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Un salon pour faciliter l’intégration des immigrants au Québec

« Le salon essaye de couvrir les différents besoins des immigrants » Delphine Folliet, Directrice Générale d’Immigrant Québec

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Les 30 et 31 mai prochain se tiendra la 7ème édition du Salon de l’Immigration et de l’intégration au Palais des congrès de Montréal.

Organisé par Immigrant Québec, l’événement veut faciliter l’intégration des immigrants au Québec, notamment dans le marché du travail.

La Directrice Générale de l’organisme à but non lucratif, Delphine Folliet, souligne que chaque année ce sont des nouveaux visiteurs, majoritairement au Québec depuis moins d’une année.

« On a de plus en plus d’entreprises qui voient dans le Salon, un vivier de candidats fraichement débarqués, qui ne sont pas passés encore dans les mailles du filet des autres entreprises » constate Delphine Folliet.

Lors de l’événement il n’est pas rare de retrouver à la fois des personnes sans-emploi, et des personnes en emploi à la recherche de meilleures opportunités ou d’emploi dans leur domaine d’activité.

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Pour cette 7ème édition, pas moins de 180 exposants sont annoncés dont beaucoup en provenance des régions, où l’on assiste en ce moment à une pénurie de main d’oeuvre sans précédent.

« On a une cinquantaine d’entreprises qui viennent de région, car il y a un manque de main d’oeuvre, ce qui met en danger l’économie à l’échelle locale et nationale ».

Conférences et ateliers

Au programme également une quarantaine de conférences et ateliers à thématique comme la recherche d’emploi, l’entrepreneuriat, la vie quotidienne, l’installation, les procédures d’immigration, le processus de santé…

La Directrice Générale souligne aussi que cette année il y aura aussi un nouveau type de conférence avec une psychothérapeute, qui portera sur les difficultés psychologiques reliées à l’immigration. Les hauts et les bas du quotidien et les douleurs du déracinement seront abordés.

« Même si c’est une immigration choisie, parfois elle créée beaucoup de solitude, les gens sont bouleversés de voir que le matin quand ils se lèvent ils peuvent avoir envie de pleurer » explique Delphine Folliet.

A la tête d’Immigrant Québec depuis 7 ans, l’Immigration se porte toujours bien au Québec, le pays et la province jouissent d’une excellente réputation à l’international souligne Mme Folliet, mais les démarches d’immigration se sont compliquées au fil des années.

« Les portes d’entrées du Québec et du Canada ne sont pas tant larges que ça, il y a des critères qui se sont resserrés ces dernières années, notamment l’accès à la résidence permanente via le Certificat de Sélection du Québec (CSQ) n’est pas si évident que ça, puisqu’il y a maintenant un quota ».

« Plus que jamais le rôle d’Immigrant Québec est important »

Avec la multiplication des informations entourant l’immigration sur des forums, blogues et réseaux sociaux, la prudence est de mise car les informations ne sont pas forcement fiables et chaque cas reste unique.

« On a tous à coeur que ça marche le mieux pour ces personnes qui prennent le chemin d’immigration »

Enfin pour faciliter l’intégration dans la société d’accueil, Delphine Folliet préconise de tisser des liens dans sa communauté, faire du bénévolat, du sport, ou du réseautage. Pour les parents d’enfants, l’école et la garderie restent les lieux idéals pour lier des liens.

Pour plus d’informations : https://salonimmigration.com/fr

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Le Québec dévoile les détails de son nouveau règlement sur l’immigration

Voyez ce qui va changer en fonction de votre statut au 02 août prochain.

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On vous l’annonçait il y a quelques semaines déjà, le Québec va modifier l’ensemble de son système d’immigration au mois d’août prochain. On a appris aujourd’hui les détails complets de ces changements, en fonction de chaque statut. 

Le Ministère de l’Immigration du Québec rappèle qu’il adoptera le nouveau système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt, afin de sélectionner, en continu, des personnes dont le profil répond aux besoins socioéconomiques des différentes régions du Québec.

Système de déclaration d’intérêt et Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ)

Dorénavant, les personnes intéressées à immigrer au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés devront déposer un formulaire de déclaration d’intérêt. Seules les personnes invitées pourront présenter une demande d’immigration permanente. De plus, des changements ont été apportés au programme afin de favoriser l’établissement de candidats et de candidates hors de la Communauté métropolitaine de Montréal et ceux possédant une offre d’emploi validée par le Ministère, incluant une offre d’emploi validée pour des emplois peu spécialisés.

Programme des investisseurs 

Les modifications apportées au Programme des investisseurs visent à accroître ses retombées économiques pour le Québec et à améliorer la rétention des immigrantes et immigrants investisseurs, notamment par la sélection de candidates et de candidats francophones, tout en permettant au Québec de demeurer compétitif sur le marché de l’immigration d’affaires.

Programme des entrepreneurs

Afin de favoriser la venue d’entrepreneuses et d’entrepreneurs dynamiques et innovants qui contribuent au développement économique de leur collectivité d’accueil, de nouvelles dispositions concernant le programme destiné aux immigrants entrepreneurs sont incluses dans le nouveau règlement. À partir du 2 août 2018, le programme comportera deux volets, soit un qui encourage la création d’entreprises innovantes et un deuxième qui favorisera la création et l’acquisition de petites et moyennes entreprises dans l’ensemble des régions du Québec.

Programme de l’expérience québécoise

Pour répondre aux besoins de main-d’œuvre des entreprises en région, des améliorations au Programme de l’expérience québécoise ont été apportées. Ces dernières faciliteront le passage du statut de résident temporaire à celui de résident permanent, en particulier pour les conjoints et les conjointes qui occupent déjà un emploi au Québec et les travailleuses et travailleurs temporaires, peu importe leur niveau de compétence.

Programme des travailleurs étrangers temporaires

Dans le but de mieux protéger les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ainsi que de renseigner les employeurs au sujet de leurs responsabilités à leur égard, le contrat de travail sera maintenant obligatoire pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires, peu importe le niveau de compétence exigé par l’emploi ou le salaire offert.

Programme des personnes réfugiées à l’étranger – Parrainage collectif 

La création de nouvelles catégories de garants permet de reconnaître l’expertise d’organismes qui œuvrent depuis de nombreuses années à l’accueil et au soutien des personnes réfugiées au Québec. Ceci favorisera l’établissement en région des personnes réfugiées parrainées et permettra un encadrement et un suivi plus étroit des garants, afin d’assurer une prise en charge et une intégration réussie des personnes réfugiées parrainées au Québec.

Ces changements s’inscrivent dans le cadre de la Loi sur l’immigration au Québec, et seront effectifs à compter du 02 août prochain.

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Enchâsser la situation familiale à la Charte des Droits et Liberté

« Le Québec demeure la seule province du Canada à ne pas protéger la situation de famille dans sa législation portant sur les droits de la personne »

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Voyant à l’intérêt des parents ayant un conflit d’horaire comme employés, la Commission des droits de la personne du Québec a déposé un mémoire, lors des consultations sur le projet de loi 176, qui modifie la Loi sur les normes du travail, dans lequel elle a demandé que la situation familiale soit intégrée à la Charte des droits et libertés du Québec, comme motif de discrimination prohibé.

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Le mémoire déposé le 28 mai 2018 reproche au projet de loi 176 de ne pas aller assez loin en autorisant seulement les congés pour des raisons d’extrême nécessité, telle qu’une maladie grave, un suicide, une disparition, ou un acte criminel causant des sévices physiques à un enfant ou à un proche aidé.

« Ces évènements peuvent pour la plupart être qualifiés de rares et sont susceptibles de survenir de façon plus exceptionnelle dans la vie de la personne qui travaille », a plaidé la Commission.

Or, la Commission a revendiqué que la Charte des droits et libertés du Québec tient compte des obligations parentales quotidiennes et des besoins d’adaptation des parents pour l’éducation et la garde de leurs enfants; et, qu’elle les intègre comme motifs de discrimination à l’article n°10 de la Charte.

L’article n°10 fait déjà état des motifs de discrimination suivants : « la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap. » La dernière modification à la Charte des droits et libertés du Québec concernait l’ajout de l’identité ou de l’expression de genre.

« Un grand nombre de personnes sont confrontées quotidiennement à des difficultés à concilier les exigences professionnelles avec leurs responsabilités parentales ou familiales, rappelle le mémoire de la Commission. L’inadéquation, voire l’absence de mesures de conciliation travail-famille, peuvent contribuer à maintenir les préjudices que certains groupes de personnes subissent dans la prise en charge des besoins de proches nécessitant des soins. »

Modifier les normes du travail

Le projet de loi 176 modifiant la Loi sur les normes du travail augmentent le nombre de semaines d’absence autorisées aux salariés, dans le cas où leur présence est requise auprès d’un enfant ou d’un parent dans des cas graves; et, de plus, elle élargit ces congés à toute personne auprès de laquelle le salarié joue le rôle de proche aidant, qui n’aura plus besoin d’être un membre de la parenté pour être reconnu.

Dans le cas d’une maladie grave, par exemple, les 12 semaines actuelles grimpent à 16 semaines pour les adultes, et à 36 semaines pour les enfants mineurs, un gain significatif pour les parents d’enfants malades.

La nouvelle loi fait aussi passer l’absence prolongée tolérée de 52 à 104 semaines, dans le cas où l’enfant est atteint d’une maladie potentiellement mortelle, attestée par un certificat médical, ou s’il a subi un préjudice corporel grave d’un acte criminel, ou encore en cas par exemple d’alerte AMBER où l’enfant d’un salarié est porté disparu. Pour une autre personne qu’un mineur, le congé est de 27 semaines.

Cour d’appel du Québec

Par contre, une décision de la Cour d’appel du Québec, dans l’affaire Beauchesne, édicte que le fait de ne pas être en mesure d’assumer les horaires d’un travail, même pour des raisons parentales, ne constitue ni un motif de discrimination de la part d’un employeur ni une enfreinte à la Loi sur les normes du travail.

Beauchesne travaillait pour les cols bleus de Montréal, et après que l’employeur l’eut écartée de la titularisation en fonction supérieure en raison de ses restrictions permanentes, elle a demandé à son syndicat de déposer un grief, mais le syndicat a refusé sa demande. Elle a donc déposé une plainte en vertu de l’article n° 47.2 du Code du travail, contre le syndicat, pour « avoir contrevenu à son devoir de représentation en négociant une entente discriminatoire ». Le syndicat avait conclu une entente avec l’employeur consistant à mettre en place des mesures pour accélérer et faciliter la titularisation dans certaines fonctions, et précisant qu’en seraient exclues les personnes qui ont des contraintes permanentes.

Néanmoins, le jugement de la Cour a statué que pour qu’elle y reconnût de la discrimination, cela eût pris la présence « d’une distinction, d’une exclusion ou d’une préférence résultant de l’un des motifs énoncés à l’article n° 10. » Beauchesne a tenté d’invoquer le handicap et le moyen de pallier ce handicap, étant donné qu’elle s’occupait d’un enfant handicapé, mais les juges ont balayé du revers de la main cet argument en mentionnant que Beauchesne n’était pas handicapée.

« En outre, elle n’est pas exclue parce qu’elle est parent, mais en raison de sa non-disponibilité pour occuper la fonction durant tous les quarts de travail », ont fait valoir les trois juges de la Cour d’appel du Québec, les honorables André Rochon, Marie St-Pierre et Dominique Bélanger.

Cour d’appel fédérale

Le paradoxe, c’est que la Cour d’appel fédérale a rendu deux jugements qui font jurisprudence, dans les affaires Jonhstone et Seeley, et qui reconnaissent que le motif de discrimination basé sur la situation parentale contrevient à la Charte des droits de la personne du Canada. Depuis, à la Commission des droits de la personne du Canada, les commissaires reçoivent de plus en plus de plaintes pour des motifs familiaux. En tout, ces plaintes représentent plus de 12 % des plaintes reçues en 2017, pour un total de 1380 requêtes.

Dans l’affaire Johnstone contre le Canada, Fiona Johnstone, une douanière de l’Agence des services frontaliers du Canada, travaillant à l’aéroport de Toronto, a porté plainte contre l’Agence pour qu’elle eût refusé de lui accorder un horaire adapté à ses obligations parentales. Selon la convention collective, en vue d’assurer la continuité des activités de l’aéroport, les horaires des agents sont rotatifs et de durée imprévisible. Johnston n’arrivait pas à trouver un service de garde pour que ses enfants eussent une place adaptée à son horaire de travail.

L’employeur a donc exigé qu’elle devienne une employée à temps partiel, avec les pertes d’avantages qui s’ensuivent, ce que la Cour d’appel a condamné. « La politique non écrite de l’Agence des services frontaliers du Canada de refuser d’accorder un horaire régulier et stable, à temps plein, aux employés qui invoquent un motif fondé sur leur situation familiale, relativement à la garde d’enfants, est discriminatoire au sens des articles 7 et 10 de la Loi canadienne sur les droits de la personne; l’employeur aurait pu accommoder la plaignante », mentionnent les juges de la Cour d’appel du Canada.

Ce faisant les juges ont accueilli la partie la plus importante de la décision de première instance, le Tribunal des droits de la personne du Canada; également, la Cour d’appel du Canada a maintenu la décision de la Cour fédérale de rejeter la demande de révision judiciaire. Selon la Cour fédérale, l’établissement prima facie d’une situation de discrimination a été jugé raisonnablement par le Tribunal. La Cour d’appel a de plus ordonné que l’employeur rende à Johnstone le salaire et les avantages perdus, n’ayant pas travaillé à temps plein, qu’il paye 15 000 $ de préjudices moraux, en plus des 20 000 $ en indemnité spéciale.

Enfin, les juges de la Cour d’appel ont invité à une interprétation plus large de l’article n°2 de la Loi sur la Charte des droits de la personne du Canada : « Une telle interprétation requiert une approche qui inclut les circonstances reliées à la famille, comme les obligations relatives aux soins de l’enfant. Plus particulièrement, le motif de la situation de famille inclut les obligations parentales qui engagent la responsabilité légale du parent à l’égard de son enfant, telles que celles reliées à la garde, à l’éducation et aux soins de l’enfant, tout en excluant les choix personnels d’activités », ont précisé les juges d’appel de l’affaire Johnstone.

Forte de cette jurisprudence, la Commission des droits de la personne du Québec a appelé par son mémoire la Commission de l’économie et du travail à corriger le tir.

« Il faut souligner que le Québec demeure la seule province du Canada à ne pas protéger la situation de famille dans sa législation portant sur les droits de la personne. Les autres provinces ou territoires du Canada ainsi que la législation fédérale prescrivent une interdiction de discriminer pour ce motif, formulé comme l’état familial ou la situation de famille. »

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Le parcours atypique de Mr. Touma, de la Syrie au Québec

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Le Canada a accueilli un nombre important de réfugiés et d’immigrants syriens entre la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016. Le gouvernement Trudeau attendait près de 25 000 réfugiés, il en a finalement accueilli près de 30 000 en date du mois d’août 2016.

Ceux-ci venaient de la Jordanie, de la Turquie et du Liban. Cette vague d’immigration est causée par la guerre civile qui dure depuis 2011. Je me suis entretenue avec Mr. Touma, père de quatre enfants, pour connaître son histoire et avoir son point de vue.

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La Syrie est située au Proche-Orient

Touma a grandi dans la ville de Qamishli en Syrie avec ses parents, ses trois sœurs et ses quatre frères. Il a complété ses études secondaires avant d’être obligatoirement guidé vers le chemin de l’armée pendant quatre ans.

À son retour, il a voyagé à Alep où toute sa famille a pris la charge d’un hôtel pendant une durée de trois ans. Il a ensuite changé de profession pour faire l’acquisition d’une entreprise de broderie. Il est retourné quelques temps à Qamishli pour se marier, mais c’est à Alep que ses enfants sont nés et ont vécu toute leur vie jusqu’à ce que le conflit éclate.

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Conflit en Syrie

Touma a eu peur pour sa famille et, pour veiller à sa sécurité, ils ont pris la fuite vers Qamishli en attendant de prendre une décision pour leur futur.

Il a finalement décidé de quitter le pays pour se rendre au Canada puisqu’il avait déjà plusieurs membres de sa famille qui y vivaient. Son frère a envoyé un formulaire pour immigrer au Canada. Il s’agissait d’un parrainage d’église. Il a attendu que le gouvernement canadien les convoque à Beyrouth au Liban pour passer une entrevue.

Une fois celle-ci réussie, la famille a pu voyager, sauf deux de ses filles qui n’ont pas trouvé de place à bord de l’avion. Elles ont passé une vingtaine de jours de plus au Liban. Le reste de la famille a atterri sur le sol canadien le 12 janvier 2016 tandis que les filles sont arrivées le 26 janvier.

Tout était bien organisé à leur arrivée à Montréal. Effectivement, selon le site d’Urgences Québec, les employés de l’aéroport leur disaient où se diriger et quoi faire. Une fois les immigrants arrivés à l’aéroport Montréal-Trudeau, les immigrants/réfugiés ont suivi des procédures prévues d’immigration et de sécurité. Ils ont eu droit à une aire de repos, une salle d’allaitement et des rafraîchissements. Ils ont ensuite été conduits vers un centre de bienvenue à proximité de l’aéroport où ils ont reçu plusieurs services.

Pour ce qui est du départ, les personnes parrainées ont quitté en compagnie de leur groupe parrain. Ces groupes parrains aident donc les réfugiés à s’installer et à s’intégrer dans la société québécoise. Effectivement, la sœur et le frère de Mr. Touma l’ont accueilli à l’aéroport. Il a vécu avec sa sœur le temps de trouver un appartement.

Défi : parler français

Trouver un appartement n’a pas été le plus grand défi pour lui. La langue a été difficile surtout pour les plus âgés comme lui, un homme dans la cinquantaine.

Ils ne peuvent pas retourner à l’école alors ils ne peuvent pas pratiquer un métier. La communication avec les préposés des hôpitaux, des magasins et tout autre centre est difficile.

Il souhaite que les employés du gouvernement soient multiculturels et puissent discuter avec eux dans sa langue au cas où ses enfants ne soient pas en mesure de le suivre dans ses déplacements. Malgré le fait qu’il ait tenté d’apprendre les fondements de la langue française, il n’a pas été en mesure de tout retenir après 10 mois.

Par contre, il est fier que ses enfants aient appris la langue française et qu’ils aient pu persévérer pour retourner aux études, car souvent les équivalences ne sont pas reconnues et il faut tout reprendre à zéro.

Son but ultime est qu’ils puissent compléter leurs études et qu’ils puissent travailler dans leur domaine et ce, dans un milieu de vie paisible et sécuritaire.

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Rendez-vous à chaque mardis avec Rose, une millennial de Montréal qui rencontre des héros de tous les jours qui vous inspireront à changer le monde, un verre de ponch à la fois. Sur les ondes de CKVL.

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