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73% des Québécois pensent que la maitrise du français est une condition obligatoire pour demeurer au Québec

Un sondage dévoilé ce matin par le Mouvement national des Québécois et la Fondation Lionel-Groulx indique que près de trois Québécois sur quatre estiment que « la connaissance minimale du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec ». 

Selon les résultats de ce sondage de la firme Léger, c’est 73% des Québécois interrogés qui sont d’accord avec cette idée. Un chiffre qui monte à 79% chez les francophones, qui baisse à 52% chez les non-francophones.

« Ce sont des chiffres qui sont impressionnants, alors que dans une société plurielle comme la nôtre, on aurait pu croire qu’il y aurait eu une plus grande diversité d’opinions sur ce sujet. Or, le message lancé par la population est extrêmement fort sur ce point » a souligné en conférence de presse ce matin le président du Mouvement national des Québécois, Étienne-Alexis Boucher.

Dans ce même sondage, 76% des personnes interrogées répondent que la francisation des immigrants est un « enjeu vital pour l’avenir du Québec ».

Enfin, 84% pensent que les cours de français pour les nouveaux arrivant devrait être obligatoires. Un chiffre qui monte à 91% chez les francophones.

Demande d’engagements de part des partis politiques 

À moins de six mois des élections, le Mouvement national des Québécois et la Fondation Lionel-Groulx demandent aujourd’hui aux partis politiques de prendre des engagements fermes en matière de francisation, et qu’ils soient inclus notamment dans les plateformes électorales.

« Le discours dominant qu’on entend très, très régulièrement, c’est de dire : la question de la langue française, ça n’intéresse plus vraiment les Québécois, c’est une question passéiste, ringarde. Et ce que le sondage nous dit, c’est exactement l’inverse, et avec des taux de réponse qui frisent parfois l’unanimité » a souligné Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx.

 

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L’exigence de l’anglais complique l’intégration des immigrants francophones

Beaucoup d’immigrants francophones choisissent le Québec comme terre d’accueil au Canada car au premier abord la dominance du français devrait faciliter leur intégration. Mais la réalité est bien différente à leur arrivée, nous en avons rencontré plusieurs d’entre eux. 

Aux quatre coins de la province, et encore plus à Montréal, plusieurs immigrants francophones ont des difficultés à intégrer le marché du travail et à trouver un travail qui demande dans bien des cas une maîtrise, de partielle à totale, de l’anglais.

Nous avons parlé avec Charly, un immigrant originaire du Congo installé depuis deux ans à Montréal. Il regrette que le gouvernement ne l’ai pas prévenu lors de ses démarches d’immigration de la nécessité de savoir parler anglais pour trouver un travail.

Informaticien d’origine, impossible pour lui de trouver un emploi ici sans maîtriser l’anglais. Après plusieurs mois de recherche qui se sont avérés négatifs, il a décidé d’enchaîner les petits boulots, entre chaîne de restauration rapide, fast-food, ou encore livraison à domicile qu’il alterne en fonction de ses besoins financiers.

Il économise pour prendre quelques cours d’anglais, et surtout faire une équivalence de son diplôme étranger, qui n’est souvent pas reconnu au Québec.

Nous avons rencontré également Laure, une française à Montréal depuis moins d’une année. Avec un bagage en administration en France, elle aussi a dû mal à trouver un emploi qualifié et stable à Montréal, même si elle a quelques notions de l’anglais.

Pour elle, la différence de culture avec notamment la proximité des États-Unis, le grand nombre de personnes anglophones, ou encore l’accessibilité facile à du contenu en anglais au Québec sont autant de raisons qui selon elle avantages les Québécois à mieux manier l’anglais.

Le taux de chômage chez les immigrants francophones est 40% supérieur à celui des immigrants anglophones, en 2016 au Québec.

Face à cette situation, il y a ceux qui se résignent et décident d’abandonner leur carrière en travaillent n’importe où, ce qui rentrent dans leurs pays d’origine, ceux qui essayent de trouver des solutions et ceux qui s’exilent en région.

Les régions plébiscitées 

On le sait, ce ne sont pas les mêmes réalités à Montréal qu’au coeur des régions du Québec. Et pour beaucoup, l’avenir se dessine dans les régions, bien loin des grands centre-villes et de l’agitation quotidienne.

Le gouvernement du Québec met d’ailleurs tout en place pour attirer les immigrants en région. On pense notamment à son plan d’aide au démarrage pour les entrepreneurs qui s’installent en région, Entreprendre en région, lancé il y a quelques semaines avec la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal.

Les régions du Québec bénéficient d’un fort potentiel économique, et de nombreux emplois y sont également vacants. De plus en plus, il semble que l’intégration en région pour des immigrations francophones qui ont de la difficulté à s’intégrer est une solution de plus en plus envisagée.

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Le Canada veut accroître l’immigration francophone hors Québec

Le gouvernement du Canada veut continuer à accroitre le nombre d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec. Réunis avec d’autres ministres provinciaux et territoriaux hier, le ministre canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a annoncé la mise en place d’un nouveau plan. 

Le nouveau plan fédéral-provincial-territorial (FPT) qui se nommera le Plan d’action FPT aura donc comme mission d’accroitre l’immigration francophone à l’extérieur du Québec au travers de différentes mesures :

  • promouvoir les occasions et les voies d’immigration ainsi que les services d’établissement auprès des immigrants d’expression française potentiels;
  • accroître la mobilisation des employeurs relativement au recrutement et à l’embauche d’immigrants d’expression française;
  •  accroître la disponibilité et l’accessibilité des services offerts en français ainsi que la sensibilisation à ce sujet;
  • favoriser des collectivités francophones diversifiées et inclusives.

 » Le gouvernement fédéral est résolu à aider à développer et à soutenir les communautés francophones en situation minoritaire partout au Canada, et il compte en partie sur l’immigration francophone pour y parvenir. »

Les provinces et territoires se rencontreront régulièrement pour échanger sur les bonnes pratiques et continuer à l’avancement de ce nouveau programme.

Notons que le Québec est exclu de ce programme puisqu’avec son Accord Canada-Québec, la province remplie déjà aisément ses responsabilités en matières d’immigration francophone et de francisation.

Le Canada intensifie son immigration 

Depuis plusieurs mois maintenant, le Canada ne cesse de multiplier les plans d’actions et nouveaux programmes pour développer et attirer encore plus d’immigrants au pays.

Plus de 74 000 visas Entrée Express seront délivrés cette année et le gouvernement canadien souhaite accentuer également les demandes d’immigration pour les entrepreneurs qui veulent développer leur marché au Canada.

Enfin, le Canada assure vouloir accélérer le processus de demande d’immigration, qui peut varier de quelques semaines à quelques mois, voir quelques années pour beaucoup de personnes qui souhaitent venir s’installer au Canada. L’année 2018 se présente d’ores et déjà comme une année record en terme d’immigration pour le Canada.