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Nao : robot pour aider les enfants autistes

Développé par un professeur de l’Université de Montréal, le robot Nao est l’un des tout premier robot humanoïde qui permet de favoriser l’apprentissage des élèves à toute sorte de cours. 

Testé depuis deux ans dans différentes situations, Nao peut désormais accompagner les enseignants des écoles primaires et secondaires, où l’on enseigne notamment à des enfants atteints du spectre de l’autisme.

Nao est composé de caméras, de capteurs et de microphones, qui lui permette de voir, entendre, reconnaitre et interagir avec les humains.

Le petit robot Nao est multi-fonctionnel, il permet à la fois de jouer au soccer, de faire du taï-chi, de conduire une petite voiture…

Chez les enfants autistes, la réaction envers Nao est plus qu’encourageante, car il facile les apprentissages et les interactions sociales. Certains enfants autistes parlent même avec Nao, chose qu’ils ne font pas généralement dans les classes avec professeur.

Le but n’est pas de remplacer les enseignants mais plutôt de leur apporter un soutien dans leurs démarches. Il faut compter environ 10 000$ pour un petit Nao.

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Les autistes : agresseurs violents ou victimes de violence ?

Il n’est pas nouveau de constater qu’encore une fois, l’autisme est associé à la violence. En effet, après la tuerie de l’école Sandy Hook par Adam Lanza, soupçonné de souffrir du syndrome d’Asperger, récemment, les médias nous informent qu’Alek Minassian, l’homme qui a renversé mortellement 10 individus à bord d’un camion-bélier à Toronto, serait atteint de ce syndrome. Toutefois, des études ont démontré que l’autisme n’a aucun lien avec la violence.

L’autisme et le syndrome d’Asperger

L’autisme, appelé généralement, le trouble du spectre de l’autisme (TSA), fait partie de l’ensemble des troubles neurologiques tel que défini dans le DSM-V.  À partir de 2013, le trouble du spectre de l’autisme remplace les troubles envahissants du développement.

Selon la Fédération Québécoise de l’Autisme (FQA), le TSA « se caractérise par des difficultés importantes dans deux domaines, soit la communication et les interactions sociales et les comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs. »

Le syndrome d’Asperger est, selon Autisme Montréal, « un trouble envahissant du développement à l’extrême du continuum autistique. »

Principalement, les domaines affectés par le syndrome d’Asperger sont l’interaction sociale, la communication ainsi que la perception cognitive. De plus, le syndrome d’Asperger peut quelquefois être lié à d’autres troubles tels que le déficit d’attention, l’obsession-compulsion et le trouble anxieux.

La violence dans l’autisme

Selon des éléments antérieurs à l’expérience, un individu autiste n’est pas un être violent.

Les autistes n’ont pas la même structure cérébrale ainsi que le fonctionnement neurologique en comparaison à la population normale. De même que la compréhension et le mode de pensée du monde ne sont pas pareils. Puis, en ce qui concerne la perception, elle n’est pas fausse, mais elle est tout simplement différente.

Également, les autistes ressentent le monde de différentes façons, bien souvent fortement. Ainsi, les émotions sont exprimées de manière directe sans réfléchir.

Le psychiatre auprès des personnes autistes de l’Université de Montréal (UdeM), Beaudoin Forgeot d’Arc affirme que « Dans l’ensemble, l’immense majorité des personnes autistes ne sont pas violentes et des crimes comme celui qui est arrivé à Toronto cette semaine leur semblent tout aussi bizarres et horribles qu’aux autres ». Ainsi, il ne faut pas généraliser, car tous les autistes ne sont pas violents.  

Précisément, les tueurs de masse traversent une phase d’isolement plus ou moins longue juste avant de commettre leur geste.

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Le Dr d’Arc ajoute que les personnes autistes sont même plus souvent des victimes d’abus ou d’autres facteurs de stress comme l’isolement social ou l’exclusion sociale. Il est vrai que quelques recherches insufflent une violence plus fréquente chez les autistes, mais elles sont contestées par d’autres.  

Encore, il se peut qu’une sous-population d’autistes soit surreprésentée chez les tueurs de masses, mais, même si c’est le cas, cela ne regarde qu’une partie ridiculement limitée des individus qui ont un trouble du spectre de l’autisme. Depuis longtemps, le lien entre l’autisme et la violence est étudié, et si l’on n’a pas encore découvert de preuve concluante que ce lien existe, cela doit signifier quelque chose.

L’Institut de santé mentale de Québec indique que d’autre part, la violence ne fait pas partie des éléments pour établir un diagnostic de TSA.

Le psychoéducateur et professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, Marc Lanovaz met en évidence que les individus atteints d’un TSA, loin d’enfreindre les règles, ont plutôt tendance à les suivre littéralement, et sont bien plus souvent des victimes que des agresseurs.

En 2014, des études sont effectuées par des chercheurs écossais et suédois sur le portrait de 239 tueurs en série ou de masse. D’après leurs interprétations, 28 % d’entre eux seraient atteints d’un TSA « diagnostiqué, hautement probable ou possible ».

Tout de même, il faut faire attention en analysant ces résultats. Les chercheurs mentionnés ci-haut ne sous-entendent pas que l’autisme soit garant des tueries. Ils marquent que dans certaines situations, il est possible que certains problèmes neuro-développementaux puissent « interagir dans une dynamique complexe avec des facteurs psychosociaux pour produire ces événements tragiques ».

Cependant, ces conclusions s’avèrent exagérées pour le professeur Lanovaz, qui critique les chercheurs d’avoir fait des diagnostics « possibles » ou « probables » sans évaluation psychiatrique, uniquement par des témoignages rapportés dans les médias. 

Le professeur Lanovaz cite : « Quand quelqu’un commet un geste inexplicable, les gens cherchent une explication. Ils analysent les comportements et se rappellent que la personne avait un comportement bizarre… Ce n’est pas assez pour établir un diagnostic. »

Le Dr Rob Whitley du département de psychiatrie de l’Université McGill nous avertit contre la manie à percevoir de la maladie mentale à chaque fois qu’il y a un événement tragique qui se produit. Tel qu’il le dit en anglais : « bad does not equal mad ». Aussi, la présidente de la Fédération québécoise de l’autisme, Lili Plourde considère qu’actuellement, la pire chose à faire serait de voir les autistes comme des bombes ambulantes.

Elle ajoute que « Les personnes autistes ne sont pas dangereuses. Il ne faut pas se mettre à avoir peur de celles qui sont dans notre environnement. Déjà qu’elles sont victimes de stigmatisation et d’intimidation… Quand des choses comme ça arrivent, c’est toujours inquiétant de voir comment ça peut se traduire dans la communauté. »

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Succès pour le 32ème Gala Humour Aveugle

Samedi soir se tenait la 32ème édition du Gala Humour Aveugle au Théâtre St-Denis, organisée par la Fondation des Aveugles du Québec.

L’occasion de passer une bonne soirée, en participant à la bonne cause, puisque les profits amassés lors de cet événement sont entièrement remis à la Fondation. Les fonds permettront de soutenir les personnes aveugles et ayant une déficience visuelle en autre dans les domaines de l’habitation, des loisirs et de la vie communautaire.

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La soirée a conquis les nombreux spectateurs venu pour l’occasion.

Il faut dire que la programmation était au rendez-vous : Rachid Badouri, Dominic Paquet, Eddy King, Yannick de Martino ou encore Pierre Hébert pour ne citer que.

Depuis la création des Galas Humour Aveugle en 2004, ce sont plus de 100 000 spectateurs qui y ont assisté. Ces galas demeurent toujours parmi les plus populaires du genre, tant auprès du public que des artistes qui y participent.

La prochaine édition aura lieu à l’automne prochain.

Chronique

Lettre ouverte – Manque de services : la colère gronde !

Depuis quelques mois, la couverture médiatique concernant les personnes en situation de handicap a augmenté. Ce qu’on pourrait considérer comme une bonne nouvelle -un intérêt accru pour ces enjeux- révèle en fait une détresse accrue et un trop-plein de frustrations.

On peut citer ces exemples parus récemment dans les médias : l’exclusion des programmes d’intégration au Centre Miriam à Montréal de certain.es usager.es, jugé.es trop âgé.es pour continuer à recevoir des services, une famille qui a peur d’être contrainte de placer sa jeune fille polyhandicapée dans un CHSLD, ayant été refusée à un programme de soutien, les parents d’enfants autistes qui ont fait du piquetage pendant des semaines devant le bureau montréalais de la ministre Charlebois pour avoir des services de stimulation ou encore les «congédiements» chez Walmart de personnes ayant une déficience intellectuelle.

Qu’on en commun ces situations tristes à s’en arracher le cœur ?

Plusieurs choses! Premièrement, elles ne représentent que la pointe de l’iceberg de l’ensemble des besoins non-comblés qui constituent le quotidien de dizaines de milliers de personnes ayant une déficience physique, intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et de leur famille.

Deuxièmement, ces exemples dramatiques mis sur la place publique sont tous en lien, de près ou de loin, avec les services dispensés ou non par le Réseau de la santé et des services sociaux.

Troisièmement, ces constats regrettables sont tous l’aboutissement d’années de compressions et de réorganisations qui ont frappé particulièrement les personnes en situation de handicap et leur famille.

Des exemples concrets de ces compressions ?

L’attente d’un diagnostic en autisme, pour un enfant, peut prendre de 2 à 3 ans, ce qui implique que  les services ne peuvent être dispensés pendant les années les plus importantes du développement de l’enfant. Certaines personnes ayant une déficience intellectuelle ou un TSA attendent actuellement de 7 à 12 ans pour un hébergement dans une ressource supervisée par le Réseau; une attente semblable est la norme pour les activités socio-professionnelles. La réduction d’heures en soutien à domicile pour les personnes ayant une déficience motrice est décrétée régulièrement sans que l’évaluation ne révèle d’amélioration qui justifierait des coupures, ce qui mène quand même à la diminution ou au retrait de certains services essentiels (aide aux repas, au ménage et à l’hygiène personnelle) !

Nous sommes donc à bout de souffle et sommes régulièrement confrontés à un faux choix : se passer de services ou s’en payer au privé. Avoir accès à des services n’est pas une option, mais bien un droit fondamental et un impératif à une pleine participation sociale et à qualité de vie comparable à tout le monde.

Au Mouvement PHAS, depuis quelques semaines et jusqu’aux prochaines élections, notre campagne de mobilisation Nous sommes et nous voulons bat son plein. Quelle est notre demande principale? Un réinvestissement majeur dans les services de santé et services sociaux. La fin des compressions et surtout, l’élimination des listes d’attente (mais sans enlever des services aux personnes qui en ont déjà!).  

Pour qu’une personne en situation de handicap ou une famille décide de se mettre à nu dans les médias, c’est qu’elle a, en général, essayé tous les recours disponibles, du commissaire aux plaintes de l’établissement jusqu’au bureau du député, en passant par le soutien d’un organisme communautaire.

Au-delà des cas individuels scandaleux révélés par des reportages, les problèmes sont systémiques et les solutions sont collectives.

 

Mathieu Francoeur et Florence Tiffou, Mouvement des personnes handicapés pour l’accès aux services (PHAS)

Jo-ann Arvey, Centre communautaire Radisson

Suzanne Beaulieu, la Gang à Rambrou

Marie-Josée Deit, Promotion intervention en milieu ouvert (PIMO)

Ghislaine Goulet, Comité régional des associations pour la déficience intellectuelle (CRADI)

Carmen Lahaie, Autisme Montréal

Anik Larose, Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS)

Isabel Molliet, Parents pour la déficience intellectuelle (PARDI)

Renée Turcotte, Solidarité de parents de personnes handicapées (SPPH)

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Avril : mois de la sensibilisation de l’autisme

Habituellement synonyme du printemps (qui se fait malheureusement attendre cette année), le mois d’avril est également le mois de la sensibilisation de l’autisme.

Celui-ci avait mal auguré par l’annonce de Walmart qui souhaitait congédier ses employés ayant une déficience intellectuelle. Si cette histoire s’est bien terminée pour ceux travaillant dans des succursales au Québec, l’affaire a jeté un grand froid. Toutefois, les organismes ne se sont pas laissés abattre. Ils ont continué leur excellent boulot et proposent de nombreux évènements.

Avant de poursuivre sur le vif du sujet, une définition de l’autisme et la présentation de quelques statistiques s’imposent.

Qu’est-ce que l’autisme ?

Le trouble du spectre de l’autisme fait partie de l’ensemble des troubles neurologiques. Habituellement présent dès la petite enfance, il se remarque aisément à l’entrée de l’école. Les autistes ont des difficultés dans deux sphères particulières : dans le domaine de la communication (cognitives) ainsi que les interactions sociales. Leurs champs d’intérêt et les activités auxquelles ils participent sont souvent restreints ou répétitifs. Le degré d’atteinte ainsi que les manifestations peuvent varier d’une personne à l’autre, mais aussi avec l’âge.

Quelques données  

Basé sur des données qui datent de l’année 2015, le nouveau rapport « Trouble du spectre de l’autisme chez les enfants et les adolescents au Canada 2018 » de l’Agence de la santé publique du Canada a révélé en mars dernier qu’un enfant québécois sur 64, âgé de 5 à 17 ans, a reçu un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Dans cette même publication, on apprend que cette condition affecte près de 1,4 % de la population. Elle est quatre fois plus constatée chez les garçons que chez les filles, bien que certaines études penchent plutôt vers l’hypothèse suivante : les TSA sont simplement plus difficiles à remarquer chez les filles que chez les garçons, ce qui pourrait expliquer cet écart.

Autre fait : selon la Fédération Québécoise de l’autisme, les enfants touchés par les TSA font partie de la catégorie d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) la plus représentée au Québec. Le nombre de cas est trois fois plus élevé que la déficience langagière et dix fois plus que celle qui est intellectuelle.

Participez !

Tout au long du mois, les gens sont invités à porter du bleu ainsi qu’à se procurer une épinglette arborant un ruban constellé de motifs de pièces de casse-têtes. Vendue par certains organismes, elle symbolise la complexité et les mystères entourant les TSA, la diversité des individus vivants avec le spectre de l’autisme.

De nombreuses activités sont planifiées partout au Québec, notamment par les associations régionales : des concerts, des séances de zoothérapie, par diverses organisations publiques et privées. À Montréal, le 28 avril à 12 h 30, la population est invitée à participer à une marche de sensibilisation. Elle se déroulera à Place du Canada (Rue Peel et rue de La Gauchetière).

Sur les réseaux sociaux, deux hashtags ont particulièrement circulé lors du 2 avril 2018 : #Autisme et #TousEnBleu. Les gens sont également conviés à changer leur photo de profil sur Facebook afin d’encourager la cause. Pour se faire, vous pouvez visiter la page de Tous en bleu/Solidarité autisme et vous diriger sur la publication épinglée. Il suffit par la suite de cliquer sur le bouton essayer.

Il est possible de faire des dons par le biais des organismes. Entre autres, New Look commandite une campagne de fonds réalisée par Le monde de Benjamin. Cette page est tenue par Benjamin Gratton, le fils autiste de Mathieu Gratton et Patricia Paquin. Il publie des capsules drôles et émouvantes qui prouvent que les TSA n’empêchent pas les personnes de se dépasser. Pour contribuer, textez benjamin au 45678. Par la suite, un message vous demandera de confirmer le montant de votre don. L’argent sera remis à la Fondation de l’autisme.   

Pour en savoir plus

Pour ne nommer qu’eux, vous pouvez visiter la page web d’Autisme de l’Est-du-Québec, Autisme Montréal et même Autisme Québec.

Pour les fervents lecteurs, voici deux recommandations de livres :

La différence invisible par Julie Dachez et Mademoiselle Caroline. (Bande dessinée)

L’autisme expliqué aux non-autistes par les auteurs Brigitte Harisson et Lise St-Charles.

Un blogue tenu par un père d’un enfant autiste écrit sur ce sujet sérieux avec quelques touches humoristiques : https://papautisme.com/. Ce papa, Patrice Saucier, est également un journaliste et un rédacteur. Il a sorti tout récemment un livre intitulé Papautisme — quand un père s’en mêle.

Malgré l’absence de soleil, nous vous souhaitons un beau mois d’avril aux éclats de lumière bleutée !

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Google Maps s’ouvre aux itinéraires pour personnes à mobilité réduite

Google a annoncé qu’il planchait actuellement sur une option de son fameux Google Maps pour offrir aux personnes à mobilité réduite des itinéraires de transport en commun accessibles en fauteuils roulants partout dans le monde.

Google veut avec cette initiative faciliter la vie des personnes en fauteuil roulant, mais également celle des personnes en béquilles ou qui utilisent des poussettes pour leurs enfants par exemple.

« Dans les centres-ville, les bus et les trains sont souvent le meilleur moyen de se déplacer, ce qui constitue un défi pour les personnes qui utilisent un fauteuil roulant ou pour d’autres besoins de mobilité. Les informations sur les gares et les itinéraires accessibles ne sont pas toujours facilement disponibles ou faciles à trouver »

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Lancée il y a quelques semaines, cette option est disponible après avoir rentré la destination voulue dans Google Maps, lorsque l’on choisit les itinéraires de transport en commun. Il suffit de cliquer sur l’onglet « option » et de cocher la case « accessible en fauteuil roulant ».

Les parcours proposés offriront des rampes ou des ascenseurs pour permettre une large accessibilité aux utilisateurs.

Pour l’instant, l’option n’est disponibles que des certaines grandes villes comme Londres, New York, Tokyo, Boston ou encore Mexico. Google collecte depuis plusieurs mois des données aux quatre coins de la planète grâce à des questionnaires, pour rendre cette option disponible partout pour les personnes à mobilité réduite.

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Le Canada veut faciliter l’immigration des personnes handicapées

Le gouvernement du Canada se veut être un modèle en matière d’accessibilité et d’inclusion des personnes handicapées dans la société. C’est dans ce sens, que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a annoncé de nouvelles mesures pour les personnes handicapées qui veulent immigrer au Canada.

Les changements concernent la disposition relative à l’interdiction de territoire pour motifs sanitaires que l’on retrouve dans la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Le ministère souligne que « cette politique, qui est en vigueur depuis 40 ans, des candidats à l’immigration peuvent être jugés interdits de territoire pour motifs sanitaires en fonction de critères qui ne correspondent plus à la façon d’envisager les personnes handicapées au XXIe siècle ».

La plupart des personnes touchées par cette interdiction, seraient en effet aptes à être admises dans la catégorie de l’immigration économique, car leurs compétences peuvent profiter à l’ensemble de l’économie canadienne.

Deux changements majeurs sont à noter dans cette nouvelle politique sur l’interdiction de territoire pour motifs sanitaires :

  • Augmentation du seuil de coût, afin qu’il triple de ce qu’il était auparavant
  • Redéfinition des services sociaux, en supprimant la mention des services d’éducation spécialisée, de réadaptation sociale et professionnelle et de soutien à la personne

« Les changements annoncés aujourd’hui représentent une avancée importante vers une plus grande inclusion des personnes handicapées dans notre système d’immigration, et vont de pair avec les valeurs des Canadiens », a déclaré le ministre Ahmed Hussen.

L’augmentation du seuil de coût facilitera l’immigration des candidats dont les problèmes de santé nécessitent généralement une gamme limitée de soins de santé et de services sociaux moyennant des coûts relativement faibles. On s’attend à ce que cette mesure supprime la majorité des cas d’interdiction de territoire pour motifs sanitaires rapportés actuellement au Canada.

La redéfinition des services sociaux fera concorder la politique avec les valeurs canadiennes favorables à la participation des personnes handicapées dans la société, tout en continuant de protéger les services sociaux et de santé financés par l’État. Les demandeurs qui ont une déficience intellectuelle, auditive ou visuelle bénéficieront aussi de cette redéfinition.