Élections Québec 2018

« La diversité, ça se vit, ça se voit et ça prend plusieurs visages » – 5 questions à Florent Tanlet

Entrevue en 5 questions avec Florent Tanlet, candidat dans la circonscription de Taschereau pour le Parti Libéral du Québec (PLQ).

1 – En quoi votre parcours fait de vous un bon candidat ?

J’oeuvre en cabinet politique au provincial et au municipal depuis 8 ans et j’ai une riche expérience de terrain et des gens de ma circonscription comme professionnel, pour avoir travaillé notamment à Salut-Bonjour weekend et au Festival d’été de Québec

Je suis également très investi dans ma communauté, autant auprès des groupes d’aide LGBTQ+ que des groupes communautaires et de quartiers. Je suis sensible au sort des jeunes, des immigrants, mais également auprès des personnes en situation de vulnérabilité.

Je suis proche des gens et un rassembleur naturel

2 – Quelle est votre définition de la « Diversité » ?

La diversité, ça se vit, ça se voit et ça prend plusieurs visages. Plus on affirme cette diversité, plus elle devient un élément naturel qui favorise l’acceptation et le partage d’une richesse.

Je me suis toujours inspiré de cette pensée du philosophe, scientifique et sociologue Edgar Morin : « Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »

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3 – Quel est le dossier ou l’enjeu le plus important pour vous ?

C’est de trouver une solution à la pénurie de main-d’œuvre et de mettre au travail plus facilement les jeunes et les immigrants en particulier, qui vivent souvent des freins à l’emploi : reconnaissance des acquis, discrimination, etc.

C’est aussi de valoriser la formation professionnelle et technique, car il y a un manque criant de main-d’œuvre dans ces champs d’activités, et malheureusement encore, des préjugés rattachés à ceux-ci.

Pour les entreprises, il faut réduire les délais d’attente pour favoriser une intégration beaucoup plus rapide des immigrants au travail.

4 – Quelle place occupe la diversité aujourd’hui dans la société, et particulièrement en politique ?

Il y a certes, dans tous les domaines, plus de visages de personnes issues de minorités visibles ou pas, que nous pouvons identifier aujourd’hui comme des modèles positifs. Il faut s’en réjouir. Je crois que l’école québécoise, qui se veut inclusive, a fait un bon travail en ce sens, mais il reste encore à faire.

Personnellement, on reconnaît mon accent français et je suis ouvertement gai. J’affirme mon identité depuis toujours et je me sens bien accueilli.

Je suis conscient toutefois que ce n’est pas la même chose pour tous. C’est pourquoi des médias comme le vôtre existent encore.

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5 – Comment et qu’est ce qui pourrait être amélioré pour une meilleure inclusion et intégration de la diversité au Québec ? 

L’Éducation et l’emploi sont deux clefs essentielles. L’Éducation, car elle facilite l’acceptation de l’autre et permet un contact très jeune à ce qui nous est différent. L’école québécoise doit poursuivre son travail en ce sens.

L’emploi, car un accès facilité à l’emploi, absent de discrimination, assure une intégration à une vie sociale et économique pleine et entière. Pour y arriver, il faut faire plus pour la reconnaissance des diplômes étrangers, favoriser également l’apprentissage du français, y compris en entreprise, faciliter l’accès aux emplois, notamment dans la fonction publique qui se doit de donner l’exemple.

Voici autant de mesures favorables à l’inclusion et à l’intégration.

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Portrait

Portrait de Bruno Costa, influenceur sur Instagram

À 29 ans, Bruno Costa, alias the_french_One sur Instragram, compte déjà plus de 134 000 abonnés sur le fameux réseau social d’images. Originaire de Marseille en France, il su bâtir une stratégie pour en faire un vrai business. 

C’est en 2016 qu’il commence véritablement à poster des photos de look sur Instagram, voulant suivre la tendance du moment. De fil en aiguille, ses abonnés augmentent et des marques commencent à lui envoyer des produits gratuitement jusqu’au jour où son premier contrat est arrivé avec une marque pour un post.

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Avec des études en commerce, publicité, communication et marketing, il partait clairement avec des avantages considérables pour établir une stratégie payante sur les réseaux sociaux.

« C’est beaucoup d’argent facile à faire »

Suivi à 70% par des hommes et à 30% par des femmes, Bruno a une communauté très engagée et très jeune.

Face à l’appât du gain, plusieurs personnes acheté des faux abonnés pour prétendre à une notoriété. Il est facile de les déceler, en regardant le taux d’engagement, soit le nombre de j’aimes et de commentaires sur les publications, qui doivent être entre 5% à 10% du nombre total d’abonnés.

Lui, jure qu’il n’a jamais acheté de faux abonnés.

Algorithme 

Instagram reste une plateforme imprévisible, où les revenus sont très aléatoires. Depuis une dizaine de mois, Instragram a modifié son algorithme, ce qui s’est traduit par une perte de 50% environ des likes sur les publications. Le but est d’inciter les utilisateurs à payer sur le réseaux social pour être plus visibles.

« Avant quand je postais quelque chose, cela apparaissait directement dans le fil d’actualité de mes abonnés. Mais maintenant ce qui apparaît est uniquement ce qui est considéré comme un centre d’intérêt pour l’utilisateur, et tu dois avoir au moins aimé 10 photos de la personne pour voir les nouvelles publications sur ta page d’accueil ».

Pour contourner ce nouvel algorithme, des groupes Whatapps se sont développés. Ainsi, on partage dans ces groupes privés d’influenceurs, ses nouvelles publications qui vont être aimés et commentés par les autres membres, et vice-versa lorsqu’ils publieront du nouveau contenu.

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Crédit photo : Moirée Visuals

Sa force est clairement d’allier plusieurs domaines, tant dans la mode où il aborde plusieurs styles de vêtements que dans le contenu qu’il propose.

« J’arrive à ne pas attirer que des marques de protéines ou de mode, et je pense que c’est ça qui intéresse les marques. Il y a peu d’influenceur homme diversifié au Québec, où beaucoup d’influenceur, sont uniquement des sportifs ou des femmes ».

Stratégie

En anglais ou en français, le matin ou le soir, choisir les bons hashtags, bref toute une stratégie à adopter avant chaque publication. Les règles de base sont la qualité des photos et la régularité des publications, selon lui.

« La plupart des marques font en sorte aujourd’hui que l’influenceur puisse choisir le produit qu’il va mettre en avant dans ses publications. Je préfère mettre mon look en avant, que mon corps, mais je le fais parfois parce que c’est ce que me demande mes abonnés »

Sa communauté est très diversifiée, d’un océan à l’autre, puisqu’il est suivi majoritairement au Canada, aux États-Unis et en France.

Un véritable business

Le nombre de contrat varie d’un mois à l’autre, et généralement il y en a plus au printemps/été, que dans l’hiver qui est une période plus calme.

« Je charge 500$ par publication, et bien souvent les marques prennent plusieurs publications »

Ses modèles sont Mariano Di Vaio, pionnier des influenceurs, ou encore Marc Fitt, bien connu au Canada.

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Crédit photo : Moirée Visuals

Vendre du rêve

On lui demande souvent conseil, parfois sur des ruptures, ou sur des décisions à prendre. Son contenu fait parfois rêver, inspire d’autre fois ses abonnés qui rêvent d’un mode de vie occidental par exemple.

« Pour moi influenceur ce n’est pas un métier, mais un extra »

« Quand tu regardes Instagram, tu as l’impression que tout le monde est beau, que tout le monde voyage, que tout le monde à la vie parfaite. Je comprends que ça puisse être difficile pour les personnes qui ne sont pas épanouies dans leur travail. Je trouve que c’est comme à l’époque où l’on mettait des filles parfaites en une des magazines »

L’important est de faire la part des choses, et de savoir prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux.

« Il faut garder à l’esprit que tout n’est pas naturel sur les réseaux sociaux. Qui aujourd’hui ne poste pas de photos sans filtre ? »

La suite ?

Ces dernières semaines, il diversifie ses activités, avec un blog en ligne, une chaîne YouTube où il propose des vidéos thématiques et il est également en train de développer sa propre entreprise, dans le domaine du marketing et des communications.

« Les marques sont encore un peu frileuses au Canada quand il s’agit de mettre de l’argent sur les réseaux sociaux ou sur des influenceurs. Mais si on compare le coût d’une campagne à télé ou à la radio versus un influenceur, le coût est beaucoup moins cher et les retombées plus grandes, car on peut cibler la campagne ».

Il voudrait ainsi aider les compagnies et les marques à développer leur stratégie numérique.

« C’est important de se créer un réseau, pour l’utiliser plus tard »

Comme tout est éphémère, il anticipe et pense à l’avenir. Il utilise et se créer un réseau pour bâtir un avenir sécure. Il est également passion d’astronomie, et aspire un jour pourquoi pas à une implication en politique.

Actualités

Maîtrise du français : faut-il s’inquiéter de l’état de la langue au Québec ?

Lundi, un sondage Léger nous apprenait que près des trois quarts des Québécois considèrent que la maîtrise du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec. Bien que cette statistique puisse sembler étonnante venant d’une société aussi diversifiée, elle nous révèle que la défense de la langue demeure encore aujourd’hui un enjeu très important.

Il faut dire que l’insécurité linguistique des Québécois ne date pas d’hier; le statut minoritaire du français dans son contexte nord-américain fait en sorte que la langue doit être encadrée et protégée par certaines mesures particulières, comme la loi 101, qui imposait déjà l’apprentissage du français pour les nouveaux arrivants. Or, ceci ne suffirait plus selon la majorité de la population. Mais d’où provient cette inquiétude générale ? Que peut-on dire de l’état réel de la langue française au Québec ?

La diglossie québécoise

En partant, rappelons que la situation linguistique au Québec est plutôt particulière. En société, deux systèmes coexistent; le français standard et vernaculaire. Bien que ce soit le premier que l’on enseigne et qu’on utilise dans les communications formelles, c’est plutôt le deuxième qui est employé de manière quotidienne par la majorité des gens.

C’est ce qu’on appelle le phénomène de diglossie, où deux formes d’une même langue sont en concurrence dans même territoire.

Or, bien qu’il soit perçu comme « inférieur », le français vernaculaire serait celui auquel s’identifie la plupart des Québécois. Pour certains linguistes, celui-ci représente une «variété nationale de français» ou un «français régionalisé», qui comprend des mots de niveaux familiers et standards, mais aussi des anglicismes.

Certains croient aussi qu’il existe ce qu’on appelle un « français québécois standard », qui renvoie à la norme orale et écrite. Or, ce modèle n’a jamais été officiellement définit, il s’agit plutôt d’une référence à géométrie variable.

La question du bilinguisme 

Au phénomène de diglossie s’ajoute celui du bilinguisme. Ceci est attribuable, entre autres, à l’augmentation de la population immigrante, dont certains membres utilisent l’anglais comme langue de travail.

Le Québec représenterait maintenant la province la plus bilingue au Canada, où le français et l’anglais constituent les langues de convergence.

Au quotidien, certaines personnes passent d’une langue à une autre dans la même conversation, voire dans la même phrase. C’est ce qu’on appelle le code-switching ou alternance codique, un phénomène où plusieurs systèmes grammaticaux se juxtaposent dans un même échange verbal. Ceci sert surtout à combler certains manques; le manque de compétence de la langue, mais aussi celui d’équivalents lexicaux.

Si certains y voient un appauvrissement de la langue, d’autres s’en servent ouvertement comme moyen d’expression. C’est ce que font les défenseurs du franglais, une forme de français anglicisé, autant du côté de la grammaire que du vocabulaire. Depuis les dernières années, cette nouvelle réalité a été affirmée sur la scène musicale, littéraire et même transposée au cinéma. Les manifestations artistiques du franglais ont rapidement déclenché un débat médiatique à propos de la langue, relançant l’idée que le français était en voie d’extinction au Québec.

L’inquiétude populaire 

Selon le journaliste Michel C. Auger, le recul du français ferait partie des 25 mythes à déboulonner en politique québécoise, qui serait véhiculé, entre autres, par les médias.

Dans son ouvrage, il souligne que 94.5% des québécois sont capables d’entretenir une conversation en français, et que la francisation des immigrants est une réussite. Il démystifie l’idée que l’immigration nuirait à la survie de la société francophone en ajoutant que la deuxième génération aurait même aidé à franciser la première.

Ainsi, l’état du français au Québec ne serait pas en déclin, mais plutôt en évolution; et c’est peut-être cet aspect qui suscite tant d’inquiétudes au sein de la population. Or, ces transformations ne sont pas uniquement dues aux changements démographiques; l’absence de norme unique permet aux locuteurs de jouer avec la langue, qui est devenue le reflet d’une société hétérogène et riche. Bien qu’on peine à définir exactement ce qu’est le français québécois, nous constatons qu’il s’agit d’une valeur commune que l’on tient à préserver. Si on veut y arriver, peut-être vaudrait-il mieux apprendre à composer avec les nouvelles réalités plutôt que de résister au changement.

Actualités

73% des Québécois pensent que la maitrise du français est une condition obligatoire pour demeurer au Québec

Un sondage dévoilé ce matin par le Mouvement national des Québécois et la Fondation Lionel-Groulx indique que près de trois Québécois sur quatre estiment que « la connaissance minimale du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec ». 

Selon les résultats de ce sondage de la firme Léger, c’est 73% des Québécois interrogés qui sont d’accord avec cette idée. Un chiffre qui monte à 79% chez les francophones, qui baisse à 52% chez les non-francophones.

« Ce sont des chiffres qui sont impressionnants, alors que dans une société plurielle comme la nôtre, on aurait pu croire qu’il y aurait eu une plus grande diversité d’opinions sur ce sujet. Or, le message lancé par la population est extrêmement fort sur ce point » a souligné en conférence de presse ce matin le président du Mouvement national des Québécois, Étienne-Alexis Boucher.

Dans ce même sondage, 76% des personnes interrogées répondent que la francisation des immigrants est un « enjeu vital pour l’avenir du Québec ».

Enfin, 84% pensent que les cours de français pour les nouveaux arrivant devrait être obligatoires. Un chiffre qui monte à 91% chez les francophones.

Demande d’engagements de part des partis politiques 

À moins de six mois des élections, le Mouvement national des Québécois et la Fondation Lionel-Groulx demandent aujourd’hui aux partis politiques de prendre des engagements fermes en matière de francisation, et qu’ils soient inclus notamment dans les plateformes électorales.

« Le discours dominant qu’on entend très, très régulièrement, c’est de dire : la question de la langue française, ça n’intéresse plus vraiment les Québécois, c’est une question passéiste, ringarde. Et ce que le sondage nous dit, c’est exactement l’inverse, et avec des taux de réponse qui frisent parfois l’unanimité » a souligné Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx.

 

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Des partisans d’Emmanuel Macron agressés lors d’une réunion à Montréal

C’est lors d’un 5 à 7 réunissant un petit groupe de partisans du Président français, Emmanuel Macron, jeudi soir dernier sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, que plusieurs individus cagoulés sont venus semer le trouble.

Réunis dans le sous-sol du restaurant La Petite Marche sur la rue Saint-Denis, plusieurs individus cagoulés sont alors peu après 18h30 entrés dans l’établissement en lançant des serpentins et confettis avant de casser des verres et envoyer du gaz-poivre dans l’ensemble des salles du restaurant, où se trouvait également des familles avec des enfants en bas-âges.

Les agresseurs auraient chantonné « Bonne fête Manu » à plusieurs reprises, mêlant accent québécois et français selon plusieurs témoignages.  En quittant les lieux, ils ont laissé derrière eux des tracts où il été écrit « En soutien avec les cheminot-es, les étudiant-es et les paysan-nes en lutte, délogeons Macron ! ».

Un membre du groupe ciblé a tenté de poursuivre les assaillants, mais il s’est fait violemment frappé avec une chaise. Résultat, côtes cassés et traumatisme crânien.

Deux hommes souffrants de blessures ont porté plainte pour voies de fait au Service de Police de la Ville de Montréal. Une enquête a été ouverte.

Le délégué général du parti La République En Marche (LREM), Christophe Castaner a déclaré « Je condamne avec la plus grande fermeté cette agression intolérable ».

« La République En Marche appelle, en cette période de revendications sociales, à la tenue d’un dialogue apaisé, respectueux des convictions individuelles ».

Le député des Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, a lui aussi réagit et s’est dit « choqué que ça se passe à Montréal, une ville qui est plutôt un symbole de tolérance et d’ouverture sur le monde que l’inverse ».

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L’exigence de l’anglais complique l’intégration des immigrants francophones

Beaucoup d’immigrants francophones choisissent le Québec comme terre d’accueil au Canada car au premier abord la dominance du français devrait faciliter leur intégration. Mais la réalité est bien différente à leur arrivée, nous en avons rencontré plusieurs d’entre eux. 

Aux quatre coins de la province, et encore plus à Montréal, plusieurs immigrants francophones ont des difficultés à intégrer le marché du travail et à trouver un travail qui demande dans bien des cas une maîtrise, de partielle à totale, de l’anglais.

Nous avons parlé avec Charly, un immigrant originaire du Congo installé depuis deux ans à Montréal. Il regrette que le gouvernement ne l’ai pas prévenu lors de ses démarches d’immigration de la nécessité de savoir parler anglais pour trouver un travail.

Informaticien d’origine, impossible pour lui de trouver un emploi ici sans maîtriser l’anglais. Après plusieurs mois de recherche qui se sont avérés négatifs, il a décidé d’enchaîner les petits boulots, entre chaîne de restauration rapide, fast-food, ou encore livraison à domicile qu’il alterne en fonction de ses besoins financiers.

Il économise pour prendre quelques cours d’anglais, et surtout faire une équivalence de son diplôme étranger, qui n’est souvent pas reconnu au Québec.

Nous avons rencontré également Laure, une française à Montréal depuis moins d’une année. Avec un bagage en administration en France, elle aussi a dû mal à trouver un emploi qualifié et stable à Montréal, même si elle a quelques notions de l’anglais.

Pour elle, la différence de culture avec notamment la proximité des États-Unis, le grand nombre de personnes anglophones, ou encore l’accessibilité facile à du contenu en anglais au Québec sont autant de raisons qui selon elle avantages les Québécois à mieux manier l’anglais.

Le taux de chômage chez les immigrants francophones est 40% supérieur à celui des immigrants anglophones, en 2016 au Québec.

Face à cette situation, il y a ceux qui se résignent et décident d’abandonner leur carrière en travaillent n’importe où, ce qui rentrent dans leurs pays d’origine, ceux qui essayent de trouver des solutions et ceux qui s’exilent en région.

Les régions plébiscitées 

On le sait, ce ne sont pas les mêmes réalités à Montréal qu’au coeur des régions du Québec. Et pour beaucoup, l’avenir se dessine dans les régions, bien loin des grands centre-villes et de l’agitation quotidienne.

Le gouvernement du Québec met d’ailleurs tout en place pour attirer les immigrants en région. On pense notamment à son plan d’aide au démarrage pour les entrepreneurs qui s’installent en région, Entreprendre en région, lancé il y a quelques semaines avec la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal.

Les régions du Québec bénéficient d’un fort potentiel économique, et de nombreux emplois y sont également vacants. De plus en plus, il semble que l’intégration en région pour des immigrations francophones qui ont de la difficulté à s’intégrer est une solution de plus en plus envisagée.

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Le Canada attire toujours plus de Français

L’Amérique du Nord est toujours très plébiscitée par les Français qui veulent s’expatrier hors des frontières françaises. En 2017, le Canada recensait 104 000 Français établis au pays, une hausse de 2,39% par rapport à 2016.

On estime que les deux tiers des Français établis au Canada vivent à Montréal, et ce malgré une modification des accords entre la France et le Québec, donc notamment la fin des frais de scolarité non majorés.

Les chiffres proviennent des listes consulaires, et ne sont donc qu’un portrait mineur de la situation, puisque l’inscription sur les listes consulaires pour les Français résidants plus de six mois hors de France est facultative.

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Nombre de Français à l’étranger – Source : Registre des Français établis hors de France

 

Tendance généralisée en Amérique du Nord

Les États-Unis ne sont pas restes, puisqu’ils sont près de 163 700 Français recensaient aux États-Unis en 2017, soit une hausse exacte de 3,71% par rapport à 2016.

On note avec ces chiffres partiels, que l’Amérique du Nord reste la destination d’expatriation phare pour les Français, puisqu’elle reste le premier choix d’expatriation avec près de 267 000 Français inscrits au total sur les listes consulaires en Amérique du Nord.