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La maltraitance des Autochtones est infreinable

Les Autochtones appartiennent à l’un des trois peuples, soit les Algonquiens, les Iroquoiens ou les Inuits répartis en 55 communautés et ayant chacune leur propre langue de communication. En date de 2016, la population totale échelonnait les 180 000 habitants répartis dans la province du Québec. Cela représente 2,3% de la population québécoise. Ils restent cependant maltraités malgré leur importance significative dans la création et dans le développement du Canada.  

En effet, les Autochtones et les Français ont, pendant longtemps, établis des relations commerciales surtout en ce qui a trait à la traite de fourrure. Le roi de France jurait de défendre et de protéger la liberté des Autochtones du moment où ils acceptaient de devenir citoyens français et de se faire baptiser. Ils ne pouvaient donc pas être soumis à l’esclavage. 

Par contre, les Britanniques, en concurrence avec les Français, voulaient assurer l’assimilation des autochtones. Pour ce faire, ceux-ci ont été sédentarisés et recadrés sur des terres réservées à leur usage personnel servant à contrôler ce peuple caractérisé comme étant des « sauvages ».

La supériorité du peuple colonial se fait alors ressentir annonçant le début du processus de dépréciation et d’érosion du peuple indien qui perdure jusqu’à aujourd’hui en 2018.

Effectivement, tranquillement la toile de la discrimination systématique vécue par les autochtones s’est tissée jusqu’à en venir aux nombreux cas de négligence vécus, entre autres, par les femmes autochtones du Québec.

Par exemple, Maina Aculiak, une femme inuite de l’arrondissement Côte-des-Neiges a récemment été portée disparue après avoir été arrêtée par les autorités policières alors qu’elle sortait en état d’ébriété pour se procurer de la bière. En quittant, les policiers lui ont offert un billet d’autobus pour retourner à l’hôpital où elle résidait. Il faut aussi prendre en considération qu’elle ne maitrise ni le français ni l’anglais et souffre de problèmes de santé mentale. Sachant ceci, personne n’a offert de l’aider.

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La même situation se répète chez plusieurs autres femmes autochtones qui sont violentées et tuées sans aucune intervention de la part du système judiciaire.

Pour remédier à ce problème d’envergure et rarement adressé, le gouvernement Trudeau propose une solution. Selon le site de Radio-Canada, il a lancé un processus de consultation auprès des Autochtones et des autres Canadiens afin de déterminer les modalités de son cadre de reconnaissance et de mise en œuvre des droits.

Mme Bennett, ministre des relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord a stipulé qu’elle débutait un dialogue difficile sur la vérité de l’histoire du Canada, des siècles de pratiques colonialistes qui ont nié les droits inhérents des peuples autochtones.  

La ministre de l’environnement, Catherine McKenna a déposé un projet de loi stipulant que dorénavant les Autochtones devront être consultés pour toute planification de projet énergique.

Outre cette décision, les droits et liberté des Autochtones ne sont pas reconnus d’un point de vue social ou économique. Il reste du chemin à faire avant que les Premières Nations soient considérées comme des êtres humains aussi importants que le reste des Québécois.

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Au Café de la Maison Ronde : des goûts autochtones et de l’action communautaire au Square Cabot

À Montréal, il y a un seul et unique café autochtone, c’est le Café de la Maison Ronde situé au Square Cabot sur la rue Sainte-Catherine, près de la station de métro Atwater. Il est ouvert du lundi au vendredi, de 8h à 19h. Depuis le 29 mai, le café a ouvert ses portes pour sa 4e saison de l’été 2018.

Le Café de Maison ronde existe depuis l’année 2015 à partir du mois de mai jusqu’au mois d’octobre. Il offre des mets cuisinés et servis par des Autochtones à tous les Montréalais de diverses origines. Donc, on peut parler d’une rencontre de la diversité ou encore, d’une rencontre de la tradition et de la modernité.

Saveurs autochtones au cœur de Montréal

Le Café de la Maison Ronde sert un menu avec plusieurs plats composés d’un pain sans levain traditionnel des Autochtones appelé le pain bannique.

Dans ce café, il n’y a pas de sandwich au jambon banal qu’on mange tout le temps, mais, plutôt des repas traditionnels à base d’ingrédients frais. Par exemple, il y a des tacos autochtones, un sandwich Totem Pole au poisson végé, un scone dog (pogo autochtone) ou encore, de la « badeleine », une madeleine faite avec la bannique.

De même que le Café de la Maison ronde propose l’option d’une torréfaction autochtone (Mocassin Jo) ou du Café Brossard.

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Action communautaire

Bien entendu, le but de ce café est de déguster de nouvelles saveurs, mais aussi de favoriser la mixité sociale, l’autonomisation des Autochtones et de faire découvrir un beau projet d’économie sociale pour les Autochtones, mis en place et administré par le groupe communautaire L’Itinéraire, également, distributeur du magazine mensuel du même nom. En effet, le Café de la Maison Ronde constitue un programme de réinsertion sociale de L’Itinéraire pour les Autochtones en condition précaire qui sont nombreux à fréquenter le parc de Square Cabot.

La coordonnatrice du café est Mélodie Grenier, d’origine abénaquise et elle fait partie de l’équipe de l’Itinéraire en tant que gestionnaire. Les autres employés sont aussi d’origine autochtone. 

De plus, il y a d’autres nouveautés cette année, dont l’auteure, poète, actrice et militante innue Natasha Kanapé-Fontaine sera l’ambassadrice du café. Il est possible de la croiser par hasard lors d’une pause délicieuse.

Finalement, on peut faire une bonne action telle que donner une carte-repas solidaire pour seulement 6$ à un individu qui a faim. Ainsi, il pourra bénéficier du menu exquis du Café de la Maison Ronde. Effectivement, juste le fait de remettre une carte-repas solidaire à une personne qui a faim peut faire toute une différence. La carte-repas peut être échangée contre un repas complet incluant une soupe, un sandwich ou un repas chaud, ainsi qu’un dessert et un café.

On peut acheter les carte-repas en laissant le soin aux intervenants de L’Itinéraire les distribuer aux gens dans le besoin, ou bien les distribuer nous-mêmes aux gens qu’on rencontre dans la rue. Or, pour 6 $, cela permet à une personne de subvenir à son besoin le plus essentiel : s’alimenter.

Bref, pour les itinérants et les personnes vulnérables lorsqu’ils se sentent compris dans la société ou acceptés, cela peut faire une grande différence dans leur vie.

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Les pow-wow en bref

Les pow-wow sont des festivités estivales qui célèbrent la culture. La 53e édition de celui de Wendake se déroulera du 29 juin au 1er juillet.

Le pow-wow international de Wendake, plus familial que jamais, offrira des conférences, des animations, de la gastronomie, des mythes et légendes, des démonstrations de danses et des compétitions. Des navettes gratuites sont également disponibles pour emmener les participants de Québec jusqu’à Wendake. Les billets qui donnent accès aux trois jours d’activités, au prix de 15$ par adulte, sont en vente sur place.

Le terme pow-wow est dérivé d’un mot d’origine algonquienne qui désigne un leader spirituel

Traditionnellement religieux, ces festivités sont désormais des célébrations qui soulignent l’héritage culturel des Premières Nations, même si elles ont des traditions et des rituels différents. Interdit par le gouvernement au 19e siècle, ce n’est qu’en 1951 que les Autochtones ont pu recommencer à fêter les pow-wow légalement.

Il y a deux types de pow-wow; d’une part, les traditionnels qui célèbrent la spiritualité, d’autre part, les compétitifs qui se concentrent sur les danses et qui remettent des prix aux danseurs.

L’Association des Vétérans Autochtones du Québec (AVAQ) et le site PowWows.com, spécialisé sur le partage d’informations à propos de la culture des Premières Nations, invitent tous les intéressés à participer à ces événements festifs.

Ces organisations énoncent quelques règles d’étiquette à respecter pour éviter de commettre un geste involontairement irrespectueux et de respecter les traditions du pow-wow, comme :

  • Appeler l’habit des danseurs un « costume ». Il s’agit d’un régalia, choisit en fonction de la personnalité et de l’appartenance de la personne qui le porte.
  • Toucher les objets sur les régalias.  
  • Dégrader l’arène de danse avec des jeux ou des querelles. L’endroit est sacré et il faut le considérer comme tel.
  • Ne pas écouter l’annonceur. Ce dernier indique à quel moment se déroulent les danses intertribales, où tous les invités sont encouragés à danser.
  • Prendre des photos des danseurs sans demander la permission au préalable.

Ces organisations exigent aussi que les invités se tiennent debout et se décoiffent lors de l’arrivée de l’Eagle staff et lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture. En cas de doute ou de questions, il est toujours préférable de se renseigner auprès des organisateurs pour savoir quel comportement adopter pour respecter les traditions et l’étiquette du pow-wow.  

D’autres pow-wow organisés par d’autres Nations sont prévus pour l’été. Pour consulter la liste :

http://www.tourismeautochtone.com/edito-vivez-les-pow-wow/

 

Pour en savoir plus :

https://www.quebecregion.com/fr/quoi-faire/evenements/pow-wow-international-de-wendake/

http://www.navaqc.com/html/reglepow.php

https://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/exposition/powwows/

http://www.powwows.com/pow-wow-etiquette/

https://tourismewendake.ca/pow-wow/

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Vers un enseignement de l’histoire Autochtone au secondaire

Si le 21 juin marque le début officiel de l’été, c’est aussi la date de la Journée nationale des peuples Autochtones. Ceci coïncide avec la toute récente annonce du gouvernement du Québec, qui veut revisiter le programme d’histoire dans les écoles secondaires afin d’y représenter les peuples autochtones de manière plus adéquate.

L’histoire des premières nations constitue un aspect important de la composition culturelle du Québec. Or, celle-ci est écartée du cours d’histoire, qui relate essentiellement l’expérience du peuple francophone. En plus d’ignorer la mémoire des communautés autochtones, ce manque de nuance représente une lacune importante dans la formation des élèves.

Le programme d’histoire, qui depuis son implantation a été maintes fois critiqué, va enfin être révisé. Pour s’y faire, la sous-ministre de l’éducation, Sylvie Barcelo, a suivi les recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, qui revendique entre autres, un enseignement  qui comprend une perspective autochtone.

À compter de l’automne prochain, les manuels d’histoire seront remplacés et contiendront plus de contenu sur ces peuples. On pourra y apprendre davantage sur leur histoire, notamment au sujet des pensionnats indiens et la terminologie appropriée pour les désigner.

Si cette démarche vise à rendre l’enseignement plus juste, certains y voient l’occasion de le critiquer d’avantage. Pour le comité pour l’amélioration du programme d’histoire du Québec, la mesure ne va pas assez loin. Pour être réellement équitable, le cours d’histoire devrait inclure toutes les minorités. Il soutient également qu’on devrait aborder l’histoire de la xénophobie, et propose une refonte complète du programme d’histoire. Jusqu’à présent, le ministère n’a pas donné de réponse favorable  leur demande.

Pour en savoir plus :

https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100013718/1100100013719

http://www.trc.ca/websites/trcinstitution/index.php?p=15

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L’écran blanc, un problème pour les jeunes immigrants

Les jeunes téléspectateurs québécois issus d’une famille d’immigrants n’arrivent pas à s’identifier aux personnages des séries jeunesses québécoises. En effet, ces jeunes, presque tous blancs, ne correspondent pas à un portrait réaliste de la société québécoise telle que nous la connaissons en 2018.

Selon La Presse, les statistiques montrent que moins de 20% de la population québécoise fait partie d’une des minorités visibles et 33% est issue de l’immigration. Cette population immigrante ne fait qu’augmenter d’année en année alors que l’on remarque qu’entre 2017 et 2018, il y a eu 2000 immigrants de plus selon des données fournies par Radio-Canada.

Bien que cette diversité culturelle s’accroisse dans notre société, nos écrans peinent à nous renvoyer cette image.

C’est ce que remarque une jeune haïtienne à travers les téléséries desquelles elle entend parler dont, entre autres, des séries populaires et très écoutées comme Le Chalet, Subito Texto et Jérémie. Dans celles-ci, soit l’entièreté des personnages principaux sont blancs et d’origine québécoise, soit il y a une seule autre culture dominante comme par exemple, dans Subito Texto, il y a une famille algérienne dont le spectateur en apprivoise vaguement les coutumes.

Selon l’auteure de l’émission Le Chalet Kadidja Haïdara, il est difficile d’arriver à engager des acteurs d’une nationalité autre que québécoise. Il faut se battre pour la diversité. Elle-même se démène continuellement puisqu’à l’origine, les rôles sont destinés à des acteurs blancs. Il a un problème qui empêche la diversité télévisuelle et ce problème provient de l’importance de la renommée. En effet, on veut de la diversité, mais en même temps on veut des grands noms et ces grands noms sont d’origine blanche. Ils ont comme avantage de procurer une certaine visibilité à la série et de hausser les cotes d’écoutes.

Par conséquent, les acteurs de couleur n’ont pas la motivation de débuter une carrière dans le milieu télévisuel, même ceux pour qui ce métier les intéresse, car ils n’ont pas de modèle qui leur ressemble et qui a suivi le parcours auquel ils aspirent. De plus, les parents des jeunes issus de communautés culturelles valorisent davantage des métiers de nature administrative et scientifique plutôt qu’artistique. Ces jeunes finissent donc par abandonner rapidement leur rêve, ayant peu d’encouragements dans le milieu personnel et dans le milieu familial.

Comme solution à ce problème, Kadidja Haïdara propose d’inciter les jeunes à faire ce qui les passionne et leur montrer qu’il y a bel et bien une place qui les attend. Qui sait, peut-être qu’avec des encouragements et d’autres initiatives mises sur pied, nous pourrions assister à des changements dans la télévision québécoise ?

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La semaine de la diversité théâtre, une première à Montréal

Le Conseil québécois du théâtre organise pour la toute première fois la semaine de la diversité théâtre qui se déroulera du 14 au 17 mai prochain à Montréal. Son but : favoriser les différences et les rapprochements artistiques.

On veut notamment dépasser les préjugés envers les différentes communautés culturelles a qui on ne fait appel qu’en fonction des rôles joués au théâtre et inclure davantage la diversité.

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« Inclure la diversité ça ne veut pas dire écrire des personnages pour la diversité, mais accepter qu’un rôle donné peut être joué par n’importe qui »

Le comédien, acteur, et porte-parole de cet évenement Charles Bender, était l’invité de Marie Chabot-Johnson dans son émission Recto Verso sur les ondes de CKVL 100,1 FM.

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La représentation de la diversité dans les jeux vidéos

L’arrivée de l’E3, l’Electronic Entertainment Expo le 12 juin, ramène la question de la diversité dans les jeux vidéos. Quels sont les effets de ce manque ?

Selon Cale Passmore de l’Université de Saskatchewan, cette sous-représentation aurait des effets psycho-sociaux négatifs auprès des joueurs non blancs. Il obtient ces résultats suite à une étude sur les perceptions des joueurs de divers milieux culturels. Des personnages stéréotypes jusqu’aux avatars qui n’offrent aucun autre attributs que ceux typiquement blancs, la perception et l’expérience de jeu seraient influencées par une variété de facteur.

Le chercheur explique comment certaines différences qui semblent inoffensives peuvent avoir des conséquences plus graves. Un personnage asiatique, par exemple, n’est jamais représenté avec des comportements ou des expressions faciales provenant de son héritage culturel. Les personnes sondées par Passmore montrent que ces incohérences sont belles et bien perçues.

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Ce « blanchiment » des comportements serait devenu normal dans les médias à un point tel que plusieurs stéréotypes non intentionnels sont créés. En revanche, lorsqu’un jeu permet de jouer un personnage d’un autre héritage, et bien représenté, les joueurs affirment qu’ils se sentent davantage impliqués.  

Malgré la demande grandissante pour des jeux inclusifs, moins 1% des jeux AAA – classification pour les jeux dotés d’un budget de développement et de promotion élevé – ont un personnage principal non blanc, alors que 83% d’adolescents afro-américains et 69% d’adolescents latinos jouent aux jeux vidéo. Le manque de diversité n’est pas en voie de s’améliorer même si, selon l’étude de Cale Passmore, les joueurs blancs sont assez bien représentés qu’ils envisagent sans problème de jouer des personnages avec des héritages culturels différents.

Dans le domaine des jeux vidéos, il y a une perception que les jeux avec un personnage principal non blanc ne se vendent pas autant que les autres. Par contre, des jeux comme The Walking Dead, sorti en 2012 avec une suite en 2016, prouve qu’un jeu avec un personnage afro-américain ou latino peut connaitre un énorme succès malgré tout.

L’E3 a beaucoup été critiqué l’an passé pour son manque de diversité, autant dans les jeux que sur la scène de l’exposition. Cette année, seule la compagnie Bethesda, connue pour la production de séries comme The Elder Scrolls et Fallout, promet plus de diversité et d’inclusion, sans préciser comment elle y arrivera. Les autres studios n’ont pas fait de promesse du genre.

Pour plus de détails sur les études de Cole Passmore de l’Université de Saskatchewan : http://hci.usask.ca/people/view.php?id=420