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Une avancée timide pour le droit des enfants trans

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Organisé par Enfants transgenres Canada, en collaboration avec l’organisme Fierté Montréal, se tenait le 26 avril dernier un panel de discussion à propos de la situation des enfants trans et de leurs parents, au Québec. Avec pour objectif d’explorer l’expérience de ces jeunes trans et de leur famille tout en nommant des pistes de solutions pouvant contribuer au bien-être et à l’acceptation de ces jeunes, le panel conjuguait à la fois témoignages, expériences et présentation de recherches.

Les origines d’Enfants transgenres Canada

Les tout débuts de l’Organisme Enfants transgenres Canada remontent à 2010. C’est au cours de l’été, au mois de juillet qu’un petit nombre de parents, mis en contact par le Dr Shuvo Ghosh de l’Hôpital de Montréal pour enfant, se rencontrent dans un parc de Montréal une toute première fois afin de partager leur expérience.

Ce premier rassemblement permet alors aux enfants trans, ainsi que leurs parents de partager leurs vécus, et de tisser des liens : constatant la nécessité de répondre au besoin urgent de ces familles, l’organisme se mobilise en mettant sur pied des réunions de soutien, régulièrement.

Les parents pouvaient ainsi s’y rencontrer, se soutenir et partager leurs peines et leurs joies dans cette démarche d’acceptation qui peut prendre plusieurs années. Les enfants aussi, rassemblés à l’écart de leurs parents pouvaient s’écouter et s’entraider, tout en étant visibles.

Encore du chemin à parcourir

Les études portant sur les enfants transgenres mettent déjà en évidence qu’ils sont plus à risque de détresse et d’adversité que les jeunes de la population générale. Parmi les difficultés que peuvent rencontrer ces jeunes, le manque de soutien familial en est la première cause : si un nombre grandissant de familles appuient leur enfant, peu importe leur identité, plusieurs continuent à vivre de grandes difficultés pour ce qui est de l’acceptation. Par-dessus le marché, la rareté des ressources disponibles pour les soutenir, de formation des professionnels qui entrent en contact avec eux renforce le défi d’une acceptation à la fois personnelle et sociale (puisque oui oui, la transphobie, toujours présente dans la société, « même » au Québec).

L’occasion de présenter l’expérience des jeunes et de leur famille dans l’espace public est plutôt rare : toutefois, les pistes de solutions proposées sont porteuses d’espoir. La jeune militante Florence Ens est l’incarnation même de cette vague de changement. En écoutant cette jeune de 6e année exprimer son expérience et son désir d’implication au niveau des lois fédérales (elle a d’ailleurs milité pour l’adoption de la loi fédérale C-16), sans oublier la Loi canadienne sur les droits de la personne, impossible de ne pas sourire.

Annie Pullen Sanfaçon, professeure à l’École de travail social de l’Université de Montréal et vice-présidente et co-fondatrice de l’organisme Enfants transgenres Canada a présenté des aspects et données d’une recherche visant à mieux comprendre les expériences des jeunes trans au Québec. En présentant des extraits des 24 entrevues menées jusqu’à présent, la chercheure réitère, toute l’importance du soutien parental pour ce qui est du bien-être des jeunes : « Un soutien parental accru diminue le taux de suicide de 93 % », a-t-elle d’ailleurs souligné. Pour atteindre cet objectif, les jeunes trans doivent être acceptés à trois niveaux : émotionnel et affectif, juridico politiquement parlant, ainsi que socialement.

Connie Chabot, présidente de l’organisme Enfants Transgenres Canada, et mère d’une jeune trans a également livré un témoignage touchant.

Andrée-Ann Frappier, coordonnatrice de l’organisme Enfants transgenres Canada qui détient une maîtrise en sociologie ainsi qu’un baccalauréat en sociologie et psychologie, se spécialise sur les expériences des parents d’enfants transgenres. Elle a présenté les résultats de son mémoire, une recherche visant à mieux comprendre l’expérience des parents au Québec, ainsi que la manière dont l’organisme Enfants transgenres Canada répond actuellement aux besoins des jeunes et de leur famille.

Benjamin Prud’homme, avocat spécialisé en droit de la famille et des droits de la personne a partagé la réalité peu connue des défis qui attendent les jeunes trans lorsqu’il y a besoin de plaider devant la Cour supérieure ainsi que la Cour d’appel. Participant fréquemment à des processus de négociation et de médiation, l’avocat souligne que la juridiction des jeunes trans et de leur famille au Québec est peu connue : comment se déroule le processus pour un changement de nom pour les enfants qui ont moins de 14 ans ?

« Jusqu’en 2016, les jeunes trans ne pouvaient pas changer de sexe, sur leurs papiers civils : toutefois, suite à la passation de la loi C-16, les enfants trans de tout âge peuvent désormais changer leur identité de sexe sur ces derniers », explique-t-il. Bien que le processus administratif s’en trouve considérablement allégé, M. Prud’homme souligne tout de même que dans le cas où un des deux parents s’oppose à ce changement c’est tout aussi difficile.

Le devoir d’être citoyen canadien pose également grand problème pour ce qui est de la reconnaissance de l’identité sexuelle chez les migrants « beaucoup de travail reste à faire de ce côté-là ». Ce seront d’ailleurs les principales causes plaidées lors du recours intenté envers le système de justice canadien en janvier prochain.

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Et pour la suite ?

Comme le rappelle Fierté Montréal, Le taux de tentatives de suicide chez les personnes trans est un des plus hauts mondialement, soit de 40 %, comparativement au taux de 1,2 % chez la population générale : d’où l’importance de soutenir tous les trans dans cette démarche déjà difficile qu’est l’acceptation de soi.

À ce propos, le jouet Sam permettra bientôt aux enfants partout dans le monde de mieux comprendre cette réalité : Sam est un nouvel outil éducatif conçu pour aider les enfants, ainsi que leur entourage, à comprendre ce que peut vivre une enfant transgenre. Initiative d’enfants transgenre Canada, le jeu est une des meilleures façons permettant aux enfants de prendre contact avec leur identité de genre, tout en accompagnant les adultes à entamer des discussions au sujet des difficultés de se voir attribuer un sexe à la naissance qui ne correspond pas à l’identité de genre ressentie en soi

Grâce à ce jouet, les gens du monde entier pourront être à l’affût des questions d’identité de genre : « Nous allons recevoir 300 poupées Sam le mois prochain ! » a confirmé Annie Pullen Sansfaçons.

À ce propos, les écoles désireuses de s’en procurer afin d’entamer la discussion en classe sont les bienvenues : il suffit de contacter l’organisme Enfants transgenres Canada.

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La rentrée blanche

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Début septembre signifiait la rentrée des classes et la fin de l’été mais pour les adeptes de séries télé, cela signifiait le retour d’Unité 9, L’échappée, occupation double et plusieurs autres. C’est excitant de découvrir  les nouvelles émissions et les nouveaux personnages mais il est toutefois facile de remarquer le manque flagrant de diversité dans les programmes.

Commençons par Unité 9 de Fabienne Larouche, une série qui dure depuis 7 ans déjà. Tous ont suivis la triste histoire de Marie Lamontagne, campée par Guylaine Tremblay, et de ses codétenues. Les scénaristes ont gardé le public captivé pendant de longues années mais force est d’admettre  qu’une série avec autant de personnages et d’histoires intéressantes n’a jamais mis de l’avant un personnage de couleur qui n’était pas criminel ou de mauvaise foi.

L’émission nous a présenté Bouba, jouée par Ayisha Issa dès la saison 2; une criminelle assez violente qui mène la cour de la prison d’une main de fer. Bouba passe par toutes les gammes d’émotions et vers la fin, laisse les spectateurs découvrir son côté sensible grâce à une détenue plus âgée qui la prend sous son aile. Nous le public pensant  que Bouba connaîtra alors une fin heureuse pour finalement commettre une agression assez sanglante contre le directeur de la prison.

Vers la saison 6, Fabienne Larouche introduit l’IPL du maximum, Koffi Yatabéré, qui semble ne jamais avoir souri de sa vie et regarde les femmes avec dégout. Son personnage ne s’est pas amélioré au fil de la saison car il a notamment attaqué Jeanne qui est enceinte et la nouvelle détenue Eyota Standing Bear. Ce qui nous amène au dernier point sur Unité 9 , la détenue  qui a fait son entrée à Lietteville. Un personnage tellement intéressant et plein de noirceur mais qui est légèrement abordé pour laisser encore la place à Marie Lamontagne et Jeanne Biron.

Pour ce qui est de L’échappée, une série de Michelle Allen qui a débuté le 12 septembre 2016. L’émission suit les aventures de Brigitte Francoeur, incarnée par Julie Perrault, qui revient à Sainte-Alice-de-Rimouski pour le mariage de sa fille. Le retour dans sa ville natale refait remonter de vieux souvenirs et de vieilles rancœurs. L’histoire est centrée sur Julie Perrault et son entourage mais l’auteur ne met aucune personne de couleur ou d’une nationalité autre en premier plan.

En terminant, le fait qu’il y ait un manque de diversité n’enlève rien aux comédiens et comédiennes telles que Guylaine Tremblay, François Papineau, Julie Perrault et Patrick Hivon. Ces artistes sont incroyables mais comment vous, les réalisateurs, les directeurs de casting et les scénaristes voulez-vous encourager la diversité quand tout ce qu’on voit dans nos écrans ce sont des gens à la peau pâle. Si vous parcourez les bottins des agences, il y a des acteurs de couleurs mais aucun qu’on ne reconnaît.

 

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Le multi-talentueux Idris Elba

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Récemment, on m’a demandé ce que je pensais de la télévision québécoise. J’ai réfléchi un bon moment avant de pouvoir donner ma réponse. Ce que je trouve dommage c’est qu’en 2018 nous parlons encore de ce sujet.

La diversité à l’écran dans notre télévision québécoise et dans les longs métrages est essentielle.

Je suis une personne qui aime partager de la musique, des films et des séries télévisées.   En effectuant une recherche sur le multi-talentueux comédien Idris Elba, ce que l’on remarque c’est qu’il est un artiste qui se permet de toucher à tout. On constate que son parcours est vraiment génial.

Portrait d’un artiste aux multiples talents

Idris Elba a grandi à East Ham dans un quartier de Londres. Très tôt, il découvre qu’il aime jouer de la musique et il commence petit à petit ses débuts dans une école de théâtre. Il fait ses premières apparitions en télévision dans de nombreuses séries. On le reconnaît surtout pour l’un de ses rôles marquant dans la série The Wire, il incarnait alors le personnage de Russell « Stringer » Bell. 

Luther

Un rôle qui brise le cercle des stéréotypes

J’avais entendu plusieurs choses sur l’émission dramatique Luther en regardant cette série créée par Neil Cross et le mettant dans le rôle principal de l’inspecteur John Luther.

On remarque dès le premier épisode qu’il interprète avec intelligence cet homme troublé par ses problèmes personnels et son travail. En regardant les quatre saisons on s’attache à ce personnage. Le comédien vient de nous confirmer cela en y mettant un petit aperçu sur les réseaux sociaux.

Créateur, DJ, réalisateur

Cette année, Skype One diffuse l’émission In the long run qu’il a créé. En effet, il a écrit cette série tirée de sa vie personnelle. 

https://www.youtube.com/watch?v=E5NMmn8KyzE

Il est aussi un disc-jockey depuis plusieurs années, entre les tournages il prend du plaisir à faire danser les gens un peu partout à travers le monde.

Il a réalisé Yardie, tiré du livre de Victor Headley. 

yardie poster design by Empire Design

Un discours sur la diversité à l’écran 

Il y à deux ans il a prononcé un discours sur la diversité dans les médias et les films. Ce qu’il expliquait est très intéressant et important. Je vous recommande de l’écouter. 

https://www.youtube.com/watch?v=y-WQ6qORAZ4

Il est un artiste qui montre que tout est possible et qu’il ne faut pas se limiter à une seule chose.

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« Crazy Rich Asians » en tête du box-office nord-américain

Briser les stéréotypes sur les Asiatiques dans le cinéma hollywoodien

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À Hollywood, il y a peu de films mettant en vedette des acteurs asiatiques. Avec une distribution composée 100% de comédiens asiatiques, le film Crazy Rich Asians souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma hollywoodien.

Crazy Rich Asians est un long métrage adapté du livre du même nom, écrit par Kevin Kwan, un romancier singapourien-américain. Également, ce livre est traduit en français sous le titre Singapour millionnaire (2013) mais le long métrage lui-même n’est pas traduit dans la langue de Molière. 

Cette comédie romantique occupe toujours la tête du box-office en Amérique du Nord depuis la fin de semaine fériée de la Fête du Travail, selon les chiffres provisoires de la société spécialisée Exhibitor Relations publiés dimanche. En effet, depuis sa sortie, le mercredi 15 août 2018, c’est-à-dire, il y a trois semaines,  il a récolté 117 millions de dollars.

Poster

Synopsis

Dans Crazy Rich Asians, Rachel Chu (Constance Wu), New-Yorkaise d’origine chinoise et professeure d’économie à l’université NYU, accepte de rendre visite à la famille de son petit ami, Nick Young (Henry Golding), à Singapour.

Pensant que le jeune homme est issu de la « classe moyenne ». Elle y découvre que Nick est l’héritier d’une famille de promoteurs immobiliers d’origine chinoise parmi les plus « follement » riches d’Asie (d’où le titre Crazy Rich Asians). La jeune femme se trouve donc confrontée à un environnement, dont elle ne sait pas tout.

Représentation cinématographique des Asiatiques en Occident

« Plus qu’une simple comédie romantique, le film dresse un portrait très actuel des différentes générations d’immigrants asiatiques en Occident », soutiennent la comédienne Alice Tran, Québécoise d’origine vietnamienne et la directrice en création publicitaire Thimalay Sukhaseum, Québécoise d’origine laotienne.

De plus, Crazy Rich Asians est le premier film d’un studio hollywoodien porté par des acteurs d’ascendance asiatique depuis la projection de The Joy Luck Club, une production beaucoup plus modeste, d’il y a 25 ans.

« Voir une distribution complètement asiatique porter des thèmes [nord-américains], […] j’ai trouvé ça ultra rafraîchissant », affirme Thimalay Sukhaseum. Par contre, elle montre qu’il y a quelques réserves quant au jeu des acteurs, qui lui rappelait parfois celui des acteurs de feuilletons thaïlandais qu’écoutait sa mère.

« C’est sûr qu’il y a des moments un peu kitsch, mais c’est tellement assumé [que ça passe bien] », estime Alice Tran. Elle explique s’être beaucoup identifiée au personnage principal du film, Rachel Chu, une femme immigrante de deuxième génération comme elle.

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Le film permet de briser les stéréotypes que l’Occident attribue aux Asiatiques dans le cinéma : ils sont souvent stéréotypés en tant que docteurs, type intello (surtout en informatique) en passant par maître de kung-fu, de karaté comme dans les films portant sur les thèmes d’action et d’arts martiaux à la Jackie Chan, à la Bruce Lee ou à la Jet Li ou encore, on leur colle à des rôles de méchants dans les films de guerre. De même qu’ils ne jouent pas souvent les rôles des personnages principaux, mais plutôt secondaires ou mineurs.

Il faut faire attention que le film ne peint pas les Asiatiques comme étant communautaire. Le film dépeint l’opposition entre les Asiatiques élevés en Occident et les Asiatiques élevés en Asie. Les gens perçoivent souvent les Asiatiques comme étant communautaires, mais en fait, c’est à cause des barrières linguistiques et des barrières culturelles.

Par exemple, la première génération des Asiatiques en Amérique du Nord, ne parle pas la langue du pays d’accueil ce qui constitue un défi à l’intégration tandis que la deuxième génération des Asiatiques, c’est-à-dire ceux et celles qui sont né(e)s en Amérique du Nord de parents immigrants, parlent la langue du pays d’accueil en plus de la langue de leur parent (parfois, non).

Puis, il y a la ressemblance culturelle et les valeurs culturelles qui font que les Asiatiques se regroupent en communauté. Tout cela laisse croire que les Asiatiques sont fermés, ce qui n’est pas le cas des Asiatiques de deuxième et troisième génération qui sont pleinement intégrés et sont biculturels (vivre asiatique à la maison et vivre à la nord-américaine à l’extérieur). D’ailleurs, on les appelle les « bananes » (Jaune de l’extérieur, mais Blanc de l’intérieur).

Bref, le long métrage aborde des thèmes touchant l’amour, la famille, les classes sociales et les valeurs traditionnelles culturelles.

Renverser le blanchiment dans le cinéma hollywoodien

À Hollywood, le fait de choisir des acteurs d’ascendance asiatique pour jouer des personnages qui le sont aussi n’allait pas de soi. Or, le romancier Kevin Kwan a dit avoir refusé une première adaptation dans laquelle Rachel Chu aurait été blanche.

D’après une étude de l’université californienne USC Annenberg, parmi 100 films, il y en a 44 qui ont produit les meilleures recettes en 2016 aux États-Unis où ils n’avaient aucun personnage d’origine asiatique.

Cependant, le « blanchiment » (whitewashing en anglais), concept appliqué à la tendance hollywoodienne de distribuer les rôles des minorités visibles à des acteurs Blancs, ne passe plus aussi bien aujourd’hui. Effectivement, une série de polémiques récentes en témoigne.

Par exemple, la décision de donner à Scarlett Johansson, le rôle de l’héroïne de Ghost in the Shell (2017), un personnage a priori asiatique, a provoqué des mouvements de protestation d’une ampleur inédite. Ce fut le même cas pour Tilda Swinton, choisie pour jouer l’Ancien dans Docteur Strange (2016).

« J’espère que dans 10 ans, nous repenserons à ce moment et nous aurons oublié. Une distribution entièrement asiatique ? C’était un sujet ? », a expliqué le réalisateur Jon M. Chu lors d’une entrevue à la chaîne CBS, diffusée mercredi.

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Le cinéaste ne cache pas s’être mis une gigantesque pression pour ne pas décevoir, cherchant les bons accents, l’exactitude des références culturelles et la musique adaptée.

« Vous sentez que votre film est plus que pour vous-même. […] Nous sommes au début d’un voyage, et je crois que [ce film] en ouvre la porte. », confirme Jon M. Chu

La comédienne d’origine chinoise et malaisienne Michelle Yeoh, qui incarne la mère de Nick Young dans le film, a déjà obtenu de premiers rôles à Hollywood. Pourtant, « cette fois, c’est différent, parce que le moment est venu pour nous », a-t-elle expliqué lors d’une interview au site Build.

Plusieurs ont en tête un autre tournant qu’a pris Hollywood cette année avec le film Panthère noire (Black Panther), superproduction où le héros et la plupart des personnages sont Noirs.

« Il est temps que nous soyons représentés » au cinéma et à la télévision, a continué Michelle Yeoh, héroïne de Tigre et dragon (2000). « Regardez autour de nous. Nous sommes une culture très variée. Les Asiatiques, les Afro-Américains, nous appartenons à l’ADN de cette société ici aux États-Unis. »

La communauté asiatique du Québec n’a pas assez de voix

À l’image de Panthère noire, qui mettait de l’avant la communauté afro-américaine, Crazy Rich Asians présente une distribution 100 % asiatique. Une telle production pourrait-elle voir le jour au Québec ?

« Nous sommes prêts à voir ça. Par contre, est-ce que le bassin d’acteurs est là ? C’est la question que je me pose », dit Thimalay Sukhaseum. Elle explique avoir essayé de recruter des personnes asiatiques dans le cadre de son travail en publicité, sans véritable succès.

« Je ne pense pas que ça serait possible actuellement, juste parce qu’on n’a pas de voix assez fortes. […] Tant qu’on n’a pas une personne qui a un pouvoir économique, qui peut vraiment prendre des décisions, […] ça ne marchera pas », affirme Alice Tran.

Mais, reste qu’avec ce film, cela donne une fierté aux Nord-Américains d’ascendance asiatique et une éternelle reconnaissance.

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