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Montréal s’engage contre le profilage racial

La Ville de Montréal a présenté la semaine passée une série de mesures pour contrer le profilage racial, à l’occasion de la semaine d’actions contre le racisme qui se tient en ce moment dans la métropole.

Les policiers devront notamment désormais indiquer l’appartenance raciale qu’ils perçoivent chez les personnes qu’ils interpellent. Ces interventions pourraient par la suite faire l’objet d’un suivi dans un registre à cet effet.

Le Président de la Commission de la sécurité publique a déclaré que « C’est majeur parce que sans données, on n’a rien d’objectif pour juger et mesurer l’ampleur du phénomène ».

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a déjà mis sur pied un comité interne pour faciliter la mise en place de cette mesure, et il collaborera de près avec des chercheurs indépendants qui soumettront des recommandations.

Il s’agit là d’une des 31 mesures adoptées mercredi par le comité exécutif de la Ville de Montréal pour prévenir le profilage racial et fait suite aux recommandations déposées en septembre sur le profilage racial et social.

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Manifestation contre le racisme à Québec

Une manifestation contre le racisme a pris part aujourd’hui dans la ville de Québec, venant clore la deuxième édition du Festival contre le racisme qui se tenait dans la capitale nationale.

Une grande marche a reuni de nombreuses familles aujourd’hui sous le soleil venant dénoncer la montée du racisme, la peur de l’autre ou encore le repli identitaire.

L’événement été organisé par le Comité populaire St-Jean Baptiste, le festival contre le racisme et la section 03-12 du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire.

On souhaitait également s’indigner contre les formes de racisme à l’encontre des demandeurs d’asile, se rappeler de l’attentat dans la Grande Mosquée de Québec ou encore dénoncer la consultation sur le racisme systémique mise au placard par le gouvernement du Québec.

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Les libéraux ne veulent pas de consultation publique sur le racisme systémique

Les libéraux fédéraux ont annoncé hier qu’ils ne voulaient pas lancer une vaste consultation publique sur le racisme systémique au pays.

« Il n’y aura pas de grande consultation publique sur le racisme. Ce ne sera pas l’approche de notre gouvernement » a déclaré hier la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Le débat faisait suite à des révélations un peu plus tôt cette semaine par le journal le Globe and Mail sur des possibles consultations publiques que pourraient mettre en place les libéraux sur la question du racisme.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré qu’ « il faut reconnaître qu’il y a toujours des gens qui font face à la discrimination dans notre société et on devrait toujours chercher à améliorer notre façon de faire ».

L’opposition officielle s’est vivement opposée à de telles consultations, qui sèmeraient de la zizanie au sein de la population canadienne. Seul le Nouveau Parti Démocrate (NPD) représenté par son chef Jagmeet Singh s’était montré favorable à une consultation publique sur la question.

En terminant, rappelons que lors de l’annonce d’une consultation publique sur le racisme systémique au Québec par le gouvernement Couillard l’année passée, le projet avait suscité de nombreuses critiques avant d’être finalement abandonné et remplacé par un évènement sur l’immigration.

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Lancement de la semaine d’actions contre le racisme

Ce midi à l’Hôtel de ville de Montréal avait lieu le lancement de la semaine d’actions contre le racisme qui cette année sera placée sous le signe de la conciliation et réconciliation entre tous les Québécois.

Élus, Conseillers, invités et citoyens étaient présents pour ce vernissage de l’exposition « Aime comme Montréal » initiée par Marie-Christine Laboureur-Girard. Cette exposition livre une douzaine de témoignages de couples interculturels aux quatre coins de Montréal. Le projet se veut être une réflexion inspirante sur l’impact d’être en couple avec une personne d’une autre culture ou religion.

La Mairesse de Montréal, Valérie Plante, était également présente pour l’occasion et pour donner le coup d’envoi de cette semaine qui regorge d’activités et de projets à Montréal.

Une programmation riche entre expositions, conférences, ateliers de réflexion, colloques et bien plus encore pour échanger, apprendre et démystifier toutes les formes de diversité et de racisme présents dans notre société. La programmation complète est disponible sur le site internet de la Semaine d’actions contre le racisme.

 

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Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

En ce mercredi 21 mars 2018, nous célébrons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

C’est en 1966 que l’Assemblée générale des Nations Unies a incité la communauté internationale à accroître ses efforts pour éliminer la discrimination raciale et à mettre en place une série de mesures pour combattre le racisme.

Cette année la journée est placée sous le thème de « Promouvoir la tolérance, l’inclusion, l’unité et le respect de la diversité dans le contexte de la lutte contre les discriminations raciales ».

Le ministre de la Défense nationale canadienne, Harjit Sajjan, a souligné que « Le Canada est un pays ouvert aux gens de toutes les cultures, origines ethniques, orientations sexuelles et croyances. Nous valorisons le caractère unique de chaque citoyen et nous offrons des possibilités à tous les Canadiens et Canadiennes. ».

Les Nations-Unis ont elles rappelé dans un communiqué que « Les États sont encouragés à prendre des mesures pour combattre le racisme, les discriminations raciales, la xénophobie et toutes les formes d’intolérance qui y sont liées, et promouvoir la tolérance, l’inclusion, l’unité et le respect de la diversité ».

De plus, « Chaque jour, chacune et chacun d’entre nous peut lutter contre les préjugés raciaux et les comportements intolérants. Alors que la Déclaration universelle des droits de l’homme fête son 70e anniversaire en décembre 2018, combattons le racisme et défendons les droits de l’homme ! ».

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Découvrez les 15 membres de la Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations

La Mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé hier la création d’une Table sur la diversité, l’inclusion et la lutte aux discriminations en nommant 15 membres qui y siégeront. On vous les présente.

Myrlande Pierre, Présidente du comité aviseur

Sociologue, chercheuse au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de la Faculté des sciences sociales de l’UQAM, Myrlande Pierre a plus de 15 années d’expérience au sein d’institutions publiques, parapubliques :

· élaboration, analyse et mise en œuvre de politiques publiques.

· élaboration de stratégies institutionnelles / organisationnelles.

Madame Pierre a par ailleurs effectué des travaux sur la représentation politique des minorités ethnoculturelles pour le compte du Conseil des relations interculturelles du gouvernement du Québec.

Reconnue pour son expertise, elle est régulièrement invitée à de nombreuses conférences à l’échelle nationale et internationale (La Haye, 2017; Lille, 2017; Nagoya-Japon, 2016; Port-au-Prince, 2015; Milan, 2014; Rabat, 2013; Copenhague, 2009; Lisbonne, 2006; Genève, 2003, etc.) sur des thématiques liées à l’intégration socioéconomique des minorités ethnoculturelles et racisées. Elle a plusieurs publications à son actif.

Elle est récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour son engagement dans la lutte contre les discriminations en vue d’une pleine intégration et participation des minorités ethnoculturelles et racisées à la vie démocratique.

Bochra Manaï

Bochra Manaï est chercheuse et chargée de cours. Diplômée en études urbaines de l’INRS-UCS, sa thèse de doctorat porte sur la spatialisation des Maghrébins à Montréal et sur la mise en visibilité de cette ethnicité dans l’espace urbain montréalais.

Ses intérêts de recherche portent sur l’ethnicité, l’immigration et sur la cohabitation dans l’espace de la ville. Sa recherche postdoctorale porte sur la question de la radicalisation au Québec, en France et en Tunisie. Bochra Manaï a contribué à de nombreux ouvrages dont récemment Vivre Ensemble à Montréal, épreuves et convivialités.

Militante et citoyenne engagée, elle est aussi cofondatrice de l’entreprise sociale « Espace Nodal », vice-présidente de l’Institut Silk Road. Elle siège sur le conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés, la Table de concertation sur le racisme systémique.

Shahad Salman

Shahad Salman est membre du Barreau du Québec depuis 2010 et conseillère juridique chez Aligo Innovation s.e.c. Shahad Salman contribue grandement au dialogue public sur les questions d’actualité, les droits de la personne et le leadership des femmes. Elle chérit son rôle de citoyenne en faisant du bénévolat dans différentes organisations civiles publiques et locales, contribuant ainsi à améliorer la gouvernance organisationnelle et l’impact social.

Elle siège au Comité sur le profi lage racial et social du SPVM. De plus, après s’être impliquée au sein du Jeune Barreau de Montréal pendant quelques années, elle est actuellement membre du Comité sur les droits de la personne du Barreau du Québec et présidente du Comité sur la diversité ethnoculturelle du Barreau de Montréal.

Elle siège aussi en tant que membre juriste au Comité d’éthique de la recherche de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Elle est aussi membre du Comité sur les droits de la personne du Musée de l’Holocauste de Montréal. En 2016, elle a été sélectionnée pour faire partie du Réseau jeunes femmes leaders des Cravates Roses, une initiative soutenue par Concertation Montréal. Elle est actuellement membre du Groupe des Trente, un groupe de jeunes issus de la diversité qui se distinguent par leur leadership et implication au sein des conseils d’administration.

Will Prosper

Fondateur et porte-parole du mouvement citoyen Montréal-Nord Républik (MNR), qui a comme objectif de rassembler la communauté sur des enjeux socio- économiques, culturels et politiques, Will Prosper travaille très activement sur la question du profilage racial.

Will Prosper à autrefois étudié en philosophie à l’Université Concordia avant de se joindre à la GRC. Après quelques années, il a ensuite quitté la GRC pour poursuivre son métier d’aujourd’hui, celui de documentariste. Deux de ses réalisations ont d’ailleurs été diffusées sur les ondes de Canal D.

Marie-Ève Bordeleau

Me Marie-Ève L. Bordeleau est d’origine crie, membre de la bande de Waswanipi. Elle détient un baccalauréat en droit de l’Université Laval et a été admise au Barreau du Québec en 2007. En 2005, elle a travaillé comme juriste bénévole au sein d’un organisme non gouvernemental, The Pacific Center for Public Integrity, aux îles Fidji, avec les communautés autochtones locales. De 2006 à 2011, elle a pratiqué comme avocate chezMorin et Murdoch Avocats, principalement dans le cadre de dossiers en droit autochtone, ainsi qu’à titre de conseillère juridique et de secrétaire corporative pour différentes organisations autochtones.

De 2011 à 2013, Me Bordeleau a été responsable du dossier justice et sécurité publique chez Femmes Autochtones du Québec.

En 2012, Me Bordeleau a participé au programme de formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, pour les peuples autochtones. Dans le cadre de ce programme, elle a également participé à des sessions de formation avec d’autres agences des Nations Unies, le BIT, l’OMPI et l’UNESCO, entre autres.

Me Bordeleau s’intéresse particulièrement à la justice alternative. En 2013, elle a suivi une formation en justice réparatrice offerte par l’Université de Sherbrooke ainsi qu’une formation en médiation civile, commerciale et du travail offerte par le Barreau du Québec.

Me Bordeleau est également cofondatrice de la Clinique de médiation mobile pour communautés autochtones. Jusqu’à récemment, elle pratiquait le droit à partir de son bureau situé à Kahnawake, Québec. Depuis janvier 2018, elle est commissaire aux relations avec les Peuples autochtones pour la Ville de Montréal.

Marie-Pier Boisvert

Marie-Pier Boisvert est la directrice générale du Conseil Québécois LGBT, référence centrale au Québec en matière de défense des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans au Québec. Afin de s’assurer que toutes les diversités sexuelles et de genre soient reconnues, le Conseil cherche à consolider les droits des personnes LGBT au Québec, en plus de militer pour les droits à acquérir. Le CQ-LGBT s’assure également que les politiques et lignes directrices de la province sont adaptées aux réalités des communautés LGBTQ +.

Mme Boisvert est consultante pour divers ministères québécois et canadiens sur les questions de diversité sexuelle et de genre, et est cochercheuse dans le projet SAVIE-LGBTQ de la Chaire de recherche sur l’homophobie. Elle est également co-chair pour le Canada au sein de ILGA-North America. Elle a été formatrice et intervenante au GRIS Estrie ainsi qu’au GRIS Montréal, et elle a cofondé la fierté LGBT de Sherbrooke en 2013.

Elle détient une maîtrise en littérature de l’Université de Sherbrooke où elle a exploré la représentation du polyamour dans la littérature québécoise, et a publié son premier roman, Au 5e, en 2017.

Elle a donné plusieurs conférences dans le cadre de son travail et de ses études, notamment à Sherbrooke, Montréal, Ottawa, Halifax et Berkeley (Californie).

Paul Evra

Ancien coordonateur du programme jeunesse de la Maison d’Haïti et membre du conseil d’administration de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), M. Evra possède une vaste expérience dans le domaine des relations publiques, des communications communautaires, ainsi qu’une belle feuille de route au niveau social, sportif et communautaire.

Paul Evra fut le plus jeune commissaire scolaire élu à la CSDM, un poste qu’il a occupé pendant sept ans tout en œuvrant pour la Maison d’Haïti. Depuis 2015, il siège à titre de membre du conseil d’administration de la CSDM. Animé par les enjeux touchant les jeunes des quartiers, Paul Evra est devenu récemment directeur du Centre Lasallien de St-Michel.

Dès 2005, il a entraîné différentes équipes sportives et a su veiller à la réalisation d’opérations de fi nancement dans le cadre du programme de persévérance scolaire par le sport. Il soutient depuis 2012 la mission « Déjeuner pour apprendre » et défend des valeurs d’équité et d’excellence et contribue à sensibiliser de jeunes professionnels à la philanthropie. Depuis 2015, il fait partie du conseil d’administration de la Fondation Hassoun Camara, qui se concentre sur l’approvisionnement en eau courante et la fourniture de matériel scolaire en Afrique de l’Ouest. En 2017, Paul s’est appliqué à faire une réelle différence à titre de directeur général de la Fondation Didier Drogba, qui agit dans des objectifs de santé, d’éducation et d’autonomisation des populations d’Afrique.

Odile Joannette

D’origine innue et québécoise, Odile Joannette est directrice des partenariats et des communications à la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec. Elle a contribué activement à la création du RÉSEAU pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal.

Elle siège aujourd’hui au comité exécutif du RÉSEAU et représente aussi l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador au comité directeur. Odile Joannette siège au conseil consultatif de l’Ordre de Montréal.

Marie Turcotte

Marie Turcotte est directrice générale d’Ex aequo, a été membre du c.a. de la STM pendant 16 ans et a contribué aux politiques en accessibilité universelle de la Ville de Montréal et de la STM.

Diplômée en travail social, elle œuvre en organisation communautaire tout en contribuant au développement urbanistique ou du transport dans la perspective de l’accessibilité universelle. Pragmatique et connaissant très bien les rouages municipaux, sa grande contribution pour Montréal est aussi assortie de nombreuses reconnaissances telles que le Prix Blanche-Lemco-Van-Ginkel remis par l’Ordre des urbanistes du Québec (2013), le Prix Guy Chartrand remis par Transport (2000), le Prix du Conseil des Canadiens avec défi ciences (2006) et le Prix Gilles Cousineau (2000) remis par Centraide.

Déterminée à faire des milieux inclusifs, elle a souvent fait valoir que les besoins des personnes en situation de handicap étaient des « révélateurs des besoins ressentis par l’ensemble de la communauté ». Elle a souvent réussi à asseoir à la même table des personnes, des usagères et des usagers et des décideuses et des décideurs afi n de trouver des solutions durables.

Ces dernières années, elle a conseillé pour de grands projets, a servi dans des comités de la Ville ou lors d’un concours de Design Montréal en plus de coordonner le développement et la dispense de la formation du personnel électoral sur les questions d’accessibilité universelle.

May Chiu

Médiatrice familiale, Me Chiu pratique le droit de la famille exclusivement depuis 2008. Membre du Barreau du Québec depuis 1996, elle a déjà travaillé comme avocate en droit d’immigration et elle a une grande expérience dans le milieu communautaire, surtout dans les domaines d’intégration et de la lutte contre les discriminations. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts et d’un baccalauréat en droit.

Me Chiu a une grande expérience dans les milieux interculturels et elle parle le mandarin, le cantonais, l’anglais et le français.

Myrna Lashley

Dre Myrna Lashley est diplômée de l’Université McGill et la première doyenne adjointe noire du Collège John Abbott. Professeure au département de psychiatrie de McGill et chercheuse à l’Institut Lady Davis de Montréal, elle est reconnue comme une autorité en psychologie culturelle et agit à titre de consultante, tant au pays qu’à l’international, pour des instituts, dont certains sont liés à la justice et à la sécurité.

Elle a été enseignante et consultante pour des communautés des Premières Nations, formatrice interculturelle pour le Comité des griefs étudiants du secrétariat de l’Université McGill, directrice de la Fondation canadienne des relations raciales, membre du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales de la Communauté urbaine de Montréal, présidente de la Table ronde transculturelle sur la sécurité (2008-2017), vice-présidente du comité de l’École nationale de police du Québec (2004 à 2017), membre du Comité expert en matière de profilage racial du Service de police de la Ville de Montréal, membre du Comité-conseil sur l’organisation d’une consultation sur le racisme et la discrimination systémique et l’auteur de deux manuels d’entraînement sur les enjeux interculturels en milieu de travail.

Elle a été récompensée par de nombreux prix, dont le prix Femme de mérite de l’Association culturelle Playmas de Montréal en 2015, la médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II en 2012, un prix des Amis du Centre Simon Wiesenthal pour les Études sur l’Holocauste en 2006, le prix Martin Luther King Legacy en 2004 ainsi que le prix du mérite de la Kahnawake Survival School en 1995. Actuellement, ses recherches portent sur l’intersectionnalité de la culture, du terrorisme et de la sécurité nationale.

Elle est également consule honoraire de la Barbade à Montréal.

Queen KA

Queen KA est une artiste de Spoken word (poésie à l’oral). Avec Blaise Borboën-Léonard elle a créé en 2010 son premier spectacle Délîrïüm. L’année suivante, Stéphane Leclerc s’est rajouté à l’équipe pour la création de Ceci n’est pas du Slam. En 2014, elle sort son premier album Les Éclats Dépareillés avec la collaboration musicale de Yann Perreau, Jorane, Marie-Jo Thério ainsi que Dj Champion. En février 2015, elle crée Chrysalides mise en scène par Yann Perreau qu’elle présente un peu partout depuis. Elle est aussi collaboratrice à Radio-Canada, entre autres à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Elle vient de publier sous son vrai nom Elkahna Talbi son premier recueil de poésie Moi, figuier sous la neige. chez Mémoire d’encrier.

Karla Etienne

Karla Etienne s’est initiée à la danse d’Afrique de l’Ouest, puis à la technique de la danse développée par Zab Maboungou. Après quelques années, elle fera partie des interprètes de la compagnie (Mozongi, Lwáza, Montréal by Night). Elle a suivi plusieurs ateliers (chant vibratoire avec Maud Robart, Body resonance avec Yumiko Yoshioka, etc.), obtenu une maîtrise en sciences de l’environnement et travaillé au sein d’organismes environnementaux.

En 2003, elle décide de se consacrer à la danse et devient adjointe à la direction artistique de Zab Maboungou / Compagnie Danse Nyata Nyata. Elle coordonne également le Programme d’entraînement et de formation artistique et professionnel en danse africaine (PEFAPDA). Première diplômée du programme, Karla enseigne la danse au studio de Nyata Nyata depuis plusieurs années.

Elle est appelée régulièrement à faire partie des jurys et comités de réflexion aux Conseil des Arts du Canada et Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle a été vice-présidente du conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse. Karla est, depuis 2012, membre du conseil d’administration ainsi que présidente du comité d’évaluation en danse du Conseil des arts de Montréal.

Joshua Wolfe

Né et élevé à Montréal, Joshua Wolfe est diplômé de l’Université de Princeton où il s’est spécialisé en études du Moyen-Orient. Il vient d’une famille d’origines mixtes établie à Montréal depuis plusieurs générations.

Il s’est donné comme défi de voir les choses à travers une lentille différente, et ce faisant a compris que chaque fois qu’il s’agit de conflits, il est essentiel de comprendre les deux côtés afin de progresser et de trouver une solution, c’est pourquoi il a vécu en Palestine.

De retour à Montréal en 2008, il a travaillé pendant plusieurs années en tant que conseiller politique et, plus récemment, il a travaillé sur les relations gouvernementales au sein du Centre des relations juives et israéliennes.

Ses études et son travail ont exposé Joshua à des cultures étendues et à des horizons différents du sien qu’il a fini par apprécier énormément. L’un des éléments centraux sur lesquels il a travaillé est la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes, en particulier en créant des espaces de rencontres entre jeunes des communautés juives et jeunes des communautés racisées.

Kerlande Mibel

Kerlande Mibel a démarré et dirige Zwart communication, une agence de communication qui se spécialise dans le marketing des diversités. Elle a fondé cette agence parce qu’elle croit dans la richesse que représente la diversité pour l’épanouissement de la société. Elle s’intéresse dans les questions de développement économique, développement international, l’égalité femme homme et l’innovation sociale. Depuis 2008, elle enseigne les programmes de « Lancement d’une entreprise (plan d’affaires) et Vente‐conseil » pour plusieurs commissions scolaires. Elle donne aussi des formations en Haïti auprès des agriculteurs et autres entrepreneurs pour le compte d’organisations internationales comme Root Capital. Elle est la présidente fondatrice du Forum économique international des Noirs qui se veut un laboratoire d’innovation économique afin d’accélérer la création de la richesse des communautés noires.

Auparavant, elle a été conseillère politique au cabinet du maire de Montréal pour les dossiers de développement social, économie sociale et jeunesse. Elle a œuvré pendant 10 ans en développement économique, employabilité et entrepreneuriat féminin. Elle était responsable de maintenir et développer les relations avec les différents partenaires stratégiques des organisations pour lesquelles elle travaillait. Elle a, entre autres, créé et géré des programmes de marketing pour les entrepreneures et fait la promotion de l’entrepreneuriat féminin auprès des décideurs montréalais. À titre de professionnelle en développement économique, Kerlande Mibel a été l’instigatrice du Défi de l’entrepreneuriat au féminin de Montréal, des journées de l’entrepreneuriat féminin des professionnels en développement économique et a contribué à la création de Femmessor Montréal. Elle a été chroniqueuse au canal Argent à l’émission PME en action ainsi que blogueuse au Huffington Post et à Infopresse.

Engagée, elle a siégé au conseil exécutif national d’un parti majeur au Québec; réalisé deux mandats à la présidence de la Jeune Chambre de commerce haïtienne; effectué deux mandats au CA du Regroupement des Jeunes chambres de commerce du Québec et du CECI. Elle a été également membre du Forum jeunesse de l’île de Montréal et du comité femme de la Conférence régionale des élus de Montréal. Membre-fondatrice, elle a fait partie du comité de coordination de Grahn-Monde.

Actuellement, elle est administratrice au conseil d’administration de la Fondation de l’Office municipal d’habitation de Montréal et de Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (Big Brothers Big Sisters of Canada). Kerlande Mibel fait actuellement un MBA spécialisé en développement économique à l’Université du Cap-Breton.

Elle est titulaire d’un diplôme de 2e cycle (DESS) en gestion des organisations de l’Université Laval, après avoir complété un baccalauréat en communication à l’UQAM.

Kerlande Mibel parle trois langues et est née en Haïti.

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Que faire face aux commentaires racistes sur les réseaux sociaux ?

Insultes, racismes, homophobie, diffamation, fake news, appel à la haine… Autant de situations auxquelles nous sommes régulièrement confrontés sur tous réseaux sociaux confondus. Mais alors que faire face à cette situation ?

La disparition du petit Ariel, un jeune garçon de 10 ans, introuvable depuis lundi à Montréal a déchainé les passions sur les réseaux sociaux.

Parmi un bon nombre de faux profils et de faux commentaires, certains commentaires racistes et haineux se sont cependant avérés avoir été écrit par de vraies personnes. Deux employés ont perdu leur travail à Montréal après avoir qualifié le bambin « d’esclave » sur Facebook.

Les Lunetteries New Look ont décidé de licencier hier une employée pour ses propos racistes sur Facebook. C’est en fait, les internautes qui à coup de captures d’écrans ont alerté l’entreprise sur les médias sociaux, avant que celle-ci ne prenne connaissance de l’ampleur de la polémique et s’exprime publiquement.

Règlements 

Le règlement de Facebook est pourtant clair : « les messages haineux, les contenus à caractère raciste (sur base ethnique, religieuse, sexuelle, handicap ou autre) sont retirés. De même les organisations et individus propageant la haine raciale sont bannis ».

Même chose pour Twitter, qui n’hésite pas à bloquer des comptes, « Vous ne devez pas directement attaquer ni menacer d’autres personnes, ni inciter à la violence envers elles sur la base des critères suivants : race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, sexe, identité sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie. Par ailleurs, nous n’autorisons pas les comptes dont le but principal est d’inciter à faire du mal aux autres sur la base de ces catégories ».

Mais dans bien des cas, le travail des modérateurs peut prendre beaucoup de temps et les résultats ne sont toujours pas là.

Signaler les commentaires

La meilleure des solutions reste de signaler les commentaires ou publications comme étant indésirables sur le réseau social en question. Mais là encore, les pouvoirs de ces géants sont limités. En 2015, 27% des millions de commentaires postés sur les sites d’informations et sur leurs pages Facebook ont été retirés, c’est seulement 1 sur 4, alors qu’on estime à la moitié le nombre de commentaires haineux ou racistes.

Pas assez d’investissements

C’est la règle, chacun peut demander la suppression d’un commentaire haineux ou raciste, qui vont ensuite être passés au crible par un modérateur, un robot qui devrait les supprimer. Mais est-ce vraiment le cas ?

Pas vraiment si l’on se fie à plusieurs études. Des propos racistes signalés restent encore en ligne pendant plusieurs mois. En 2016, Facebook n’a supprimé que 34% des contenus signalés, YouTube 7% et Twitter seulement 4%. Pas assez pour plusieurs organisations, qui demandent maintenant aux réseaux sociaux d’investir plus dans ce processus de modération.

Double discours

Beaucoup dénoncent également le double discours de ces plateformes et le processus de modération. Comment se fait-il qu’une publication laissant apparaitre un sein est-elle immédiatement bannie de la plateforme alors qu’un commentaire raciste peut y demeurer plusieurs mois ?, se questionnent plusieurs organismes de défense des droits.

Dominique Sopo, le président de l’organisme SOS Racisme en France déclarait il y a quelques années que « ces plateformes semblent plus choquées par des morceaux de seins nus, promptement censurés, que par des incitations à la haine envers des personnes ou des groupes de personnes. Notre action en justice vise à faire appliquer un droit auquel elles doivent maintenant pleinement se soumettre ».

A cela s’ajoute les fausses nouvelles, qui viennent polluer nos réseaux sociaux pour seulement attirer clics et buzz. Difficile de faire le tri dans massification du contenu. La vigilance de chacun est encore l’une des meilleures solutions.