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« Crazy Rich Asians » en tête du box-office nord-américain

À Hollywood, il y a peu de films mettant en vedette des acteurs asiatiques. Avec une distribution composée 100% de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien.

Crazy Rich Asians est un long métrage adapté du livre du même nom, écrit par Kevin Kwan, un romancier singapourien-américain. Également, ce livre est traduit en français sous le titre Singapour millionnaire (2013) mais le long métrage lui-même n’est pas traduit dans la langue de Molière. 

Cette comédie romantique occupe toujours la tête du box-office en Amérique du Nord depuis la fin de semaine fériée de la Fête du Travail, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations publiés dimanche. En effet, depuis sa sortie, le mercredi 15 août 2018, c’est-à-dire, il y a trois semaines,  il a récolté 117 millions de dollars.

Poster

Synopsis

Dans Crazy Rich Asians, Rachel Chu (Constance Wu), New-Yorkaise d’origine chinoise et professeure d’économie à l’université NYU, accepte de rendre visite à la famille de son petit ami, Nick Young (Henry Golding), à Singapour.

Pensant que le jeune homme est issu de la « classe moyenne ». Elle y découvre que Nick est l’héritier d’une famille de promoteurs immobiliers d’origine chinoise parmi les plus « follement » riches d’Asie (d’où le titre Crazy Rich Asians). La jeune femme se trouve donc confrontée à un environnement, dont elle ne sait pas tout.

Représentation cinématographique des Asiatiques en Occident

« Plus qu’une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d’immigrants asiatiques en Occident », soutiennent la comédienne Alice Tran, Québécoise d’origine vietnamienne et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum, Québécoise d’origine laotienne.

De plus, Crazy Rich Asians est le premier film d’un studio hollywoodien porté par des acteurs d’ascendance asiatique depuis la projection de The Joy Luck Club, une production beaucoup plus modeste, d’il y a 25 ans.

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], […] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Par contre, elle montre qu’il y a quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait parfois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais qu’écoutait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération comme elle.

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Le film permet de briser les stéréotypes que l’Occident attribue aux Asiatiques dans le cinéma : ils sont souvent stéréotypés en tant que docteurs, type intello (surtout en informatique) en passant par maître de kung-fu, de karaté comme dans les films portant sur les thèmes d’action et d’arts martiaux à la Jackie Chan, à la Bruce Lee ou à la Jet Li ou encore, on leur colle à des rôles de méchants dans les films de guerre. De même qu’ils ne jouent pas souvent les rôles des personnages principaux, mais plutôt secondaires ou mineurs.

Il faut faire attention que le film ne peint pas les Asiatiques comme étant communautaire. Le film dépeint l’opposition entre les Asiatiques élevés en Occident et les Asiatiques élevés en Asie. Les gens perçoivent souvent les Asiatiques comme étant communautaires, mais en fait, c’est à cause des barrières linguistiques et des barrières culturelles.

Par exemple, la première génération des Asiatiques en Amérique du Nord, ne parle pas la langue du pays d’accueil ce qui constitue un défi à l’intégration tandis que la deuxième génération des Asiatiques, c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s en Amérique du Nord de parents immigrants, parlent la langue du pays d’accueil en plus de la langue de leur parent (parfois, non).

Puis, il y a la ressemblance culturelle et les valeurs culturelles qui font que les Asiatiques se regroupent en communauté. Tout cela laisse croire que les Asiatiques sont fermés, ce qui n’est pas le cas des Asiatiques de deuxième et troisième génération qui sont pleinement intégrés et sont biculturels (vivre asiatique à la maison et vivre à la nord-américaine à l’extérieur). D’ailleurs, on les appelle les « bananes » (Jaune de l’extérieur, mais Blanc de l’intérieur).

Bref, le long métrage aborde des thèmes touchant l’amour, la famille, les classes sociales et les valeurs traditionnelles culturelles.

Renverser le blanchiment dans le cinéma hollywoodien

À Hollywood, le fait de choisir des acteurs d’ascendance asiatique pour jouer des personnages qui le sont aussi n’allait pas de soi. Or, le romancier Kevin Kwan a dit avoir refusé une première adaptation dans laquelle Rachel Chu aurait été blanche.

D’après une étude de l’université californienne USC Annenberg, parmi 100 films, il y en a 44 qui ont produit les meilleures recettes en 2016 aux États-Unis où ils n’avaient aucun personnage d’origine asiatique.

Cependant, le « blanchiment » (whitewashing en anglais), concept appliqué à la tendance hollywoodienne de distribuer les rôles des minorités visibles à des acteurs Blancs, ne passe plus aussi bien aujourd’hui. Effectivement, une série de polémiques récentes en témoigne.

Par exemple, la décision de donner à Scarlett Johansson, le rôle de l’héroïne de Ghost in the Shell (2017), un personnage a priori asiatique, a provoqué des mouvements de protestation d’une ampleur inédite. Ce fut le même cas pour Tilda Swinton, choisie pour jouer l’Ancien dans Docteur Strange (2016).

« J’espère que dans 10 ans, nous repenserons à ce moment et nous aurons oublié. Une distribution entièrement asiatique ? C’était un sujet ? », a expliqué le réalisateur Jon M. Chu lors d’une entrevue à la chaîne CBS, diffusée mercredi.

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Le cinéaste ne cache pas s’être mis une gigantesque pression pour ne pas décevoir, cherchant les bons accents, l’exactitude des références culturelles et la musique adaptée.

« Vous sentez que votre film est plus que pour vous-même. […] Nous sommes au début d’un voyage, et je crois que [ce film] en ouvre la porte. », confirme Jon M. Chu

La comédienne d’origine chinoise et malaisienne Michelle Yeoh, qui incarne la mère de Nick Young dans le film, a déjà obtenu de premiers rôles à Hollywood. Pourtant, « cette fois, c’est différent, parce que le moment est venu pour nous », a-t-elle expliqué lors d’une interview au site Build.

Plusieurs ont en tête un autre tournant qu’a pris Hollywood cette année avec le film Panthère noire (Black Panther), superproduction où le héros et la plupart des personnages sont Noirs.

« Il est temps que nous soyons représentés » au cinéma et à la télévision, a continué Michelle Yeoh, héroïne de Tigre et dragon (2000). « Regardez autour de nous. Nous sommes une culture très variée. Les Asiatiques, les Afro-Américains, nous appartenons à l’ADN de cette société ici aux États-Unis. »

La communauté asiatique du Québec n’a pas assez de voix

À l’image de Panthère noire, qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec ?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là ? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir essayé de recruter des personnes asiatiques dans le cadre de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. […] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, […] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

Mais, reste qu’avec ce film, cela donne une fierté aux Nord-Américains d’ascendance asiatique et une éternelle reconnaissance.

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« Black Cop » : bientôt au cinéma

La vedette de Trailer Park Boys, Cory Bowles, passe d’acteur à auteur. « Ce n’est pas facile d’être un policier noir. Votre communauté ne vous fait pas confiance, vos collègues sont prudents autour de vous et tout le monde assume que vous détestez N.W.A. ». Un film à voir absolument le 1er juin au cinéma Cinéplex.

Cory Bowles, la majorité des personnes le connaisse pour son rôle de Cory dans la série Trailer Park Boys, avec son personnage toujours plus idiot et gaffeur à chaque épisode. Ce personnage est loin d’être une représentation de sa personnalité. On sait qu’il est capable de jouer, mais qui savait qu’il avait les étoffes d’un auteur réalisateur.

En effet, l’acteur de 44 ans né à Montréal, mais élevé en Nouvelle-Écosse, travaille depuis un bon moment sur son film à micro budget Black Cop. Inspiré des tensions raciales et des accidents où des policiers blancs ont abattu des civils noirs non armés, il nous arrive avec une satire psychodramatique politique de 90 minutes tournée à Halifax en seulement 12 jours. 

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La vedette de Trailer Park Boys nous raconte les difficultés rencontrées par un policier noir. Il doit vivre avec le manque de confiance de sa population et la prudence de ses collègues à son égard. Étant déjà déchiré entre faire son travail et suivre ses convictions, des circonstances le pousseront jusqu’à ses limites. Son identité remise en jeu, tout est en place pour un maelström de vengeance et de justice. Cette satire met de l’avant les tensions raciales, l’application de la loi et l’utilisation des médias sociaux.

On retrouve dans ce film Ronnie Rowe Jr. qui incarne le personnage principal Black Cop, Sophia Walker dans le rôle d’une police recrue et Sébastien Labelle qui joue le policier blanc. Bowles admet que les critiques ont été majoritairement positives aux États-Unis durant la tournée des festivals, on dit du film qu’il apporte son éventail d’émotions, allant jusqu’à un sentiment interne de rage pour certaines personnes.  

Black Cop sera bientôt au cinéma, mais avant d’en arriver là, le film a fait une longue tournée des festivals en Amérique du Nord et en Europe.

Sur un total de 27 participations de festivals, Cory Bowles et son film remporteront 8 prix, dont celui de Meilleur directeur de l’Atlantique (Atlantic International Film Festival) et Excellence dans l’art cinématographique (Tallgrass Film Festival).   

C’est durant cette tournée des festivals que les droits seront achetés aux États-Unis par Samuel Goldwyn Films et au Canada par Northern Banner basé à Toronto. Tout naturellement, l’auteur se dit très excité de ces nouvelles unions et a vraiment hâte de partager sa création avec une audience plus large.

Black Cop sera au Cinéma le 1er juin à travers les grandes villes du Canada. Les représentations auront lieu dans les Cinéplex de Montréal, Toronto, Vancouver, Calgary, Winnipeg et Halifax. De plus, si vous êtes trop pressé, il est présentement disponible sur plusieurs plateformes tel que Itunes pour l’achat et la location. 

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« Noire n’est pas mon métier » : un livre pour plus de répresentativité au cinéma

A quelques heures de l’ouverture du festival de Cannes, 16 actrices noires françaises viennent de signer un livre-manifeste dans lequel elles témoignent du racisme et sexisme qu’elles subissent en tant que femmes et Noires.

Dans Noire n’est pas mon métier, Firmine Richard, Sonia Rolland ou encore Aïssa Maïga mettent en lumière le double plafond de verre, racisme et sexisme, auquel elles ont été confrontées.

Au travers de ce livre, on veut provoquer un débat dans la société française pour permettre une plus grande diversité et représentativité dans le cinéma, le théâtre, ou la télévision.

Les stéréotypes et le racisme continu malgré l’évolution de la société. Avec près de 300 films français produits chaque année, les comédiennes noires y sont encore rares souligne Aïssa Maïga.

« Nous ne sommes pas des cautions, ni des faire-valoir. Il faut que l’on nous paie à notre juste valeur » Firmine Richard

Les rôles restent encore stéréotypés et les castings encore plus étranges parfois comme le rappèle la comédienne Nadège Beausson-Diagne.

Voici quelques exemples de questions que l’on a posé lors de casting : « Vous parlez africain ? », « Pour une Noire, vous êtes vraiment intelligente, vous auriez mérité d’être blanche » , « Oh, la chance, d’avoir des fesses comme ça : Vous devez être chaude au lit, non ? ».

L’activer Aïssa Maïga conclu : « Ce livre est un pavé dans la mare, mais c’est aussi une main tendue à nos pairs, directeurs de castings, réalisateurs, scénaristes, financiers. C’est une occasion de les amener à s’interroger, sans culpabiliser ».

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Les découvertes de Shirley au Festival Fondu au noir de Montréal

J’ai participé récemment au Festival Fondu au noir créé par Fabienne Colas à Montréal. J’ai décidée de m’impliquer en tant que bénévole et j’ai vraiment aimé cette expérience. Pour cette 7ème édition j’ai fait la découverte de trois artistes.

Bruno Mourral, réalisateur haïtien de Kafou

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Synopsis : Port-au-Prince la nuit. Doc et Zoe viennent de se voir confier une mission : celle de livrer un colis dont ils ne savent rien. Pour ce faire, ils doivent respecter trois règles fondamentales : ne jamais immobiliser le véhicule, ne jamais ouvrir les fenêtres du véhicule et ne jamais ouvrir le coffre. Arrivés à une intersection, ils tombent sur un chien. À la croisée des chemins, ils devront faire un sacrifice. Une décision qui changera à tout jamais leur destinée.

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Un film tourné souvent durant la nuit, une comédie à suspens. On passe un bon moment à rire et les deux comédiens principaux sont tous deux très drôles dans leur rôle respectif.

Le suivre sur Instagram : @brunomourral & @kafoufilm

Les soeurs Jean-Louis (duo) : ZABOKA

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Je ne connaissais pas ces deux soeurs Garihanna et Cynthia Jean-Louis. Dès que le spectacle a commencé, la salle les a accueillis avec applaudissements.

Comme l’indiquait le titre de leur spectacle Zaboka Prise 2 comme elles le précisent « 70 % Créole et 30% Français ». Les gens dans la salle étaient très impliqués durant les numéros qu’elles faisaient. Il y avait beaucoup de fous rires et c’était très bon. Un spectacle à voir absolument !

Les suivre sur Instagram : @garihanna & cynthia.jeanlouis

Pour ma dernière découverte c’est le documentaire sur la vie de Recy Taylor, réalisée par Nancy Buirski.

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Ce film relate la vie de Recy Tayor, une femme noire mère d’un jeune enfant qui a été violée par six hommes blancs en 1944 en Alamba.

Le film est une histoire qui permet de comprendre les difficultés que les femmes noires de cette époque ont vécu et qui font encore sujet d’actualité jusqu’à ce jour.

Effectivement des mouvements comme Me too et Times Up sont importants, mais il ne faut pas oublier d’inclure les femmes de toutes nationalités dans cette importante conversation.

Le film est présentement disponible sur Itunes – Film documentaire.  

Son instagram : @augustafilms

En terminant, voici les raisons pour laquelle il est important de faire du bénévolat pour ce festival. En t’impliquant tu participes à un évènement qui touche à la diversité, tu peux observer les projections gratuitement et assister aux conférences.

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Fantastique transgenre

Entre déambulations oniriques et remise en question identitaire, le film chilien oscarisé « A fantastic woman », réalisé par Sebastian Lelio, dépeint le portrait bouleversant de son personnage transgenre.

Lhistoire commence avec le tableau intime dun couple inhabituel, Orlando, 57 ans et sa jeune amante. Survient le décès dOrlando et la narration s’étaye alors sur Marina, jeune femme transgenre, qui, à la suite du drame, devient la cible et la suspecte de la famille de son défunt compagnon. Dès lors, chaque rencontre devient source de conflits agressifs, car les proches dOrlando (son ex-femme, son fils, son frère) refusent daccepter la réalité pourtant indélébile : Orlando aimait une transgenre.

Violentée par les propos de son entourage, Marina est perçue comme une « indéfinition », une monstruosité, ni homme, ni femme, ni homosexuel(le), ni désirable. Son identité semble appartenir aux mots des autres, dont lintolérance ira jusqu’à lui refuser lexpression de son deuil.   

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Brillamment interprété par lactrice et chanteuse lyrique transgenre Daniela Vega, le récit dépasse la problématique du changement de sexe et résonne en un témoignage universel du combat que doivent mener certains individus face à lincompréhension des autres.

Cest une réalité fictionnelle quon nous propose au sein de cette particulière exploration de soi.

Ce nest ni un hymne à la différence, ni un plaidoyer pour les personnes transgenre, cest une mise en scène simple et majestueuse dun de ces quotidiens existants, dont les acteurs sont en lutte pour se faire reconnaître en tant quindividualité complexe et imparfaite, dont la définition ne se rapporte ni au métier, ni aux relations sexuelles ou amoureuses, ni à laspect physique, mais dans lessence de leur être.

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« Black Panther » dépasse 1 milliard de dollars aux box-office mondial

« Black Panther » continue de s’inscrire dans l’histoire, le film a dépassé 1 milliard de dollars au box-office mondial, et remet en question les normes de l’industrie d’Hollywood sur les films noirs.

Le film de Marvel se classe maintenant comme le neuvième film des États-Unis le plus rentable de toute l’histoire, et comme le deuxième plus grand week-end d’ouverture, avec quelques 242 millions de dollars américains rapportés.

Le succès planétaire du film « Black Panther » remet en question le mythe selon lequel les films à prédominance noire ne se vendraient pas à l’international. Beaucoup d’experts ont souligné le symbole de ce film, qui casse les codes traditionnels et non écrits d’Hollywood, et s’inscrit comme un symbole pour la communauté noire.

Un analyste à la firme de recherche Entertainment a déclaré que désormais aucun studio ne peut dire : « Oh, les films noirs ne voyagent pas, les intérêts étrangers seront minimes ».

Chadwick Boseman, Lupita Nyong’o et Danai Gurira qui jouent dans le film, ont souligné l’importance de la représentation dans le cinéma. « Black Panther » se déroule dans le pays fictif de Wakanda, et permet de montrer les possibilités d’une société africaine épargnée par le colonialisme et l’inégalité entre les sexes.

Une suite de « Black Panther » serait déjà en cours de préparation selon le président de Marvel Studios, Kevin Feige. Il y a une soif de plus en plus grande de super-héros noirs.