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L’art au profit de GRIS-Québec

Le 28 mars dernier, le GRIS-Québec tenait son 4ème encan-bénéfice d’œuvre d’art. C’est dans la magnifique Salle des Promotions du Séminaire de Québec que nous pouvions retrouver les 44 œuvres mises à l’enchère. Tous les profits de cette soirée ont été remis à l’organisme.

C’est dans la classe et la passion que le GRIS-Québec a tenu la 4ème édition de leur encan d’œuvre d’art. Depuis les quatre dernières années, ils ont amassé plus de 65 000 $. Cette soirée n’aurait pas été possible sans la dévotion et l’expertise des organisateurs et des bénévoles, sans compter la générosité des artistes qui ont offert leurs œuvres.

Pour les gens de Québec c’est la chance d’acquérir des pièces uniques en plus de soutenir un organisme impliqué dans la communauté. La soirée s’est déroulée de manière dynamique et élégante avec l’encan silencieux et l’encan crié. Bref, tous ont pu se réjouir de la qualité artistique en plus d’appuyer une noble cause.

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Crédit photo : Jérémie Leblond-Fontaine

Le GRIS-Québec, ou le Groupe Régional d’Intervention Social de Québec, vise à démystifier l’homosexualité et la bisexualité, et ce, en offrant plusieurs services différents à l’aide d’une centaine de bénévoles. En parlant avec plusieurs personnes participantes à la mission, on voit toute l’influence et la puissance de leurs messages. Par exemple, des intervenants bénévoles formés à cet effet passent dans les écoles de Québec pour éduquer les jeunes et leur montrer comment accepter les différences chez les autres et pour eux-mêmes.

Plusieurs témoignages de personnes touchées par leur travail démontrent que les répercussions des actions du GRIS-Québec sont sans précédent. De plus, l’organisme à but non lucratif offre le service de l’Accès, soit un milieu de vie où un jeune (de 14 à 25 ans) peut se sentir libre d’exprimer ses peurs face à la différence et de développer des liens de confiance significatifs avec des pairs. L’esprit chaleureux et invitant de GRIS fait en sorte que plusieurs bénévoles restent impliqués de près ou de loin avec l’organisme.

Évidemment, le GRIS-Québec ne serait rien sans ses bénévoles, ses intervenants et le personnel de la permanence qui font en sorte que leur réseau s’épanouisse. Plusieurs d’entre eux partagent les mêmes fiertés par rapport à leur implication et plusieurs autres projets de GRIS. La présidente, Johanie Bouffard, est particulièrement fière de la réalisation de vidéos qui ont pour but de donner de la visibilité au message à un plus grand public. Selon elle, il faut garder l’œil ouvert parce qu’il y a beaucoup de beaux projets à venir.

Le vice-président, Érick Rioux, est fier de donner des exemples concrets aux jeunes sur l’homosexualité et la bisexualité. Selon lui, il faut mettre l’accent à fournir des réponses aux interrogations et montrer plus d’un point de vue sur comment vivre ouvertement son orientation sexuelle. De toute évidence, je ne peux pas partager tous les commentaires qui m’ont été transmis durant cette soirée, mais une chose est certaine, l’enthousiasme pour le GRIS est bien réel.

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Crédit photo : Jérémie Leblond-Fontaine

Cette dernière édition de l’encan d’œuvre d’art a accumulé 22 275 $ qui a été remis entièrement à l’organisme.

Depuis les 20 dernières années, le GRIS-Québec accompagne, aide et éduque le plus de personnes possible en visant plus particulièrement les jeunes. Il couvre plusieurs régions à l’Est et au Nord de Québec et travaille en collaboration avec les autres GRIS du Québec (GRIS-Montréal, GRIS-Estrie, GRIS-Montérégie, etc.).

L’humanité et la bonté de leur mission repoussent les préjugés. Puis, au fond, personne ne devrait vivre avec la peur d’aimer et le GRIS-Québec met la main à la pâte pour s’en assurer.

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Langage inclusif : par quoi peut t’on substituer les termes «Monsieur» et« Madame» ?

La nouvelle directive de Service Canada a beaucoup fait réagir depuis les dernières semaines. Si dans les formulaires, les mots «père» et «mère» ont facilement été remplacés par «parents», la question de «monsieur» et «madame» reste encore délicate.

Au téléphone, le fonctionnaire devra interroger son interlocuteur pour savoir s’il préfère qu’on l’appelle « monsieur », « madame », ou par son prénom. Cette mesure permettrait aux personnes qui s’identifient à un genre différent d’êtres reconnues dans les communications gouvernementales. Or, ceci ne fait pas l’unanimité; certains ne voient pas la nécessité d’une telle démarche et d’autres parlent même d’une «tyrannie des minorités» .

L’idée derrière cette politique n’est pourtant pas d’exclure les modèles traditionnels, mais plutôt d’en inclure de nouveaux. Cependant, il est vrai qu’au cœur de cette polémique se trouve un problème linguistique; les termes «monsieur» et «madame» font preuve de politesse, et l’absence d’équivalent neutre de ces mots pose problème. Tandis que certains suggèrent que tout le monde s’appelle «chose», d’autres prennent la question plus au sérieux et proposent de nouveaux titres de civilité pouvant convenir à tous.

Aux nouvelles réalités, de nouveaux mots

Dans leur ouvrage Grammaire non sexiste de la langue française, Michael Lessard et Suzanne Zaccour s’intéressent à l’écriture épicène, qui combine les formes féminines et masculines. Pour remplacer «monsieur» et «madame» on suggère les mots «mondame» ou «massieur». Aussi, le substitut de «Mr» ou «Mme» serait «Mx», ou «Mq».

Ces propositions pourraient être une solution au problème des fonctionnaires de Service Canada, car ces mots respectent à la fois la neutralité et la politesse. L’utilisation de ces nouveaux titres serait aussi une façon de représenter les minorités sexuelles sans toutefois renier la majorité.

Si à prime à bord ce changement peut sembler difficile, il faut s’avouer qu’il est nécessaire; quand la société évolue, la langue doit s’ajuster.

Pour le linguiste Bernard Cerquiglini, la langue française est assez forte pour adopter et créer des nouveaux mots. Or, ceux-ci seraient comme de la monnaie; lorsqu’elle est neuve, il faut l’user pour s’y habituer. Par exemple, lorsque les femmes ont commencé à investir des métiers traditionnellement réservés aux hommes, certains titres on dû être modifiés; sont ainsi apparus les mots ingénieure, mairesse, ou présidente. Ayant d’abord rencontré beaucoup de résistance, ces termes ont fini par être normalisés au fil du temps, si bien qu’on s’imaginerait mal s’en passer aujourd’hui.

De la même manière, le développement d’un vocabulaire inclusif répondrait au besoin contemporain de représenter la diversité sexuelle en société. Comme nous l’avons fait pour la féminisation des noms de métiers, il faudra opter pour de nouveaux mots pour désigner les individus non-binaires.

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Fantastique transgenre

Entre déambulations oniriques et remise en question identitaire, le film chilien oscarisé « A fantastic woman », réalisé par Sebastian Lelio, dépeint le portrait bouleversant de son personnage transgenre.

Lhistoire commence avec le tableau intime dun couple inhabituel, Orlando, 57 ans et sa jeune amante. Survient le décès dOrlando et la narration s’étaye alors sur Marina, jeune femme transgenre, qui, à la suite du drame, devient la cible et la suspecte de la famille de son défunt compagnon. Dès lors, chaque rencontre devient source de conflits agressifs, car les proches dOrlando (son ex-femme, son fils, son frère) refusent daccepter la réalité pourtant indélébile : Orlando aimait une transgenre.

Violentée par les propos de son entourage, Marina est perçue comme une « indéfinition », une monstruosité, ni homme, ni femme, ni homosexuel(le), ni désirable. Son identité semble appartenir aux mots des autres, dont lintolérance ira jusqu’à lui refuser lexpression de son deuil.   

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Brillamment interprété par lactrice et chanteuse lyrique transgenre Daniela Vega, le récit dépasse la problématique du changement de sexe et résonne en un témoignage universel du combat que doivent mener certains individus face à lincompréhension des autres.

Cest une réalité fictionnelle quon nous propose au sein de cette particulière exploration de soi.

Ce nest ni un hymne à la différence, ni un plaidoyer pour les personnes transgenre, cest une mise en scène simple et majestueuse dun de ces quotidiens existants, dont les acteurs sont en lutte pour se faire reconnaître en tant quindividualité complexe et imparfaite, dont la définition ne se rapporte ni au métier, ni aux relations sexuelles ou amoureuses, ni à laspect physique, mais dans lessence de leur être.

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Découvrez quel est le meilleur employeur canadien pour la diversité

Au terme de l’enquête nationale annuelle pour déterminer les meilleurs employeurs canadiens pour la diversité, c’est finalement Jazz Aviation qui a décroché le titre. 

Le President de Jazz, Colin Copp s’est félicité de ce titre. « Nous sommes très fiers d’avoir été désignés comme l’un des meilleurs employeurs canadiens pour la diversité pour la septième année consécutive. »

« La diversité n’est pas un simple programme, elle fait partie intégrante de notre effectif et de nos activités. »

Pour rappel, le concours annuel Meilleurs employeurs canadiens pour la diversité reconnait les employeurs qui ont mis en place des programmes de diversité et d’inclusion exceptionnels en rapport avec les femmes, les minorités visibles, les personnes handicapées, les autochtones ou encore les gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres.

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Un festival pour mettre en avant la communauté LGBTQ+ Afro

La 10ème édition du Festival Massimadi se tient en ce moment à Montréal et ce jusqu’au 3 mars prochain. Le festival des films et des arts LGBTQ+ Afro offre encore une fois une riche programmation pour démystifier le genre.

Le festival entend donner une voix et permettre à la communauté de s’identifier dans des personnages forts lors des différentes projections et événements prévus à cet effet.

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En entrevue avec Média D, le coordonnateur du festival, Laurent Maurice Lafontant, a souligné « la volonté de rendre visible la réalité de la communauté LGBTQ+ noire ».

Créé en 2009 par Arc-en-ciel d’Afrique, le festival veut également souligner les tabous et la criminalité qui est encore bien présente dans plusieurs pays en Afrique.

« On met l’accent sur l’aspect culturel et social plus qu’avant, avec des prestations artistiques avant les projections »

Le racisme et l’homophobie envers cette communauté sont également toujours présents dans notre société, où les espaces LGBT sont plus ouverts à recevoir un certain type d’homme de la communauté.

« La jeune génération est plus ouverte à parler de cette diversité sexuelle et ethnique ».

Un festival audacieux qui a déjà réuni de nombreuses personnes dans ces événements, dont un à Never Apart. Programmation complète des derniers événements sur le site du festival.

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Une compagnie de mode musulmane lance un hijab LGBTQ

La maison de couture australienne musulmane, MOGA, a lancé un hijab aux couleurs du drapeau de la communauté LGBTQ, en marge du fameux Mardi Gras de Sydney.

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Le foulard fait son retour, puisqu’il était déjà apparu lors du débat sur la légalisation du mariage homosexuel il y a quelques mois en Australie, en signe de soutien.

« Nous voulions célébrer la diversité de nos fans, qui vont des musulmanes porteuses de hijab branchées aux festivaliers en passant par les drag queens, qui adorent tous nos designs audacieux et colorés »

Pour l’entreprise, la parade LGBT doit être ouverte « à tous les gens, quelle que soit leur race, leur sexe ou leur sexualité » et souligne avoir «conçu cette écharpe à rayures arc-en-ciel en l’honneur de la force, de la bravoure et de l’esprit d’inclusion de la communauté LGBT».

Le directeur artistique de la marque, Azahn Munas, a également fait parvenir un exemplaire à l’ancien Premier ministre australien Tony Abbott, un farouche apposant au mariage homosexuel.

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L’homophobie et les préjugés envers la communauté LGBT+ existent toujours, dit Arc-en-ciel

L’organisme de défense des droits des personnes LGBT+ à Québec est la proie depuis plusieurs jours à une déferlante de commentaires homophobes et haineux suite à sa prise de position sur le congédiement d’André Arthur.

L’animateur de radio André Arthur a mercredi dernier en ondes sur la radio BLVD-FM de Québec invité ses auditeurs à manger un bon « spaghatt » dans un restaurant de Québec en donnant comme précision sur l’endroit : « c’est sur le boulevard sida au cœur du quartier gai, juste entre Le Drague et le Ballon rouge ».

Rapidement, les propos de l’animateur ont créé une onde de choc sur les réseaux sociaux, où les réactions se sont enflammées et un groupe de citoyens a même mis en demeure la station de radio.

De plus, l’émission du midi sur les ondes de BLVD FM 102,1 est pré-enregistrée, ce qui veut dire qu’elle a passé le test de censure de la station.

Lundi, la radio BLVD-FM a finalement décidé de congédier l’animateur suite à la polémique de la semaine passée.

L’Alliance Arc-en-ciel de Québec avait tiré la sonnette d’alarme en qualifiant les propos d’homophobes, et en rappelant que l’amalgame fait par l’animateur entre le VIH-Sida et la communauté gaie est l’un des plus gros préjugés qui persiste aujourd’hui encore.

L’ancien animateur s’est défendu des propos tenus

« Ça fait 20 ans que j’emploie cette expression-là. Rappelez-vous quand la crise du SIDA est arrivée à Québec et que, dans le quartier gai, les gens mouraient […]. À un moment donné, c’est devenu une façon de dédramatiser la chose »

Mais, depuis la prise de position publique de l’organisme et suite au congédiement de l’animateur lundi, les propos homophobes et haineux ont explosé sur les réseaux sociaux d’Arc-en-ciel Québec, comme en témoigne quelques captures d’écrans ci-dessous.

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Plusieurs groupes se sont même formés pour défendre l’animateur en inondant les médias sociaux de propos haineux contre l’Alliance.

L’organisme dénonce aujourd’hui cette situation et constate que les préjugés et la discrimination envers les personnes LGBT+ sont toujours bien présents en 2018.

Cette situation est d’autant plus importante quand une personnalité publique tient de tel propos, cela autorise alors en quelque sorte les auditeurs à faire de même, en leur confiant une certaine « permission », conclu le Directeur Général de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, Louis-Filip Tremblay, dans une lettre ouverte.