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Le Québec met en place un processus pour faciliter la reconnaissance des compétences des immigrants

Le Québec vient de lancer aujourd’hui une plateforme en ligne, Qualifications Québec, qui permet aux nouveaux et futurs immigrants de faciliter la reconnaissance des qualifications acquises hors de la province. 

Accessible gratuitement partout dans le monde, la plateforme accessible au www.qualificationsquebec.com a plusieurs objectifs :

  • Faciliter la reconnaissance des compétences par les établissements du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur, les ordres professionnels et les autres organismes de réglementation;
  • Promouvoir des services de reconnaissance des compétences;
  • Proposer des formations et des outils d’intervention aux personnes engagées dans le domaine de la reconnaissance des compétences;
  • Mettre en place des équipes d’intervention, en concertation avec d’autres partenaires concernés, qui pourront proposer des solutions aux problèmes ponctuels pouvant se présenter dans la reconnaissance des compétences.

« Le site s’enrichira progressivement pour, à terme, présenter 500 métiers et professions, en français et en anglais, incluant les conditions d’exercice, les ressources disponibles dans les différentes régions de même qu’une quantité importante d’information utile sur le marché du travail au Québec, le système d’éducation et le système professionnel, entre autres » souligne le gouvernement du Québec.

Exemple ci-dessous pour lors d’une recherche pour un emploi d’ingénieur civil :

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Une aide précieuse pour les immigrants, puisqu’au travers de cette plateforme toutes les informations concernant une profession sont rassemblées ici, permettant au mieux de guider le nouvel arrivant et faciliter son intégration sur le marché du travail.

Qualifications Québec remplace Qualifications Montréal, dont le mandat a été élargi à l’ensemble de la province du Québec, et découle d’un investissement de 5 M$ sur 5 ans du gouvernement du Québec, dans son Plan économique du Québec 2017.

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Forte croissance du taux d’emploi des immigrants à Montréal

Selon le Bilan économique du Grand Montréal, publié hier par la Communauté métropolitaine de Montréal, le taux d’emploi des immigrants dans la région de Montréal est en forte croissance, tant pour les nouveaux arrivants que pour ceux établis depuis 5 à 10 ans.

Le nombre d’immigrants occupant un emploi dans la région de Montréal est passé de 52,9% en 2009 à près de 61% en 2017.

Le bilan souligne que « Le PIB réel, l’emploi, les mises en chantier de logements et la consommation, entre autres, sont en plein essor. La vitalité de l’économie du Grand Montréal se répercute de manière positive sur le taux d’emploi des immigrants ».

Cependant, le taux de chômage des immigrants, particulièrement ceux qui sont arrivés récemment, continue de dépasser celui des Montréalais établis au Canada, même si l’écart tend à se réduire, passant ainsi de 6,4 points de pourcentage en 2009 à 3,1% en 2017.

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L’employabilité des immigrants augmente au Québec, et dépasse celle des natifs

Des données de l’Institut de la statistique du Québec relèvent que pour la période 2006-2017, la situation de l’emploi pour les personnes immigrantes au Québec s’est nettement améliorée. 

On peut ainsi observer une croissance de 480 000 emplois au Québec pour la période donnée (soit de 2006 à 2017), dont près de 250 000 emplois comblés par des personnes immigrantes.

La présence totale de la population immigrante sur le marché du travail est ainsi passée de 11% en 2006, contre près de 16% en 2017.

« On voit que la croissance de l’emploi est plus forte chez les personnes immigrantes », a tenu à souligner Marc-André Demers, analyste à l’Institut, lors d’une entrevue avec La Presse Canadienne. Il a également souligné que désormais la croissance de l’emploi est plus rapide chez les personnes immigrantes que pour les personnes nées au Canada.

Une croissance de l’emploi, autant chez les hommes immigrants (124 100), que chez les femmes immigrantes (126 100).

Des secteurs d’activités plus concernés que d’autres

Durant cette longue période de croissance d’emploi, des écarts se sont toutefois creusés et la situation n’est pas égale dans les différents secteurs d’activités. Ainsi, la plus forte croissance de l’emploi a été marquée dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale, qui représentent au total 50 100 emplois.

Par la suite, on retrouve le transport et l’entreposage (31 000 emplois), le commerce (24 600 emplois), les services professionnels, scientifiques et techniques (23 200 emplois), les administrations publiques (21 900 emplois), et enfin finances, assurances, immobilier et location (20 600 emplois).

Enfin, c’est majoritairement dans la grande région de Montréal que cette croissance est la plus marquée : on compte désormais 196 700 emplois sur 250 000 emplois qui sont occupés par des personnes immigrantes, soit près de 80% environ.

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Le Québec adopte un nouveau système d’immigration, pour accélérer les délais de traitement

Le ministre de l’Immigration, David Heurtel, vient d’annoncer que le gouvernement du Québec a adopté un nouveau Règlement sur l’immigration au Québec (RIQ), afin de réduire les délais d’acceptation des demandeurs économiques.

Ce nouveau règlement entrera en vigueur au cours de cet été, précisément à compter du 2 août prochain et permettra « le plein déploiement de la Loi sur l’immigration au Québec », selon le ministre Heurtel.

Désormais, le Québec met en place un nouveau système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt, afin de sectionner en continu des personnes dont le profil correspond aux besoins des entreprises dans les différentes régions du Québec.

Ce nouveau système, plus rapide et efficace nous dit-on, devrait réduire considérablement le temps d’attente des demandes et ainsi accélérer donc l’arrivée des personnes sélectionnées au Québec.

« C’est une révolution, on change toutes les règles en matière d’immigration au Québec », a déclaré David Heurtel.

L’objectif est donc de réduire les délais de 32 mois à 12 mois, et de combler la pénurie de main d’oeuvre dans les différentes régions du Québec, en y favorisant l’immigration, ce qui sera possible avec ce nouveau système.

Pour rappel le système actuel est basé sur le « premier arrivé, premier servi », un système qui ralentit fortement les délais de traitement.

Nouvelles mesures pour entrepreneurs et investisseurs

De nouvelles dispositions toucheront également le Programme des entrepreneurs, ce qui devrait permettre d’attirer et de favoriser la venue d’entrepreneurs avec des projets de création d’entreprises innovantes ou d’achat d’une entreprise déjà existante.

Le Programme des investisseurs sera également renforcé, désormais il ne leur faudra plus 800 000$, mais plutôt 1,2 million de dollars canadiens.

Les candidats sélectionnés seront également bien répartis dans les différentes régions du Québec et l’objectif à terme et qu’ils restent au Québec à la suite de l’arrivée.

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40% des élèves secondaires handicapés sortent sans diplômes et sans qualifications

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a publié une étude systémique dans laquelle elle lance un cri d’alarme à l’ensemble du réseau social québécois, concernant principalement les élèves en situation d’handicap.

Les résultats montrent qu’il reste encore beaucoup de travail à faire dans l’organisation des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA).

« Les 200 000 élèves HDAA du Québec méritent nettement mieux que de quitter le secondaire, sans diplôme ni qualification pour 40 % d’entre eux, une situation qui ne s’est pas améliorée dans les 20 dernières années ».

L’étude dévoile les conditions de scolarisation des élèves HDAA dans l’ensemble du réseau préscolaire, primaire et secondaire public du Québec.

Depuis 20 ans, on constate une augmentation des élèves HDAA, dont la proportion a doublé dans le système scolaire québécois, puisque aujourd’hui 1 élève sur 5 est identifié comme HDAA.

« Au terme de notre analyse, nous constatons que d’importants changements sont nécessaires pour assurer le respect du droit à l’égalité des élèves HDAA, tel que garanti par la Charte des droits et libertés de la personne » a déclaré le président par intérim de la Commission, Philippe-André Tessier.

La Commission a recueilli et analysé les témoignages de près de 150 acteurs du réseau scolaire. Tous expriment un essoufflement généralisé du personnel des commissions face aux obligations qu’exigent les élèves HDAA. De même que les parents, qui doivent faire face aux difficultés et se sentent peu informés par le milieu scolaire.

La Commission réclame plus de moyen et souligne que l’impulsion doit partir du ministère et être portée à tous les niveaux de décision, jusqu’à l’enseignant dans sa classe.

22 recommandations sont émisses dans ce rapport.