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Les handicapés deux fois plus victimes de violences au Canada

Les nouvelles données publiées par Statistique Canada mettent en lumière la situation des personnes handicapés au pays, qui sont deux fois plus à risque d’être victimes de violences que le reste des Canadiens.

On apprend dans ces données extraites de l’Enquête sociale générale sur la victimisation menée en 2014, que près de 40% des personnes handicapées de 15 ans et plus ne vivant pas dans un établissement, ont déjà été victimes de vol, d’agression physique ou sexuelle. Un taux qui est deux fois plus élevé que pour le reste de la population canadienne.

De même, 30% des Canadiens vivants avec un handicap sont exposés à être victimes d’un crime violent dans leur propre maison au cours de leur vie, contre seulement 17% pour le reste de la population au Canada. Mais, les Canadiens handicapés sont plus susceptibles que le reste de la population à avoir recours aux services d’aide à la suite d’un crime violent.

Enfin, les données montrent également que le taux de victimisation avec violence observé chez les femmes et les hommes ayant une incapacité cognitive ou reliée à la santé mentale est quatre fois plus élevé que le taux observé chez les autres Canadiens.

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Les musulmans moins aimés au Québec que dans les autres provinces

Les Québécois aiment moins les musulmans et les autochtones que les autres provinces au Canada, selon une étude ontarienne qui compile de nouvelles données.

L’étude de Sarah Wilkins-Laflamme, une sociologue de l’Université de Waterloo, vient de publier les résultats surprenants de sa recherche : les Québécois aiment moins les musulmans et les autochtones que les habitants des autres provinces, mais restent plus ouverts aux homosexuels.

L’étude repose sur une échelle de 100, où les répondants évaluent s’ils aiment ou non les membres de différentes communautés, explique la chercheuse dont les résultats viennent d’être publiés également dans la revue de la Société canadienne de sociologie.

La chercheuse voulait obtenir de nouvelles données diversifiées, en incluant les musulmans dans sa recherche.

Certes les Québécois apparaissent plus négatifs à l’encontre des musulmans, mais pour autant les musulmans au Québec ne semblent pas vivre plus de discrimination qu’ailleurs au Canada selon son constat. En 2014, 21,8 % des musulmans rapportaient avoir vécu de la discrimination au Québec contre 17,8 % en Ontario et 21,9 % dans l’Ouest.

Les musulmans formaient 3,2 % de la population québécoise en 2011 et 4,6 % de la population ontarienne. C’est dans les Maritimes qu’ils seraient le plus discriminés au pays, dû notamment à leur petit nombre.

57 % des Québécois aimaient moins les musulmans que les autres minorités visibles en 2011

50 % des Québécois aimaient moins les musulmans que les autres minorités visibles en 2015

40 % des Ontariens aimaient moins les musulmans que les autres minorités visibles en 2011

33 % des Ontariens aimaient moins les musulmans que les autres minorités visibles en 2015

Mais la chercheuse tient à souligner le « vernis de bonheur » pour expliquer ses écarts entre provinces, soit la tendance que les Canadiens anglais sont plus enclins envers les différents groupes de la société, comparément à la population francophone. Une différente très présente dans les études et bien connue par les sociologues.

Les Québécois accordent par exemple 80 % aux Blancs, 68 % aux minorités visibles et 56 % aux musulmans, alors qu’en Ontario on est à à 84 % pour les Blancs, 78 % pour les minorités visibles et 70 % pour les musulmans.

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Internet source d’intégration pour les immigrants

 

Internet joue un rôle social majeur dans l’intégration des nouveaux immigrants au Canada selon une étude publiée par l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Les chercheurs voulaient comprendre comment internet pouvait favoriser l’intégration des immigrants dans la société d’accueil.

Les résultats sont sans appels, oui les immigrants utilisent internet beaucoup plus lors de leur arrivée au Canada que dans leur pays d’origine. Cela s’explique notamment par la connaissance de leur lieu de provenance et des contacts qu’ils ont déjà établi, versus de l’autre un nouveau pays parfois sans contact, sans logement et sans emploi.

Internet a donc une portée sociale chez les immigrants, puisqu’il briserait leur isolement selon cette étude. L’outil permet en autre aux immigrants de se renseigner sur la culture locale, leur quartier, comment ouvrir un compte en banque ou encore se repérer avec l’application Google Maps.

Enfin, internet permet aussi aux immigrants de rester en contact avec leur famille et amis restés dans leur pays d’origine.

L’étude a été réalisée en 2016 auprès d’immigrants résidants au Canada depuis moins de 10 ans et moins de 3 ans, dans les quatre provinces qui accueillent le plus d’immigrants au pays, soit l’Ontario, le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique.