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Québec Solidaire veut que le langage des signes devienne une langue officielle

Après avoir annoncé la première candidate non-voyante de l’histoire des élections au Québec en début de semaine, Québec Solidaire (QS) s’engage à adopter une Loi sur l’accessibilité universelle et à reconnaitre la langue des signes comme une langue officielle s’il accède au pouvoir le 1er octobre prochain.

L’annonce a été faite cette semaine par le porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, et fait partie des engagements de QS concernant l’inclusion des personnes handicapées.

« La langue des signes québécoise (LSQ), c’est une langue québécoise, qui est typiquement québécoise et unique au Québec. Sa reconnaissance comme langue officielle permet de reconnaître cette dimension-là de la culture québécoise » a expliqué le porte-parole de QS.

L’accessibilité des lieux, de même qu’un accès aux services de santé, d’éducation et de justice pour les personnes handicapés sont d’autres mesures du programme de Québec Solidaire.

« En matière d’inclusion au marché du travail, il ne faut pas se le cacher, actuellement, beaucoup de personnes en situation de handicap, même diplômées, ont de la difficulté à s’intégrer au marché du travail alors qu’elles veulent contribuer à la société québécoise ».

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Camille St-Laurent, 1ère candidate non-voyante des élections québécoises

Québec Solidaire (QS) a présenté aujourd’hui une nouvelle candidate, Camille St-Laurent dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys. Elle marque aujourd’hui le cours de l’histoire politique dans la province.

A tout juste 23 ans, elle est la première candidate non-voyante de l’histoire des élections au Québec.

Le parti politique en a fait l’annonce via son compte Twitter, ce matin.

« Étant comme je suis, je suis assez bien placée pour comprendre l’injustice et l’iniquité qui peuvent être liées au fait d’être différente ou différent. Voilà pourquoi je ne pourrais jamais remettre en question l’importance d’être solidaires les uns des autres », a t-elle affirmé après avoir participé au défilé de la Fierté à Montréal.

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Enchâsser la situation familiale à la Charte des droits et libertés

Voyant à l’intérêt des parents ayant un conflit d’horaire comme employés, la Commission des droits de la personne du Québec a déposé un mémoire, lors des consultations sur le projet de loi 176, qui modifie la Loi sur les normes du travail, dans lequel elle a demandé que la situation familiale soit intégrée à la Charte des droits et libertés du Québec, comme motif de discrimination prohibé.

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Le mémoire déposé le 28 mai 2018 reproche au projet de loi 176 de ne pas aller assez loin en autorisant seulement les congés pour des raisons d’extrême nécessité, telle qu’une maladie grave, un suicide, une disparition, ou un acte criminel causant des sévices physiques à un enfant ou à un proche aidé.

« Ces évènements peuvent pour la plupart être qualifiés de rares et sont susceptibles de survenir de façon plus exceptionnelle dans la vie de la personne qui travaille », a plaidé la Commission.

Or, la Commission a revendiqué que la Charte des droits et libertés du Québec tienne compte des obligations parentales quotidiennes et des besoins d’adaptation des parents pour l’éducation et la garde de leurs enfants; et, qu’elle les intègre comme motifs de discrimination à l’article n°10 de la Charte.

L’article n°10 fait déjà état des motifs de discrimination suivants : « la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap. » La dernière modification à la Charte des droits et libertés du Québec concernait l’ajout de l’identité ou de l’expression de genre.

« Un grand nombre de personnes sont confrontées quotidiennement à des difficultés à concilier les exigences professionnelles avec leurs responsabilités parentales ou familiales, rappelle le mémoire de la Commission. L’inadéquation, voire l’absence de mesures de conciliation travail-famille, peuvent contribuer à maintenir les préjudices que certains groupes de personnes subissent dans la prise en charge des besoins de proches nécessitant des soins. »

Modifier les normes du travail

Le projet de loi 176 modifiant la Loi sur les normes du travail augmentent le nombre de semaines d’absence autorisées aux salariés, dans le cas où leur présence est requise auprès d’un enfant ou d’un parent dans des cas graves; et, de plus, elle élargit ces congés à toute personne auprès de laquelle le salarié joue le rôle de proche aidant, qui n’aura plus besoin d’être un membre de la parenté pour être reconnu.

Dans le cas d’une maladie grave, par exemple, les 12 semaines actuelles grimpent à 16 semaines pour les adultes, et à 36 semaines pour les enfants mineurs, un gain significatif pour les parents d’enfants malades.

La nouvelle loi fait aussi passer l’absence prolongée tolérée de 52 à 104 semaines, dans le cas où l’enfant est atteint d’une maladie potentiellement mortelle, attestée par un certificat médical, ou s’il a subi un préjudice corporel grave d’un acte criminel, ou encore en cas par exemple d’alerte AMBER où l’enfant d’un salarié est porté disparu. Pour une autre personne qu’un mineur, le congé est de 27 semaines.

Cour d’appel du Québec

Par contre, une décision de la Cour d’appel du Québec, dans l’affaire Beauchesne, édicte que le fait de ne pas être en mesure d’assumer les horaires d’un travail, même pour des raisons parentales, ne constitue ni un motif de discrimination de la part d’un employeur ni une enfreinte à la Loi sur les normes du travail.

Beauchesne travaillait pour les cols bleus de Montréal, et après que l’employeur l’eut écartée de la titularisation en fonction supérieure en raison de ses restrictions permanentes, elle a demandé à son syndicat de déposer un grief, mais le syndicat a refusé sa demande. Elle a donc déposé une plainte en vertu de l’article n° 47.2 du Code du travail, contre le syndicat, pour « avoir contrevenu à son devoir de représentation en négociant une entente discriminatoire ». Le syndicat avait conclu une entente avec l’employeur consistant à mettre en place des mesures pour accélérer et faciliter la titularisation dans certaines fonctions, et précisant qu’en seraient exclues les personnes qui ont des contraintes permanentes.

Néanmoins, le jugement de la Cour a statué que pour qu’elle y reconnût de la discrimination, cela eût pris la présence « d’une distinction, d’une exclusion ou d’une préférence résultant de l’un des motifs énoncés à l’article n° 10. » Beauchesne a tenté d’invoquer le handicap et le moyen de pallier ce handicap, étant donné qu’elle s’occupait d’un enfant handicapé, mais les juges ont balayé du revers de la main cet argument en mentionnant que Beauchesne n’était pas handicapée.

« En outre, elle n’est pas exclue parce qu’elle est parent, mais en raison de sa non-disponibilité pour occuper la fonction durant tous les quarts de travail », ont fait valoir les trois juges de la Cour d’appel du Québec, les honorables André Rochon, Marie St-Pierre et Dominique Bélanger.

Cour d’appel fédérale

Le paradoxe, c’est que la Cour d’appel fédérale a rendu deux jugements qui font jurisprudence, dans les affaires Jonhstone et Seeley, et qui reconnaissent que le motif de discrimination basé sur la situation parentale contrevient à la Charte des droits de la personne du Canada. Depuis, à la Commission des droits de la personne du Canada, les commissaires reçoivent de plus en plus de plaintes pour des motifs familiaux. En tout, ces plaintes représentent plus de 12 % des plaintes reçues en 2017, pour un total de 1380 requêtes.

Dans l’affaire Johnstone contre le Canada, Fiona Johnstone, une douanière de l’Agence des services frontaliers du Canada, travaillant à l’aéroport de Toronto, a porté plainte contre l’Agence pour qu’elle eut refusé de lui accorder un horaire adapté à ses obligations parentales. Selon la convention collective, en vue d’assurer la continuité des activités de l’aéroport, les horaires des agents sont rotatifs et de durée imprévisible. Johnston n’arrivait pas à trouver un service de garde pour que ses enfants eussent une place adaptée à son horaire de travail.

L’employeur a donc exigé qu’elle devienne une employée à temps partiel, avec les pertes d’avantages qui s’ensuivent, ce que la Cour d’appel a condamné. « La politique non écrite de l’Agence des services frontaliers du Canada de refuser d’accorder un horaire régulier et stable, à temps plein, aux employés qui invoquent un motif fondé sur leur situation familiale, relativement à la garde d’enfants, est discriminatoire au sens des articles 7 et 10 de la Loi canadienne sur les droits de la personne; l’employeur aurait pu accommoder la plaignante », mentionnent les juges de la Cour d’appel du Canada.

Ce faisant les juges ont accueilli la partie la plus importante de la décision de première instance, le Tribunal des droits de la personne du Canada; également, la Cour d’appel du Canada a maintenu la décision de la Cour fédérale de rejeter la demande de révision judiciaire. Selon la Cour fédérale, l’établissement prima facie d’une situation de discrimination a été jugé raisonnablement par le Tribunal. La Cour d’appel a de plus ordonné que l’employeur rende à Johnstone le salaire et les avantages perdus, n’ayant pas travaillé à temps plein, qu’il paye 15 000 $ de préjudices moraux, en plus des 20 000 $ en indemnité spéciale.

Enfin, les juges de la Cour d’appel ont invité à une interprétation plus large de l’article n°2 de la Loi sur la Charte des droits de la personne du Canada : « Une telle interprétation requiert une approche qui inclut les circonstances reliées à la famille, comme les obligations relatives aux soins de l’enfant. Plus particulièrement, le motif de la situation de famille inclut les obligations parentales qui engagent la responsabilité légale du parent à l’égard de son enfant, telles que celles reliées à la garde, à l’éducation et aux soins de l’enfant, tout en excluant les choix personnels d’activités », ont précisé les juges d’appel de l’affaire Johnstone.

Forte de cette jurisprudence, la Commission des droits de la personne du Québec a appelé par son mémoire la Commission de l’économie et du travail à corriger le tir.

« Il faut souligner que le Québec demeure la seule province du Canada à ne pas protéger la situation de famille dans sa législation portant sur les droits de la personne. Les autres provinces ou territoires du Canada ainsi que la législation fédérale prescrivent une interdiction de discriminer pour ce motif, formulé comme l’état familial ou la situation de famille. »

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40% des élèves secondaires handicapés sortent sans diplômes et sans qualifications

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a publié une étude systémique dans laquelle elle lance un cri d’alarme à l’ensemble du réseau social québécois, concernant principalement les élèves en situation d’handicap.

Les résultats montrent qu’il reste encore beaucoup de travail à faire dans l’organisation des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA).

« Les 200 000 élèves HDAA du Québec méritent nettement mieux que de quitter le secondaire, sans diplôme ni qualification pour 40 % d’entre eux, une situation qui ne s’est pas améliorée dans les 20 dernières années ».

L’étude dévoile les conditions de scolarisation des élèves HDAA dans l’ensemble du réseau préscolaire, primaire et secondaire public du Québec.

Depuis 20 ans, on constate une augmentation des élèves HDAA, dont la proportion a doublé dans le système scolaire québécois, puisque aujourd’hui 1 élève sur 5 est identifié comme HDAA.

« Au terme de notre analyse, nous constatons que d’importants changements sont nécessaires pour assurer le respect du droit à l’égalité des élèves HDAA, tel que garanti par la Charte des droits et libertés de la personne » a déclaré le président par intérim de la Commission, Philippe-André Tessier.

La Commission a recueilli et analysé les témoignages de près de 150 acteurs du réseau scolaire. Tous expriment un essoufflement généralisé du personnel des commissions face aux obligations qu’exigent les élèves HDAA. De même que les parents, qui doivent faire face aux difficultés et se sentent peu informés par le milieu scolaire.

La Commission réclame plus de moyen et souligne que l’impulsion doit partir du ministère et être portée à tous les niveaux de décision, jusqu’à l’enseignant dans sa classe.

22 recommandations sont émisses dans ce rapport.

Tribune

L’amyotrophie spinale, loin des préoccupations de la RAMQ

L’amyotrophie spinale – une maladie rare et dégénérative – est loin d’être une priorité pour la RAMQ. La Régie de l’Assurance Maladie du Québec traîne en effet les pieds pour rembourser un médicament permettant de changer drastiquement les conditions de vie des handicapés, voire mieux, de réduire les risques de décès des enfants de moins de trois ans. Un retard administratif qui désespère de nombreux parents, pour qui chaque mois compte.

Le Spinzara, médicament commercialisé aux États-Unis et en Europe est encore hors d’atteinte pour les patients de la Belle Province. En cause, la Régie de l’Assurance maladie du Québec qui ne souhaite pas le financer. Pourtant, ce traitement, approuvé par Santé Canada depuis juin 2017, permet de combattre l’amyotrophie spinale, qui touche les nerfs de la moelle épinière et réduit progressivement les capacités des enfants. Cette maladie très rare et héréditaire survient chez près d’une personne sur 10 000, avec des conséquences dramatiques. Les personnes touchées perdent leur autonomie faute de pouvoir se déplacer et de se nourrir seules.

David Turcotte, député de Saint-Jean s’insurgeait en février dernier contre le refus de la RAMQ : « Les preuves cliniques abondent : le Spinraza permet d’augmenter les capacités motrices et respiratoires des personnes atteintes et réduit la progression de la maladie. Il améliore donc la qualité de vie des malades et réduit d’autant la charge reposant sur les épaules de leurs proches ». Pour le porte-parole de l’opposition officielle sur les questions de services sociaux et pour les dossiers concernant l’industrie pharmaceutique, « aucune raison ne vient justifier qu’on discrimine ainsi les patients atteints d’amyotrophie spinale; d’autres traitements liés à des maladies rares sont financés sur la base d’essais clinique similaires à ceux relatifs au Spinraza ».

Selon le député, il est urgent que le gouvernement fasse pression pour que la RAMQ revoie sa position, alors que 60% des patients sous assurance privée au Canada ont accès à ce médicament, et même 80% aux Etats-Unis.


Décision incompréhensible 

Suède, en France, en Grèce ou encore en Allemagne, le médicament est également pris en charge par l’assurance maladie. Mais le traitement a un coût élevé – plus de 350 000 $ par an – que le gouvernement de la Belle Province refuse d’assumer. Coût compensé par les cas très rares d’amyotrophie spinale, ce qui ne creuse pas le budget de l’assurance santé. Au sein de Biogen, la multinationale qui produit et distribue le Spinraza, on ne comprend pas non plus le raisonnement de la RAMQ, alors que les autorités règlementaires de plusieurs pays reconnaissent l’efficacité du traitement pour tous les types d’amyotrophies.

Une décision d’autant plus ahurissante pour les parents, qui de Québec à Montréal, voient leurs enfants perdre leur autonomie peu à peu, sans avoir les moyens d’enrayer la maladie, et ce alors qu’un traitement existe. « Ma fille va être confinée dans son corps, elle va peut-être perdre l’usage de ses bras et de ses mains », s’alarme la mère d’une petite fille de 4 ans qui s’inquiète de ce qui se passera quand les poumons de son enfant seront touchés.
Dominic Melanson, un petit Québécois de 4 ans bénéficie du traitement, le temps d’un essai clinique. Sa mère constate les progrès de son fils qui peut jouer avec d’autres enfants, dessiner, manger sans avoir besoin d’être assisté. Des activités très ordinaires qui lui étaient inaccessibles. « Il a fallu seulement deux mois pour que les effets du Spinraza soient visibles chez Dominic. Mais il bénéficie d’un essai clinique prévu pour cinq ans seulement, alors que le traitement est nécessaire durant toute la vie», s’inquiète Stéphanie Melanson.

Des patients au bout du rouleau

Même sentiment d’injustice pour Sammy Cavallaro, un étudiant en gestion d’entreprise : atteint d’une amyotrophie spinale, le jeune homme de 17 ans doit être assisté pour toutes les tâches quotidiennes, puisqu’il ne peut pas se lever, ni se nourrir seul, ni même taper sur le clavier d’un ordinateur. Ses parents et sa sœur qui sont auprès de lui à chaque instant, militent afin que l’amyotrophie spinale de leur frère soit pris en charge.

De son côté, Susi Cander Wyk, directrice de Cure SMA , organisation qui défend les patients atteints d’amyotrophies, ne lâche pas la patate et dénonce l’attitude de la RAMQ : « Vingt-deux pays ont donné accès aux remboursements. C’est inacceptable ».

Il y a pourtant urgence. L’amyotrophie spinale infantile compte parmi les premières causes de décès dans le monde.

L’an dernier, Ethan Peluso, un bébé de huit mois, est décédé des causes de la maladie, faute de traitement.


Tribune de Nathalie Toussaint, Infirmière Hôpital Baie Saint-Paul

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L’écran blanc, un problème pour les jeunes immigrants

Les jeunes téléspectateurs québécois issus d’une famille d’immigrants n’arrivent pas à s’identifier aux personnages des séries jeunesses québécoises. En effet, ces jeunes, presque tous blancs, ne correspondent pas à un portrait réaliste de la société québécoise telle que nous la connaissons en 2018.

Selon La Presse, les statistiques montrent que moins de 20% de la population québécoise fait partie d’une des minorités visibles et 33% est issue de l’immigration. Cette population immigrante ne fait qu’augmenter d’année en année alors que l’on remarque qu’entre 2017 et 2018, il y a eu 2000 immigrants de plus selon des données fournies par Radio-Canada.

Bien que cette diversité culturelle s’accroisse dans notre société, nos écrans peinent à nous renvoyer cette image.

C’est ce que remarque une jeune haïtienne à travers les téléséries desquelles elle entend parler dont, entre autres, des séries populaires et très écoutées comme Le Chalet, Subito Texto et Jérémie. Dans celles-ci, soit l’entièreté des personnages principaux sont blancs et d’origine québécoise, soit il y a une seule autre culture dominante comme par exemple, dans Subito Texto, il y a une famille algérienne dont le spectateur en apprivoise vaguement les coutumes.

Selon l’auteure de l’émission Le Chalet Kadidja Haïdara, il est difficile d’arriver à engager des acteurs d’une nationalité autre que québécoise. Il faut se battre pour la diversité. Elle-même se démène continuellement puisqu’à l’origine, les rôles sont destinés à des acteurs blancs. Il a un problème qui empêche la diversité télévisuelle et ce problème provient de l’importance de la renommée. En effet, on veut de la diversité, mais en même temps on veut des grands noms et ces grands noms sont d’origine blanche. Ils ont comme avantage de procurer une certaine visibilité à la série et de hausser les cotes d’écoutes.

Par conséquent, les acteurs de couleur n’ont pas la motivation de débuter une carrière dans le milieu télévisuel, même ceux pour qui ce métier les intéresse, car ils n’ont pas de modèle qui leur ressemble et qui a suivi le parcours auquel ils aspirent. De plus, les parents des jeunes issus de communautés culturelles valorisent davantage des métiers de nature administrative et scientifique plutôt qu’artistique. Ces jeunes finissent donc par abandonner rapidement leur rêve, ayant peu d’encouragements dans le milieu personnel et dans le milieu familial.

Comme solution à ce problème, Kadidja Haïdara propose d’inciter les jeunes à faire ce qui les passionne et leur montrer qu’il y a bel et bien une place qui les attend. Qui sait, peut-être qu’avec des encouragements et d’autres initiatives mises sur pied, nous pourrions assister à des changements dans la télévision québécoise ?

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La semaine de la diversité théâtre, une première à Montréal

Le Conseil québécois du théâtre organise pour la toute première fois la semaine de la diversité théâtre qui se déroulera du 14 au 17 mai prochain à Montréal. Son but : favoriser les différences et les rapprochements artistiques.

On veut notamment dépasser les préjugés envers les différentes communautés culturelles a qui on ne fait appel qu’en fonction des rôles joués au théâtre et inclure davantage la diversité.

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« Inclure la diversité ça ne veut pas dire écrire des personnages pour la diversité, mais accepter qu’un rôle donné peut être joué par n’importe qui »

Le comédien, acteur, et porte-parole de cet évenement Charles Bender, était l’invité de Marie Chabot-Johnson dans son émission Recto Verso sur les ondes de CKVL 100,1 FM.