grosseur idéale serait entre 304 m3 et 457 m3.  

Si certains d’entre vous trouvent cela petit, peut-être vous consolez-vous en sachant que l’habitation moyenne dans la ville de Hong Kong est seulement 31.9 m3. Il n’est pas rare de voir des cuisines de cette grosseur au Canada. En effet, c’est dans cette ville asiatique que l’on retrouve les plus petits logements.

En ce qui a trait à la Chine, ils ont la ville avec le moins d’espace vivable, mais ce n’est pas pour autant à l’image du pays. Il est normal que leurs logements soient plus petits considérant la superficie du pays face au nombre d’habitants, mais qui aurait cru que les Russes vivent dans des espaces semblables à ceux des Chinois. On parle ici de 187 m3 en Russie face à 197 m3 pour la Chine. En Europe, c’est le Royaume-Uni qui a les plus petites habitations avec 250 m3.

Repenser les modèles

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C’est en constatant la volonté de certaines personnes de mon entourage d’avoir de plus petites habitations que je me suis mis à réfléchir. Est-ce que c’est une nouvelle mode ou est-ce ancré réellement en eux ?

Il est clair que l’immigration est l’un des facteurs qui affectent ce rétrécissement. Oui, certains demandent de plus petits domiciles parce qu’ils ont moins d’argent, mais c’est loin d’être la seule raison.

Beaucoup nous arrivent avec des modes de vie ancrés à certains niveaux et très différents des nôtres. Ils ont aussi amené avec eux des valeurs et des visions qui sont venues se mêler à notre quotidien.

Un exemple parfait au Québec, les maisons bigénérationnelles sont de plus en plus populaires depuis le début siècle, popularité qui ne prévoit pas ralentir et qui sont inspirés de modèles européens. On sent un mouvement pour la planète qui se crée depuis quelques années, et ce mouvement a atteint une partie du marché immobilier.

Ainsi, si vous prévoyez acheter une maison d’ici les prochaines années, j’espère que vous prioriserez la qualité avant la quantité. Votre porte-monnaie vous aimera à plus long terme et en constatant notre position dans les classements plus haut, je crois qu’il est plus facile de vivre avec moins d’espace que certain ne l’imagine.

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Découverte du restaurant Jardin des Délices à Montréal

À Montréal, il n’est pas rare de trouver de nombreux restaurants asiatiques, principalement des restaurants chinois, vietnamiens, japonais ou coréens. Dans le quartier Rosemont, sur la rue Rachel Est, un restaurant discret mêlant à la fois, la cuisine de trois pays sud-est asiatique, est ouvert depuis 2016 par Vang Yam, un sino-cambodgien né au Cambodge.   

Tout d’abord, vu de l’extérieur, Jardin des Délices se passe inaperçu entre une résidence pour personnes âgées et un dépanneur, mais vu de l’intérieur, le restaurant est vaste et joli. Lorsque l’été est à nos portes, la terrasse en avant est installée.

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Le propriétaire Vang Yam explique le choix de l’emplacement de son restaurant dans le quartier Rosemont : il dit que le quartier est tranquille et que c’est idéal de faire goûter ses chefs-d’œuvre exceptionnels aux gens locaux. Il ajoute qu’il n’y a pas de restaurants sud-est asiatiques dans le coin. Avant Jardin des Délices, c’était un restaurant de déjeuners qui se situait sur la rue Rachel Est.   

Entrer dans le Jardin des Délices

Dans le restaurant, on constate que les décors sont simples et ils représentent assez bien la culture cambodgienne : une statuette du Bayon, un portrait d’une danseuse apsara, un tableau de peinture du temple d’Angkor Wat et une image de la statue du roi Jayavarman VII de l’Empire khmer, ornent les murs.

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De plus, des éléments culturels sino-vietnamiens sont présents, dont la statue de Boudai (à ne pas confondre avec Bouddha, deux personnages totalement différents), l’autel des ancêtres, le tableau de bambous et l’image des chevaux.   

Concernant l’environnement, c’est très propre et le service est de qualité professionnelle, efficace et courtoise. Puis, l’atmosphère est paisible surtout durant la semaine que ce soit le matin ou le soir, mais lorsque c’est un jeudi ou un vendredi, l’ambiance est un peu plus débordante. Par rapport aux prix des plats, ils s’avèrent raisonnables et bien équilibrés entre les portions.

Un véritable jardin des délices

Le restaurant nommé Jardin des Délices par la fille de Vang Yam, n’est pas un restaurant asiatique où la cuisine est dite « authentique », de peur que les individus qui ne sont pas d’origine asiatique ne soient pas habitués aux goûts.

Toutefois, ce restaurant, tel que son nom l’indique, est un véritable jardin des délices, car le propriétaire est également, un excellent chef cuisinier. En effet, Chef Vang Yam cuisine le plus sainement et finement possible, ce qui fait que les repas sont frais et savoureux. Ainsi, la santé des clients passe avant tout !

Selon l’opinion des clients, les plats incontournables sont la Soupe Bangkok, le Plat aux arachides, le Poulet Général Tao, les Brochettes d’amour et le Nid Royal. Quand même, les clients affirment que tous les plats sont succulents.

Aussi, Jardin des Délices offre de la nourriture végétarienne où il y a du tofu et de l’imitation de viande. Par exemple, on peut trouver des Rouleaux végétariens, du Général Tao végétarien, du Poisson Général Tao végétarien ou encore, de la Soupe Ratatouille qui est une pure invention du chef ! Certains plats spéciaux du chef viennent avec le choix végétarien.

Grosso modo, les clients sont, pour la plupart, des enseignants en provenance de la Commission scolaire de Montréal.

Enfin, n’oubliez pas d’apporter du vin ou de la bière si vous avez l’occasion de faire un tour au Jardin des Délices. Si vous les oubliez, vous pouvez toujours passer au dépanneur juste à côté ! 

Bref, voici l’adresse à tous ceux et celles qui voudront tenter une expérience gustative ou qui sont passionné(e)s de cuisine asiatique : 3537 rue Rachel Est, Montréal.

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L’écran blanc, un problème pour les jeunes immigrants

Les jeunes téléspectateurs québécois issus d’une famille d’immigrants n’arrivent pas à s’identifier aux personnages des séries jeunesses québécoises. En effet, ces jeunes, presque tous blancs, ne correspondent pas à un portrait réaliste de la société québécoise telle que nous la connaissons en 2018.

Selon La Presse, les statistiques montrent que moins de 20% de la population québécoise fait partie d’une des minorités visibles et 33% est issue de l’immigration. Cette population immigrante ne fait qu’augmenter d’année en année alors que l’on remarque qu’entre 2017 et 2018, il y a eu 2000 immigrants de plus selon des données fournies par Radio-Canada.

Bien que cette diversité culturelle s’accroisse dans notre société, nos écrans peinent à nous renvoyer cette image.

C’est ce que remarque une jeune haïtienne à travers les téléséries desquelles elle entend parler dont, entre autres, des séries populaires et très écoutées comme Le Chalet, Subito Texto et Jérémie. Dans celles-ci, soit l’entièreté des personnages principaux sont blancs et d’origine québécoise, soit il y a une seule autre culture dominante comme par exemple, dans Subito Texto, il y a une famille algérienne dont le spectateur en apprivoise vaguement les coutumes.

Selon l’auteure de l’émission Le Chalet Kadidja Haïdara, il est difficile d’arriver à engager des acteurs d’une nationalité autre que québécoise. Il faut se battre pour la diversité. Elle-même se démène continuellement puisqu’à l’origine, les rôles sont destinés à des acteurs blancs. Il a un problème qui empêche la diversité télévisuelle et ce problème provient de l’importance de la renommée. En effet, on veut de la diversité, mais en même temps on veut des grands noms et ces grands noms sont d’origine blanche. Ils ont comme avantage de procurer une certaine visibilité à la série et de hausser les cotes d’écoutes.

Par conséquent, les acteurs de couleur n’ont pas la motivation de débuter une carrière dans le milieu télévisuel, même ceux pour qui ce métier les intéresse, car ils n’ont pas de modèle qui leur ressemble et qui a suivi le parcours auquel ils aspirent. De plus, les parents des jeunes issus de communautés culturelles valorisent davantage des métiers de nature administrative et scientifique plutôt qu’artistique. Ces jeunes finissent donc par abandonner rapidement leur rêve, ayant peu d’encouragements dans le milieu personnel et dans le milieu familial.

Comme solution à ce problème, Kadidja Haïdara propose d’inciter les jeunes à faire ce qui les passionne et leur montrer qu’il y a bel et bien une place qui les attend. Qui sait, peut-être qu’avec des encouragements et d’autres initiatives mises sur pied, nous pourrions assister à des changements dans la télévision québécoise ?

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La semaine de la diversité théâtre, une première à Montréal

Le Conseil québécois du théâtre organise pour la toute première fois la semaine de la diversité théâtre qui se déroulera du 14 au 17 mai prochain à Montréal. Son but : favoriser les différences et les rapprochements artistiques.

On veut notamment dépasser les préjugés envers les différentes communautés culturelles a qui on ne fait appel qu’en fonction des rôles joués au théâtre et inclure davantage la diversité.

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« Inclure la diversité ça ne veut pas dire écrire des personnages pour la diversité, mais accepter qu’un rôle donné peut être joué par n’importe qui »

Le comédien, acteur, et porte-parole de cet évenement Charles Bender, était l’invité de Marie Chabot-Johnson dans son émission Recto Verso sur les ondes de CKVL 100,1 FM.

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La représentation de la diversité dans les jeux vidéos

L’arrivée de l’E3, l’Electronic Entertainment Expo le 12 juin, ramène la question de la diversité dans les jeux vidéos. Quels sont les effets de ce manque ?

Selon Cale Passmore de l’Université de Saskatchewan, cette sous-représentation aurait des effets psycho-sociaux négatifs auprès des joueurs non blancs. Il obtient ces résultats suite à une étude sur les perceptions des joueurs de divers milieux culturels. Des personnages stéréotypes jusqu’aux avatars qui n’offrent aucun autre attributs que ceux typiquement blancs, la perception et l’expérience de jeu seraient influencées par une variété de facteur.

Le chercheur explique comment certaines différences qui semblent inoffensives peuvent avoir des conséquences plus graves. Un personnage asiatique, par exemple, n’est jamais représenté avec des comportements ou des expressions faciales provenant de son héritage culturel. Les personnes sondées par Passmore montrent que ces incohérences sont belles et bien perçues.

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Ce « blanchiment » des comportements serait devenu normal dans les médias à un point tel que plusieurs stéréotypes non intentionnels sont créés. En revanche, lorsqu’un jeu permet de jouer un personnage d’un autre héritage, et bien représenté, les joueurs affirment qu’ils se sentent davantage impliqués.  

Malgré la demande grandissante pour des jeux inclusifs, moins 1% des jeux AAA – classification pour les jeux dotés d’un budget de développement et de promotion élevé – ont un personnage principal non blanc, alors que 83% d’adolescents afro-américains et 69% d’adolescents latinos jouent aux jeux vidéo. Le manque de diversité n’est pas en voie de s’améliorer même si, selon l’étude de Cale Passmore, les joueurs blancs sont assez bien représentés qu’ils envisagent sans problème de jouer des personnages avec des héritages culturels différents.

Dans le domaine des jeux vidéos, il y a une perception que les jeux avec un personnage principal non blanc ne se vendent pas autant que les autres. Par contre, des jeux comme The Walking Dead, sorti en 2012 avec une suite en 2016, prouve qu’un jeu avec un personnage afro-américain ou latino peut connaitre un énorme succès malgré tout.

L’E3 a beaucoup été critiqué l’an passé pour son manque de diversité, autant dans les jeux que sur la scène de l’exposition. Cette année, seule la compagnie Bethesda, connue pour la production de séries comme The Elder Scrolls et Fallout, promet plus de diversité et d’inclusion, sans préciser comment elle y arrivera. Les autres studios n’ont pas fait de promesse du genre.

Pour plus de détails sur les études de Cole Passmore de l’Université de Saskatchewan : http://hci.usask.ca/people/view.php?id=420