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Palbinder Kaur Shergill, première femme juge avec un turban au Canada

La communauté sikhe est en effervescence après la nomination historique de Palbinder Kaur Shergill, première femme qui porte le turban à devenir juge au Canada. 

L’avocate a été nommée à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, à New Westminster.

Une nomination historique et spéciale pour l’organisation mondiale des sikhs du Canada, qui souligne que « C’est particulièrement inspirant étant donné qu’elle est une femme, et la plupart du temps le turban est associé aux hommes sikhs ».

Née en Inde, au Pendhab, elle a grandi par la suite en Colombie-Britannique où elle avait fondé et dirigé son propre cabinet d’avocats à Surrey, à l’est de Vancouver.

La nouvelle s’est propagée jusqu’à son pays natal, où plusieurs fêtes auraient été organisées dans son village natal selon plusieurs médias indiens. Même chose au Canada, où la communauté sikhe prévoit d’organiser plusieurs rassemblements pour célébrer cette nomination historique.

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Les sikhs n’ont plus besoin de casque pour conduire une moto en Alberta

L’Alberta permet désormais aux sikhs de ne pas porter de casques lorsqu’ils sont sur une moto. C’est la troisième province au pays à prendre cette décision, après la Colombie-Britannique et le Manitoba.

Le gouvernement néo-démocrate de l’Alberta en effet annoncé fin mars des changements majeurs au Code de la route, qui sont entrés en vigueur la semaine passée.

Ainsi, les conducteurs ou passagers âgés de plus de 18 ans et qui portent le turban, sont désormais autorisés à ne pas porter de casque lors de déplacement à moto. Cet accommodement ne s’applique qu’aux « véritables membres de la religion sikhe » a fait savoir le gouvernement.

Le ministre albertain des Transports, Brian Mason, a expliqué que « la communauté sikhe nous a exhortés à accorder cette exemption en reconnaissance de ses droits civils et de son expression religieuse. Notre gouvernement est attaché à ces principes ».

Pour rappel, la province de l’Alberta est la troisième au Canada à accueillir le plus de population sikh, avec près de 52 335 personnes selon des données de 2011 fournies par Statistique Canada.

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Polémique autour du port du turban et du hijab au SPVM

Le débat sur la tenue vestimentaire des policiers de la Ville de Montréal continue de faire débat au sein de la population, des partis politiques et même jusqu’aux bancs de l’Assemblée Nationale. Il n’en fallait pas plus pour créer une polémique. 

Après une suggestion d’un conseiller qui préconisait d’autoriser le port d’un turban ou d’un hijab au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la mairesse Valérie Plante s’était alors montrée ouverte à une telle proposition hier, et demandant au SPVM de l’inclure dans son dossier de recherche sur l’inclusion des minorités dans son corps policier.

Les trois partis de l’opposition officielle ont tour à tour hier exprimé leur désaccord à cette mesure. François Legault de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a rappelé que la commission Bouchard-Taylor a recommandé il y a 10 ans d’interdire le port de signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité, comme les juges et encore les policiers.

Il a ensuite ajouté qu’il y a « un devoir de la part du premier ministre de dire : il y a 1100 municipalités au Québec, est-ce qu’on va commencer à laisser le choix, partout au Québec, sur quand même un signal fort qui regarde des choix qu’on a faits ?».

Même constat pour la porte-parole du Parti Québécois (PQ) en matière de diversité, Agnès Maltais qui a affirmé « qu’à part le Parti libéral, tout le monde s’est rallié autour de l’idée que les personnes en situation d’autorité ne devraient pas porter des signes religieux ».

Québec Solidaire (QS) s’est également rallié à cette position, lui qui est souvent proche du parti de Mme Plante.

Philippe Couillard réagit

Le premier Ministre du Québec, Philippe Couillard, a été amené aujourd’hui à réagir sur la question également, et pour lui pas question d’intervenir dans ce dossier.

« Le meilleur endroit où ces décisions se prennent, c’est au niveau des corps de police des municipalités, a-t-il déclaré. Je vois que Mme Plante et son chef de police sont là-dessus, j’ai entièrement confiance en leur jugement ».

Il a également mis en garde contre « le repli identitaire », en affirmant que c’est aux policiers de décider s’ils appliquent une telle politique ou non.

En terminant, rappelons que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déjà autorisé le port de certains signes religieux, de même que la police de plusieurs grandes villes canadiennes comme Toronto. Ces expériences ont été un succès, a indiqué le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, aujourd’hui.

 

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Valérie Plante favorable à des policiers avec turban ou hijab

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est dite hier plutôt favorable à l’idée de permettre aux policiers de porter des vêtements religieux comme le turban ou le hijab.

La mairesse demande au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’inclure maintenant cette option dans ses réflexions sur l’embauche des minorités.

Mme Plante a rappelé également que le SPVM doit trouver une façon de mettre en pratique les recommandations qui ont émergé du rapport sur le profilage racial et social, où le manque de représentation des minorités culturelles au sein du corps policier de la Ville de Montréal avait été pointé du doigt.

Certains corps de police, comme la Gendarmerie royale du Canada où la police municipale de Toronto offrent déjà des hijabs et des turbans standardisées pour leurs policiers, ce qui n’est pas le cas à Montréal.

La demande avait été faite un peu plus tôt cette semaine par le conseiller Marvin Rotrand, qui souhaitait que ces tenues soient acceptées dans l’uniforme du SPVM.

La Ville de Montréal a récemment mis sur pied également une Table sur la diversité, qui devrait en autre produire un plan d’action sur l’embauche et la formation pour les personnes issues des minorités visibles et non-visibles.

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« Sikhi is love » : la communauté Sikhe veut faire changer les mentalités

Les membres de la communauté Sikhe à travers le Canada veulent changer les mentalités de la population, en faisant passer un message de rassemblement et d’amour plutôt que de haine.

A l’occasion de la Saint-Valentin, la semaine passée, ils étaient une centaine de personnes dans les rues de Montréal pour clamer le slogan « Sikhi is love » avec des roses et de la nourriture pour accueillir les passants.

Dans l’Ouest canadien, les ballons étaient de sortie pour attirer le public dans les rues et engager avec lui une discussion autour des préjugés et de la méconnaissance envers la communauté Sikhe.

« L’amour fait partie de la religion Sikhe. Les Sikhs pensent que c’est grâce à l’amour que l’on peut communiquer avec Dieu dans la vie, et c’est pour cela que l’on veut montrer l’amour à toute l’humanité » Kavneet Singh, une volontaire du projet

L’initiative est partie à la base d’un projet d’éducation et d’intégration Sikhe à Calgary, pour finalement sensibiliser l’ensemble des Canadiens à la cause. De Calgary à Montréal, en passant par Ottawa et même quelques villes en Angleterre, le projet a réuni de nombreuses personnes.

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Élection Québec : Les candidats pourront porter le voile ou le turban

Le Directeur général des élections (DGE) a déposé la semaine passée à l’Assemblée nationale un projet de modification du règlement qui exige des photos à « visage découvert », pour permettre ainsi aux personnes portant le hidjab, le turban sikh ou tout autre couvre-chef de déposer leur candidature en vue des prochaines élections.

Jugée discriminatoire par plusieurs partis politiques et citoyens, les personnes qui voulaient se présenter aux élections par avant devaient fournir une photo à « tête découverte » comme l’exigeait la déclaration de candidature.

La modification du règlement devra être cependant approuvée par la Commission de l’Assemblée nationale avant son entrée en fonction. Le Québec était la seule province au Canada à appliquer un tel règlement.

Pour rappel en 2014, une candidate du Parti vert dans La pinière s’était vu refuser sa candidature suite à une photo d’elle portant un hidjab. Le DGE et plusieurs partis politiques avaient par la suite conclu que ce règlement était discriminatoire.