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49% des Canadiens veulent accueillir moins d’immigrants au pays

Un sondage de la firme Angus Reid publié en début de semaine, montre que près d’un Canadien sur deux voudrait voir les seuils d’immigration baisser, du jamais vu depuis 40 ans. 

Pas moins de 49% des Canadiens sondés par ce sondage, estiment que la cible de 310 000 nouveaux arrivants fixée pour l’année 2018 au Canada est trop élevée.

Il s’agit ici d’un pourcentage le plus important depuis 1995 (45%), et du jamais vu depuis près de 40 ans selon la firme qui a comparé ces résultats avec d’autres remontant à 1975.

Seulement 31% des répondants au sondage jugent que le seuil du gouvernement fédéral est bon, et 6% estiment qu’il est trop bas.

Plusieurs explications 

Selon plusieurs spécialistes, la crise migratoire internationale, les milliers de demandeurs d’asile à la frontière, les différents réfugiés ou encore la crainte face à une possible menace terroriste, seraient autant de raisons qui expliqueraient les résultats de ce sondage.

Le ministère de l’Immigration, Ahmed Hussen, a défendu ses seuils d’immigration, en affirmant que «pour faire face aux changements démographiques et à la pénurie de main-d’œuvre» ces quotas d’immigration sont essentiels pour le Canada.

Pour rappel, le Canada a annoncé à l’automne dernier qu’il comptait accueillir dans les prochaines années un nombre record d’immigrants. Les seuils d’immigration s’élèveront jusqu’à 340 000 en 2020, ce qui représente seulement un peu moins de 1% de la population canadienne.

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Le parcours atypique de Mr. Touma, de la Syrie au Québec

Le Canada a accueilli un nombre important de réfugiés et d’immigrants syriens entre la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016. Le gouvernement Trudeau attendait près de 25 000 réfugiés, il en a finalement accueilli près de 30 000 en date du mois d’août 2016.

Ceux-ci venaient de la Jordanie, de la Turquie et du Liban. Cette vague d’immigration est causée par la guerre civile qui dure depuis 2011. Je me suis entretenue avec Mr. Touma, père de quatre enfants, pour connaître son histoire et avoir son point de vue.

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La Syrie est située au Proche-Orient

Touma a grandi dans la ville de Qamishli en Syrie avec ses parents, ses trois sœurs et ses quatre frères. Il a complété ses études secondaires avant d’être obligatoirement guidé vers le chemin de l’armée pendant quatre ans.

À son retour, il a voyagé à Alep où toute sa famille a pris la charge d’un hôtel pendant une durée de trois ans. Il a ensuite changé de profession pour faire l’acquisition d’une entreprise de broderie. Il est retourné quelques temps à Qamishli pour se marier, mais c’est à Alep que ses enfants sont nés et ont vécu toute leur vie jusqu’à ce que le conflit éclate.

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Conflit en Syrie

Touma a eu peur pour sa famille et, pour veiller à sa sécurité, ils ont pris la fuite vers Qamishli en attendant de prendre une décision pour leur futur.

Il a finalement décidé de quitter le pays pour se rendre au Canada puisqu’il avait déjà plusieurs membres de sa famille qui y vivaient. Son frère a envoyé un formulaire pour immigrer au Canada. Il s’agissait d’un parrainage d’église. Il a attendu que le gouvernement canadien les convoque à Beyrouth au Liban pour passer une entrevue.

Une fois celle-ci réussie, la famille a pu voyager, sauf deux de ses filles qui n’ont pas trouvé de place à bord de l’avion. Elles ont passé une vingtaine de jours de plus au Liban. Le reste de la famille a atterri sur le sol canadien le 12 janvier 2016 tandis que les filles sont arrivées le 26 janvier.

Tout était bien organisé à leur arrivée à Montréal. Effectivement, selon le site d’Urgences Québec, les employés de l’aéroport leur disaient où se diriger et quoi faire. Une fois les immigrants arrivés à l’aéroport Montréal-Trudeau, les immigrants/réfugiés ont suivi des procédures prévues d’immigration et de sécurité. Ils ont eu droit à une aire de repos, une salle d’allaitement et des rafraîchissements. Ils ont ensuite été conduits vers un centre de bienvenue à proximité de l’aéroport où ils ont reçu plusieurs services.

Pour ce qui est du départ, les personnes parrainées ont quitté en compagnie de leur groupe parrain. Ces groupes parrains aident donc les réfugiés à s’installer et à s’intégrer dans la société québécoise. Effectivement, la sœur et le frère de Mr. Touma l’ont accueilli à l’aéroport. Il a vécu avec sa sœur le temps de trouver un appartement.

Défi : parler français

Trouver un appartement n’a pas été le plus grand défi pour lui. La langue a été difficile surtout pour les plus âgés comme lui, un homme dans la cinquantaine.

Ils ne peuvent pas retourner à l’école alors ils ne peuvent pas pratiquer un métier. La communication avec les préposés des hôpitaux, des magasins et tout autre centre est difficile.

Il souhaite que les employés du gouvernement soient multiculturels et puissent discuter avec eux dans sa langue au cas où ses enfants ne soient pas en mesure de le suivre dans ses déplacements. Malgré le fait qu’il ait tenté d’apprendre les fondements de la langue française, il n’a pas été en mesure de tout retenir après 10 mois.

Par contre, il est fier que ses enfants aient appris la langue française et qu’ils aient pu persévérer pour retourner aux études, car souvent les équivalences ne sont pas reconnues et il faut tout reprendre à zéro.

Son but ultime est qu’ils puissent compléter leurs études et qu’ils puissent travailler dans leur domaine et ce, dans un milieu de vie paisible et sécuritaire.

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Journée mondiale des réfugiés : plus de 68,5 millions de réfugiés, un record historique

Ce mercredi 20 juin est synonyme à travers le monde de la Journée pour la cause des réfugiés. Ils sont de plus en plus nombreux à devoir fuir leur pays pour espérer une meilleure vie ailleurs, un triste record historique atteint aujourd’hui selon un rapport annuel de l’ONU.

On estime à plus de 68,5 millions le nombre de réfugiés à travers le monde aujourd’hui, fuyant guerres, conflits, pauvreté ou encore insécurités climatiques, selon les données publiées aujourd’hui par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

En détail, la population des 68,5 millions de déracinés se compose de 40 millions de déplacés internes, de 25,4 millions de réfugiés et de 3 millions de demandeurs d’asile.

Jamais ce chiffre n’avait été aussi important depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est la cinquième fois consécutive que le record du nombre de réfugiés et de personnes déplacées est battu.

Les réfugiés sont en provenance de 5 pays en majorité : la Syrie (6,3 millions), l’Afghanistan (2,6 millions), le Soudan du Sud (2,4 millions), la Birmanie (1,2 million) et la Somalie (986 000).

Le Venezuela devrait intégrer ce classement d’ici l’année prochaine selon les experts, car près de 1,8 million de Vénézuéliens (soit près de 5 % de la population totale) devraient fuir leur pays au courant de l’année 2018.

La Turquie est le pays qui continue d’accueillir le plus grand nombre de réfugiés (3,5 millions), devant le Pakistan (1,4 million), l’Ouganda (1,4 million), le Liban (1 million), l’Iran (978 000), l’Allemagne (970 000), le Bangladesh (932 000) et le Soudan (900 000).

Les conflits ne cessent de se multiplier depuis plusieurs années, comme l’a constaté la Croix-Rouge dans une enquête publiée le 18 juin dernier, dans laquelle elle affirme que le nombre de guerres civiles a doublé depuis 2001, passant de 30 à plus de 70 aujourd’hui.

Réaction au Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau a déclaré : « Ceux qui sont chassés de leur foyer sont confrontés à d’immenses pertes, obstacles et traumatismes anciens et récents. Ces personnes portent en elles leurs souvenirs, leurs rêves et l’espoir d’un avenir meilleur. Nous partageons la responsabilité morale de les aider à trouver refuge et à commencer une nouvelle vie.

« Aujourd’hui, je demande aux Canadiens et au monde entier d’être solidaires des réfugiés, des personnes déplacées et de tous ceux qui ont été forcés de fuir leur maison. La façon dont nous traitons les plus vulnérables définit qui nous sommes en tant que personnes, pays et communauté internationale » a t-il conclut.

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90% des migrants irréguliers seront expulsés du Canada

La crise des migrants semble loin d’être fini, puisque selon le ministre des Transports, Marc Garneau, près de 2500 migrants ont franchi la frontière de manière irrégulière au Québec en avril dernier.

Un chiffre qui est quatre fois supérieur à celui de l’année précédente, où à la même période seulement 672 personnes avaient été interceptées par la Gendarmerie Royale du Canada.

En point de presse ce matin, le gouvernement du Canada a annoncé la mise en place de tentes à la frontière de Lacolle, en vue d’un possible afflux majeur dans les prochaines semaines.

« S’il y avait un flux que personne n’avait prédit et que, soudainement, il y avait beaucoup de personnes à la frontière, les Canadiens auraient le droit de nous dire : « pourquoi vous n’êtes pas prêts ? » a déclaré le ministre des Transports.

Le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, a annoncé également qu’une mission spéciale se rendrait au Nigeria pour collaborer avec les autorités locales.

Pour rappel, les Nigérians sont les plus nombreux a être interceptés illégalement à la frontière, après avoir séjourné aux États-Unis ils prennent la route vers le Canada.

Ottawa collabore également avec Washington pour revoir le processus d’octroi de visas américains.

« Un peu plus de 90 % des migrants irréguliers ne répondent pas aux critères » de l’asile politique, a souligné Marc Garneau ce matin et devront être expulsés du Canada. C’est le cas pour près de 200 personnes qui devront quitter le Canada d’ici les deux prochaines semaines.

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Explosion des demandes d’asile au Québec en 2017

L’année 2017 a été celle de tous les records pour le nombre de demandeurs d’asile au Québec, notamment avec une hausse notable des ressortissants étrangers interceptés alors qu’ils franchissaient la frontière entre les États-Unis et le Québec de façon irrégulière.

Pour l’année 2017, on dénombre au total 49 775 demandes d’asile au Canada, dont 24 980 au Québec. Les chiffres sont à la hausse par rapport à l’année 2016, où l’on notait 23 925 demandes d’asile au Canada, et seulement 5 525 demandes d’asile au Québec en 2016.

Ces vagues de flux massifs sont notamment dues à la politique exercée par Donald Trump aux États-Unis, et aux changements que son administration a mis en place dans l’accueil ou le prolongement des conditions de séjours des personnes immigrantes ou réfugiés.

Les cinq principaux pays de naissance des demandeurs d’asiles au Québec sont : Haïti, le Nigeria, les États-Unis, l’Inde et l’Arabie Saoudite.

C’est quoi un demandeur d’asile ? 

Selon Immigration Québec, un demandeur d’asile est une personne qui, à son entrée au pays ou au cours d’un séjour temporaire, demande la protection du Canada. Il y a lieu de distinguer les demandeurs d’asile des personnes réfugiées. Une personne réfugiée est une personne à qui l’asile a été accordé et qui arrive au pays à titre de résident permanent ou qui peut obtenir ce statut à partir du territoire, après y avoir demandé et obtenu l’asile.

Le gouvernement fédéral est l’unique responsable de la gestion des frontières ainsi que du traitement des demandes d’asile.

De son côté, le gouvernement du Québec fournit des services de première nécessité aux personnes en attente de la décision sur l’octroi ou non de leur statut de réfugié par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.