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Un mode de vie sans déchet, une vie sans remord

La quantité de déchets que nous produisons chaque jour ne cesse de s’accumuler. Plus les années passent, plus cette accumulation devient nocive pour notre planète. Il est de temps de trouver des solutions pour tenter de diminuer les impacts nocifs de nos habitudes sur l’environnement.

De plus en plus de personnes se tournent vers un mode de vie zéro déchet, mais qu’est-ce que c’est exactement ?

C’est une manière repensée de vivre, c’est une adaptation de son mode de vie dans le but de réduire son empreinte écologique. Dans cette optique, plutôt que de jeter des choses, il est préférable de ne pas acheter au départ, de réduire notre consommation, de réutiliser, de recycler et de composter. Voici les principes de bases d’un mode de vie zéro déchet.

Maintenant, comment y arriver ? De nombreuses habitudes peuvent être changées pour transformer notre mode de vie. Voici quelques idées qui pourraient vous aider à réduire votre gaspillage et ainsi avoir un mode de vie plus vert.

D’abord, cessez d’utiliser des sacs en plastique. Habituez-vous à avoir toujours des sacs réutilisables avec vous. De nombreux modèles sont disponibles, il est donc certain que vous en trouverez un qui vous conviendra. Si vous avez le matériel nécessaire, vous pourriez même vous en fabriquer un vous-même avec des tissus recyclés. Voilà une belle façon de combiner recyclage et utilité.

Ensuite, approvisionnez-vous avec des aliments en vrac. De plus en plus de magasins offrent la possibilité d’acheter des aliments en vrac. Cela permet d’apporter ses propres contenants réutilisables pour effectuer ses achats. Ainsi, l’emballage inutile est évité et vous aurez la possibilité d’acheter la quantité que vous avez réellement besoin. En plus d’éviter le suremballage, cela permet d’éviter de gaspiller des aliments car il y en a beaucoup trop dans les formats emballés offerts. En achetant en plus petite quantité, vous pourrez même faire des économies.

De plus, magasiner dans des friperies et des endroits proposant des biens usagés est une très belle façon de faire ses emplettes. Vous serez surpris de tout ce qu’on peut trouver dans ces endroits, que vous soyez à la recherche de vêtements, de meubles, d’équipement de plein air… vous trouverez assurément quelque chose qui vous conviendra. En redonnant vie à quelque chose d’abandonner, vous éviterez que ce bien ne soit jeté, en plus d’économiser.

Finalement, si vous avez la chance de composter, prenez le temps de le faire. Le compostage permet de réduire considérablement la quantité de déchets qui se retrouvent dans nos ordures, en plus de permettre d’obtenir des fertilisants sans frais qui pourront servir dans la pousse de plantes et de légumes.

Ce sont de petites habitudes, qui, une fois intégrées à notre mode de vie, paraissent banales, mais peuvent réellement faire une différence. Une tonne d’autres petits gestes peuvent faire une énorme différence ! Vous, que ferez-vous pour aider notre planète ?

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Actualités, Voyage

Islande : l’invasion touristique

Au mois de mai dernier, j’ai eu la chance de visiter l’Islande et de voir les paysages les plus incroyables que je n’ai jamais vu. Ce voyage m’a permis de découvrir un pays qui possède une vision de l’environnement qui diffère du narcissisme nord-américain habituel.

Pendant 10 jours, j’ai pu découvrir les merveilles de l’île des volcans et des glaciers. Je vais être concise à ce sujet parce que des articles vantant la beauté spectaculaire de l’Islande, ce n’est pas ça qui manque. En plus d’être un pays magnifique à visiter, ils ont une manière de vivre qui est en symbiose avec la nature. Le fait de vivre sur une île avec 30 volcans actifs change assurément la vision de la vie. Leur environnement a une plus grande importance que beaucoup d’autres pays et ça aide à restaurer ma foi en l’humanité.

À ma grande déception, je n’ai pas dévalé les routes sinueuses de l’Islande en longboard sur la bande sonore de José Gonzalez, n’y assisté à une éruption volcanique comme Ben Stiller dans The Secret Life of Walter Mitty, ni même assisté à une performance de l’orchestre philharmonique à l’intérieur de la merveilleuse salle de concert Harpa, mais j’ai vu les paysages les plus impressionnants, j’ai touché à des glaciers et j’ai marché sur un volcan actif. C’est mon côté mélodramatique qui parle, mais bref, c’était incroyable. Je suis partie avec une amie et nous avons décidé de nous louer un petit campeur et c’est de loin le moyen le plus économique et ça offre une plus grande liberté.

Mon intérêt pour l’Islande m’est venu après avoir visionné quelques films qui ont été tournés là-bas. C’était un peu avant la saison, donc plusieurs routes et sites naturels étaient inaccessibles. Cependant, les prix étaient plus bas et il y avait moins de touristes. Donc, il y avait des avantages. Nous avons atterri à Keyflvik, de là, nous avons décidé de commencer par le sud de l’île et de faire le tour. Voici mes endroits préférés :

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  • La chute de Seljalandsfoss (Sud-Ouest du pays)

C’est de loin la chute la plus impressionnante que j’ai vu. Elle n’est pas énorme, mais le fait de pouvoir marcher derrière rend l’expérience inoubliable. On peut voir la chute de derrière et la sensation est incomparable !

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  • La plage de sable noire du petit village de Vìk

Le sable est doux et noir. L’océan était très agité. Bref, c’était une bonne manière de commencer la journée.

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  • Jökulsárlón, est un lac où le plus grand glacier d’Islande se défait tranquillement et on retrouve plusieurs morceaux du glacier. Un vrai spectacle dans un calme plat. Et du vent.

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  • Akureyri, est la deuxième ville en importance en Islande avec son humble 18 000 habitants. Elle accueille des bateaux de croisière et une multitude de petits bars et restaurants de toute sorte. En se trouvant au flanc des montagnes enneigées, le ski est aussi une activité populaire. À ce moment de l’année, le soleil est presque toujours présent et durant un jogging nocturne, j’ai eu la chance d’assister au plus beau coucher/lever de soleil de ma vie.

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  • Le dernier coup de cœur de mon voyage est Reykjavik. En plus d’être une ville animée et colorée, elle offre une grande variété de restaurants et d’activité. C’est une ville que l’on peut visiter très facilement à pied et les rues sont très jolies donc c’est un plus.

Bref, durant ces 10 jours, j’ai visité des endroits incroyables, mais j’ai aussi été témoin de l’effet du tourisme. Cette passion qui a pris d’assaut le monde provoque de grands changements pour les pays les plus populaires.

Heureusement, l’Islande s’est préparée à contrer les effets de cette invasion. Malheureusement, tous les voyageurs ne sont pas prêts à respecter les coutumes et les lois du pays qu’ils visitent.

Pour un pays ayant 350 000 habitants et 800 000 moutons, il y a 1,7 million de touristes

C’est presque 5 fois la population locale, seulement en touristes. C’est vraiment intense. Pour le bien-être de l’Islande, les lois protégeant l’environnement sont bien ancrées. Certaines d’entre elles datent de 1956. Elles sont aussi bien communiquées aux voyageurs pour les encourager à les respecter.

Évidemment, il y en a encore qui ne veulent pas suivre le concept le plus simple du voyage; découvrir et non envahir. C’est l’essence du voyage n’est-ce pas ?

Point de vue

Mythes et réalités sur l’Environnement

Vous êtes-vous déjà visualisé une image du mot « Environnement » ? Probablement que oui… mais l’image ou la définition que vous vous en faites est-elle la même que celle de votre voisin ? Il existe en effet quelques mots qui, comme « Environnement », ne pourront jamais faire consensus social et qui maintiendrons toujours une diversité de représentation et de définition. Aujourd’hui, tentons de comprendre ce qu’est l’ « Environnement » et la pluralité des sens qu’il ficelle.

Chaque lecteur ne sera pas surpris de voir apparaître une image bien claire dans leur tête en lisant le mot « Environnement ». Tout le monde l’utilise, fréquemment, dans plusieurs contextes de la vie courante et chacun est capable de s’en faire une idée bien précise en fonction des références et des représentations qu’il en fait. Mais est-ce que tout le monde comprend ce mot de la même manière ? Assurément pas et c’est bien normal.

Dépendamment de leur lieu d’origine, de leur âge, de leur travail ou de pleins d’autres variables, certains se représenteront une forêt et une montagne, d’autres s’imaginerons leur milieu de travail ou une salle de classe alors que d’autres penseront plutôt aux catastrophes environnementales liées à la croissance des activités économiques mondiales. L’environnement a donc une diversité de représentation, mais ultimement : qu’est-ce que c’est?

Il semble aujourd’hui évident que lorsqu’on parle d’environnement, on s’illustre et on s’imagine d’emblée le concept comme allant de pair avec tout ce qui entoure sa dégradation et sa destruction : réchauffement climatique, pollution de l’air, pollution de l’eau, déforestation, désertification, toxicité des nappes phréatiques, fonte de la calotte polaire, augmentation des catastrophes naturelles, destruction des écosystèmes, etc. Mais cette association Environnement-Problème n’a pas toujours été de vigueur. Victime de notre époque, toute cette vision négative et tous ces termes employés pour désigner cette destruction environnementale n’existaient à peine il y a de cela une quarantaine d’années.

Durant les années 1970, les grandes organisations internationales, comme les Nations-Unies et l’UNESCO ont commencé à sentir l’urgence face à la détérioration de l’environnement. Plusieurs conférences, congrès et traités ont ainsi vu le jour depuis : La Conférence internationale sur l’environnement humain de 1972 à Stockholm, le Rapport Brundland de 1988, la Conférence de Rio de 1992, le Protocole de Kyoto de 1997, la Conférence de Paris sur les changements climatiques de 2015, etc. Et au fil des ans, la population mondiale s’est sensibilisée aux faits et aux nouvelles dynamiques qui entourent les enjeux liés à l’environnement.

Depuis, notre vocabulaire s’est enrichi d’expressions nouvelles toutes relatives à des stratégies pour tenter d’arrêter cette dégradation planétaire : recyclage, gestion des déchets, restauration des sols, revitalisation des écosystèmes, protection de la faune et de la flore, compostage, etc. Avec toute cette inondation terminologique, il est bien normal que la majorité des gens s’illustre l’environnement comme étant en mauvaise posture et qu’on l’associe souvent à un problème qu’il faudrait, ultimement, arriver à résoudre.

Mais, qu’on se détrompe et qu’on revienne à une lucidité d’esprit. L’environnement ce n’est pas seulement qu’un problème et il faut arrêter, en tant qu’humain, de se sentir supérieur ou inférieur à lui. L’environnement c’est bien sûr avant tout un espace qu’il faut apprendre à vivre avec et non pas comme s’il serait un esclave.

Depuis l’excroissance du capitalisme, nous avons eu tendance à oublier son importance de sorte qu’on l’a souvent transposé au second plan, comme si l’on ne dépendait pas tant de lui. Mais l’environnement c’est notre Oïkos, qui en grec veut dire habitat, milieu de vie. Il est important de comprendre et de s’intéresser à l’environnement pas seulement dans une optique de préservation écologique, mais aussi pour se redéfinir soi-même, développer un sentiment d’appartenance personnel et collectif face au monde et à son milieu, tisser des liens entre identité-nature-culture, apprendre à vivre-ensemble et en harmonie, se définir par rapport aux autres et enrichir nos connaissances et nos réflexions morales.

Pour utiliser des termes féériques, l’environnement peut être vu également comme l’élément principal de la construction de notre Éco-ontogenèse. C’est-à-dire qu’il contribue au développement de l’être humain que nous sommes en relation avec le milieu et les incidences que ce dernier nous occasionne contribue à former notre personnalité et notre identité tout au long de notre vie.

L’environnement est donc bien plus qu’un problème à résoudre et ses représentations sont toutes autant diversifiées qu’il y a de cerveaux pour l’imaginer. La chercheure Lucie Sauvé en a bien fait la démonstration dans cette classification générale des principales représentations relatives à l’ « Environnement ».

Les différentes représentations de l’Environnement

Différentes représentations de l’environnement Les valeurs privilégiées Les images mentales associées
L’environnement-Nature
  • À apprécier
  • À respecter
  • À préserver
  • Une forêt intacte
  • Une rivière cristalline
  • Une montagne boisée
L’environnement-Ressource
  • À gérer
  • À développer durablement
  • Une exploitation forestière
  • Une déchetterie
  • Une éolienne
L’environnement-Problème
  • À résoudre
  • Un cours d’eau pollué
  • Un tas de déchets sauvages
  • Une coupe à blanc
L’environnement-Système
  • À comprendre pour décider
  • Un schéma de relations écologiques
  • Une forêt et l’ensemble de ses composantes interreliées
  • Une ville, avec ses intrants et extrants
L’environnement-Milieu de vie
  • À connaître
  • À aménager
  • Une maison avec son jardin
  • Un village, un quartier ou un parc avec des arbres, des fleurs, des animaux
  • Une petite ferme
L’environnement-Biosphère
  • Où vivre-ensemble et à long terme
  • La Terre vue de l’espace
  • La misère dans un pays en développement
  • Un dessin représentant une cosmologie amérindienne.
L’environnement-Projet communautaire
  • Où s’engager
  • Un groupe de personne en corvée de nettoyage
  • Des jardins communautaires
  • Une réunion de citoyens discutant démocratiquement.

 

Apprêté et assaisonné de diverses façons, l’environnement prend forme lorsque chacun le définit proprement. Pour ma part, l’environnement rime avec Nature. Je ne peux concevoir l’environnement que comme un espace de sérénité, de réflexion, de sublimation face à sa beauté et comme un lieu qui me procure une magie d’assagissements.

L’environnement-Nature m’a aidé à construire ce que j’aime et ce que je suis, m’a aidé à comprendre mon rôle et ma place en tant qu’humain au sein de cette Terre. Mais, l’environnement comme on l’a dit est très diversifié et rime avec autant de sons et de sens qu’il y a de bouches et de langues pour l’exprimer.

Et pour vous qu’est-ce que l’environnement?