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La place des athlètes transgenres

Certains se demandent si les athlètes transgenres ont des avantages par rapport à ceux qui sont cisgenres, surtout lorsque la transition s’effectue d’homme vers femme. Quelles sont les normes sportives régissant les athlètes pour maintenir des performances équitables ?

Le Comité International Olympique (CIO) organise les Jeux Olympiques (JO) et fixe les normes applicables à l’événement. Selon ces derniers, les règles suivantes assurent l’équité dans la compétition :

  • L’opération de changement de sexe n’est pas obligatoire;
  • L’athlète doit s’identifier comme femme et ne pas revenir sur sa décision dans les quatre années qui suivent;
  • Le taux de testostérone de l’athlète doit être inférieur à cinq nanomoles (unité qui mesure une quantité de matière) par litre de sang un an avant la compétition et le rester pendant les JO.

Ces recommandations ont été formulées par Joanna Harper, une physicienne transgenre, qui a étudié les performances sportives d’athlètes ayant fait leur transition. Son intérêt pour ses recherches provient de sa propre expérience après avoir remarqué une diminution de 12% dans son rendement à la suite des traitements hormonaux.

Ses études concluent que les athlètes transgenres n’ont pas d’avantage physique en comparaison avec les autres, la plupart des athlètes se retrouvant même dans la moyenne du groupe observé. Elle affirme que le maintien des habiletés physiques, par exemple, est difficile lors de la transition. Joanna assure que ces normes sont nécessaires au bon fonctionnement des JO bien qu’elles puissent être restrictives.

Les recommandations peuvent néanmoins nuire à certains athlètes, comme la sprinteuse Dutee Chand qui s’est fait disqualifier d’une compétition à cause de son taux de testostérone naturellement plus élevé que la moyenne. L’athlète a pu obtenir ses prix en 2016 après la controverse.  

En 2017, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport publie un document intitulé Créer des environnements inclusifs pour les participants transgenres dans le sport canadien. La publication propose des comportements à adopter pour favoriser l’intégration des athlètes transgenres et énumère des recommandations, comme le CIO, pour l’acceptation de ces athlètes dans les équipes sportives.  

Aucun athlète transgenre n’a participé aux JO pour l’instant même si l’organisation se dit ouverte à les accueillir. Plusieurs femmes espèrent pouvoir aller aux JO de Tokyo en 2020 telles que Tia Thompson, Tifanny Abreu et Laurel Hubbard. Ces athlètes participent déjà à des compétitions dans leur pays respectif, mais leur candidature reste à être approuvée par le CIO.

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La diversité sexuelle au coeur du bonheur

Les dernières décennies ont eu leurs lots de changements au niveau de la sexualité. Les pratiques sexuelles ont bien changé, les moeurs ont évolué et les points de vue sur la sexualité se sont diversifiés.

Depuis quelques années, nous sommes beaucoup plus touchés, de près ou de loin, par les différences au niveau de la sexualité. On entend très souvent parler de la communauté LGBT et la différence est de plus en plus acceptée et respectée.

L’asexualité est une orientation sexuelle à part entière, malgré qu’elle soit beaucoup moins connue

L’asexualité, qu’est-ce que c’est?

C’est simplement de n’avoir aucune attirance sexuelle pour une autre personne, et ce, peu importe le sexe de l’autre.

Il n’est, ici,  aucunement question de choix ou de culture, c’est vraiment une question de désir.

Les personnes se considérant comme étant asexuels n’éprouvent pas le désir d’avoir des rapports sexuels avec une autre personne, par contre, certains ont tout de même une libido. Certains asexuels ressentent des besoins au niveau sexuel, mais ils n’ont aucunes envies de les combler avec un partenaire, ils préfèrent utiliser la masturbation pour les assouvir.

C’est le cas de certaines personnes faisant partie de cette orientation sexuelle, mais ce n’est pas le cas de tous, d’autres n’éprouvent pas non plus des besoins de ce genre.


Une autre différence importante doit être mise en lumière, le désir de bâtir une relation sentimentale

Certains asexuels sont dits « romantiques » car ils ressentent le besoin de développer une relation amoureuse avec une autre personne, que ce soit une personne du sexe opposé ou bien du même sexe. Ces asexuels n’éprouvent tout de même pas le désir d’avoir des relations sexuelles avec leur partenaire. Par contre, lorsqu’ils bâtissent une relation avec une personne ayant des besoins et des désirs sexuels à combler, ces asexuels pourraient consentir à avoir des relations sexuelles avec leur partenaire. 

D’un autre côté, certains asexuels sont considérés « aromantiques » car en plus de n’éprouver aucuns besoins ou attirances sexuelles, ils ne ressentent pas le besoin de se fonder une vie à deux. Ces aromantiques préfèrent vivre leur vie en solo plutôt que de vivre une relation de couple. Ainsi, les asexués aromantiques n’éprouvent nul besoin de bâtir une relation de couple, que ce soit au niveau sentimental ou sexuel.

En bref, chaque orientation sexuelle a ses particularités et malgré le fait que l’asexualité soit moins connue, elle est tout de même une orientation à part entière et elle mérite qu’on s’y penche plus et qu’on la comprenne, car plus de personnes qu’on le croit vivent une vie heureuse à travers cette orientation.

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L’écran blanc, un problème pour les jeunes immigrants

Les jeunes téléspectateurs québécois issus d’une famille d’immigrants n’arrivent pas à s’identifier aux personnages des séries jeunesses québécoises. En effet, ces jeunes, presque tous blancs, ne correspondent pas à un portrait réaliste de la société québécoise telle que nous la connaissons en 2018.

Selon La Presse, les statistiques montrent que moins de 20% de la population québécoise fait partie d’une des minorités visibles et 33% est issue de l’immigration. Cette population immigrante ne fait qu’augmenter d’année en année alors que l’on remarque qu’entre 2017 et 2018, il y a eu 2000 immigrants de plus selon des données fournies par Radio-Canada.

Bien que cette diversité culturelle s’accroisse dans notre société, nos écrans peinent à nous renvoyer cette image.

C’est ce que remarque une jeune haïtienne à travers les téléséries desquelles elle entend parler dont, entre autres, des séries populaires et très écoutées comme Le Chalet, Subito Texto et Jérémie. Dans celles-ci, soit l’entièreté des personnages principaux sont blancs et d’origine québécoise, soit il y a une seule autre culture dominante comme par exemple, dans Subito Texto, il y a une famille algérienne dont le spectateur en apprivoise vaguement les coutumes.

Selon l’auteure de l’émission Le Chalet Kadidja Haïdara, il est difficile d’arriver à engager des acteurs d’une nationalité autre que québécoise. Il faut se battre pour la diversité. Elle-même se démène continuellement puisqu’à l’origine, les rôles sont destinés à des acteurs blancs. Il a un problème qui empêche la diversité télévisuelle et ce problème provient de l’importance de la renommée. En effet, on veut de la diversité, mais en même temps on veut des grands noms et ces grands noms sont d’origine blanche. Ils ont comme avantage de procurer une certaine visibilité à la série et de hausser les cotes d’écoutes.

Par conséquent, les acteurs de couleur n’ont pas la motivation de débuter une carrière dans le milieu télévisuel, même ceux pour qui ce métier les intéresse, car ils n’ont pas de modèle qui leur ressemble et qui a suivi le parcours auquel ils aspirent. De plus, les parents des jeunes issus de communautés culturelles valorisent davantage des métiers de nature administrative et scientifique plutôt qu’artistique. Ces jeunes finissent donc par abandonner rapidement leur rêve, ayant peu d’encouragements dans le milieu personnel et dans le milieu familial.

Comme solution à ce problème, Kadidja Haïdara propose d’inciter les jeunes à faire ce qui les passionne et leur montrer qu’il y a bel et bien une place qui les attend. Qui sait, peut-être qu’avec des encouragements et d’autres initiatives mises sur pied, nous pourrions assister à des changements dans la télévision québécoise ?

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« Être soi-même ne devrait pas être un crime » : Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Même si de manière générale la condition des personnes LGBTQ+ tend à s’améliorer dans le monde, dans de nombreux pays il encore dangereux d’afficher ses couleurs.

La journée internationale contre l’homophobie et la transphobie permet de souligner les avancées et le travail qui reste encoreà faire.

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26 états reconnaissent le mariage pour les couples de même sexe. 29 états reconnaissent leur droit à l’adoption.

124 états permettent les relations entre personnes de même sexe. Cela ne signifie pas pour autant que ces relations sont acceptées par la société. Dans certains états, l’homosexualité est légale, mais entravée par d’autres lois (ex : contre la propagande).

72 états criminalisent les relations entre personnes de même sexe.

8 états punissent les relations entre personnes de même sexe par la peine de mort.

Les personnes LGBTQ+ font encore face à de nombreux enjeux :

Discriminations

109 états n’ont aucune loi protégeant les personnes LGBT contre les discriminations. Dans ces pays, il est légal de renvoyer une personne de son travail, de l’expulser de son logement et de lui refuser un service à cause de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de son expression de genre. Certains pays ont des lois qui protègent dans un domaine (ex : emploi) mais pas dans d’autres (ex : logement). Par ailleurs les lois peuvent dépendre des régions du pays. Aux États-Unis

Violences

Toutes les communautés de la diversité sexuelle et de genre peuvent être victimes de violences psychologiques et physiques. Cependant, ces violences sont difficiles à étudier, car elles ne sont pas toujours signalées. Par exemple, Transrespect versus Transphobia Worldwide rapporte 677 meurtres de personnes trans au Brésil entre 2010 et 2015.

Changement de mention de sexe

De nombreux pays ne permettent pas le changement de la mention de sexe sur les documents officiels. Ceux qui le permettent en font souvent un processus difficilement accessible qui comporte des exigences médicales, comme des chirurgies multiples, qui entraînent souvent la stérilisation de l’individu. Le degré de difficulté et les conditions d’accès au changement de mention de sexe et de nom dépendent des pays.

Thérapie de conversion

Cette pratique qui vise à « guérir » l’homosexualité ou la transidentité est interdite dans seulement 3 pays : le Brésil, l’Équateur et Malte. Elle peut prendre plusieurs formes dont la psychanalyse et la thérapie d’aversion (provoquer une sensation désagréable ou douloureuse lorsque la personne a des sentiments homosexuels). En plus de ne pas produire les résultats dont elle se vante, la thérapie de conversion peut causer de l’anxiété, de la dépression, voire des idéations suicidaires.

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« En Tunisie, être gai c’est être criminel. À partir du moment où tu nais, tu attends de te faire arrêter. J’ai eu beaucoup de problèmes à cause de mon activisme : des menaces de mort, des menaces de la police, des arrestations pour un rien, etc. J’ai un tatouage en arabe qui dit « Ils rentrent dans les maisons pour interdire l’amour » explique Ramy.

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La semaine de la diversité théâtre, une première à Montréal

Le Conseil québécois du théâtre organise pour la toute première fois la semaine de la diversité théâtre qui se déroulera du 14 au 17 mai prochain à Montréal. Son but : favoriser les différences et les rapprochements artistiques.

On veut notamment dépasser les préjugés envers les différentes communautés culturelles a qui on ne fait appel qu’en fonction des rôles joués au théâtre et inclure davantage la diversité.

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« Inclure la diversité ça ne veut pas dire écrire des personnages pour la diversité, mais accepter qu’un rôle donné peut être joué par n’importe qui »

Le comédien, acteur, et porte-parole de cet évenement Charles Bender, était l’invité de Marie Chabot-Johnson dans son émission Recto Verso sur les ondes de CKVL 100,1 FM.